Devant les synagogues mosquées et cathédrales
devant les stades jusque dans les salles de spectacle
il n'y a qu'un bon dieu mais toujours plusieurs diables...
j'en appelle à tous les hommes
que leur volonté soit bonne...
vendredi 13 novembre 2015
jeudi 12 novembre 2015
Michèle Torr, Chanter c'est prier, l'album.
C'était il y a... trois ans.
L’album Chanter c’est prier a été annoncé en début d’année 2012. A
l’heure où les albums sont souvent conceptuels, l’idée des chansons
spirituelles était manifestement excellente. Personne n’est allé reprocher à
Michèle Torr un manque de sincérité : elle a toujours parlé de sa foi, de son
intérêt pour l’histoire des religions, chanté Mon Ange de Bruno
Coquatrix, l’ Ave Maria de Charles Gounod, un magnifique Dis-moi mon Dieu en 1977, sur l’enfance malheureuse, sur une
musique de Schubert, le Notre Père mis en musique par Didier
Barbelivien, avec Claude Barzotti, en 2011, s’est fait photographier le jour de
la communion de son fils Romain avec lui…Ecoutez encore J’en appelle à la tendresse…
« Devant les synagogues, devant les cathédrales
Il n’y a qu’un bon Dieu mais toujours plusieurs
diables… »
Légitime est sa démarche, même s’il y a eu entre temps le
succès des Prêtres. Plus originale, sincère, personnelle, qu’un album de
chansons de Noël tel que lui en avait réclamé sa maison de disques.
Mais on pouvait
craindre que, ayant eu cette idée d’un album de chansons spirituelles, comme le
concept pouvait être un peu austère, voire risqué, il ne soit pas mené jusqu’au
bout.
On pouvait
craindre ensuite que le résultat ne soit justement trop austère, ou bien que
l’album ne soit qu’un catalogue de chansons hétéroclites, ou qu’il ne déroute
le public de la chanteuse…
Et on a toujours
envie de chansons originales mais on sait bien que les auteurs, surtout sur ce
sujet-là, risquaient de ne pas répondre à une demande de Michèle Torr. Cela
faisait longtemps qu’elle réclamait un hymne à l'amour à Aznavour, longtemps qu’elle avait demandé à
Jean-Jacques Goldmann d’écrire pour elle … en vain. Alors l’idée de reprendre
leurs chansons, ainsi que du Cabrel, du Obispo (L’envie d’aimer) a été à
la fois un moyen de leur montrer que sa voix est l’une des meilleures pour
porter leurs mots et leurs notes ; et peut-être de les convaincre qu’ils
peuvent aussi écrire pour elle. En même temps, -alors qu’on pouvait craindre que
ce ne soit qu’un album de reprises de plus, après les sept de Ces
années-là en 2008, après Michèle Torr chante Piaf en
2003, après A nos beaux jours en 1995- cela a permis à Michèle Torr de
rester ce qu’elle est : une fabuleuse chanteuse… de variétés. Sans se renier.
Au moment où l’unité conceptuelle ne doit quand même pas
faire oublier la diversité musicale, l’autre bonne idée fut celle des
adaptations : Gracias a la vida vient
d’Amérique du Sud, Amazing grace d’Angleterre, Didn’t it rain d’Amérique du Nord…un peu de jazz, un peu de gospel…
La Coupo
santo en provençal vient apporter une touche folklorique. Et l’ensemble
est introduit par une chanson originale: Chanter c’est prier, qui annonce
l’essentiel : Michèle Torr ne renie pas ce qu’elle est : une très grande voix,
qui a forcé sa rencontre avec de grandes
chansons ayant en commun la foi : en un Dieu, en son étoile, en son public, en
la fortune qui lui permet de faire cette longue et belle carrière. La voix est
belle, chaude, toute en nuances, et rappelle les intonations déjà entendues sur
l’album Seule, une des plus belles réussites de Michèle Torr sur le
plan vocal.
A la première
écoute, cet album est une surprise (comme cela fait du bien d’être encore
surpris après tous ces disques enregistrés !) ; surprise car Michèle
Torr a osé aller jusqu’au bout de son idée ; surprise car avant tout, loin
d’être austère, le CD est aussi festif, joyeux que plein de ferveur ;
surprise car on a l’impression d’entrer au plus intime de la femme ; et la
voix y est belle comme jamais, on y retrouve des tons, des couleurs, qui
rappellent des chansons de toutes les époques de la carrière de la chanteuse.
Comment ne pas
se rappeler la voix de Michèle Torr enfin révélée sur les superbes chansons de Tous les
oiseaux reviennent en 1970, inflexions profondes et magnifiques
sur Pour
quelques roses, J’ai pleuré de joie ...
