lundi 19 avril 2021

Michèle Torr, et après?


Et après les années 2010 ? Eh bien peut-être les concerts reportés suite à la pandémie de Covid 19 et aux mesures  gouvernementales successivement prises vont-ils finalement avoir lieu, à partir de l’automne 2021 ou bien même en 2022 ?

Voici les spectacles dont les places sont effectivement en vente actuellement sur les divers sites de location:

 Le 16 octobre 2021, Maison de la culture de Clermont Ferrand

Le 17 octobre 2021, Le Prisme à Aurillac

Le 14 novembre 2021, Espace pierre Bachelet –La cartonnerie à Dammarie les Lys

Le 23 janvier 2022,  Espace André Lejeune à Guéret

Le 29 janvier 2022, Cabaret Le Mirage à Mezos

 Il est certain que, après ces mois difficiles, le monde de la culture et le paysage musical ne seront plus les mêmes et que certains auront beaucoup de mal à s’en remettre…

 Michèle Torr prépare avec Guy Mattéoni un spectacle en piano-voix… Est-ce que c’est ce spectacle-là qui sera présenté aux dates  précédemment énoncées, ou bien celui avec l’orchestre de Richard Gardet, 50 ans de chanson dernière version?

Il paraît que ce piano-voix sera sensiblement différent du précédent tour de chant…

Guy Mattéoni, chef d'orchestre sur la tournée "Age tendre et tête de bois", est un grand arrangeur. Il fut directeur d'orchestre de pas mal de grands noms dont Michel Fugain, Michèle Torr... pour qui il a arrangé les albums Lui, J’en appelle à la tendresse, Olympia 2003 (avec Jean-Yves Rigaud), Midnight Blue en Irlande (en partie), A mon père-Adieu, Donne-moi la main, donne-moi l’amour, 20 ans d’amour…, Chansons de toujours, Qui, I Remember You, Je t’avais rapporté ;

 pour qui il a aussi écrit et composé nombre de chansons dès les années 80, dont certaines coécrites avec elle : Mon fils, Adieu Lennon, Le ghetto, Change la vie, Le vagabond du soleil, Mes amis musiciens, Romantique féminine, La couleur des larmes, Mon fils (1985, seconde chanson portant ce titre), Chanson d’adieu, Une mère d’autrefois, Un amour qui m’appelle, Amour de ma jeunesse, Je n’ai pas les mots (Les mots pour te dire), I Remember You, Carnaval à gogo, Sixtees, Je t’avais rapporté, Je suis love, Passion fatidique, Puisque c’est un adieu, Je pense à vous, Rentrer sur scène, Vivre dans l’instant, et dernièrement, sur l’album Diva dont il a assuré les arrangements, Je ne veux chanter que l’amour (paroles et musique), Tout l’amour du monde et Ils s’aiment, et alors ? Enfin, c’est lui le compositeur des cinq chansons inédites de l’album de 2019 qu’il a aussi entièrement arrangé : La première chanson, Je n’ai plus le temps, On aurait pu on aurait dû, Je vais bien, Les jours heureux… 



Le piano, un instrument de musique souvent évoqué par la chanteuse…

en 1967 dans Toute la plage danse.

« Rappelle-toi cet air vieillot

Que l’on jouait ensemble sur ton piano

Il est sorti de l’anonymat

C’est un succès je n’entends que ça »,

Naissance fictive d’un tube, mais la jeune fille se trouve séparée de son comparse et lui demande de revenir près d’elle où…

«… toute la plage danse

Des soirées entières

Toute la plage danse

Sur [leur] air ».

Une chanson joyeuse sur un rythme musical qui rappelle les « années folles ».

« Au bord de l’eau un petit bal s’ouvre en plein vent

Comme autrefois les petits bals de nos parents

Cet air  vieillot

Ce vieux piano

Tout nous fait rire rire

Et malgré ça tout en dansant entre tes bras

Je me vois un beau dimanche

Tourner en robe blanche

Ainsi qu’un tableau du passé… »

Est-ce mon cœur ou le printemps ? (Chanson inédite, 1970) ,

« Un vieux piano mécanique garde au cœur de son rouleau

La rengaine nostalgique que chantaient Juliette et Roméo… 

J’aime écouter la musique du vieux piano d’autrefois

Quand il devient diabolique pour chanter Samson et Dalila…»,

On s’aimera un peu, beaucoup, (Chanson inédite, 1970),

toutes deux seraient signées Pascal Sevran.

« Et piano va l’amour

Passe le temps

Et piano va l’amour

Toujours plus fort

On s’aime et l’on s’embrasse encore

Un peu plus fort

Nous sommes à tout jamais liés au même sort

Et piano va l’amour

Au long des jours

On s’aime et piano va l’amour »,

Et piano va l’amour, 1973.

Mister Mélody, en 1976, nous parle d’un musicien menant une vie de bohème (« Il dormait à la belle étoile »), s’accompagnant d’un piano mécanique, boîte à musique contenant « mille chansons », « une chanson triste pour tous les malheureux (la la la la…), une jolie mélodie pour tous les amoureux (la la la la)», des « ritournelles nostalgiques », chansons aux « mots magiques » et aux musiques « originales, pleines de vie »…

« Mets la droite à gauche

La gauche dans ta poche

Et ton mouchoir par-dessus »,

foin de la chanson engagée :

« désengage-toi,

Déconcerne-toi

Ce n’est pas pour ça qu’on est venus ».

 Si, musicien, tu « mets un tube dans ton piano », c’est pour qu’on s’amuse !

Mets un tube dans ton piano, 1976. 

« Une photo sur le piano

Me rappelle un amour qui me fait tant pleurer »,

Je n’oublierai jamais, 1977.

Dans Le cours de chant, en 1978, il est question d’une très jeune fille qui rêvait de devenir chanteuse et apprenait à chanter, « sur la musique de son professeur de chant », accompagnée par « le piano du professeur » qui « remplaçait à lui-seul ses jouets d’enfant ».

Ce professeur s’appelait Mme Viaud, et c’est lui (ou elle plutôt) qui a cosigné cette dernière chanson.


Dans Le bistrot, ambiance intimiste quand la chanteuse du lieu…

« [s’]assied sur le piano,

Il y vient des princes des ducs même

Parfois quelque beau matelot… ».

La Chanson inédite « ne se joue pas au piano…, elle n’est même pas dans un tiroir ni dans la caisse d’une guitare », et « ce n’est pas un rock ou un slow » mais c’est quand même une très belle chanson évoquant le passage de la scène à la vie quotidienne qui, dans un sens ou dans l’autre, est comme une petite mort, ou une renaissance…

En 1981 , Michèle Torr, qui a chanté l’adaptation de And I love her, devenue Et je l’aime, rend hommage à Lennon, assassiné quelques mois avant, avec Adieu Lennon. Les Beatles, « quatre garçons dans le vent », pour, Yesterday, une « révolution » musicale qui a les yeux de la jeunesse, avec pour seules armes des guitares et des pianos électriques…

Michelle  « salue ton époque toi qui nous quittes, adieu Lennon… »

Dans Le ghetto,  on entend du flamenco, du blues et le piano de Léo (Ferré).

« Le romantisme au féminin

C’était un baiser sur la main

Quand George Sand aimait Chopin…

Et moi je suis comme ces pianos qui pleurent de nostalgie… »

Romantique Féminine.

« Jouer sur un piano

Un adagio d’Albinoni…

Les choses de la vie

Sont une symphonie… »

Les choses de la vie, 1987.

1988. Où est ton étoile est un hommage à Elton John : « … qui [chante] les Fleurs du mal en symphonie, … qui [est] piano, … qui [sait] les mots… ».

 « Ecoute le piano s’y est mis

Ecoute ce que la musique dit… »

La vie la nuit, 1995.

En écho à Romantique féminine :

« Je suis comme ces pianos qui pleurent

De nostalgie qui pleurent

Sans dire un mot qui pleurent… »,

Comme ces pianos, 2002.



On espère que l’on retrouvera dans ce nouveau tour de chant la grâce d’un moment vécu à l’Olympia en 1996 quand elle entonna accompagnée d’un seul piano Ne m’oublie pas, Sortir ensemble ou Hymne à l’amour… Autre moment fabuleux que l’on aimerait revivre, son interprétation vibrante de Sans amour de Pierre Bachelet au Petit journal Montparnasse en novembre 2005…


2021, 2022… le temps passe et les cinquante ans de carrière de Michèle Torr sont déjà loin derrière…

« Ne regarde pas en arrière

Va vers la lumière… »,

le 13 octobre 2023 cela fera soixante ans qu’elle aura signé son premier contrat, le 12 janvier 2024, soixante ans que sera sorti son premier disque.

Soixante ans de carrière, ce n’est pas rien, et il doit falloir du temps pour préparer un tel anniversaire.

On en est encore loin mais…

 

2021 sera l’année des soixante ans de carrière de Sylvie Vartan, qui a eu droit à un hommage lors de l’émission La fête de la chanson française sur France 2 avec La Maritza interprétée par Camélia Jordana avant qu’elle-même ne monte sur scène pour chanter un de ses titres, Aimer… signé Jean-Loup Dabadie. Pour fêter cet « événement », elle devrait être sur la scène du théâtre Edouard VII, pour deux soirées, les 11 et 12 octobre 2021 (un lundi et un mardi) + une soirée à la salle Pleyel le 20 novembre. Un livre vient de sortir et elle préparerait un nouvel album. Sheila vient de sortir un nouveau disque de chansons inédites et sera sur la scène de la salle Pleyel en novembre 2022 pour fêter également ses soixante ans de carrière… Et Françoise Hardy a publié un livre également, Chansons sur toi et nous

 

Il y a plus d’un an et demi disparaissait Marie Laforêt. Très vite après son décès on a appris qu’avant de s’en aller, elle avait préparé une Intégrale qui devait sortir quelques mois seulement après sa disparition, en mars 2020.

