jeudi 16 janvier 2020

Diaporama: la Tournée Age Tendre à Niort... avec Michèle Torr.


Michèle Torr, heureuse d'être sur scène. 
Je m'appelle Michèle marche toujours aussi bien qu'à l'époque.  
Michèle Torr a ravi le public avec son célèbre tube Emmène-moi danser ce soir.
Le quatuor a terminé par un « bœuf » , selon Laurent Petitguillaume juste avant l’entracte.

mardi 14 janvier 2020

Michèle Torr chante le temps…(12)


« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.



1979.
Le temps passe et…
« Elle joue plus la petite fille du lycée
A cinq heures elle n’a plus SLC »,
Discomotion.
« Elle est comme le vent
Sur le feu des forêts
Elle est pire que le temps
On ne l’oublie jamais
Elle est toujours debout
Au milieu de la foule
Elle te prend le bonheur
Que tu cachais si bien
Elle t’a brisé le cœur
Elle ne laissera rien
Elle emportera tout
Comme une pierre qui roule »,
La déchirance.
« On court après des instants de gloire
Après la richesse ou après le temps
Des châteaux de sable dont il reste du vent
Loin de l’aventure et c’est alors que l’on se dit
Et l’amour comme c’est immense
Et l’amour c’est toute une vie
Et l’amour d’un été d’une danse
N’a toujours aimé que la nuit »,
Et l’amour.
« Elle se fout pas mal de mon show
De la critique et du tempo
Celle qui ne me voit pas en artiste
Et que je me chanterai tout bas
Tout à l’heure dans un restaurant
Celle qui raconte ma vie à moi
Cette drôle de chanson inédite »,
Chanson inédite.
« Tous les trains sont arrivés
Les souvenirs sont restés
Et les rues ensoleillées
Attendront bien une année »,
Quand un homme a du charme.

1980.
« Tu seras chez moi vers deux heures
Je t’attendrai en bas
Et dans ta voiture tout à l’heure
On s’en ira crois-moi
Où tu voudras »,
Pendant l’été.
« Y a du slow dans mon rock
C’est la fin d’une époque
Je me souviens »,
La musique de mes idoles.
« Je pose ma tête sur tes genoux
Aucun de nous deux n’est jaloux
Je voudrais vivre cet instant
Même au-delà du temps »,
Je t’aime tendrement.
« Aujourd’hui c’est jour de pluie
Quel temps fait-il dans ta vie
Mamie réponds-moi
Répond-moi
J’habite au n°1 avenue de la solitude… »,
N° 1 avenue de la solitude.
« Les années se sont écoulées
Ils ont une fille et deux garçons
Hier s’est marié le dernier
Ça fait un vide dans la maison
Ils se souviennent de ce café
Comment ils se sont rencontrés
Aimés »,
Rencontre.
« Mon fils quand tu seras grand
Grand comme l’Amérique
Grand comme un géant
Mon fils tu prendras le temps
Tant qu’il le faudra
D’être encore l’enfant
Pour moi
Qui se cachait dans mes bras
Oui
Qui m’appelait parfois la nuit
Rien ne sera plus comme avant
Comme
Quand tu seras un homme »,
Mon fils.


A suivre.

mardi 7 janvier 2020

Michèle Torr chante le temps…(11)


« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


1978, l’année du plus grand succès…
« Oh ! je ne te demande pas de m’offrir des fleurs tous les jours
Mais de faire de temps en temps un geste d’amour »,
Emmène-moi danser ce soir.
Et s’égrainent les fois, les heures, les soirs, les jours ; c’est que le temps est nécessaire pour en arriver là…
« Chanteuse ne pleure pas
Ne pleure pas et chante
Les larmes de ta vie
C’est pour une autre fois »,
Chanteuse.
« Sur le boulevard du rock
Sur le boulevard du rock
Y a plus de blousons noirs
C’était une autre époque »,
Boulevard du rock.
« Il devait être onze heures du soir
Dans la banlieue de Paris
Il est venu s’asseoir près de moi
Il s’appelait Jimmy »,
La musique de là-bas.
« Toi tu m’oublies de jour en jour
Moi j’ai peur de perdre l’amour »,
L’Italie.
« Quatre heures du matin n’importe où
La solitude après la gloire
Dans cette rue humide et blanche
Le vent léger me donne froid…
Profession artiste
Née je ne sais plus le jour ni l’heure
Signe particulier sensible… »,
Profession artiste.
« De Courthézon à l’Olympia
Il n’y a qu’un pas
Mais qu’il est long ce chemin-là
Il y a des soirs de désespoir
Et puis des jours de gloire
Je n’oublie rien au fond de moi
De Courthézon à l’Olympia
Je n’oublie pas »,
Le cours de chant.
« Tu sais je m’en sortirai bien
Ce n’est qu’un moment à passer
Les rues, le monde et puis les trains
Ça donne envie de voyager »,
D’ autres soleils.
« Cinq heures viennent juste de sonner
J’ai mal de toi »,
Où que tu sois je t’aime.
« Dans le parc au nord de la ville
Je ne suis plus une petite fille
Et le manège tourne sans moi
Dans la neige et le froid
Le temps d’un rêve tu te souviendras
Et il s’arrêtera »,
Au nord de la ville.
Heureusement ce moment de gloire ne se terminera pas comme ça. D’ autres se profilent à l’horizon.