… se rappeler la joie de ces mêmes années exprimée
dans Bye bye l’amour (avec l’Alliance), Alors on marche et le déjà
religieux Ca pourrait être vrai, qu’on retrouve dans Chante et Fais-moi
un signe, qui rappelle aussi Histoire de la musique populaire en
1979…
…se rappeler l’émotion distillée par les vocalises de Ma
mère a pleuré sur un air d’Iménée, et qu’on retrouve sur Ave
Maria, Quand vint la grâce ou Toi qui m’as tant donné…
…Et comment ne pas penser à Maman, de Salvatore
Adamo, chanté avec Emilie Vidal en 1984 sur l’album Adieu, quand on entend
Nina, sa petite-fille, chanter avec elle Il faudra leur dire …
…Comment ne pas être ému d’entendre étinceler cette voix sur
les musiques de Didier Barbelivien avec Je crois en toi et le Notre
Père, car cet auteur-compositeur-là a si bien servi Michèle, de J’aime
en 1977 à Avant d’être chanteuse en 2011.
Mention spéciale
aussi pour l’élocution : on comprend enfin les paroles de La
mémoire d’Abraham (ce qui n’est pas toujours le cas dans la version de
Céline Dion).
Bravo enfin à
David Lelait qui a su adapter Didn’t it rain (une
performance : comme les mots et les notes jouent sur cette chanson, qu’on
imagine ravageuse sur scène !), Gracias a la vida qui résume
presque à elle seule le très bel album A mi-vie, et Amazing
grace, très lumineux.
C’est bien un album touchant et personnel qu’on écoute, où
s’expriment tant les convictions que les doutes intimes, avec la volonté déjà
affirmée de dépasser les clivages des religions pour atteindre une certaine
universalité, tout en restant profondément catholique, ainsi que les sentiments
d’une femme, dans toute la diversité de leur palette. Et il s’en dégage une
vraie spiritualité.
Si les chansons
sont diverses par leur provenance, leurs auteurs et compositeurs, par leur
musicalité (on y entend en chœur des négro-spirituals, de la musique hippie, et
même des accents grégoriens), elles parlent cependant toutes de la femme à qui
appartient la voix qui les porte.
Et cet album
souvent très émouvant, fervent, est bien une fête, grâce à la diversité des
rythmes, grâce aux beaux arrangements, très modernes, de Patrick Liotard, et
grâce aux chœurs souvent présents qui servent d’écrin à la voix de la
chanteuse.
Alors Chanter
c’est prier est bel et bien
un album magnifique, un bijou, un trésor, l’une des plus belles pépites
dans la discographie de Michèle Torr auquel les médias, la télévision, la
presse, la radio, n’ont pas réservé le bel accueil qu’il méritait.
Espérons que la tournée des églises Chanter c’est prier sera pour tous l’occasion de découvrir ou de
redécouvrir l’album du même nom.
mardi 10 novembre 2015
Michèle Torr : dans les coulisses du Trianon.
Dans la salle du Trianon et dans les coulisses Lucid
Beausonge, Georgette Lemaire, Fiona Gélin, Michou, David Lelait-Helo, Julien
Lepers…
…Chris Marques et Dominique Besnehard, entre autres, ont été
aperçus.
On y a retrouvé aussi, à la fin du spectacle, les choristes et musiciens, Stella (qui avait
assuré la première partie) et Guy Mattéoni ainsi que Romain Vidal. Et Michel
Algay et Françoise Malet. Merci à eux.
Et Michèle Torr s’est ensuite consacrée à la traditionnelle
séance de dédicaces…
(Merci à Patrice pour la photo).
mardi 3 novembre 2015
Michèle Torr : les inédits du Trianon.
Au Trianon, dans son spectacle Intimiste du 18 octobre
2015, Michèle Torr a mis à son répertoire trois reprises inédites.
La première, ce fut Je suis seule ce soir, de Léo
Marjane, une chanson datant de 1941, dans laquelle il est question de ces
nombreuses femmes dont le mari était parti à la guerre, ou bien en Allemagne
pour le STO (Service de Travail Obligatoire). De cette chanson de Jean Casanova
et Rose Noël composée par Paul Durand, elle n’a chanté que deux fois le refrain
et un couplet :
« Je suis seule ce soir avec mes rêves,
Je suis seule ce soir sans ton amour.
Le jour tombe, ma joie s'achève,
Tout se brise dans mon cœur lourd.
Je suis seule ce soir avec ma peine,
J'ai perdu l'espoir de ton retour,
Et pourtant je t'aime encore et pour toujours
Ne me laisse pas seule sans ton amour.
Je viens de fermer la fenêtre,
Le brouillard qui tombe est glacé ;
Jusque dans ma chambre il pénètre,
Notre chambre où meurt le passé.