 

A l’heure où tout doit se passer dans l’instant, dans les médias et surtout sur les réseaux sociaux, avant qu’on ne s’empresse de tout oublier dès l’instant suivant, à l’heure où la musique est de plus en plus dématérialisée ; alors qu’en même temps, lorsqu’on regarde une émission comme N’oubliez pas les paroles sur France 2, on a l’impression que du répertoire de plus de 500 chansons enregistrées par Michèle Torr, on n’en a retenu que deux : Emmène-moi danser ce soir et Je m’appelle Michèle, qui sont proposées de temps en temps aux candidats, on se dit qu’en effet il y a urgence, et qu’il est temps de faire quelque chose pour mettre en valeur et préserver ce répertoire beaucoup plus large, varié et intéressant que ce que la postérité semble d’ores et déjà en retenir.

Etonnant aussi, à part Lââm et surtout Patricia Kaas, ce refus des chanteuses plus jeunes de s’inscrire dans la continuité de Michèle Torr… Nolwenn Leroy, Chimène Badi, Isabelle Boulay….

Regrettable enfin que sur les réseaux sociaux on ne trouve que des enregistrements et vidéos d’amateurs, éparpillés sans fil conducteur ni concept,  qui nuisent à l’image de la chanteuse plutôt qu’ils ne la servent.

Alors oui, à l’instar de Marie Laforêt et d’autres de ses consœurs et confrères, on peut penser que, pour fêter ses soixante ans de carrière, la chanteuse pourrait adopter une démarche similaire et nous offrir enfin cela, que certains lui demandent depuis plus de 20 ans déjà: une Intégrale …    

Bien sûr la question de la rentabilité d’un tel projet se poserait, ainsi que celle du format choisi (un coffret ? un cédérom ? et en matière de téléchargement ?) mais au-delà de cela, il s’agit paradoxalement de la préservation d’un patrimoine par nature éphémère, évanescent, car la musique et les chansons, ne s’agit-il pas avant tout de quelques vibrations dans l’air, perceptibles de seulement quelques individus, quelques centaines ou quelques milliers au mieux, à l’instant T ? De plus, il est vrai que retrouver tous les enregistrements, en plus des questions de droits liés aux maisons de disques, ainsi que choisir un support pour réunir plus de 500 chansons, n’est peut-être pas chose si facile… mais faisable, sans trop de doutes. Même si la question de certains choix se poserait.

 

Les années Philips



Pour les années Philips/Mercury, ce sont les douze  45 tours EP 4 titres des années 1964/1968 qu’on retrouverait :

Dans ma rue, Bon anniversaire, Quand je sors avec toi, C’est dur d’avoir seize ans ;

Dans mes bras oublie ta peine, C’est arrivé comme ça, Je me demande, Maintenant c’est trop tard ;

(On trouve ces chansons sur l’album 33 tours N°1 comportant 8 titres (25 cm) en France)

S’il m’aime, Moi je serai là, Va donc le lui dire, Viens me le dire à l’oreille.

(12 chansons que l’on trouve sur l’album n°1 comportant 12 titres (30cm) au Canada).

On se quitte, Hey hey, Toi l’orgueilleux, Et je l’aime.

Dis-moi maintenant, Une fille m’a pris celui que j’aime, Moi je rêve d’une plage, Nous sommes faits l’un pour l’autre

(Les 12 dernières chansons constituent, en France l’album n°2)

La grande chanson, Non à tous les garçons, Tout doucement, As-tu quelquefois pensé ?

Ce soir je t’attendais, Notre amour n’est pas mort, J’ai brûlé ta lettre, Je t’aime tant.

A ces huit chansons, il faut ajouter les 4 titres suivants, inédits en 45 tours, et présents uniquement sur l’album Ce soir je t’attendais :

Rien ne sera plus comme avantTout le bonheur de la TerreUn enfant viendraMais demain il sera trop tard.

Dom dom, Le film est trop long, Rien n’y fera, Viens allons danser

Dandy, Monsieur Superman, Doucement simplement tendrement, J’aime (1966)

Pauvre cœur, Il doit faire beau là-bas, Prends et donne, L’homme à la guitare d’or.

Only you, Regarde, Toute la plage danse, Ça c'est pour moi.

A noter qu’un album, Only you, est sorti uniquement au Canada. Il comporte : Only you, Toute la plage danse, Il doit faire beau là-bas, Dandy, Regarde, J’aime (1966), Prends et donne, Monsieur Superman, Pauvre cœur, Dom dom, Doucement simplement tendrement et L’homme à la guitare d’or.

Dernier EP en janvier 1968 :

Mon ange, Mais la vie c’est la vie, Ce que veut dire aimer, La cible

Deuxième version comportant un titre en plus : L’amour est bleu, et un en moins (La cible).

Un inédit en France : Si tu pars, extrait de la Bande Originale du Film Le diable aime les bijoux, en duo avec Donald Lautrec, sorti non seulement en 33 tours au Canada en 1967, mais aussi en CD sur une compilation du chanteur-comédien.

Les chansons suivantes sortiront entre 1968 et 1972 en 45 tours seulement :

Lady Winchester, Au bord d’une plage, Notre chanson, En regardant les amoureux, Je t’ai donné ma vie, Un homme dans ma vie,

En 1970, un magnifique album : Tous les oiseaux reviennent : Tous les oiseaux reviennent, Pour quelques roses, Quand le rideau est fermé, Mon amour, L’enfant et l’oiseau, Menue monnaie, Je vais faire sauter la banque, Pour toi, Aime, J’ai pleuré de joie, Ça, Fleur de soleil.

(Au Canada, Ça et Mon amour ont été remplacées par Alors on marche et  Ça pourrait être vrai, qui donne son titre à l’album)

En 45 tours : Les papillons, Rire ou pleurer, Ça pourrait être vrai, Alors on marche, C’était un petit homme, Pour un roi de cœur, Aime celui qui t’aime et Petit si petit.

De même Fleur de pavot (BOF L’homme qui trahit la mafia), Dis Pierrot (BOF Une fille nommée amour), Bye bye l’amour, avec le groupe Alliance (Michèle Torr, Herbert Léonard, Serge Prisset, Belinda).

 Dans la rubrique des inédits, il serait bien sur une intégrale de retrouver On s’aimera un peu beaucoup et Est-ce mon cœur ou le printemps (chansons écrites pour représenter –sans succès- la France au Grand Concours de l’Eurovision 1970) qui ont peut-être été enregistrées en studio, ainsi que Enfants d’aujourd’hui, hommes de demain, en Français, dont une version studio est sortie au moins au Japon, dans une Intégrale CD des chansons de Paul Mauriat.

En public, J’ai arrêté le temps n’est sorti que dans les pays de l’Est (Festival Orphée d’or, 1971) mais les enregistrements publics de chansons inédites en studio, de même que les versions étrangères et les raretés, sont souvent mis à part dans les intégrales.

Pourraient en faire partie deux titres : Au cœur de septembre et Toi et moi, enregistrés en 1968 sur un disque publicitaire pour une marque célèbre de boisson gazeuse…

 Et il paraît que Michèle aurait participé à un festival à Athènes, avec une chanson intitulée Rien qu’une larme

 

Les années AZ



A partir de 1973, et jusqu’à 1987, avant d’y revenir de 1993 à 1995, Michèle Torr enregistre chez Az.

1973 : Un disque d’amour…

Un disque d’amour, Paul, La ritournelle, La voix d’un enfant, La louve, Les amoureux, Une vague bleue, Never never live without you, Premier amour, L’an 2000, Et piano va l’amour, Un enfant c’est comme ça

1976 : Michèle Torr (Je m’appelle Michèle) ;

Je m’appelle Michèle, Caddy baby, Mes yeux bleus, Bleu, Paris laisse-moi vivre ma vie, Mister Mélody, Cette fille c’était moi, Soleil, A tes genoux, Mets un tube dans ton piano, Je chante, Le jardin d’Angleterre

           Michèle Torr (Jezebel…)

Jezebel, Vous qui passez sans me voir, Aimer comme je t’aime, Les feuilles mortes, Jambalaya, Perfidia, Exodus, Parlez-moi d’amour, Qui sait qui sait qui sait, La complainte de Mackie, Il ne faut pas briser un rêve, Stormy weather

1977 : Une petite Française (compilation dont les chansons uniquement sorties en 45 tours et sur cette compilation les titres parus uniquement en 45 tours sont Une petite française, Le mal de mai, Il viendra et Pour vivre heureux.

             J’aime

J’aime, La gloire ou bien l’amour, Je ne sais pas pourquoi, Si la musique, Je n’oublierai jamais, Nos arrières grands-parents, Petit papa Noël, Mon beau sapin, Dis-moi mon Dieu, Couleurs, Quatre saisons, Comme un voilier

1978 : Emmène-moi danser ce soir qui ne contient pas Chanteuse, la face B du 45 tours.

Emmène-moi danser ce soir, Boulevard du rock, Comme une mélodie d’automne, La musique de là-bas, Ave Maria, D’autres soleils, L’Italie, Profession artiste, Où que tu sois je t’aime, Le cours de chant

1979 : Chanson inédite (Discomotion)

Discomotion, La séparation, Ma première chanson, Le bistrot, Et l’amour, Au nord de la ville, Chanson inédite, Histoire de la musique populaire, La déchirance, Juste après l’été, Dans un coin de Sologne.