A suivre.

lundi 6 janvier 2020

Le Mans. Michèle Torr à Antarès : « C’est une vraie passion de rencontrer les gens »

Michèle Torr interprétera ses plus grands succès et les derniers titres de son dernier album.

« Le Maine Libre » : Vous faites partie des piliers de cette tournée, qu’est-ce qui vous a incitée à accepter la première fois ?
Michèle Torr : « C’était une idée de Michel Algay de réunir des artistes que l’on n’entendait plus depuis un moment. J’ai dit oui car je pensais que les gens seraient heureux de nous retrouver. Les chansons étaient dans les mémoires et dans les cœurs. Sur les deux premières tournées, nous avons travaillé avec les musiciens et les techniciens qui travaillaient habituellement avec moi. Le succès a été total. Et depuis que la tournée existe, j’ai raté l’année où j’étais en tournée et où je passais par l’Olympia et je n’ai pas participé à la première tournée produite par Christophe Dechavanne ».
La Tournée connaît du succès, comment l’expliquez-vous ?
« Ce sont de jolies chansons. Aujourd’hui quand on les joue dans les émissions de télévision, les jeunes les connaissent toujours. Alors ils aiment venir les chanter dans les salles avec nous. Ce sont de jolies mélodies, que l’on retient et qui sont faciles à chanter et qui sont restées  dans les mémoires. La variété a toujours séduit. Dans ces années à succès, c’était une période où l’on s’installait chez les gens à la télévision. C’était un vrai rendez-vous. Les gens nous attendaient. On n’avait pas toutes les chaînes que l’on peut avoir aujourd’hui. D’ailleurs, il n’y a même plus d’émissions de variétés. On est arrivés, nous les chanteurs de cette génération, à une époque bénite. On s’installait chez les gens, on se faisait connaître. Et j’ai entretenu tout cela en faisant toujours des tournées car j’aimais ça, j’ai toujours aimé la scène ».
Vos tubes sont intemporels, pourquoi ?
« C’était des chansons bien construites. Aujourd’hui, il y a des bonnes choses mais ce n’est pas forcément des choses faciles à chanter comme nous pouvions les avoir dans les années 60. A l’époque, on était très attentif et on surveillait si les chansons passaient à la radio, si on était bien placé dans le hit-parade et comment démarraient et évoluaient les ventes. On était très à l’écoute de tout cela car maintenant le marché du disque n’est plus ce qu’il était ».
Présentez-nous cette nouvelle tournée d’Age tendre.
« On retrouve quasiment les mêmes, je les connais tous d’ailleurs (rires). Hugues Gentelet, le producteur, tient à ce que l’on se retrouve avant l’entracte  tous sur scène, et que l’on interprète un bout d’une chanson de notre choix. Ce sera une nouveauté. Sinon pour ma part dans ce spectacle, je reprends les chansons que les gens attendent, c’est-à-dire Je m’appelle Michèle et J’en appelle à la tendresse, mais aussi de nouvelles chansons de mon dernier album Je vais bien qui est sorti il y a un mois et que l’on retrouve sur mon site internet. Je chanterai deux chansons dont une est dédiée au public et l’autre, Je n’ai plus le temps, qui est une chanson sur la maltraitance des femmes. J’ai écrit cette chanson après avoir vu une émission de télévision qui abordait ce thème. Je me suis reconnue dans le témoignage de ces femmes. Dans ce nouvel album, je voulais parler  de choses plus personnelles ».
Qui est votre public aujourd’hui ?
« Ce sont les grands-parents avec les petits-enfants qui viennent me voir. C’est un public très large, très familial, de jeunes et moins jeunes. Mais aussi des personnes de ma génération ».
Quels sont vos plus beaux souvenirs de cette tournée ?
« Quand je passe dans des zéniths et que l’on voit jusqu’à 5000 personnes qui sont venues pour vous, c’est extraordinaire. La tournée au Québec a aussi été un grand moment. Je crois qu’à la patinoire de Montréal, il y avait presque 18000 personnes. C’était incroyable. Quand j’ai chanté a cappella, tout le monde était debout et tapait des pieds. Je crois que c’est mon souvenir le plus fort de cette tournée ».
Avez-vous une actualité en plus de la tournée ?
« Je chante presque tous les week-ends. J’aime la scène et pas question de retraite. Même si l’on en parle beaucoup en ce moment. En ce qui me concerne et pour ce genre de métier, on n’a pas envie de s’arrêter car on partage, c’est du plaisir. C’est une vraie passion de rencontrer des gens. C’est une vraie communion à chaque fois ».
Article paru dans Le Maine Libre le 06/01/2020.




mercredi 1 janvier 2020


Michèle Torr chante le temps…(10)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.