Refrain
(Dans la cheminée, le vent pleure,
Les roses s'effeuillent sans bruit,
L'horloge, en marquant les quarts d'heure,
D'un son grêle berce l'ennui
Refrain
Tout demeure ainsi que tu l'aimes,
Dans ce coin par toi dédaigné,
Mais si ton parfum flotte même,
Ton dernier bouquet s'est fané.
Refrain)
Ainsi s’est-elle fait le plaisir de reprendre une de ces
chansons dites « réalistes » qu’elle affectionne et dont elle avait
eu le projet d’en faire un album en 2007. Ce fut la troisième chanson de la
première partie.
Autre plaisir qu’elle s’est fait, c’est le medley en hommage
à Mistinguett, à Paris et à ses « petites femmes » qu’elle nous a
livré en début de deuxième partie, juste après Chanson inédite. On peut
penser que ce medley avait été préparé pour le Casino de Paris mais il a trouvé
toute sa place dans le théâtre du Trianon. Il lui a permis de réaliser un autre
de ses rêves : nous donner à voir et à entendre une mini-comédie musicale,
elle qui avait eu le projet d’un spectacle total en 1984, pour fêter ses vingt
ans de carrière, mais qui n’avait pas abouti. Pas très intimiste ? Mais si
dans le sens où c’est à ses amis et à sa famille, en privé, que la chanteuse
offre habituellement son petit numéro (mais son public, ce ne sont pas
exactement ses amis, a-t-elle expliqué, traqueuse). Et qui sait quels échos
cette histoire fait naître en elle? C’est celle d’une « petite femme de
Paris » qu’elle nous a racontée là, en enchaînant de nombreux extraits de
titres de la Miss entre lesquels elle a jeté des ponts : Gosse
de Paris (Je suis née dans le faubourg Saint-Denis), Moi
j’en ai marre, La java, En douce, Une petite belotte, Mon homme et On
m’suit (Je suis une blondinette), pour raconter l’histoire d’une jeune
Parisienne un peu chanteuse qui, après des moments difficiles, rencontre
l’amour avec un beau gars qui va finir par être violent avec elle et la pousser
à le quitter. Elle y gagnera la liberté et la gaité retrouvée…
« Etant née dans le faubourg Saint Denis
Je suis comme la miss une vraie gosse de Paris
Ses refrains tendres et moqueurs
C’est toute ma vie
Je les connais par cœur
Dans la pluie et le vent
J’ai chanté souvent
Moi j’en ai marre
Quand j’avais pas le rond
Et que les bons gueuletons
Se faisaient rares
Mais dans ma détresse
Sans cesse je pensais
Qu’une vie nouvelle
Plus belle
S’amenait
Or un beau jour
Voilà que l’amour
Fit battre mon cœur
Dans un petit bal
Près des Halles
J’ai connu le bonheur
Je danse la java
Avec un beau gars
A qui je dis bientôt
J’aime ta casquette
Tes deux rouflaquettes
Et ton vieux mégot
Tous les deux en douce
Alors on part bras dessus bras dessous
Assis dans la mousse
Il me disait des mots très doux
Pour perdre ma fleur d'oranger
J'ai pas dérangé
Le maire, le curé, le
bedeau
Et des tas d' badauds !
J'ai fait ça en douce
Et j'ai connu sur le gazon
La grande secousse
Et le fameux petit frisson
Et lorsque j'ai chaviré
J'ai rien dit, rien soupiré
Mais j'ai caché ma frimousse
Afin de pleurer en douce
Alors tous les deux
Le cœur amoureux
Nous vécûmes des jours heureux
On se fait une petite belote
Après le dîner
Il me disait c’est pas ma prote
Mieux que le ciné
Quand il gagnait la partie
Il me disait des mots mignons
S’il perdait quelle tragédie
Alors il me flanquait des gnons
Moi je lui disais
Tu peux faire ce que tu veux
T’es mon homme
Sois méchant sois nerveux
Traîne-moi par les cheveux
C’est mon homme
Pourtant un beau jour
Lasse de recevoir des coups
De mon homme
Sans rien dire …
Je l’ai quitté
Je n’avais plus rien
Plus de soutien
Juste un gardien
Mon pauvre chien
Qui m’aimait bien
Et depuis ce temps-là
J’ai eu des hauts des bas
Oui mais le passé maintenant
C’est le passé
Paraît que j’ai la binette
De Mademoiselle Mistinguett
Comme elle n’est que gaité
Je peux chanter
Je suis une blondinette
Une vraie coquette
Et dans tout Paris on m'suit
On m'dit vos petites fossettes
Vot' nez en trompette
Comme il est gentil
Mais oui
Hé, monsieur l'sergent d'ville
Regardez la vie d'ces imbéciles
On m'suit
Ils promettent des châteaux
Des perles et des autos
Et puis ils vous font la peau
Je suis une blondinette
Je suis très coquette
Et dans tout Paris on m'suit… »
Un bien joli moment qui a enchanté le public : comme
quoi, le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Et quel plaisir de
la voir s’amuser ainsi…
Enfin, elle a repris Si je n’avais plus de Charles
Aznavour, plutôt que de chanter Je ne
veux que toi ou Quand tu m’aimes qui
figurent sur Diva. Elle a donc gardé
« sous le coude » la nouvelle chanson qu’il a écrite pour elle et
qu’elle nous avait promise pour... plus tard.
« Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
Au creux de ton lit
Car j'aurais chéri
Ma peur à combattre
Penché sur ta vie
Pour l'entendre battre
Je pourrais garder
Au fond de mon cœur
Sous la terre froide
Un peu de chaleur
Que j'emporterais
Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
A l'aube d'un jour
Sur un lit d'amour
Pour n'avoir à dire
Que des mots d'amour
Pour te voir sourire
Et ne plus penser
Et ne plus penser
Qu'une autre après moi
Te verras sourire
Qu'une autre après moi
Pourra t'enlacer
Et dans un baiser
Et dans un baiser
Le corps apaisé
Le cœur allégé
D'un million de doutes
Mon dernier sommeil
M'ouvrira la route
Qui mène au soleil ».
Espérons que ces trois moments figureront sur les CD et DVD
qui sortiront d’ici quelques temps pour terminer Le Paris de Michèle Torr et fêter encore un peu ensemble ses
cinquante ans de carrière.
©ED et GD.
http://www.nostendresannees.com/concerts/concert-michele-torr-au-trianon-un-chaleureux-apres-midi-d-automne.html
jeudi 29 octobre 2015
Michèle Torr, Chanter c'est prier: la tournée des églises.
La chanteuse française, Michèle TORR, enregistrera un CD
dans l’église Notre-Dame de Nazareth à VALRÉAS les 3 & 4 novembre. Elle y
donnera aussi un concert le dimanche 20 décembre à 15 h 30.
L'enregistrement est terminé...
ATTENTION, ces deux premières dates sont reportées aux 13 et 14 février 2016.
mardi 27 octobre 2015
Michèle Torr, Intimiste, au Trianon : le rouge et le noir.
C’est au Trianon, Boulevard de Rochechouart, dans le 18ème arrondissement, que s’est prolongé… et terminé –à moins que, finalement, la tournée des églises Chanter c’est prier ne passe par Paris et l’église de la Madeleine en 2016- le dimanche 18 Octobre, à 16 heures, le Paris de Michèle Torr.
Ce ne fut pas un spectacle intimiste tel que le laissait préfigurer son titre, avec un piano-voix-violon du début à la fin, mais certainement le spectacle le plus personnel et le plus riche de la chanteuse sur une scène parisienne. Et un vrai "cœur à cœur" a bien eu lieu.
Elle s’est montrée, vêtue de mousseline rouge et de dentelle noire puis de satin noir tout brodé de strass, telle qu’elle avait envie de le faire depuis longtemps.
Enfin, serait-on tenté de dire.
C’est Michèle Torr, bien sûr, qui est entrée en scène et a choisi d’égrainer, de trop prévisible façon peut-être, un certain nombre de ses tubes : Midnight Blue en Irlande, Discomotion, J’en appelle à la tendresse, J’aime (extrait), Emmène-moi danser ce soir et Je m’appelle Michèle, alors que ses musiciens et choristes ont entonné, entre les deux parties du spectacle, un « medley » au cours duquel on a pu entendre, presque dans l’ordre chronologique, C’est dur d’avoir seize ans, Dans mes bras oublie ta peine, Ce soir je t’attendais, Cette fille c’était moi, Une vague bleue, Lui et Une petite Française. Et en entendant les choristes fredonner ces airs-là, on comprend aussi pourquoi on a aimé cette voix unique, profonde, à la diction parfaite. Peut-être y manquait-il Un enfant c’est comme ça, mais entendre ces extraits aura été bien agréable.
Pour la partie intimiste telle qu’on l’attendait, on a pu écouter A mon père ainsi que, pour débuter la seconde partie, Chanson inédite (intimiste sur le plan des paroles, mais pas des arrangements !), le très théâtral Et toute la ville en parle et surtout, avant Qu’est-ce qu’ils disent ?, Diva...