1980 :        Lui

Lui, La musique de mes idoles, Je t’aime tendrement, Le pont de Courthézon, N°1 avenue de la solitude, Rencontre, Juillet Août à Tahiti, Mon fils, pendant l’été, Love

1981 : J’en appelle à la tendresse

J’en appelle à la tendresse, Lettre ouverte, Adieu Lennon, Le blues de Paris, Ma mère a pleuré, De l’amour, Le ghetto, Doucement, Maman la plus belle du monde, Mélancolie femme

1983 : Midnight blue en Irlande

Midnight blue en Irlande, Histoire d’aujourd’hui, Changer la vie, Ile, Si on m’avait dit qu’un jour, A faire pleurer les femmes, L’homme à la moto, Ceux du parking générique de la série télévisée Joëlle Mazard, Le vagabond du soleil, Je l’aime

           A mon père /  Adieu

Adieu, Mes amis musiciens, La demoiselle, Rue de la Jamaïque, Romantique féminine, A mon père, Maman, La princesse aux pieds nus, Ma ville d’enfance, 1900

1984 : Donne-moi la main, donne-moi l’amour

Donne-moi la main donne-moi l’amour, Et si c’était à refaire, La couleur des larmes, Le château des grisailles, Minuit heure locale, Le temps, Pas bien dans sa vie, La province, T’es l’homme que j’aime, Papiers à fleurs, Mariage, la passionaria

1985 : 20 ans d’amour, Je t’aime encore, Aventurier…

Je t’aime encore, 20 ans d’amour, Aventurier, Mon fils (chanson différente de celle de l’album de 1980), Chanson d’adieu, Une mère d’autrefois, Chanson napolitaine, Un amour qui m’appelle, Amour de ma jeunesse, Je reviendrai dans mon pays, Petit Jean, Reviens

1986 : Qui

Qui, Un mot de toi, Dans ma vie, Le ciel s’en va, Ne me prenez pas mon fils, Et si plaisir d’amour, Amsterdam, Merci pour les mamans, Grace, Si tous les enfants du monde, France ton romantisme fout le camp, Cendrillon rock

           Chansons de toujours.

La mer, La vie en rose, Douce France, Ce monde, Kathy cruelle, A bientôt nous deux, C’est joli la mer, J’attendrai, Parlez-moi d’amour, Que reste-t-il de nos amours ?

Ce qui serait regrettable, si une Intégrale ne devait pas voir le jour, c’est que les albums suivants n’ont jamais été édités en CD :

1973 : Un disque d’amour…

1977 : J’aime

1979 : Chanson inédite (Discomotion)

1980 : Lui

1981 : J’en appelle à la tendresse

1983 : Midnight blue en Irlande

           A mon père /  Adieu

1984 : Donne-moi la main, donne-moi l’amour

1985 : 20 ans d’amour, Je t’aime encore, Aventurier…

Et cela fait beaucoup, d’autant que ce sont des titres phares du répertoire de Michèle. Certes, on trouve quelques titres éparpillés sur des compilations mais il est difficile de les retrouver et on a le sentiment que le charme de ces albums est en quelque sorte perdu…

Pour une intégrale, il faudrait ajouter à l’album de 1978 Chanteuse, à celui de 1979 Quand un homme a du charme, Océan, la version studio de Les roses blanches sortie uniquement en Belgique (avec L’homme à la moto présent sur Midnight Blue en Irlande en face B), à  celui de 1983 (A mon père / Adieu ) la chanson Le voyage en bateau (Bande originale du film Les parents ne sont pas simples cette année, signée Jean-Jacques Debout) et La chanson de la vie (maxi 45 tours collectif en hommage aux femmes du monde entier, à l’initiative d’Alice Dona) à l’album de 1985.

 

A ces chansons il faudrait ajouter celles enregistrées en public mais jamais en studio : Entrée des artistes, La Pologne, Chanter… Et à propos des albums en public, le choix de présenter une version intégrale des Olympia de 1980 (qui comportait une quinzaine de chansons et non pas seulement douze) et 1982 (12 chansons sur combien ?) pourrait être fait ; de même, il existe vraisemblablement un enregistrement de l’Olympia de 1987 (26 chansons !) dont on n’a aucune trace… Mais intégrer des albums publics entiers risque de poser le problème de la répétition de certaines chansons, qui pourrait être lassante. D’autant que, depuis  2002, Michèle Torr a fait le choix de publier chacun (ou presque) de ses spectacles parisiens. C’est pourquoi faire un disque avec uniquement les inédits en studio enregistrés en public pourrait être une option satisfaisante. Avec J’ai arrêté le temps... D’autant que des titres ultérieurs pourraient être ajoutés…

Dernière question : existe-t-il des inédits de cette période dans les tiroirs d’Universal ?

La chanson Adieu photographe qui devait sortir en 1987 a-telle été enregistrée ?

Qui sait ? qui sait ? qui sait ?

 

Les années Zone Music



De 1987 à 1990, Michèle Torr fait paraître ses disques sous le label Zone Music – Charles Talar ; deux albums et deux 45 tours :

1987 - I Remember You

I Remember You, Fleur de mai, C’est dur d’avoir seize ans, Les mots pour te dire, Carnaval à gogo, Et toute la ville en parle, Toi émoi, Les choses de la vie, Sixtees, Tu ne vaux pas une larme

1988 - Je t’avais rapporté

Je t’avais rapporté, Je suis love, Passion fatidique, Puisque c’est un adieu, Sentiments, Je pense à vous, Où est ton étoile, Partir un jour, Le chemin de bohème, Touchez pas à ma ville

1989 - Argentina (avec Le temps qu’il faudra en face B)

1990 – Victime de l’amour

 

Vogue



1991, chez Vogue, Vague à l’homme

Ceux qui laissent, Ophélia, Ne m’oublie pas, Ma vie avec toi, Danger liaison, Vague à l’homme, Rentrer sur scène, Les femmes dansent, Vivre dans l’instant, Voir Venise et repartir

 

Les années AZ (2)



1993 à 1995, Az à nouveau.

-          1993, A mi-vie

A mi-vie, Je serai ton amie, Mon sud, Fanny sur le port, Dans la maison du blues, Quand on n’a que l’amour, Les belles du temps présent, L’homme en or, J’apprends de vous, Du côté du soleil, Si je t’aime, la prière sévillane

-          1995, A nos beaux jours

Mes yeux bleus sont gris, A nos beaux jours, (Même ta femme a) Des états d’âme, La vie la nuit, Divorce, Un chant de sirènes, Au secours, Je te portais dans mon cœur , C’est elle qui t’a, Là où fond la banquise

 

Les années MT Production



A partir de fin 1995, Michèle Torr devient sa propre productrice (MT Production) et ses disques seront distribués par Polygram, Universal, New service, Warner ou Sony, ou bien uniquement disponibles sur www.micheletorr.com :

1995, Sortir ensemble (single)

1997, Seule

Seule, Tes silences, Une histoire d’amour, Regarde-les, Tes larmes, Harmonie, Le sac (tout ce qui reste d’une vie), Alors je chante, La vie tango, La fille du soleil, Dans le blues de l’amour, Tant je t’aime

1999, Je te dis oui (Charlotte, en public, en second titre)

1999/2000, pour les éditions Atlas, Ils chantent… Aznavour (Les comédiens), Brel (Amsterdam), Claude François (J’y pense et puis j’oublie), Michel Sardou (La maladie d’amour).Barbara (Ma plus belle histoire d’amour c’est vous)

2002, Donner :

J’ai donné, Comme ces pianos, Les clés de ma nouvelle vie, L’après bonheur, Apprivoise-moi, Ne lui reparlez plus d’amour, Je ne suis qu’une femme, Tu veux chanter, Emmène-la, S’en aller, Toutes les chansons ont une histoire, Je n’ai pas fini de t’aimer

Aimer est plus fort que d’être aimé (inédit, Best of)

2003, Michèle Torr chante piaf, C’est l’amour…

Mon manège à moi, C’est l’amour, Padam…padam, T’es l’homme qu’il me faut, Jezebel, Mon Dieu, Les amants d’un jour, La foule, La belle histoire d’amour, La vie en rose, L’accordéoniste, Non je ne regrette rien, Les mots d’amour, Hymne à l’amour, Exodus, Je sais comment (Milord est un instrumental, et Jezebel, La vie en rose et Exodus font là l’objet d’une deuxième reprise différente de celles de 1976 ou 1986).

2005, C’est un message, On a toujours besoin, Couleur tendresse

2006, La louve

Monsieur Cézanne, Côté soleil (La couleur des mots)

2008, Ces années-là

Sha la la hier est près de moi, Cette année-là, on aurait pu s’aimer d’amour, C’était toi, Si on se voyait ce soir, Son paradis c’est les autres, Encore, Pour ne pas vivre seul, Dans le temps, Age tendre et tête de bois, Toutes ces nuits, Sorry oui sorry, Toujours dans mon cœur, On se reverra

2011, Best of 3 CD

Avant d’être chanteuse, Notre Père, Vous m’avez tout donné

2012, Chanter c’est prier

Chanter c’est prier, Ave Maria, L’envie d’aimer, Chante, Fais-moi un signe, Je crois en toi, Toi qui m’as tant donné, Coupo Santo, Notre Père, Il faudra leur dire, La mémoire d’Abraham, Quand vint la grâce

2014, Diva

Je ne veux chanter que l’amour, Tout l’amour du monde, Haute fidélité, Je ne veux que toi, Ils s’aiment et alors ?, Quand tu m’aimes, All I want is You, Route 66, Il se peut que je t’aime encore, Qu’est-ce qu’ils disent, Diva

2019, Je vais bien

La première chanson, Je n’ai plus le temps, On aurait pu on aurait dû, Je vais bien, Les jours heureux 



Une Intégrale pourrait être aussi l’occasion de réunir de nouvelles versions studio de chansons plus anciennes :

-          Quand on n’a que l’amour, Profession artiste, Les mots pour te dire, A mon père, Une vague bleue, Midnight blue en Irlande, J’en appelle à la tendresse, La ritournelle, La fille su soleil, Juillet-Août à Tahiti, Emmène-moi danser ce soir, Tes silences, Et toute la ville en parle, La prière sévillane, Tant je t’aime, L’hymne à l’amour, La quête (Michèle Torr – Acoustique « Mes plus belles chansons », 2001)

-          Tous les oiseaux reviennent, réarrangée par Jean-Michel Bernard pour le film L’amertume de la chanteuse devant l’utilité des fils barbelés (2002)

-          La louve, Emmène-moi danser ce soir,  La louve (2006)

-          Les choses de la vie, Un enfant c’est comme ça, Romantique féminine, Sentiments, Rentrer sur scène, La grande chanson, Chanson inédite (Je vais bien, 2019) ;

 

… de réunir les versions en public de chansons jamais enregistrées en studio, outre Entrée des artistes, La Pologne et Chanter déjà citées :

-          Sur les routes, Je sais (Portrait de scène, 1999)

-          C’est ma première, Les mots bleus (Olympia 2002)

-          Un prince en Avignon (Olympia 2005)

-          Je suis seule ce soir, Si je n’avais plus et le medley de chansons de Mistinguett (Trianon 2015)

-          Douce nuit sainte nuit, La prière, Le Noël de la rue, Halléluja (Tout l’amour du monde, tournée des églises, 2016) ;

 

… de réunir, avec l’aide de l’INA, des enregistrements de chansons effectués pour la télévision, comme Il faut savoir, Sous le ciel de Paris, Tant qu’il y aura des étoiles, Mon âme au diable, Rue Saint Vincent, Etienne, La Mamma… (à l’Olympia, avec le groupe Alma Ritano). Et il y en a probablement d’autres ;

 

… et qui sait, de (re)découvrir des inédits :

-          en public, Ma star à moi, L’an 2000 (Casino de Paris, 1999)

-          en public aussi, Ecris-moi, Sans amour (Petit journal Montparnasse, 2005).