Et pour finir l’année 2019, retour en arrière jusqu’en 1977, avec l’album J’aime.
« Il faut savoir profiter de chaque instant
De l’été au printemps »,
Quatre saisons.
 « Si la musique n’existait pas
Les feuilles d’automne ne danseraient pas
Et les ruisseaux ne couleraient pas
Le temps ne changerait pas »,
Si la musique.
«Une cigarette qui se consume
Je t’attends comme chaque soir
Le temps qui passe n’arrange rien
Et pourtant j’ai quand même un petit espoir…
Je n’oublierai jamais
Combien je t’aimais
Il m’en faudra du temps
Pour ne plus y penser
Je n’oublierai jamais
Les moments passés
Quand chantaient les cigales
Tout au long de l’été… »,
Je n’oublierai jamais.
« La couleur après le noir et blanc
Un flipper qui amuse les enfants
Un juke box joue de temps en temps
Et voilà notre temps
Qu’auraient dit nos arrière-grands-parents ?
Et c’est bien pour ça
Que de temps en temps
Je m’en vais cueillir dans les champs
Quelques fleurs de printemps
Comme le faisaient nos arrière grands-parents 
De Paris jusqu’aux Etats-Unis
Il n’y a que quatre heures et demie
J’oubliais quelqu’un sur la Lune
Il y a bien longtemps
Qu’auraient dit nos arrière-grands-parents ?
Et c’est bien pour ça
Que de temps en temps
Je m’en vais cueillir dans les champs
Quelques fleurs de printemps
Comme le faisaient nos arrière grands-parents 
Des fleurs rouges sans aucun colorant
Pas d’erreur dans les ordinateurs
La majorité à quinze ans
Viendra dans peu de temps
Qu’auraient dit nos arrière-grands-parents ?
Un hiver à la place de l’été
Des Noëls par un temps printanier
Un bonheur presque imaginé
Et voilà notre temps
Qu’auraient dit nos arrière-grands-parents ?»,
Nos arrière-grands-parents.


A suivre.

lundi 23 décembre 2019

Michèle Torr chante le temps…(9)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


Du temps par contre, il en fut peu question dans l’album Michèle Torr de 1976, si ce n’est par bribes, instants, moments même s’il en est qui semble durer une éternité…
« Cette fille c’était moi
J’étais là dans tes bras
On était bien comme ça
Cette fille c’était moi
Et je passe ma vie
En restant chaque nuit
A ne penser qu’à toi »,
Cette fille c’était moi.
« J’ai toujours les cheveux blonds
Et les yeux bleu horizon
Je chante encore des chansons
Voilà ma passion…
J’ai toujours l’amour aux lèvres
Il m’arrive d’avoir la fièvre
Pour un garçon une nuit
Ou pour une mélodie
L’amour ou bien la musique
Je resterai romantique
Pour toute ma vie
Je prends l’instant souvent comme il vient
Je ne regrette pourtant jamais rien
Et je ris comme je pleure
Mais tant pis pour moi »,
Je m’appelle Michèle.
« On l’appelait Mister Melody
Moi j’aimais toutes ses ritournelles
Nostalgiques »,
Mister Melody.
« Oui mais avant de me briser
Que toi et moi soit du passé
Apprends-moi à vivre sans toi
Apprends-moi à dormir sans toi
Donne-moi le temps de souffrir
Loin de toi… »,
A tes genoux.
« Je chante pour les gens heureux
On m’appelle l’artiste
Je chante pour les gens heureux
Je ne suis jamais triste
Pour un instant pour une nuit
Alors ta vie est belle
Après je repars dans ma nuit
Je chante à tire d’aile »,
Je chante.
« Sous mon soleil
On sait prendre le temps
De regarder
De se parler simplement
Les gens d’ici
Disent que tu es fou
Toi Paris
Qui décides pour nous »,
Paris laisse-moi vivre ma vie.


C’est le temps qui passe, l’ingrédient majeur des souvenirs, et il aura fallu aussi du temps pour que les chansons qui figurent sur le second album intitulé Michèle Torr en 1976, avec douze reprises de chansons anciennes, soient devenues des classiques…
 « Les souvenirs que l’on croit fanés
Sont des êtres vivants
Avec des yeux mi-clos
Dormant au chaud
Du passé »,
Jezebel.
« D’autres pourront venir
Alors tu m’oublieras
Mais tous nos souvenirs
Surgiront d’un passé
Que tu regretteras »,
Amer comme je t’aime.
« Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois, je n'ai pas oublié
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du Nord les emporte
Dans la nuit froide de l'oubli
Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais
C'est une chanson qui nous ressemble
Toi qui m'aimais et je t'aimais
Et nous vivions tous deux ensemble
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais
Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis »,
Les feuilles mortes.
Et pour finir Stormy weather… sale temps sur les sentiments.
« (Je ne sais pas pourquoi)
Don't know why
Il n'y a pas de soleil dans le ciel
(There's no sun up in the sky)
(Temps orageux)
Stormy weather
(Depuis que mon homme et moi ne sommes pas ensemble)
Since my man and I ain't together
(Continue à pleuvoir tout le temps)
Keeps rainin' all the time
 (Je ne peux pas continuer)
Can't go on
(Tout ce que j'ai dans la vie est parti)
All I have in life is gone
(Temps orageux)
Stormy weather
(Depuis que mon homme et moi ne sommes pas ensemble)
Since my man and I ain't together
(Continue à pleuvoir tout le temps)
Keeps rainin' all the time
(Continue à pleuvoir tout le temps)
Keeps rainin' all the time
 (Quand il est parti, le blues est entré et m'a rencontré)
When he went away, the blues walked in and met me
(S'il reste loin, une vieille chaise à bascule me fera
If he stays away, old rocking chair will get me)
(Tout ce que je fais c'est prier que le Seigneur ci-dessus me laisse
All I do is pray the Lord above will let me)
(Marcher encore une fois au soleil)
Walk in the sun once more
Can't go on
(Tout ce que j'avais était parti)
Everything I had is gone
(Temps orageux)
Stormy weather
(Depuis que mon homme et moi ne sommes pas ensemble)
Since my man and I ain't together
(Continue à pleuvoir tout le temps)
Keeps rainin' all the time
(Continue à pleuvoir tout le temps)
Keeps rainin' all the time… ».