Mais là où elle a le plus étonné, c’est en recréant, dans ce beau théâtre du Trianon, au pied de la butte Montmartre, l’ambiance des cafés-concerts d’antan, en donnant à son spectacle des couleurs de récital de chanteuse réaliste, auxquelles ont contribué la reprise de Je suis seule ce soir de Léo Marjane, mais aussi T’es l’homme qu’il me faut d’Edith Piaf, Il se peut que je t’aime encore, de Charles Dumont (et Sophie Makhno), Si je n’avais plus, d’Aznavour, ou encore Quand on n’a que l’amour, de Brel, interprété a cappella et sans micro…
Mais Michèle Torr aime le rire et le music-hall, c’est pourquoi elle a aussi choisi de proposer, affublée d’un grand « truc en plumes », un « medley » de chansons de Mistinguett tout empreint de gouaille bien parisienne, avant le primesautier Ils s’aiment et alors ? (sur les amours homosexuelles, qui rappelle par son thème le Comme ils disent d’Aznavour). Et puis elle a chanté Diva, qui a pris ici toute sa dimension, à la fois intimiste, avec le ton de la confidence et des accents de Barbara pour s’adresser au public, mais aussi humoristique, avec l’insertion par Georges Chelon dans la mélodie d’Alice Dona, de l’extrait de L’Air des Bijoux de Charles Gounod, cher à La Castafiore, tout en restant dans l’ambiance café-concert qui teintait l’ensemble du spectacle. Et c’est avec humour aussi qu’elle s’est tournée vers nous pour dire, en réponse à la question habituellement posée par les journalistes pour savoir si cela ne la gêne pas d’être une chanteuse populaire, avec un zeste d’Arletty dans le ton et dans le geste : « Pas du tout ! », annonçant ainsi sa dernière chanson, le festif Qu’est-ce qu’ils disent ? .
Elle a tenu la scène sans filet avec vingt et une chansons devant un public de fidèles admirateurs venus moins nombreux qu'au premier rendez-vous à l’Olympia, mais plus large que celui d’ « Amour toujours ». En effet, le choix de cette salle, au pied de la butte Montmartre, a attiré un public sensiblement différent, composé de personnes de toutes tranches d'âge qui venaient découvrir pour certaines pour la première fois, sur scène, la chanteuse populaire. Et elle a confié qu’elle renouvellerait, dans de futurs spectacles, ce type d’initiative, alors, pourquoi pas, un jour, en province, du côté de chez Joséphine Baker?
Alors que de Chanter c’est prier il n’est resté que Coupo Santo, de son dernier album Diva, Michèle Torr aura donc chanté cinq chansons, Je ne veux chanter que l’amour, Tout l’amour du monde, Il se peut que je t’aime encore, Diva et Qu’est-ce qu’ils disent ? dans un spectacle où elle se sera essayée à la formation intimiste du piano-violon-voix, au répertoire de la chanson réaliste et à la « revue » tout en restant Michèle Torr, une chanteuse dont le public n’aime guère la voir s’éloigner beaucoup de son registre habituel (sa tentative de monter un spectacle entièrement consacré à Piaf le lui a montré. Espérons qu’il n’en sera pas de même pour Chanter c’est prier et la tournée des églises). Certains auront été touchés par certaines de ses interprétations car elle était très « en voix » et s’est montrée très émouvante, d’autres étonnés qu’elle ait ainsi osé s’amuser en imitant Mistinguett ou en se moquant d’elle-même, et tous ravis de voir que, malgré tout, elle était restée… la même. Et tant pis s’il en est qui pensent qu’elle aurait pu aller plus loin dans l’une ou l’autre des voies qu’elle avait choisi d’explorer, tant pis si l’orchestre de Richard Gardet, bien qu’épaulé par M. Guy Mattéoni, dont la fille Stella avait assuré la première partie, se soit révélé un peu terne, la dame a tenu à faire plaisir à un public dont elle sait quels sont les goûts tout en étant fidèle aux siens.
©ED & GD.
dimanche 18 octobre 2015
Michèle Torr chante sa famille (fin).
Ainsi se termine cette longue chronique intitulée Michèle Torr chante sa famille qui,
entre la sortie de Diva avec la phrase
« J’ai chanté ma famille » dans Je ne veux chanter que l’amour et le
spectacle Intimiste au Trianon le
18 octobre, nous a amenés à suivre bien des méandres dans le répertoire de la
chanteuse. Mais nous vous avions prévenus: elle nous a en effet parlé de sa
famille au fil de ses chansons; de ses parents, de ses amours et de ses maris,
de ses enfants et de ses petits-enfants, bien plus encore que de la famille en
général. Parlant de cela, elle a parlé en même temps de son enfance et des enfants,
des hommes et des femmes, et de l’amour, encore et toujours… Nous laissant
ainsi entrer, entre mensonges et vérité, dans son intimité…
Car nous le savons bien, nous ne connaissons rien, en effet,
de sa vie, de son histoire, et si parfois elle a feint de se livrer, si elle a
choisi de « tout montrer », mais pour mieux se cacher afin de ne pas
être traquée dans sa vie privée comme c’est le cas de nombreuses célébrités, ce
n’est pas la réalité qu’elle nous donne à voir, mais bel et bien une image à contempler.