Si tant est qu’il en existe des enregistrements.

-          En studio, pour l’album de 2014, d’autres chansons ont été proposées, intitulées A la dérive, Elle chantait la foule, Comme avant, Imagine quand je t’aime… Certaines ont peut-être été enregistrées, qui sait ?

-          Et qui sait s’il n’y en aurait pas d’autres encore ?

 Dernier ajout, très anecdotique : Michèle Torr a participé en 1998 à l’enregistrement d’une chanson, Donne un peu de ton cœur, pour un album, Demain peut-être… toit, au profit des sans abri :

« (La ville est sale) de cette misère qui s’étale, dis, Paris, t’as pas cent balles ? » y chante-t-elle, à la suite d’Herbert Léonard.

 Mais une Intégrale ne pourrait faire l’impasse sur les versions étrangères !

 Sempre e solo no, adaptation de Non à tous les garçons, signée Serge Gainsbourg, traduite par A. Testa, et en face B Quella cazone (La grande chanson, signée B. Liferman et J. Plait, adaptée aussi par A. Testa).

Ce soir je t’attendais en 1966  a donné lieu à 4 adaptations :

-         en Allemand Er kommt heute abend, en face B J’ai brûlé ta lettre devient Ich habe genug ;

-         en Anglais Only tears are left for me et I love that man;

-         en Espagnol,  Michèle Torr canta en español : Esta noche te esperaba et Queme tu carta (c’est un Ep 4 titres qui sort mais les deux autres chansons restent en Français : As-tu quelquefois pensé? et Tout doucement, alors que les titres sur la pochette sont en espagnol);

-         en Italien, Stasera ti aspettavo et Bruchero le tue parole.

En 1971 est sorti un 45 tours au Japon avec les versions japonaises de J’ai pleuré de joie et d’Enfants d’aujourd’hui, homme de demain, cette chanson étant restée inédite en France, alors qu’elle existe aussi en version en public, sur un 33 tours japonais : World popular Song Festival in Tokyo 1971. Et une rarissime version studio…

En 1975, Cette fille c’était moi devient Wie das Leben so spielt et Bleu, Die Farben dieser Welt.

En 1977, Michèle Torr participe à nouveau à l’Eurovision et Une petite Française paraît en quatre versions étrangères :

-         en Allemagne Die schönsten Blumen blühen auf dem Land, (Le mal de mai en français en face B) ;

-         en Angleterre (I’m just) A simple country girl from France , (Une petite Française en face B);

-            en Italie La mia canzone et Cosa farai di me (Vous qui passez sans me voir, moitié en Français et moitié en italien, en face B)

   -         en Espagne Una francesita, (Le mal de mai en face B).

  Une Intégrale, donc…

 A moins que, pour fêter soixante ans de carrière, elle ne se contente de venir proposer sur une scène parisienne un dernier spectacle, rodé en province, après avoir pris le temps de l’imposer et de le peaufiner, un piano-voix Intimiste tel que celui qu’elle serait en ce moment en train de répéter. Pourquoi pas ? Avec un CD et un DVD à la clé…

 

Mais une intégrale, ce serait… comme ça !



 

mercredi 3 mars 2021

Michèle Torr: Alex Vizorek, témoignage d'admiration


Rappelez-vous, Alex Vizorek, humoriste et chroniqueur sur France Inter, en particulier dans l’émission Par Jupiter ! : grand fan de la chanteuse, il avait fait des pieds et des mains pour que Michèle soit invitée dans cette émission ; elle y était venue en septembre 2019, où elle avait été très chaleureusement accueillie par Alex et sa comparse Charline Vanhoenacker, beaucoup mieux que par l’équipe d’Anne Roumanoff sur Europe1, qui s’était montrée assez acerbe ! A l’occasion de la sortie de Je vais bien, on avait pu entendre en entier Je n’ai plus le temps.

Entendu sur Culture Box le dimanche 21 février à la fin du spectacle Alex Vizorek est une œuvre  d’art  quand l’humoriste fait défiler des photos de personnes à qui il souhaite rendre hommage: « Michèle Torr c’est le chaînon manquant entre Pamela Anderson et Marguerite Duras » !

 La photo, c’était un tweet pour annoncer le passage de Michèle dans l’émission, titré Michèle Torr, enfin !  Référence au dieu Thor … du tonnerre dans Par Jupiter !




 

dimanche 7 février 2021

Michèle Torr, admirables années 2010 (10).


Après ces cinq années particulièrement intenses, la décennie 2010/2020 a continué plus paisiblement (au moins sur le plan professionnel) pour Michèle Torr, avec en 2016 la suite de la tournée des églises et des cathédrales (en janvier, février, novembre et décembre) ainsi que, en janvier 2016, la sortie du CD Tout l’Amour du Monde, précieux car il contient l’enregistrement en live de 4 reprises par ailleurs inédites : Douce nuit, La prière (de Brassens), Le Noël de la rue (d’Edith Piaf) et l’Hallelujah de Léonard Cohen (version française d’Edith Martel).

En janvier 2016, Michèle Torr a été promue au grade de Commandeur des Arts et des Lettres, en reconnaissance de ses cinquante ans de carrière.

Puis une nouvelle tournée a démarré en mai 2016, qui s’est prolongée jusqu’en avril 2017, avec une étape le 4 juin 2016 à Pertuis  au profit de la Sep pays d’Aix avec cette fois Herbert Léonard, Bernard Sauvat et Stella Mattéoni.

Le 5 août, Michèle Torr, de même que son ami Hervé Vilard, s’est produite à Beyrouth au Liban pour le festival Ehdeniyat.

Dès novembre 2016 dans Le Progrès, elle annonçait un nouveau projet discographique :

« Je ne vais pas beaucoup sur les réseaux sociaux mais je regarde quand même un peu ce qui se dit de moi… Il y a quelque temps, je suis tombée sur un site internet qui m’est dédié, qui s’appelle L’Admirateur , qui est tenu par deux messieurs. Grâce à ce site, j’ai redécouvert des chansons que j’avais un peu oubliées. Il y a eu les tubes et puis, à côté, il y a eu de formidables autres chansons, très belles mais que l’on a moins entendues et qui sont un peu tombées dans l’oubli.

Tout cela m’a en effet donné envie de réenregistrer ces chansons qui étaient un peu passées à la trappe. Un coffret spécial est donc en projet, un coffret qui contiendra, entre autres, toutes les chansons que l’on trouvait à l’époque sur les Face B des 45 tours. »

En attendant la réalisation de ce projet, un DVD est sorti en 2017, Je m’appelle Michèle, regroupant des extraits d’émissions de télévision auxquelles Michèle a participé.

De l’Olympia au Trianon est un double DVD sorti quant à lui en juillet 2017, avec l’enregistrement des spectacles du 11 janvier 2015 à l’Olympia et du 18 octobre 2015 au Trianon. L’occasion de revoir ces deux beaux spectacles et de pouvoir réécouter les inédits du Trianon : Je suis seule ce soir de Léo Marjane, Si je n’avais plus de Charles Aznavour et un medley savoureux de chansons de Mistinguett.

Michèle a en outre participé au festival Enfant Star et Match à Juan Les Pins au profit des enfants avant de revenir à Pertuis 15 juillet 2017 avec Nicoletta, Henri Giraud, Stella Mattéoni et  Les Chevaliers du Fiel.

Du 4 au 11 novembre 2017 la voici en croisière, avec  Age Tendre. Puis en piano-voix avec Guy Mattéoni au Cabaret Saint Martin, une envie qui ne datait pas de la veille…


2 janvier /21 avril 2018 Tournée Age Tendre.

2018 marque le retour de Michèle Torr sur la tournée Age Tendre, ressuscitée par Christophe Dechavanne la saison précédente. Voici ce que l’on a pu lire de ci-de là :

« Et surtout, ces deux mille cinq cents personnes qui, lors des deux séances, se lèvent, toutes ensemble, et applaudissent à tout rompre Michèle Torr, interprétant a cappella le Mon Dieu créé et chanté pour Edith Piaf en 1960 ».

 « …Après Michèle Torr. Je m’appelle Michèle, Emmène-moi danser ce soir, J’en appelle à la tendresse, ses tubes des années 70 mais aussi une reprise de Piaf a capella à tomber. Une grande Professionnelle que cette Michèle Torr. Elle aura passé sa vie sur scène avec une exigence dans sa présentation, son travail très précis, professionnel. Pareil pour Isabelle Aubret qui suit ».

« …il y a quelques moments de grâce même, comme cette reprise de Mon Dieu d’Edith Piaf, a cappella par Michèle Torr, sans même un micro. Puissant ».