Dans les années 70, c’était la nostalgie qui faisait regretter les jouets traditionnels, pour les enfants, au pied du sapin. Aujourd’hui ce serait plutôt les préoccupations écologiques…
« Quant aux jouets de plastique
Il paraît qu’il faut s’y faire
Pour ceux qui sont nostalgiques
Tout s traîne et tout se perd »,
Pour vivre heureux.
« Il viendra, mais pourtant si je me rappelle
Notre porte, ce soir-là, ne s'ouvrira pas
Il viendra, cette nuit sera la plus belle
Un enfant me l'a dit, alors je le crois… ».

(A suivre)

jeudi 12 décembre 2019

Michèle Torr chante le temps…(8)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


Sur Un disque d’amour… en 1973, le premier paru, sur la voie du succès et de la consécration, chez Az,
« Sur ce disque d’amour
Tu m’as prise par la main
Tu m’as raccompagnée
Je t’ai dit « A demain »
Je reverrai toujours
Ces lumières de couleur
Cette musique un peu triste
Que je connais par cœur … »,
la chanteuse nous parle du temps, du temps qu’il faut savoir prendre, suivant l’exemple de Paul , un frère ou un ami imaginaire:
« Paul que tu es bien chez toi
Ici on vit trop vite
On ne connaît même pas son voisin
La ville ne te ressemble pas
Paul tu es bien chez toi »,
du temps nécessaire à la vie et à l’accomplissement de chaque chose :
« Ma lettre mettra six jours pour ta maison
A pied tes enfants te l’apporteront
Tu la liras entre ciel et moisson
En suivant l’oiseau dans le ciel
Mon frère tu vis heureux près des ruisseaux
Et les étoiles touchent parfois ton chapeau
Bientôt tu déposeras un agneau
Au fond de la crèche à Noël ».
La chanteuse nous parle aussi de l’avenir qui fait peur, avec ce nombre magique, presque aussi terrifiant que mille au Moyen Age, L’an 2000.
« Je pense à demain
Et dans mon cœur
L’an 2000 me fait peur… » ;
il y avait peut-être de quoi, avec l’image d’un futur où l’on serait heureux par force, mais privé de liberté, prisonnier des écrans d’ordinateurs, grands organisateurs de nos vies, où la nature aurait été détruite, dont il ne resterait que des vestiges aseptisés, dans un monde entièrement urbanisé et violent.   
La chanteuse nous parle aussi du temps, du temps de l’amour:
« Et piano va l’amour
Passe le temps
Et piano va l’amour
Toujours plus grand
On s’aime et l’on s’embrasse encore
Un peu plus fort
Nous sommes à tout jamais liés
Au même sort
Et piano va l’amour
Au long des jours
On s’aime et piano va l’amour »,
Et piano va l’amour.
La chanteuse nous parle aussi du temps, du temps qui passe et fait que les amours se défont :
« Notre amour dura trois saisons
Automne hiver et puis printemps
Parce que l’été vint sans raison
Nous séparer pout trop longtemps
Je ne le revis plus jamais
Pourtant je garde au fond de moi
Le tout premier de mes secrets
Qui est de ceux qu’on n’oublie pas
Premier amour
Ne s’oublie pas comme ça
Premier amour
Ne se regrette pas »,
Premier amour,
Et si l’amour dure toute la vie, ce n’est pas toujours car à l’instar de La louve, il y en a toujours un, quand on est deux, qui part avant l’autre.
« Quand le loup ferme les yeux
D’avoir trop travaillé
La vieille louve pleure
Celui qui va manquer
C’est comme nous
Comme une histoire d’amour
C’est comme nous
Un peu plus chaque jour
C’est comme nous
Comme moi comme vous
On est tous un peu loup
On est tous un peu loup ».
Et quand ce n’est pas le temps qui nous sépare, c’est l’espace :
« Toi mon amour
Tu es reparti chez toi
Sans moi
New-York City USA
L’autre côté de la Terre
L’envers »,
Never never live without you.
Si bien qu’on a le sentiment que l’amour, ce n’est pas pour aujourd’hui, c’est un sentiment d’hier, un sentiment forcément passé.
« On ne voit plus les amoureux
S’abandonner aux champs de blé
Je n’ai pas eu de jours heureux
Que faut-il faire pour être aimé ? »,
Les amoureux