Un miroir aux alouettes.
C’est pour cela, mais aussi par respect pour la femme et son
entourage, chape sur laquelle elle s’est construite et à laquelle elle reste
viscéralement attachée, que nous ne nous sommes appuyés que sur ses chansons,
et que nous les avons laissé parler en publiant de longs extraits, avec juste
quelques dates, quelques faits avérés, qui s’éclairent parfois mutuellement,
pour une intime partition.
Il n’empêche, il y a, nécessairement, du vrai là dedans,
sans quoi elle n’aurait fait que tricher
et nous savons que cela non plus n’est pas la vérité.
C’est en ce moment même, au Trianon, alors que retentissent
les notes de l’orchestre de Richard Gardet ,que vibrent les cordes du violon de
Céline Choron, que les doigts de Guy Mattéoni caressent des touches du piano, que
nous sommes venus entendre encore une fois sa voix, ce qu’elle veut bien nous
dire d’elle-même, écouter ses confidences après que nous sommes entrés dans le
théâtre de son intimité.
Et nous, ses admirateurs, sans prétention
aucune, ne faisons-nous pas aussi partie de sa famille ? Comme dirait
celui qu’elle a croisé un jour dans un restaurant parisien et qui s’est
présenté un peu plus tard à un rendez-vous manqué:
« J'connais pas ta maison
ni ta ville, ni ton nom
pauvre riche ou bâtard
blanc tout noir ou bizarre
je reconnais ton regard
Tu es de ma famille
de mon ordre et de mon rang
celle que j'ai choisie,
celle que je ressens
dans cette armée de simples
gens. »
(J.J. Goldman)
Que dire de plus ?
Que dans la prochaine chronique, nous l’écouterons encore
nous livrer ses confidences, à travers d’autres chansons que nous avons
laissées de côté, dans lesquelles elle a évoqué la vie des artistes. Et donc la
sienne. Sa vie d’artiste…
Michèle Torr chante la vie d’artiste…
vendredi 16 octobre 2015
Michèle Torr chante les grands et arrière-grands parents.
Michèle Torr chante sa famille (suite).
Pas souvent, c’est vrai :
« Ma chère mamie je t’écris… »,
N°1 avenue de la solitude, 1980.
C’était en chanson la lettre fictive d’une petite-fille
s’adressant à sa grand-mère pour se plaindre de son éloignement et de sa
solitude affective.
« …de temps en
temps
Je m’en vais cueillir dans les champs
Quelques fleurs de printemps
Comme le faisaient nos grands-parents »,
Nos arrière-grands-parents, 1977.
Dans la même chanson, elle demande :
« Qu’auraient dit nos
arrière-grands-parents ? »
face à tous les changements que nous impose le monde
moderne.
Elle a aussi livré quelques confidences sur sa grand-mère
maternelle Paula, qui l’a parfois suivie lors des concerts, et sur le fait que
son père était un enfant de l’Assistance Publique dans son autobiographie La
couleur des mots…
© ED et GD.
Michèle Torr: retours en enfance.
Michèle Torr chante sa famille(suite).
« Aujourd’hui
les enfants ont grandi
Mais pas leur
maman…
Etrange
mélange
Cette vie de
ne pas vous quitter
Et toujours ce
besoin de partir… »
Comme
ces pianos, 2002.
On a beau être
grand, il y a des moments où l’on se sent tout petit.
« Qui me
prendra
Comme une
enfant… »,
Qui,
1986.
« Sans ma
maman je donne docile
La main à la
mélancolie…
On ne me vole
pas mon enfance… »,
Apprivoise-moi,
2002.
Alors on
retombe en enfance, cette période qui nous inspire plus de nostalgie…
…qu’elle ne
nous rappelle de mauvais souvenirs :
«Ah ! mon
Dieu qu’il était grand
Mon ami
l’océan
Dans tes rêves
d’enfant
Parfois
les rires et les peines
S’en vont et
puis reviennent
Pour les
enfants qui s’aiment… »,
Le
voyage en bateau, 1984.
« Chanter
Parce qu’on
est une enfant mal aimée »,
Chanter,
1982.
« …c’est
l’impression qu’on a le soir
D’être enfermé
dans le dortoir
Des
orphelins »,
L’après-bonheur,
2002.
L’enfance
c’est le temps de l’amour…
« Elle
court elle court
La maladie
d’amour
Dans le cœur
des enfants
De 7 à 77
ans »,
La
maladie d’amour, 1998.
« Tu
m’avais dit…
On s’aimera
comme deux enfants au soleil
Deux enfants
fous »,
Le
ciel s’en va, 1986.
…où l’on rêve…
d’amour :
« J’en ai
rêvé déjà toute petite… »
Passion
fatidique, 1988.