"...Michèle Torr, 70 ans, qui dans un défi à l'altération des cordes vocales qui affecte tout chanteur grisonnant,  se prend à interpréter a cappella Mon Dieu d'Edith Piaf - sans musicien ni choriste,  ni même de micro".

« ...Elle s'appelle Michèle: Michèle Torr a ravi le public en interprétant Mon Dieu d'Edith Piaf a cappella... »

« ...Une salle… conquise par la version a cappella de Mon Dieu par Michèle Torr ».

« Elle a beau avoir 70 ans, chanter depuis des lustres, elle continue de se présenter quand elle entre dans la lumière. Je m'appelle Michèle. Et quarante ans après la sortie de son tube, Michèle Torr attend encore qu'il l'emmène danser ce soir. Puis, pour démontrer que le poids des ans n'a en rien altéré ses cordes vocales, elle se lance un défi : interpréter Mon Dieu, d'Edith Piaf, a cappella. Avant de s'éclipser... »

« Dick Rivers, Michèle Torr, Isabelle Aubret et Dave ont livré des performances de haut vol… »

« ... Michèle Torr a poursuivi avec notamment une chanson a cappella et a brillamment prouvé qu'elle a conservé une voix superbe… »

« Je les aime tous ! Mais Michèle Torr, c’est ma préférée… »

« …c’est au tour de Michèle Torr d’entrer en scène. Vêtue d’une longue veste noire, elle fait chanter le public sur J’en appelle à la tendresse et Emmène-moi danser ce soir. Mais surtout, elle se livre à une performance a cappella en reprenant une chanson d’Édith Piaf, Mon Dieu. »



A signaler aussi en février la sortie d’un double CD Best Of 70 avec des chansons sorties entre 1968 et 1981, dont certaines inédites en CD.

On retrouve en autres dates  Michèle le 9 août 2018 aux Arènes d’Arles puis le 7 octobre en la Cathédrale Saint Siffren de Carpentras avec Le Condor puis  à l’Alhambra, à Paris, le 2 avril 2019, pour fêter avec Marcel Amont ses 90 ans… Elle y croise Christophe, avec qui elle renoue pour un moment dont on trouvera des photos partout dans la presse, tout juste un an avant les décès de celui qui était le père biologique de son fils Romain.



Réédition en double CD dans la collection Olympia de ceux de février 80 et décembre 82 (concernant le second, pour la première fois en CD).



En mai 2019 paraît enfin Je vais bien, fruit du projet discographique annoncé en 2016. Un disque très différent de ce qui avait été annoncé puis qu’il ne contient aucune face B! Il paraît que Michèle Torr a longtemps hésité sur le choix des chansons, au point qu’on a cru le projet abandonné. Il paraît qu’elle a pensé réenregistrer des titres comme Chanson napolitaine de 1985, L’après-bonheur de 2002, ou des reprises déjà à son répertoire : C’est l’amour d’Edith Piaf (2003), Aimer est plus fort que d’être aimé de Daniel Balavoine (2002) ou encore Emmenez-moi de Charles Aznavour, qu’elle n’avait jamais chantée. Elle en a finalement choisi seulement 7 : La grande chanson, Un enfant c’est comme ça, Chanson inédite, Romantique féminine, Les choses de la vie, Sentiments et  Rentrer sur scène. Des chansons connues de son public puisqu’elle les a chantées sur scène à certaines périodes, à l’exception de Sentiments et de Les choses de la vie. Ayant renoué avec l’inspiration grâce à ce retour en studio, elle a préféré faire une place à 5 chansons nouvelles, dont elle a écrit les paroles pour 3 d’entres elles : La première chanson, On aurait pu, on aurait dû et Je n’ai plus le temps, avec deux titres signés Guy et Stella Mattéoni : Je vais bien et Les jours heureux

A nouveau sur les routes en tournée, elle est à Pertuis le 7 juillet 2019 avec Le Condor, Michel Drucker, Frédéric Zeitoun et  Stella Mattéoni.

Dans son nouveau tour de chant, elle interprète quelques-uns de ses tubes les plus marquants : Un enfant c’est comme ça, Emmène-moi danser ce soir, J’en appelle à la tendresse, A mon père, Je m’appelle Michèle ou Discomotion, de même que des chansons de quelques-unes  de ses « étoiles », à savoir des chanteurs qu’elle admire le plus, comme Edith Piaf : T’es l’homme qu’il me faut, Félix Leclerc : Le petit bonheur ou Léonard Cohen. Elle fait aussi découvrir quatre des chansons de son nouvel album : Je vais bien,  La première chanson, dédiée à sa maman et à ceux qui l’ont portée pendant tant d’années à savoir son public, ainsi que Je n’ai plus le temps, où il est question des femmes maltraitées en lesquelles elle a pu se reconnaître parfois… Les jours heureux est un twist qui apporte un peu de légèreté et donne un air de fête à la fin du spectacle, avant l’Hallelujah de Léonard Cohen.

La décennie 2010 s’est terminée paisiblement pour Michèle Torr avec un concert en piano-voix à la chapelle Saint Joseph à Marseille en décembre.



Et après ?

Après quelques dates d’une nouvelle tournée Age Tendre que l’épidémie de Covid 19 a prématurément interrompue, les années 2020 ont fort mal commencé pour le monde du spectacle vivant et de la musique qui devait en plus faire face à une profonde mutation de ses modes de diffusion.

Les perspectives ne sont guère réjouissantes et on a hâte de pouvoir revenir applaudir les artistes qu’on aime dans les salles de concert et les théâtres.

En attendant on peut se consoler en revoyant les enregistrements des beaux spectacles que Michèle Torr nous a laissés, avec les DVD du meilleur de Michèle Torr en public, qui date de 1995, des Olympias de 2002, 2005, 2008, 2011 et 2015, ainsi que du Trianon de 2015.

Et après…


 

lundi 11 janvier 2021

Michèle Torr, admirables années 2010 (9).

 


2015. Une année en forme de conte de fées que nous avons vécue, effarés rimbaldiens qui ont  eu le droit de regarder de loin, petits garçons, petites filles aux allumettes, attendant qu’une Cendrillon à la voix d’or se mette à chanter, qu’une étoile descende vers eux, avec ferveur…


Dimanche 11 janvier 2015. Une atmosphère étrange a envahi Paris. Nous sommes dans une ville blessée qu’un attentat vient de meurtrir, à l’Olympia  où Amour, toujours, le premier spectacle du Paris de Michèle Torr, va commencer, Boulevard des Capucines, alors qu’une marée humaine se déplace entre la place de la République et celle de la Nation. La salle s’est tout de même bien remplie. La première partie a été assurée par Zize du Panier, dans un esprit « cabaret », « Music Hall», tel que l’aime Michèle Torr qui a à cœur de donner leur chance à des artistes moins connus. Nous voilà plongés par cette « blonde » qui ne s’appelle pas Michèle dans une ambiance provençale et amusante, sans prétention. La salle se laisse gagner par le rire…


En deuxième partie, Michèle Torr. D’abord vêtue de son habit noir puis en veste crème sur chemisier et pantalon de cuir noirs…

Après la première chanson, nouvel appel à la tendresse,

35 ans après l’attentat de la rue Copernic :

« Merci d’être venus en ce jour si particulier… », pour introduire Je ne veux chanter que l’amour… 

« Devant les synagogues, les mosquées, les cathédrales », elle en appelle à la tendresse et elle chante, Je ne veux chanter que l’amour, Tout l’amour du monde, Ils s’aiment, et alors, Je ne veux que toi…

Dès le début du spectacle c’est l’émotion qui prévaut. Les applaudissements sont nourris après la plupart des titres, souvent les spectateurs se lèvent et frappent longtemps dans leurs mains, après les tubes de même qu’après les nouvelles chansons. Ovation plus marquée encore après La quête, a cappella. C’est une ambiance d’amour et de fraternité, d’ouverture et de tolérance qui a empli la salle : Michèle Torr a parlé d’amour, toujours bien sûr, de toutes les formes d’amour, y compris des amours homosexuelles, elle a parlé de foi, elle a évoqué ses « héros »: Piaf, Brel, son père… Ses chansons les plus connues étaient là, régulièrement réparties, de même que six (sur onze) du très beau nouvel album de la Diva que le public a portée « à bout de bras » (dommage cependant que la chanson n’ait pas été chantée en entier à la fin). Emotion prenante qui a fait parfois couler des larmes sur ses joues. Emotion vibrante en particulier au moment de J’en appelle à la tendresse, évidemment. On est repartis après un spectacle un peu plus court que de coutume avec  le sourire aux lèvres, les notes de Laisse-les dire dans la tête et du baume au cœur…


 Après, le 13 avril 2015, la sortie dans les bacs de Diva , distribué par Sony,  permettant enfin au CD, jusque là uniquement disponible sur le site de la chanteuse, d’être à portée de main pour tous, le 21 juin 2015, jour de la fête de la musique, Michel Drucker consacre enfin un Vivement Dimanche ! à Michèle Torr.

Avec des invités de choix : Pierre Croux, un écrivain provençal qui a raconté le mariage des grands-parents de la chanteuse, Jean François Gérold (Le Condor), avec qui elle a chanté l’hymne de la Provence, le chef Edouard Loubet, restaurateur à Bonnieux, le professeur Pelletier pour évoquer la recherche concernant la sclérose en plaque, Vianney, Gilles Dreu, Mathilde Seigner, Dominique Besnehard, admirateurs de longue date,  David Lelait Hélo, Didier Barbelivien qui ont écrit pour elle, et surtout Charles Aznavour.

Elle y a chanté J’en appelle à la tendresse ainsi que Je ne veux chanter que l’amour (et donc Coupo Santo, avec Le Condor).

On a pu aussi voir plusieurs extraits de l’Olympia 2015 : Diva, Chanter c’est prier et Je ne veux que toi.

Michèle Torr a également rendu hommage à Mistinguett, avec un medley, pour Charles Aznavour, que l’on a pu réentendre au Trianon.