La chanteuse nous parle aussi du temps, du temps qui passe et malmène un vieux clown qui a certainement connu le succès mais dont les derniers spectacles inspirent plus la stupeur et la pitié que l’admiration et le rire :
« Tous les enfants regardent en silence
Un gros nez rouge et un chapeau pointu
Le clown est vieux et il ne fait plus rire
Ses yeux sont tristes et il ne parle plus
Il joue encore avec amour la ritournelle
Sur un violon petit violon mal accordé
Il joue encore avec amour la ritournelle
Fait-il en rire ou faut-il en pleurer ?
Et puis son chien regarde avec tendresse
Celui qu’il aime et qui a bien changé
L’artiste est là mais ce n’est plus le même
Le geste lourd il ne sait plus danser
Il joue encore avec amour la ritournelle
Sur un violon petit violon mal accordé
Il joue encore avec amour la ritournelle
Fait-il en rire ou faut-il en pleurer ?
Il est parti au milieu du spectacle
Et plus jamais on ne le reverra
La ritournelle de son violon magique
Résonne encore comme s’il jouait pour moi… »,
La ritournelle.
Et la chanteuse nous parle enfin des enfants pour qui le temps à l’inverse ne passe pas assez vite :
« C’est la voix d’un enfant
Qui s’endort chaque nuit
Qui attend d’être grand
Pour goûter à la vie »,
La voix d’un enfant,
tandis que pour leurs mères, le temps qui passe laisse entrevoir le moment où il leur faudra se séparer d’eux alors qu’il n’est pas loin le moment où elles leur ont donné le jour:
« Il n’est pas loin le temps
De ton premier sourire
Et puis un jour
Tu me laisseras là
Je connais les enfants
Un enfant c’est comme ça…
J’aurai bien du chagrin
Pourtant je te pardonne
Tu quitteras ma main
Par un matin d’automne
Et puis ce  jour
Tu me laisseras là
Je connais les enfants
Un enfant c’est comme ça…»,
Un enfant c’est comme ça.

A suivre.

samedi 30 novembre 2019

Un vendredi soir à La Coupole, à Saint-Loubès… avec Michèle Torr.



A nouveau Sur les routes, elle est revenue sur la scène de cette belle salle girondine moins de trois ans après sa dernière prestation en ce lieu, qui  datait en effet du mois de janvier 2017. Après une brève première partie animée par Richard Gardet et son orchestre, celle qui ne veut chanter que l’amour a présenté un récital de 16 chansons devant un public chaleureux dont elle recevait en retour de la sienne  la belle énergie car si elle paraissait en forme et se révélait bien en voix, les spectateurs conquis ont particulièrement bien accueilli quatre des chansons de son nouvel album Je vais bien, et très longuement applaudi La première chanson, dédiée à la maman de la chanteuse et à ceux qui l’ont portée pendant tant d’années , ainsi que Je n’ai plus le temps, où il est question des femmes maltraitées en lesquelles elle a pu se reconnaître parfois… Pour le reste, elle a interprété quelques-uns de ses tubes les plus marquants : Emmène-moi danser ce soir, J’en appelle à la tendresse, A mon père, Je m’appelle Michèle ou Discomotion, de même que des chansons de quelques-unes  de ses « étoiles », à savoir ceux des chanteurs qu’elle admire le plus, comme Edith Piaf, Félix Leclerc ou Léonard Cohen. Mais l’un des plus beaux, et des plus tristes – hélas !- moments de la soirée est celui où elle a interprété Un enfant c’est comme ça, après avoir dédié  le spectacle à Vincent, le fils de Nanou*, fidèle collaboratrice et amie, disparu à trente-huit ans dans de tragiques circonstances. Un moment particulièrement émouvant dans une soirée du début à la fin (à savoir une séance de dédicaces qui a immédiatement suivi le spectacle) riche en émotions.

*à qui on pense très fort.

jeudi 28 novembre 2019

Le Monde merveilleux de Noël a connu un succès inattendu

Date
Dimanche 24 novembre 2019
L'événement
Michèle Torr, Jean François Gérold et Le Condor chantent Noël. Ils seront en concert et spectacle de Noël au cœur  des animations et des traditions Provençales.



Une première journée compromise par les intempéries.
Si la première journée du Monde merveilleux de Noël, à Tarascon a été un peu compromise par les intempéries, il n’en a rien été pour la journée du dimanche, où la foule nombreuse était au rendez-vous.
Dès la fin de matinée, de la place de La Gare, où étaient regroupées les animations et attractions pour les enfants, au cours Aristide-Briand qui recevait le marché de Noël, en passant par la rue des Halles qui servait d’écrin aux santonniers jusque dans les salles de la mairie, tout au long de la journée le flot des visiteurs n’a cessé de croître.


