« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.
« Chez lui y avait jamais de temps pour parler
Pour consoler ses pleurs ou pour l’écouter
Il entendait son père rentrer au matin
Chez lui on savait que le bonheur était loin… »,
Pas bien dans sa vie.
1984.
Donne-moi la main, donne-moi l’amour…
Davantage encore le ton des chansons de Michèle Torr se fait
mélancolique. Elle semble prendre davantage conscience du temps qui passe et
envisage même sa propre finitude.
« C’est une maison de lierre qui m’attendra un jour
Avec un cimetière au point de non-retour
La province… »,
La province.
De quoi verser des larmes…
« C’est bleu c’est gris c’est transparent
Couleur de l’air et du temps… »,
La couleur des larmes.
De quoi encore s’apitoyer sur les plus belles amours qui se
flétrissent avec le temps…
« Et
vivent les mariages d’amour
Il n’y en a
pas tous les jours
Avec les temps
qui courent
C’est encore
un grand jour »,
Mariage.
« La maison de nos quinze ans d’amour
adolescent
Illusion des
sentiments qui passent avec le temps
On voulait s’aimer
toute la vie au moins
Toute la vie
ou rien »,
Papiers
à fleurs.
« Comme
il est long le chemin
Que l’on a
fait main dans la main
Et combien de
baisers volés
En rentrant au
petit matin… »,
La passionaria.
Et s’interroger sur la drôle de vie que le métier d’artiste
force à mener pour ceux qui le choisissent.
« Quand le
spectacle est terminé
J’ai oublié le monde entier
Et pour la centième fois
Je disparais dans la nuit
J’irai chanter jusqu’au bout de ma vie
Minuit heure locale
Sur la route nationale
Entre deux villes
Je suis fragile
Minuit heure locale
Deux mots sur carte postale
Je ne dors pas
Je pense à toi
Je ne sais plus où vont mes nuits
Je ne sais plus où l’on me conduit…
Je te reverrai dans un mois
Je te raconterai tout ça
Mais pour l’instant je dois dormir
Sur des fauteuils de limousine
Pendant que les lumières défilent
Et que le monde a l’air tranquille
Moi pour la centième fois
Je disparais dans la nuit
J’irai chanter jusqu’au bout de ma vie… »,
Minuit heure locale.
« Etrange
après-midi d’automne
Il pleut
dehors les feuilles frissonnent
Les bûches
dans la cheminée
Se consument
comme les années
Le film de ma
vie défile
Sur les pages
jaunies de mon livre
Seize ans déjà
que tu es né
A Courthézon
un jour d’été
On ne voit pas
passer le temps
On se retrouve
en soupirant
Quelquefois
mère ou femme-enfant
On voudrait
revenir en arrière
Revivre ces
anniversaires
Les vacances
au bord de la mer
Les regrets
après les espoirs
S’éteignent
toujours dans le noir
Sur la plage
de la vérité
Comme un
navire comme un noyé
Des larmes
perlent sur mes cils
Mon cœur se
serre et se déchire
Ce soir il
faut que je te dise
J’ai trop
souvent fait mes valises
Demain encore
je dois partir
Pour d’autres
lieux d’autres sourires
Mais seule
devant les projecteurs
Dans ton
regard j’aurai si peur
On ne voit pas
passer le temps
On se retrouve
en soupirant
Quelquefois
mère ou femme-enfant
On voudrait
revenir en arrière
Revivre ces
anniversaires
Les vacances
au bord de la mer
Prisonnière de
ce tourbillon
Face à face
avec mes chansons
Je boucle le
dernier maillon
Je reviendrai
à Courthézon »,
Le
temps.
A suivre.
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