Une jolie émission et un joli succès :

toutelatele.com : « Vivement dimanche : Michèle Torr plus performante que Julien Doré *».

1,28 million de spectateurs l’après-midi, et 2,11 millions le soir.

* Invité la semaine précédente.

 Le 3 juillet 2015, à l’ENCLOS DE LA CHARITE à PERTUIS, organisé par Michèle Torr, Romain Vidal et la SEP Pays d’Aix, troisième gala au profit de la recherche contre la sclérose en plaque, avec Dave, Christian Delagrange, Henri Giraud, et  Stella Mattéoni. 


A partir du 13 juillet 2015, à Berre l’Etang, tournée d’été 50 ans de chanson :

et nous voici, au cœur de l’été, quelque part sur la place d’un petit village de Provence, entre Berre l’Etang  et Sénas, pour fêter avec la chanteuse, accompagnée de l’orchestre de Richard Gardet,  pas très loin de là où elle a appris à chanter, sous la musique de son professeur de chant, ses 50 ans de chansons. On y a bu, dans l’air brûlant du Sud, à la coupe sainte, voyagé de Courthézon jusqu’à Séville, et  jusqu’au bout du monde. En cet été 2015, en Provence, elle s’est donc muée en dame de charité pour quelques dates éparses, du côté de Pertuis ou de Salon-de-Provence, pour la Sep Pays d’Aix ou pour le Blé de l’espérance, au profit des enfants malades de l’hôpital…


Le 18 octobre 2015, c’est au Trianon, Boulevard de Rochechouart, dans le 18ème arrondissement, que s’est prolongé… et terminé le Paris de Michèle Torr. Nous nous sommes retrouvés dans un théâtre idéal, d’or et de velours, un café-concert imaginaire, pour un spectacle intimiste où se sont succédé les gosses et les femmes de Paris, réincarnés par une chanteuse inspirée qui a été tour à tour une femme séparée de son homme par la guerre, ou bien trahie, abandonnée par lui, ou encore une star du music-hall, une diva, un ange  rouge et noir, affublé de plumes multicolores, de strass et de paillettes, qui a chanté pour nous faire pleurer autant que pour nous faire rire.

Ce ne fut pas un spectacle intimiste tel que le laissait préfigurer son titre, avec un piano-voix-violon du début à la fin, mais assurément un spectacle personnel, imaginatif et  riche. Et un vrai "cœur à cœur" a bien eu lieu.

Vêtue de mousseline rouge et de dentelle noire puis de satin noir tout brodé de strass elle a chanté un certain nombre de ses tubes : Midnight Blue en Irlande, Discomotion, J’en appelle à la tendresse, J’aime (extrait), Emmène-moi danser ce soir et Je m’appelle Michèle, alors que ses musiciens et choristes ont entonné, entre les deux parties du spectacle, un « medley » au cours duquel on a pu entendre, presque dans l’ordre chronologique, C’est dur d’avoir seize ans, Dans mes bras oublie ta peine, Ce soir je t’attendais, Cette fille c’était moi, Une vague bleue, Lui et Une petite Française. Peut-être y manquait-il Un enfant c’est comme ça, mais entendre ces extraits aura été bien agréable.

Alors que de Chanter c’est prier il n’est resté que Coupo Santo, de son dernier album Diva, Michèle Torr a chanté cinq chansons, Je ne veux chanter que l’amour, Tout l’amour du monde, Il se peut que je t’aime encore, Diva et Qu’est-ce qu’ils disent ?

Pour la partie « intimiste », on a pu écouter A mon père ainsi que, pour débuter la seconde partie,  Chanson inédite (intimiste sur le plan des paroles, mais pas des arrangements !),  le très théâtral Et toute la ville en parle et surtout, Diva...


Mais là où elle a le plus étonné, c’est en recréant, dans ce beau théâtre du Trianon, au pied de la butte Montmartre, l’ambiance des cafés-concerts d’antan, en donnant à son spectacle des couleurs de récital de chanteuse réaliste, auxquelles ont contribué la reprise de Je suis seule ce soir de Léo Marjane, mais aussi T’es l’homme qu’il me faut d’Edith Piaf, Il se peut que je t’aime encore, de Charles Dumont (et Sophie Makhno), Si je n’avais plus, d’Aznavour, ou encore Quand on n’a que l’amour, de Brel, interprété a cappella et sans micro…

Mais Michèle Torr aime le rire et le music-hall, c’est pourquoi elle a aussi choisi de proposer, affublée d’un grand « truc en plumes », un « medley » de chansons de Mistinguett tout empreint de gouaille bien parisienne, avant  le primesautier Ils s’aiment et alors ? (sur les amours homosexuelles, qui rappelle par son thème le Comme ils disent d’Aznavour). Et puis elle a chanté Diva, qui a pris là toute sa dimension, à la fois intimiste, avec le ton de la confidence et des accents de Barbara pour s’adresser au public, mais aussi humoristique, avec l’insertion par Georges Chelon dans la mélodie d’Alice Dona, de l’extrait de L’Air des Bijoux de Charles Gounod, cher à La Castafiore, tout en restant  dans l’ambiance café-concert qui teintait l’ensemble du spectacle.

Et c’est avec humour aussi qu’elle s’est tournée enfin tournée vers le public pour dire, en réponse à la question habituellement posée par les journalistes pour savoir si cela ne la gêne pas d’être une chanteuse populaire, avec un zeste d’Arletty dans le ton et dans le geste : « Pas du tout ! », annonçant ainsi sa dernière chanson, le festif  Qu’est-ce qu’ils disent ? .

Elle a tenu la scène du Trianon sans filet avec vingt et une chansons devant un public de fidèles admirateurs venus moins nombreux qu'au premier rendez-vous à l’Olympia, mais plus large que celui d’ « Amour toujours ». En effet, le choix de cette salle, au pied de la butte Montmartre, a attiré un public sensiblement différent, composé de personnes de toutes tranches d'âge qui venaient découvrir pour certaines pour la première fois, sur scène, la chanteuse populaire. 


Du Paris de Michèle Torr, il nous reste heureusement le double DVD De l’Olympia au Trianon que l’on peut se procurer sur le site www.micheletorr.com .

 

Décembre 2015 enfin : nous voilà sous les voûtes d’une cathédrale ou d’une église, où la chanteuse prie comme elle chante, à tire d’aile et en plein ciel, des chansons de Noël et des prières, pas forcément pieuses, pour faire sa profession de foi et d’amour, d’amour des enfants, tel celui qui demeure vif en chacun de nous, d’amour des autres, d’amour fraternel, d’amour universel, quand on n’a plus que ça…

Chanter c’est prier,   à Aix-en-Provence, puis à Bergerac, c'était Noël avant Noël.

Pendant l’avant-spectacle, parmi les airs de musique classique interprétés par Mathieu Chocat, Sébastien Trognon (Pierre Schmidt est venu les rejoindre après à la guitare), on aura reconnu l’air de Schubert qui a donné naissance à Dis-moi mon Dieu, la chanson que Michèle Torr a enregistrée en 1977 sur l’album J’aime.

Ensuite, après la prestation de la chorale locale (Les Petits Chanteurs d’Aix à Aix et Chœur en B, dirigé par Eric Picot, à Bergerac), c’est Michel Monaco en Provence et Thomas Hernandez en Périgord qu’on a écoutés pour quelques chansons.

Puis Madame Michèle Torr, vêtue d’une belle et sobre robe noire sous un manteau de neige dont elle s’est défaite assez vite, dont le répertoire a été revisité et réorchestré par Mathieu Chocat, et c’est un superbe bouquet de chansons qui a formé ce nouveau tour de chant aux couleurs spirituelles.

Une promesse tenue donc,

« Ce n’est pas une messe

Rien de plus que ma promesse… »,

Chanter c’est prier.

Pour les « classiques » Michèle Torr a choisi de garder  Midnight Blue en Irlande pour son atmosphère, J’en appelle à la tendresse, A mon père et Un enfant c’est comme ça, particulièrement prenant. Mais aussi, inévitablement, Emmène-moi danser ce soir

Pour les reprises, elle a choisi Douce nuit, Le Noël de la rue (d’Edith Piaf), La prière (de Georges Brassens) et l’Allelujah (adapté de Léonard Cohen) en plus de l’Ave Maria de Gounod, de Mon ange de Bruno Coquatrix, de Quand vint la grâce (adapté de Amazing grace) et de Quand on n’a que l’amour.

Elle a aussi rendu hommage à Sœur Emmanuelle avec Son paradis c’est les autres, s’est adressée avec la voix de Claude Barzotti à Notre Père et a entonné l’hymne provençal, Coupo Santo.


De son dernier album elle a gardé Je ne veux chanter que l’amour et Tout l’amour du monde, dans un spectacle qui nous a emportés de la parfois triste, parfois belle réalité à la magie céleste, en passant par l’univers poétique des Effarés d’Arthur Rimbaud.  

Avec une voix grave et incandescente, telle une braise enfouie, que l’on peut retrouver en se procurant Tout l’amour du monde…, le CD du spectacle. www.micheletorr.com .


Quelle belle façon de fêter cinquante ans de carrière ce fut que de nous offrir en un an à peine ces quatre spectacles différents!

A suivre.



vendredi 4 décembre 2020

Michèle Torr, admirables années 2010 (8).

 


2014.

L’année de tous les rendez-vous.