Deux grands événements 

Sur le trajet, au cœur du centre ancien qui était aussi le parcours des groupes de tradition, de la transhumance, de la caravane des Rois Mages, les visiteurs se sont régalés avec des étapes incontournables, la visite de la crèche de la famille Barzizza et ses 500 santons, l’exposition du Gros souper et ses treize desserts au Musée d’art et d’histoire ; la clergerie des Prémontés chez Souleïado…
Les enfants s’en sont donné à cœur joie sur la place de La Gare avec bien sûr la patinoire et les nombreuses animations qui leur étaient proposées.
Les deux grands événements de la soirée, le concert de Michèle Torr et Jean-François Gérold et la pastorale resteront dans les mémoires.
JDM



lundi 25 novembre 2019

Michèle Torr chante le temps... (7)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


1971 – 1972 : c’est le temps des derniers 45 tours enregistrés chez Philips Mercury, et ce sera la fin de la première période de la carrière de Michèle Torr.
C’est le temps des hippies qui chantent l’espoir d’un monde meilleur, et la chanteuse de s’imprégner de l’air du temps:
« C’est un rêve de fou
Je le sais je m’en fous
Après tout ça pourrait… »,
Ça pourrait être vrai,
« Changez donc la Terre en un jardin
Sans vos armes sans vos poings »,
A lors on marche,
« Il y a eu un jour
Un jour pour les « toujours »
Il y a eu des soirs
Des soirs couleur d’espoir
Il n’y aura jamais
Non jamais de regrets
Car chaque jour
Pur nous renaît l’amour »,
Bye bye l’amour, avec le groupe Alliance.
« Il faut toujours tendre la main
A celle ou à celui qui vient
Aussi pour de nouveaux lendemains »,
Aime celui qui t’aime,
« Pense que sur cette Terre
L’amitié simple et sincère
Fera reculer la guerre
Loin très loin de toi »,
Petit si petit.
Cependant à Tokyo, en 1971, pour le World Popular Song Festival dont elle va remporter le Grand Prix avec Enfants d’aujourd’hui, hommes de demain, Michèle Torr regrette la crainte dans laquelle on vit et s’interroge sur la vie des générations futures :
« Dites-moi que sera le jour à venir
Et comment pourrez-vous grandir
Enfants d’aujourd’hui destinés à vivre
A vivre ou mourir en hommes de demain
Mais pourquoi leur donner la vie
Si demain le monde est fini
Que les enfants d’aujourd’hui nous pardonnent
Et donnent à tous les enfants à venir
Un monde où la rose puisse encore fleurir… »,
chanson enregistrée en français (en public et en studio) et en japonais, jamais sortie en France.
« Et si dans mon jeu naguère
J’ai eu des valets sincères
Et même des dames de compagnie
Je n’ai jamais jamais eu depuis
D’amis… »,
Pour un roi de cœur.


Mais il y a deux chansons qui sur le thème du temps sont plus marquantes encore:
celle-ci d’abord, qui résume la vie d’un homme ordinaire sur qui le temps passe, de la naissance à la mort :
« {Voix d'enfant :
C'était un petit homme
Qui s'appelait Guilleri, Carabi
Il s'en fut à la chasse,
A la chasse aux perdrix}
C'était un petit homme tout habillé de blanc
En sortant du berceau, dès qu'il a pu marcher
Il a cherché partout les bergers et les fées
Il n'avait rien d'un prince mais il était charmant
C'était un petit homme tout habillé de blanc
Tout habillé de blanc
C'était un petit homme tout habillé de bleu
Il a ouvert les bras, deux mains se sont tendues
Il a ouvert son lit, une fille est venue
Il s'est pris pour un dieu
Il était amoureux
C'était un petit homme tout habillé de gris
Il n'était pas très beau mais il avait un cœur
Il n'avait pas d'argent mais il offrait des fleurs
Il n'était pas malin mais il était gentil
C'était un petit homme tout habillé de gris
Tout habillé de gris
C'était un petit homme tout habillé de noir
De métro en bureau, il s'est décoloré
Ses cheveux ont blanchi, son cœur a grisonné
Il dormait sans rêver
Il n'avait plus d'espoir
C'était un petit homme tout habillé de fleurs
Il a quitté ce monde sans bruit, un soir d'hiver
Son nom ? Qui s'en souvient ? Moi, je l'appelais Père
C'était un petit homme tout habillé de pleurs
C'était un petit homme tout habillé de fleurs
Tout habillé de pleurs… »,
C’était un petit homme,
ainsi que J’ai arrêté le temps, chanson inédite en France, seulement sortie en Bulgarie, car créée à l’occasion du festival Orphée d’or :
« J’ai arrêté le temps
Pour mes printemps
Pour mes printemps
Et j’ai pris tout le temps
Pour mes printemps
Pour mes printemps…
J’ai arrêté le temps
Pour mes étés ensoleillés
Et j’ai pris tout le temps
Pour mes étés, pour mes étés…
Passe le temps qui passe
Le retenir puis le laisser partir
Le laisser partir
Passe le temps qui passe
Le retenir puis le laisser partir
Le laisser partir
Partir
J’ai arrêté le temps
Pour mes hivers
Pour mes hivers
Et j’ai pris tout le temps
Pour mes hivers, mes hivers…
Passe le temps qui passe… »
J’ai arrêté le temps.
A quand une intégrale comportant des chansons rares, comme Enfants d’aujourd’hui, homme de demain ou J’ai arrêté le temps ?

