Les Nuits Nostalgie présentent les stars légendaires Michèle Torr et Jean-François Michael lors d'un dîner de gala le samedi 22 mars et d'un concert le dimanche 23 mars au Théâtre.
Laissez-vous transporter par leurs mélodies intemporelles dans une ère de pure magie musicale.
Au Casino du Liban, un micro public nostalgique des belles nuits d’antan
Les Nuits Nostalgie sont de retour au Casino du Liban qui accueille également et jusqu’en avril une série de concerts produits par StarSystem et 2U2C.
OLJ / Par Béchara MAROUN, le 22 février 2025 à 09h25
Jean-François Michael, Michèle Torr et Raoul Di Blasio à l'affiche du Casino du Liban. Photos DR
Les Libanais seraient de grands nostalgiques. De quoi ? « Du temps où c'était bien », peut-être, et ils le vivent en musique depuis 2014 avec Les Nuits Nostalgie, qui ont accueilli au Casino du Liban des stars autrefois populaires comme Claude Barzotti, Bernard Sauvat, Hervé Villard, Didier Barbelivien, Michel Fugain ou encore François Valéry et Richard Clayderman. Le weekend dernier, c’est le pianiste Raul Di Blasio, fou amoureux du Liban, qui a affiché complet lors de deux soirées placées sous le signe de la Saint-Valentin. Et ce sera au tour de Michèle Torr (Emmène-moi danser ce soir) et de Jean-François Michael (Adieu jolie Candy) de renouer en duo avec leur public libanais les 22 et 23 mars.
Un engouement explicable ? Pour Claude Kawas, directeur de la radio Nostalgie et COO de 2U2C qui coproduit avec StarSystem les Nuits Nostalgie, « ces soirées qui sont essentiellement inspirées des années 1970, 1980 et 1990 rappellent aux Libanais leurs plus beaux souvenirs de ces décennies, leurs nuits d’antan ». «Ces artistes ne sont plus tendance en France, mais ils ne meurent pas, explique Claude Kawas. Ils plaisent encore à un grand public au Liban, et leurs chansons touchent nos auditeurs quand elles passent à la radio. Il est donc normal de capitaliser sur ce succès, surtout que nous voulons continuer à encourager la francophonie et préserver cette ambiance libanaise francophone. » S’il note également un enthousiasme libanais pour les oldies, Amin Abi Yaghi, président de StarSystem, relève toutefois que le public cible de ces soirées est un public approprié au Casino du Liban, souvent des habitués des lieux, et ils y célèbrent des occasions diverses comme la Saint-Valentin, Pâques ou la fête des Mères. « Quand nous organisons deux soirées, ce sont 1000 chaises à remplir au théâtre du Casino et 700 chaises à la Salle des ambassadeurs, explique-t-il. Du moment où un micropublic de 1200 spectateurs répond fidèle à ces concerts, le projet est viable. Pourtant, je dois avouer que cela devient de plus en plus difficile d’année en année, et cela va le devenir davantage, car cette génération grandit. En 2014, quand nous avons lancé le projet, nous pouvions espérer vendre plus de 2 500 billets par artiste et rajouter plus de 2 dates. Ce n’est plus le cas. »
Ce qui fait par ailleurs que le business model fonctionne, c’est que les cachets de ces artistes heureux de renouer avec la scène sont appropriés au marché libanais, et que les promoteurs sont plus aptes à prendre des risques avec eux, en cas d’un chamboulement sécuritaire qui nécessiterait un report ou une annulation de l’événement. C’est d’ailleurs le cas avec les concerts de cet hiver initialement prévus en novembre et perturbés par la guerre. Parmi ceux de l’année dernière annulés à cause du conflit à Gaza, certains ont été reportés comme le concert de Chris de Burgh qui s’est finalement produit en juin. D’autres, comme Garou, attendent 2026 pour que « les choses soient plus sûres ».
« Certains ont peur de revenir au Liban, confie Amin Abi Yaghi, mais Chris de Burgh ou Raul Di Blasio qui sont des habitués, montrent plus de courage. Financièrement, un report ou une annulation sont gérables s’ils se passent bien en amont de la date du concert, mais cela reste un vrai casse-tête quand nous voulons inviter des artistes étrangers. Sans oublier les taxes qui deviennent catastrophiques pour le commerce. Entre la TVA, la Sacem, les taxes pour les syndicats, celles sur les contrats et les visas, c’est parfois 40 % du chiffre d’affaires, et nous n’avons pas vraiment augmenté les prix des billets qui sont très abordables. Certains croient que ce business est simple et peuvent s’y lancer, mais en réalité, nous capitalisons sur notre expérience de plus de trente ans dans le domaine pour savoir quels concerts organiser. Qui, quand et comment ? Sinon, cela peut rapidement virer au cauchemar. Heureusement, nous pouvons toujours compter sur la volonté des Libanais de profiter de la vie et sur le soutien indéfectible du Casino du Liban. »
Des événements pour toutes les saisons
En effet, ce lieu mythique de la nightlife libanaise ouvre toutes ses portes en 2025 à 2U2C et StarSystem, qui organisent, outre les Nuits Nostalgie, une série de concerts honorant également des artistes libanais, et pour un public varié. Du 20 au 23 février, le phénomène Maryline Naaman continue. « Nous avons dû rajouter une troisième date, indique Amin Abi Yaghi, car les places se sont vendues en quelques heures. Nous nous attendions, mais pas à une telle vitesse. Entre sa participation à The Voice France, ses rôles au cinéma et à la télévision, et les chansons du feuilleton Aa Amal qui ont fait un carton, Maryline Naaman a su se construire une vraie base de fans. Ses spectateurs sont essentiellement des jeunes, mais également des femmes plus âgées qui la suivent sur le petit écran. »
Autre jeune phénomène et véritable star en Égypte et dans le monde arabe, le Palestinien Aziz Maraka sera de retour à Beyrouth pour un unique concert le 11 avril. Le 22 février, la talentueuse Carla Chamoun, qui fait partie du spectacle international du compositeur Hans Zimmer et qui a créé le buzz sur les réseaux sociaux avec des vidéos tournées dans les sous-sols d’un parking, sera sur scène pour revisiter de grands succès et des titres personnels. Le 21 mars, Guy Manoukian affichera complet, comme toujours. Quant au chanteur Ghassan Yammine, il célébrera le 100e anniversaire d'Aznavour, les 4 et 5 avril, après une tournée qui l’a emmené en Europe, au Canada et jusqu’à Erevan. « Nous n’avons pas oublié le stand-up avec John Achkar, qui vient de rajouter une quatrième date et qui présente un spectacle intitulé Tryin’ du 13 au 16 mars, ajoute Amin Abi Yaghi. Ni les enfants qui pourront profiter du Underwater Bubble Show les 12 et 13 avril. C’est une programmation éclectique, avec des prix qui commencent à 20 dollars. »
Alors que l’hiver s’annonce chaleureux au Casino du Liban, les promoteurs ont déjà l’été 2025 en ligne de mire, boostés par l’élan politique. « Nous avons toujours été positifs, mais il est vrai que nous préparons l’été prochain comme si le Liban était redevenu la Suisse du Moyen-Orient. Les stars internationales préfèrent en majorité attendre 2026, mais ce sera un été des plus touristiques. Nous ne cesserons de le redire : tout est faisable au Liban et toutes les affiches de concerts sont possibles, quand les politiques nous accordent un peu de répit. »
https://www.lorientlejour.com/article/1448720/au-casino-du-liban-un-micro-public-nostalgique-des-belles-nuits-dantan.html
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