Car c’est le 12 janvier 1964 qu’a effectivement commencé la carrière de Michèle Torr, avec la sortie de son premier 45 tours quatre titres…

Et nous en arrivons donc à 50 années de carrière révolues. Et il s’agit donc de fêter cela, du mieux qu’il sera possible de le faire. Si l’année commence en douceur avec une participation à la fin de celle qui devait être la dernière tournée Age tendre, c’est là aussi, sous l’œil attentif de Michel Algay qui en est le concepteur et le producteur depuis près de dix ans,   que se prépare en coulisses la succession d’événements qui, dans l’esprit de celui-ci, viendront couronner cette longévité de plus en plus rare dans le monde éphémère du spectacle et surtout du « show bizz ». C’est pourquoi, afin de constituer le plus bel album possible, demande est faite aux auteurs compositeurs qui participent à la tournée ainsi qu’à ceux qui participent à une nouvelle croisière Age Tendre, du 27 février au 4 mars 2014, de proposer à Michèle Torr de nouvelles chansons… Et comme en parallèle avec la « dernière » tournée a vu le jour une autre tournée, le « petit Age Tendre », la liste des signatures potentielles ne cesse de s’allonger. Même Michèle Torr a fait partie de cette tournée, un soir d’avril 2014, à Périgueux… Elle en a partagé l’affiche avec Alice Dona, Georges Chelon, Charles Dumont qui seront sollicités, de même que François Valéry, Jean-Jacques Debout, Alain Turban, Jean-Jacques Lafon, Danyel Gérard et d’autres encore… Certains n’ont pas donné suite, d’autres n’ont pas vu leur proposition retenue, mais ils seront plusieurs à répondre favorablement et à jouer le jeu.


 Avant la sortie de l’album annoncée pour l’automne, Michèle Torr va continuer à chercher pour elle-même d’autres chansons, et même en écrire, pour embellir encore ce séduisant projet,  mais aussi à se produire de ci de là : notamment à Vaison-la-Romaine dans le cadre du festival Georges Brassens.

« L’espace culturel a fait salle comble ce dimanche, pour le dernier concert du festival Brassens. C’est un Georges Boulard ému qui a accueilli « l’enfant du pays » en la personne de Michèle Torr.

[…] De sa voix chaude et puissante Michèle Torr a, dès la première chanson, conquis le public. De La prière sévillane à Emmène-moi danser ce soir, avec L’envie d’aimer et aussi De Courthézon à Vaison  (NB: Le pont de Courthézon) qu’elle a interprété en duo avec sa petite fille, c’est sous un tonnerre d’applaudissements que l’artiste a clôturé en beauté le Festival Brassens 2014 ». La Gazette locale.

A l’Olympia de Paris avec Le Condor en invitée d’honneur de Jean-François Gérold, le jeudi 8 mai pour interpréter avec un grand orchestre la Coupo Santo. 

(On a eu droit aussi en mai à une belle émission de télévision, La parenthèse inattendue, de Frédéric Lopès. Avec aussi Dominique Besnéhard et Jérôme Ferrari).


 A Pertuis le 8 juin pour le deuxième concert au profit de la SEP Pays d’Aix.

Aux Flâneries d’art contemporain d’Aix-en-Provence, organisées par Andréa Ferréol, le samedi 14 juin 2014, avec une séance de dédicaces et la lecture de lettres (échanges épistolaires entre mères et filles), occasion aussi de montrer encore une envie, une tentation de toucher le métier d’actrice en se faisant conteuse.

A Bandol, le dimanche 26 octobre, pour un concert avec Olivier Leroy et le Chœur Régional Gospel du Var au profit de l’association SEP Pays d’Aix.


Avant cela, pour octobre, a été donné un autre rendez-vous, avec le coup d’envoi et les premières dates de « Rendez-vous avec les stars » dont elle fera aussi partie.

 Qu’est-ce qu’ils disent (en exclusivité), La quête de Jacques Brel (elle a débuté avec lui à 14 ans) a capella, Et toute la ville en parle, Emmène-moi danser ce soir, Discomotion et  Une vague bleue seront les chansons interprétées par Michèle Torr dans ce nouveau spectacle dont plusieurs dates ont dû être reportées et dont le nom est vite devenu « Age Tendre - Rendez-vous avec les stars ».


Enfin a été annoncé un ambitieux projet de plusieurs scènes parisiennes, en 2015, appelé « Le Paris de Michèle Torr »… Olympia le 11 janvier, Casino de Paris (finalement annulé) le 14 juin, Trianon le 18 octobre…



Quand on découvre en décembre l’album Diva, on y trouve donc les chansons recueillies dans les coulisses d’Age Tendre. Elles ont pour titre Haute fidélité, signée Patrick Loiseau, le compagnon de Dave, avec Philippe Delépine et Philomène Kouadio, Route 66, signée Alain Turban, avec Mario Santangeli, Il se peut que je t’aime encore, signée Charles Dumont et Sophie Makhno, et Diva, signée Georges Chelon pour les paroles et Alice Dona pour la musique.

C’est Guy Mattéoni, le chef d’orchestre d’ Age Tendre, qui a déjà signé les arrangements des albums studio de Michèle Torr, de 1980 avec Lui, à 1988 avec Je t’avais rapporté, ainsi que de Argentina en 1989, de Victime de l’amour en 1990 et de quelques titres de l’album Vague à l’homme en 1991, Guy Mattéoni donc, qui signe les arrangements de l’album mais aussi la musique de Tout l’amour du monde et de Ils s’aiment et alors. C’est aussi lui qui a entièrement signé le titre phare, Je ne veux chanter que l’amour. Les paroles de Tout l’amour du monde sont de Michèle Torr, de même que celles de Qu’est-ce qu’ils disent (musique de Daniel Mecca), tandis que celles de Ils s’aiment et alors sont de David Lelait Helo, très présent sur Chanter c’est prier et à qui Michèle a tenu à faire une petite place. La dernière signature, la plus prestigieuse, n’est autre que celle de Charles Aznavour, qui a offert à Michèle Torr l’hymne à l’amour qu’elle espérait de lui depuis si longtemps, Je ne veux que toi. On en découvre aussi la version anglaise, All I want is you (Texte en anglais adapté par Dee Shipman). Et il lui offre enfin une version féminine et torride de sa propre chanson Quand tu m’aimes.




Dans Haute Fidélité  aux accents de Stephan Eicher quant aux arrangements pop, la métaphore de l’amour comme musique file tout au long des paroles : l’amour, c’est la quête de « l’accord parfait » en « haute fidélité », quand bien même « l’harmonie paraît fragile au milieu du chaos et du bruit », c’est « un pari impossible… qui se joue des dissonances, des sorties de scène, des parasites et autres coups de larsen » ainsi que des « désaccords ».

«Enchaînée de plein gré à ma liberté…

Telle est ma liberté

Aimer

En haute fidélité

A tout jamais ».

Haute fidélité.

Dans  Route 66,  California dreamin’ à la française, il est aussi question de musique :

« Un coucher de soleil

Sur la route 66

C’est ta voix qui m’appelle

Comme une chanson d’Elvis

Un coucher de soleil

C’est la Californie

Je chanterai pour elle

Je chanterai pour lui

Un coucher de soleil

Sur la route 66

C’est partager encore

L’amour et mi amor »,

du rêve américain que nourrissent beaucoup de chanteurs et qui restera hélas un rêve…

On y trouve aussi un clin d’œil des auteurs et compositeurs à leur propre tube passé :

« Ce soir j’ai plus sommeil j’irai jusqu’à chez toi

Retrouver le soleil à Santa Monica »,

ainsi qu’une jolie réflexion sur le temps qui passe :

« Un coucher de soleil sur les années qui passent

Des monts et des merveilles et le temps qui s’efface

Des matins de printemps et des soirées d’automne

Les yeux de mes parents des lumières qui rayonnent

Des chemins de traverse

Et des sens interdits

Autant de maladresses

Et l'amour qui s’enfuit…

Un coucher de soleil sur un chemin de vie

C’est comme une étincelle dans mes états unis

Et sans semer de doutes

Ce soir dans nos esprits

Je sais combien ça coûte

De trop aimer la vie ».

Une chanteuse en paix avec elle-même.

Plus classiques, plus « grande chanson française » sont Il se peut que je t’aime encore que Charles Dumont offre à Michèle Torr après l’avoir lui-même « essayée » et Diva, sur une belle mélodie d’Alice Dona, les paroles sur mesure de Georges Chelon, aux accents de Barbara,

«C’est une histoire d’amour

Toi et moi

Un roman de toujours »,

 où il est question d’une autre plus belle histoire d’amour… qui dure depuis 50 ans.

« On est venus de loin

Toi et moi

Qu’il fut long le chemin

Pour en arriver là

Vous m’avez pris la main

Bien des fois

On a dû faire des choix

Vous et moi

Vous avez cru en moi

Je vous dois

Pour noyer mes chagrins

Vos larmes de joie

Et si ce soir devant vous

Je suis là

Cela ne tient qu’à vous

Qui avez fait de moi

Diva

Votre diva

Avec mon habit noir entre fille et garçon

Un peu rock et guitare au milieu des violons

Pour vous livrer ma vie au fil de mes chansons

Diva

Votre diva

Grisée par vos bravos

Portée à bout de bras

Je suis votre flambeau votre cri votre voix

Vous m’avez fait grandir

Et jusqu’à devenir

Diva… ».

Georges Chelon, c’est le chantre de toutes les plus belles émotions de la vie, qui manie aussi avec brio l’humour et la dérision, et c’est cela que l’on retrouve dans cette chanson intimiste

(« Mais si demain par erreur je vous blessais

Mais si demain par erreur vous me quittiez

Je ne serais plus

Qu’un ange déchu »)

 dans laquelle vient s’insérer un peu de Charles Gounod avec son Air des bijoux cher à la Castafiore.

« Diva

Votre diva

Je suis votre opéra

Vous êtes à mes genoux

Je ne m’appartiens pas

Vous m’acclamez debout

Je chante à pleine voix

Le grand air des bijoux

Ah ! je ris la la la la la

Ah ! je ris la la la la la ».