A suivre.

samedi 16 novembre 2019

Michèle Torr chante le temps…(6)


« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.



1970, l’année du bel album Tous les oiseaux reviennent.

Et si cette année-là le temps qu’il fait (de même que la qualité des chansons et des arrangements) s’améliore sensiblement :
« Tu oublies ton ciel trop gris…
Tu rêves tout éveillé
A des îles ensoleillées
Tu vois la mer qui scintille…
Ecoute tous les oiseaux reviennent
Et le printemps est de retour
Regarde tous les oiseaux reviennent
Avec eux s’en revient l’amour… »,
si Pour toi expose encore le bonheur de l’amour retrouvé :
« Au temps où je vivais
Aux portes de mes joies
Le monde m’inventait
Pour toi
Au temps où je pensais
A faire le premier pas
Déjà je m’avançais
Vers toi
Au temps du temps perdu
En punitions banales
Tu étais l’inconnu
Coupable
Au temps où je rêvais
Sans en avoir le droit
Déjà je m’éveillais
Pour toi
Au temps où je disais
L’amour n’est pas pour moi
Déjà je me gardais
Pour toi
Au temps où je croyais
Que tu n’existais pas
Déjà je m’inquiétais
Pour toi
Et puis tu es tombé
Au milieu de mon cœur  
Et j’ai vu s’arrêter
Les heures
Au temps où j’espérais
Vivre à côté de toi
Déjà je m’effaçais
Pour toi
Au temps où j’apprenais
Les amours d’autrefois
Déjà je m’instruisais
Pour toi
Au temps où je pleurais
Sans trop savoir pourquoi
Déjà je m’ennuyais
De toi
Et puis l’on fut jetés
En pâture à la Terre
Et l’on s’est demandé
Que faire ?
Alors ne parle pas
De ce que l’on n’a pas
Qu’importe qu’un printemps
Nous vivions au jour le jour
On peut vivre longtemps
D’amour »,
(Celle-ci aussi, signée Jean Claudric et Jean Demarny, est très belle, de même que J’ai pleuré de joie, offerte à Michèle Torr par Enrico Macias, à l’occasion d’un Olympia dont ils ont partagé la scène:
« Que de fois
J’ai pleuré de joie
Face à mon bonheur
Qui vit dans ton cœur
Que de fois
Ta façon d’aimer
A ensoleillé
Mes jours… »,
de même aussi que  Ça, mignonne définition de l’amour :
« Ça
Quand on ne l’attend pas
Tout à coup le voilà
A demi nu
Ça
Alors on ne sait pas
Ni pour qui ni pourquoi
Il est venu
Tiens
Prends de l’eau et du pain
Couche ici et demain
Tu auras disparu…
Ça
Qui commence avec toi
Qui finit avec moi
C’est peut-être l’amour »)
dans Pour quelques roses par contre, il est question du temps qui passe :
« Pour quelques roses déjà fanées… »,
et de la souffrance teintée d’ennui qui prolonge la séparation :
« Les jours se suivent
Au gré du vent
Et pour survivre
Il faut tuer le temps ».
« De tout ce qui fut moi
De tout ce qui fut nous
Il ne nous restera
Qu’un souvenir c’est tout
Et pourtant malgré lui
Et le temps qui viendra
Comme revient le vent
Ton nom me reviendra
Et tant que je vivrai
Je ne t’oublierai pas… »,
Mon amour, chanson aux accents de Piaf… Normal, elle est signée Charles Dumont et Raymond Bernet !
Et il est enfin question du temps de l’impatience, celui de la chanteuse qui, ne vivant que pour « chanter… dans cet autre monde, tout éblouie par ces lumières,
J’attends tous ces instants
De seconde en seconde
Jusqu’à entendre les bravos
Quand
Quand le rideau est fermé
Je rentre tristement chez moi
Seule
Je vis alors pour demain
Demain
Je vais chanter… »,
Quand le rideau est fermé.
Et si
« Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer
Quand je vois une fleur s’effeuiller…
Mais l’avenir est si près du présent
Que pareille à celui qui attend
Je sais qu’un jour le soleil brillera
Que dans le ciel de l’amour il éclatera
Et ce jour-là plus besoin de chercher
Je saurai bien s’il faut rire ou pleurer »,
Rire ou pleurer, « chanson sélectionnée pour le festival de Rio ! sortie en octobre 70 en 45 tours, face B de Les papillons),
c’est que le temps distille en nous des sentiments mitigés, entre les remords et les regrets d’une part, et l’espoir d’autre part.
A suivre.

jeudi 7 novembre 2019

Michèle Torr chante le temps…(5)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.