Et L’homme
en or lui aussi se montre parfois homme-enfant :
« Il a des mots d’enfant »,
Lui, 1980.
« …sur le biceps il avait
Un tatouage
avec un cœur bleu sur la peau blême
Et juste à
l’intérieur on lisait Maman je t’aime »,
L’homme
à la moto, 1983.
« Sentiments
Chaque soir
j’attends
Cet instant
sublime
Où comme un
enfant
Tu me dis je
t’aime…
Et quand tu me
dis Viens
Ce soir la vie nous appartient
Je redeviens
la petite fille fragile
Qui rêvait de
ton île …»,
Sentiments,
1988.
« On lui a cassé tous ses jouets »,
Ne lui
reparlez-plus d’amour, 2002.
©ED et GD.
mardi 13 octobre 2015
Michèle Torr chante ses petits-enfants.
Michèle Torr chante sa famille (suite)
Puis Michèle
Torr a chanté ses petits-enfants :
elle a écrit
pour la première, Charlotte…
« Tu es le soleil de ma vie
Tu es une île
un paradis
Quand je te
regarde plus besoin de mots
Tu es chanson
tu es poème
Tu es le
soleil de ma vie
Et chaque fois
que tu souris
C’est un peu
de moi
Que je
retrouve en toi
Une petite
fille que j’aime…
Ma
petite-fille que j’aime »,
Charlotte,
1999.
d’abord à
l’Olympia en 2011 quand son petit-fils Samuel est monté sur scène pour un solo
de batterie,
puis avec sa
deuxième petite-fille Nina :
« Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C'est comme des parfums qu'on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d'amour que d'ordinaire »,
Il faudra leur dire, 2012. Chanson de Francis Cabrel reprise
sur Chanter c’est prier.
Mais elle a aussi
entonné Le pont de Courthézon, à Pertuis, en 2014 (avec Nina) et en
2015 (avec Nina à nouveau, et Raphaëlle).
©ED & GD
lundi 12 octobre 2015
Michèle Torr : Chanter c’est prier, la tournée des églises.
06/12/15 Belfort (90) Eglise St Joseph
10/12/15 : Aix en Provence (13) Cathédrale Saint Sauveur
11/12/15 Béziers (34) Cathédrale St Nazaire
12/12/15 Villeneuve sur lot (47) Eglise Sainte Catherine
13/12 Bergerac (24) 16h Eglise notre dame
17/12 : Grenoble(38) Eglise Saint Jean
18/12 : Lyon (69) Eglise de la Rédemption
19/12 : Sens (89)
20/12 : Valréas (84) Eglise Notre Dame
vendredi 9 octobre 2015
Michèle Torr chante son fils.
Michèle Torr chante sa famille (suite).
Et elle a
aussi chanté son fils Romain :
« Mon
fils quand tu seras grand
Grand comme
les buildings
Grand comme
l’océan
Mon fils tu
auras vingt ans dans une autre ville
Loin des
cerfs-volants
Tu sais tu ne
seras plus un enfant
Mais tu
pleureras souvent c’est vrai
Pur une fille
que tu aimais
Pourtant
n’oublie jamais
L’amour est un
long chemin
Long comme le
désert
Bleu comme la
mer
L’amour a des
cheveux blonds
Blonds comme
la lumière
Comme ceux de
ta mère
Tu sais la vie
n’est pas un roman
Non pas plus
qu’un jeu d’enfant
Oh ! non,
pas un film d’Elia Kazan
C’est la vie
simplement
Mon fils quand
tu seras grand
Grand comme
l’Amérique
Grand comme un
géant
Mon fils tu
prendras le temps
Tant qu’il le
faudra
D’être encore
l’enfant
Pour moi
Qui se cachait
dans mes bras
Oh ! oui,
qui m’appelait parfois
La nuit
Rien ne sera
comme avant
Comme quand tu
seras un homme »,
Mon
fils, en 1980.
« …Seize
ans déjà que tu es né
A Courthézon
un jour d’été
On ne voit pas
passer le temps
On se retrouve
en soupirant
Quelquefois
mère ou femme-enfant…
Ce soir il
faut que je te dise
J’ai trop
souvent fait mes valises
Demain encore
je dois partir
Pour d’autres
villes d’autres sourires
Mais seule
devant les projecteurs
Dans ton
regard j’aurai si peur…
Je reviendrai
à Courthézon »,
Le
temps, en 1984.
«Quand je te vois comme ça caresser les étoiles
Et dresser des nuages qui n’explosent jamais
Je te voyais courir Petit Prince en sandales
Comme le temps s’envole comme la roue a tourné
Que tu es grand mon fils que le temps passe vite
Le monde t’appartient et moi je n’ai plus rien
La Terre est à tes pieds apprends bien à l’aimer
Apprends bien à m’aimer un petit peu s’il te plaît
Tu étais si petit et me voilà fragile
Le chemin fut si long et rempli de broussailles
Et de pluie en soleil d’arc-en-ciel en chamailles
C’est dans tes yeux d’amour qu’elle est si claire ma
vie »,
Mon fils, 1985.