« Aujourd’hui ou bien demain
Viendra celui qui m’aimera… »,
Un homme dans ma vie.
1969.
« Il était une fois Pierrot qui pleurait
Il est aujourd’hui Pierrot qui sourit »,
Dis Pierrot, bande originale du film Une fille nommée amour.
69, c’est le temps… de l’amour ! Et si Pierrot a retrouvé le sourire, il n’est pas le seul. Car c’est l’année où Michèle Torr a épousé (en janvier) M. Jean Vidal.
« Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
Et donne ton cœur à l’amour
Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
L’amour appellera l’amour
Après tant de pluie tant de pleurs
Je revois la vie en couleur
Et c’est le miracle
A ce grand spectacle
J’entends battre battre mon cœur
Finies les angoisses de la veille
Ma vie éclate en plein soleil
Et chaque seconde
Que donne le monde
Je veux chanter dès mon réveil
Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
Et donne ton cœur à l’amour
Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
L’amour appellera l’amour
Toi qui pleures encore aujourd’hui
Pour un amour qui s’est enfui
Ouvre grand les grilles
Vois le soleil brille
La nuit le ciel gris c’est fini
Les filles sont toutes jolies
Les gars prêts à faire des folies
Mets-toi sur la ligne
Et au moindre signe
Sois prêt à foncer dans la vie
Oui dans la vie
Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
Et donne ton cœur à l’amour
Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
L’amour appellera l’amour
Aime
Chaque jour
Et même
Si c’est fou crois-moi aime
L’amour appellera l’amour »,
Aime.
« Et si un jour nos mains vieillissent et tremblent
Nos cœurs seront réunis par l’amour
Quand nous verrons des amoureux ensemble
Nos penserons que le temps est bien court
Aux amoureux »,
En regardant les amoureux.
« Comme une fleur elle a poussé
Avec le temps qui passe
Mais dans nos cœurs elle a trouvé sa place »,
Notre chanson.
 « Je t’ai donné ma vie
En te donnant mon cœur
Un avenir meilleur
Tu vois nous est promis
Le passé ressemble aux nuages
C’est l’oiseau de passage
Aujourd’hui il faut que je l’oublie
Ce qui est fini
Est bien fini »,
Je t’ai donné ma vie. 
Et comme après la pluie le beau temps, après la pauvreté, peut-être… la fortune :
En temps de vaches maigres,
« …ne t’inquiète pas
Un jour tu verras
La fortune viendra
Et tu souriras
Et alors ce jour-là
Finie la manche
Tous les dimanches
Et plus jamais
De menue menue monnaie
Que tu dois compter compter
Lorsque tu as fini de chanter…
Plus de menue menue monnaie
Pour toi qui jadis tendais la main
Plus de menue monnaie
Mais un jour de très gros billets…»,
Menue monnaie.
Après l’amour (69), l’argent, la gloire…
A chacun ses couleurs, son tiercé... ou ses priorités.

A suivre.

samedi 2 novembre 2019

Michèle Torr chante Marie Laforêt



Qui se souvient qu’elles ont été en concurrence en 1965, pour la sélection de la chanson devant représenter la France au Grand Concours Eurovision de la Chanson ? Marie Laforêt avec deux chansons: La fleur sans nom et On oublie jamais, et Michèle Torr avec Un enfant viendra ? Mais c’est Guy Mardel qui fut choisi, avec N'avoue jamais, et France Gall qui remporta le concours. Sinon, il paraît que c’est à Marie Laforêt que François Valéry a proposé Emmène-moi danser ce soir, mais qu’elle a décliné la proposition.



Et c’est elle qui a créé e 1965 Katy cruelle, reprise par Michèle Torr en 1987.
" Lorsque j'étais enfant
Tout en écoutant le vent
Je partais en rêvant
Tout au bout de la terre
J'ai pris mon premier amant
Quand j'avais presque 16 ans
Sans baisser les paupières
Où vas-tu toi l'infidèle, toi la cruelle?
Où vas-tu Katy sans cœur ?
Je vais où va le vent
Jamais je ne m'en défends
Toute ma vie d'avant
Au jour le jour s'efface
Depuis pour tous mes amants
Je suis la fille du vent
Qui souffle au cœur  et passe
Où vas-tu toi l'infidèle, toi la cruelle?
Où vas-tu Katy sans cœur ?
Pourtant le vent le soir souvent
Me parle d'espoir et quand j'ose le croire
Alors mon cœur  devient lourd
Qu'il vienne enfin cet amant!
Lui qui pourrait faire du vent
Le beau tourment de l'amour
Où vas-tu toi l'infidèle, toi la cruelle sans cœur ?"


Elle s’en est allée ce samedi 2 novembre 2019, à 80 ans et quelques jours à peine, emportant avec elle cette voix si particulière, aux tonalités rauques profondes, aussi capable de monter très haut en délicates trilles et arabesques vocales incomparables… Marie douceur, Marie colère, Marie la classe.