Avant de s’écrier, en le voyant devenir adulte :
« Entre
le foot et tes cahiers
Je n’ai pas vu
le temps passer
Vingt ans déjà
tu es un homme
Les copains
les filles tu m’abandonnes
Un jour
viendra tu t’en iras…
Combien de
femmes combien de mères
Ont versé tant
de larmes amères
En embrassant
ce militaire
Fait de leur
sang et de leur chair…
Avec le temps
avec la vie
Je ne t’ai pas
toujours compris
Dans mon
métier c’est pas facile
D’avoir une
vraie vie de famille
Ne me prenez
pas mon fils
C’est mon ciel
et c’est mon île
Ne me prenez
pas mon fils…
J’aurais le
cœur en exil
D’amour… »,
Ne me
prenez pas mon fils, 1986.
Mais elle a aussi chanté les chansons
que son fils a écrites pour elle:
« Des enfants jouaient dans l’eau »,
Juillet août à Tahiti, 1980.
« J’ai vu
des enfants partir en guerre »,
Dans
ma vie, 1986.
« Parler
tout doucement
A un enfant
Avec son
cœur… »,
Les
choses de la vie, 1987.
Et depuis
quelques années, son fils est devenu sa
bataille puisque, alors qu’elle avait déjà été la marraine d’une
association luttant contre la sclérose en plaque, dont le parrain était Daniel
Auteuil, dans les années 90, il s’est avéré que Romain était atteint de cette
maladie et c’est pour lui et les autres malades qu’elle s’occupe de récolter
des fonds pour l’association Sep Pays d’Aix qu’il a créée, en particulier en
chantant, avec d’autres chanteurs bénévoles, à Pertuis, dans sa ville natale,
une fois par an lors d’un concert qui a lieu au début de l’été depuis maintenant
trois ans.
A bientöt pour:
Michèle Torr chante ses petits-enfants.
©GD & ED.
mardi 6 octobre 2015
Michèle Torr chante sa fille.
Michèle Torr chante sa famille (suite).
Mais il y a deux enfants dont elle a davantage parlé dans
ses chansons: les siens.
« Je suis
femme avant tout
J’aime les
hommes et les enfants
Je sais que ma
vie n’a rien d’étonnant
J’habite à la
campagne avec Emilie et Romain
Et parlons-en
si vous le voulez bien »,
Lettre
ouverte, 1981.
C’est à Emilie
qu’elle parle en 1973 dans Un enfant c’est comme ça ainsi que
dans La
voix d’un enfant…
…et c’est avec
elle qu’elle chante :
« …ma petite maman le bonheur est passé
Il t’a laissé
un mot
Maquille-toi
mets ta robe d’été
Il reviendra
bientôt
- Il est venu
nous dire qu’il nous aimait
C’est ce qu’il
écrit dans sa lettre
Il a promis
juré
Qu’il me
ferait plus pleurer
Qu’il serait
le papa soleil… »,
Maman,
1983. Très jolie chanson signée par Salvatore Adamo.
Et elle a chanté à sa fille :
« Quand tu me diras y’a trop d’étoiles
Pour que je
dorme dans la nuit
Rencontré un
garçon génial
Envie de
dormir avec lui…
Quand tu me
diras j’ai trop de larmes
Pour tenir
dans un cœur de fille
On s’est
quittés je rends les armes
Dans mon futur
plus rien qui brille…
Et quand pour
ton premier travail
Planeront sur
toi les soucis
Quand tu seras
dans les batailles
Qu’on doit
livrer tous aujourd’hui…
Quand tu
penseras je t’aimerais pareil
Si tu n’étais
pas ma famille
Et dans le
ciel moi je surveille
Pour voir si
ta bonne étoile brille…
Et s’il
t’arrive aussi un jour
De celui que
tu vas choisir
Un bébé né de
votre amour
Qui comblera
tous vos désirs…
Tu sauras ce
que ça veut dire
Et que ce
n’est pas des broutilles
De chuchoter
dans un sourire
A un bout de
vie qui babille
Ma
fille ; je serai ton amie
Je serai ton
amie
A la bonne
distance
Sans violer
les silences
Où tu te
réfugies
Je serai ton
amie
Quand j’aurai
une chance
Si du moins tu
le penses
De t’aider
dans la vie… »,
Je serai
ton amie, en 1993.
Puis on a vu
Emilie danser sur scène à l’Olympia en 1998 (La vie tango…), au Casino
de Paris en 1999, et lors de la tournée Acoustique
en 2001.
©GD & ED.
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