L’album Diva c’est celui des retrouvailles en studio entre Michèle Torr et Guy Mattéoni, également auteur-compositeur, qui signe avec Je ne veux chanter que l’amour une sorte de bilan avec la liste des thèmes chers à la chanteuse :

« J’ai chanté l’amitié

J’ai chanté la colère

J’ai parlé de la paix

Mais aussi de la guerre…

J’ai chanté les saisons

J’ai chanté la tendresse

J’ai parlé de la trahison

Mais aussi des faiblesses…

J’ai chanté ma famille

J’ai chanté ma Provence

J’ai parlé de moi jeune fille

Et de mes espérances… »,

Et oui, car cela fait donc cinquante ans que Michèle Torr chante… et qu’elle chante surtout l’amour :

« Je ne veux chanter que l’amour

Sans artifices et sans détours

L’amour volage déjà oublié

L’amour trop sage pour pouvoir durer

Je ne veux chanter que l’amour

Le cœur léger ou le cœur lourd

L’amour chamaille qui nous fait pleurer

L’amour canaille qui nous fait rêver…

Je ne veux chanter que l’amour

Sans artifices et sans détours

L’amour rebelle qui veut nous blesser

L’amour fidèle souvent désespéré

Je ne veux chanter que l’amour

Le cœur léger ou le cœur lourd

L’amour des autres le plus grand je crois

Celui qui donne celui qui reçoit

Je ne veux chanter que l’amour

Sans artifices et sans détours

L’amour mystère qui nous fait sourire

L’amour sincère qui nous fait plaisir

Je ne veux chanter que l’amour

Le cœur léger ou le cœur lourd

L’amour des autres le plus grand je crois

Celui qui donne… ».

Elle chante et aimerait encore chanter L’amour est éternel, l’amour universel…

« Dans les plus grandes salles

Même dans les cathédrales

Du bout du monde »,

comme elle l’a déjà fait du Canada au Japon, du Brésil au Liban… Et qu’elle va bientôt le faire dans les chapelles, les églises et les cathédrales.

Car :

« Tout l’amour du monde est dans cet instant

Le sourire d’un enfant aux bras d’une maman

Tout l’amour du monde dans un seul instant

Le regard d’un vieillard

Il n’est jamais trop tard

Tout l’amour du monde est dans cet instant

Le chagrin d’un inconnu qu’on rencontre au hasard

Tout l’amour du monde dans un seul instant

Donnons sans hésiter

Sans arrière-pensée

Donnons tout pour l’amour du monde

Il est là tout près tout près à portée de chacun

Donnons tout pour l’amour du monde

Il suffit de se regarder de se prendre par la main

Tout l’amour du monde est dans cet instant

Comme une communion une envie de partage

Tout l’amour du monde dans un seul instant

Comme un signe divin un cadeau un message

Donnons tout pour l’amour du monde

Il est là tout près tout près à portée de chacun

Donnons tout pour l’amour du monde

Il suffit de se regarder de se prendre par la main

Il est là tout près tout près à portée de chacun

Donnons tout pour l’amour du monde

Il suffit de se regarder de se prendre par la main »,

Tout l’amour du monde

(Michèle Torr/Guy Mattéoni).

Si Guy Mattéoni est là, il y a aussi sur le disque une place pour David Lelait-Helo et la défense de la cause des homosexuels, avec Ils s’aiment et alors ? car ces amours-là comme elle dit :

« Pour moi c’est de l’amour j’en suis sûre

Ce qui ne tue pas rend plus fort

Regardez comme ils s’aiment, et alors ? »,

Et une place pour Daniel Mecca avec qui Michèle Torr signe Qu’est-ce qu’ils disent ?

Coup de gueule contre les journalistes et surtout contre tous ceux qui ont critiqué une chanteuse jugée trop populaire, mot péjoratif devenu depuis élogieux dans les cours de récréation.

« Vous qui m’avez choisie vous savez ce que je suis

On sait que populaire ne s’apprend pas c’est mystère

Que tous nos rendez-vous sont la seule vérité

Merci pour tant d’amour je voulais juste chanter

Et dans le fond de mon cœur

Je ne garde que le meilleur

Laisse-les dire

Laisse-les dire

Et laissez-nous chanter ».

Et enfin, enfin ! Charles Aznavour.

Qui lui prête une version féminine de sa chanson Quand tu m’aimes. Version charnelle, très sensuelle, et même brûlante, côté femme.

« C’est le vent turbulent soulevant mes dessous

C’est la pluie de printemps qui vient lécher mes joues

Quand tu m’aimes

C’est le soleil brûlant qui caresse ma peau

Et l’air léger du temps au souffle doux et chaud

Quand tu m’aimes

C’est en plus de tout ça mille choses encore

Qui sont à toi et moi et perturbent mon corps

D’une infinie faiblesse

Quand tu m’aimes

C’est ta voix qui se perd dans un râle amoureux

Qui fait vibrer ma chair et qui mouille mes yeux

De larmes de tendresse

Quand tu m’aimes

C’est le Diable et l’Enfer mêlés à tous nos jeux

C’est le Ciel qui est offert à nous par tous les dieux

Quand tu m’aimes

C’est l’éclipse et l’éclair qui allume mes joies

C’est l’écume des mers qui se meurt sur tes doigts

Quand tu m’aimes

C’est pétrie par tes mains tous mes sens éveillés

C’est mon corps sur le tien nos souffles saccadés

Et nos gestes intimes

Quand tu m’aimes

Ce sont ces tendres cris et ces plaintes d’amour

Qui déchirent nos nuits et meurent au petit jour

Dans le plaisir ultime

Quand tu m’aimes

Quand tu m’aimes

Quand tu m’aimes

Mon amour ».

(Charles Aznavour)

Et rien que pour elle il a écrit Je ne veux que toi :

« Je ne veux que toi

Et pas autre chose

Pour semer l’espoir

Dans mon cœur meurtri

Pour que dans tes bras

Mes rêves se posent

Se métamorphosent

Au creux de ta vie

Je ne veux que toi

Et nul autre au monde

Dussé-je en mourir

Dussé-je en crever

Pour couvrir la voix

Etrange et profonde

Qui hurle et qui gronde

Dans mon cœur blessé

Je ne demande pas la lune

Je veux ensoleiller ma vie

Mais ça ni gloire ni fortune

Ne peuvent en payer le prix

Je ne veux que toi

Pour que tu enlèves

Le doute et la peur

Qui hantent mes jours

Et qu’enfin pour moi

Dans tes bras se lève

Une aube de rêve

Dans un cri d’amour

De concession en sacrifice

Je suis prête à n’importe quoi

Pour qu’enfin mon âme guérisse

Du mal de vivre loin de toi

Je n’attends qu’un mot

Tombé de tes lèvres

Pour fuir sans regret

Où tu le voudras

Par monts et par vaux

Que tu sois l’orfèvre

De mes nuits de fièvre

Blanchies dans tes bras

Sur mon âme en feu

Je jure crois-moi

Seule et devant Dieu

Je ne veux que toi ».

(Charles Aznavour)

Superbe texte adapté par Dee Shipman : All I want is you.

Un ton très grande chanson américaine, bande originale de film ou extrait de comédie musicale, qui nous met cinquante étoiles dans les oreilles…

Un bien bel album, que l’on aurait aimé un peu plus long, d’autant que l’on sait que certaines chansons ont été mises de côté.  Et même enregistrées pour certaines.

A suivre. 

 






jeudi 19 novembre 2020

Michèle Torr, admirables années 2010 (7).


2013, suite.

En France, dès le mois de mars, débute la huitième tournée Age Tendre, qui devait être selon la production la « der des ders ». Présentée par Julien Lepers, avec Hervé Vilard, François Valéry, Herbert Léonard, Le Grand Orchestre du Splendid, Jean-Jacques Debout, Dave, Annie Cordy, Danyel Gérard, Monty et… Michèle Torr : « … on est heureux, excités. On attendra le dernier jour pour être tristes ! » (Aujourd’hui en France). Guy Mattéoni à la direction de l’orchestre.

Quand Julien Lepers annonce Michèle Torr, les choristes entonnent Une petite Française et Michèle sortant de sa maison aixoise, au bord de la piscine dans le patio, signe de la main, arrivée sur scène par le côté droit, le duo virtuel avec une toute jeune chanteuse de 16 ans dont on voit le visage sur les écrans du fond, la moitié de Je m’appelle Michèle, de J’en appelle à la tendresse, d’Emmène-moi danser ce soir, la performance : La ritournelle, à cappella et sans micro, l’ovation, Chanter c’est prier (beaux arrangements de Guy Mattéoni), une prestation sobre mais originale, et c’est déjà fini.

« Je donne aux gens ce qu’ils attendent. Comme nous avons peu de temps chacun, on va à l’essentiel ! Et c’est comme ça qu’il faut voir cette tournée. Son succès c’est justement le mélange des genres. Tous les artistes qui se produisent sont dans la mémoire et le cœur des gens. Ils ne viennent pas pour moi. Ils savent qu’ils vont être heureux, voir un beau spectacle, et nous, on a juste à être bien sur scène, car tout est fait pour qu’on le soit ».

« Puis ce fut la voix chaude et puissante de Michèle Torr, avec un véritable instant de grâce entre voix et piano » (Le Progrès).

« Michèle Torr a envoûté la salle en chantant a capella sans micro, face à la salle Antarès ébahie ».

« … une Michèle Torr lumineuse », lira-t-on, entre autres, dans la presse.

« L’effet dernière saison joue à plein et les salles sont de nouveau remplies » (Michel Algay). Le succès est immense. Le spectacle enregistré le vendredi 22 novembre à Rouen est diffusé sur France 3 le lundi 23 décembre. Passage par le Palais des Congrès de Paris du 16 au 19 janvier 2014. Fin de la tournée en juin 2014.

Avant un « show rajeuni » annoncé pour octobre 2014 : Rendez-vous avec les stars.



Le 21 juillet 2013 a également eu lieu à Pertuis dans le Vaucluse le premier concert au profit de l’association créée par Romain Vidal, avec Michèle Torr pour marraine, Sep Pays d’Aix, qui soutient les malades atteints de sclérose en plaque, avec Hervé Vilard, Michel Leeb, Henri Giraud (sosie de Coluche), Guy et Stella Mattéoni… et Michèle Torr.

Avant le retour au Québec et la poursuite de la huitième tournée Age Tendre.

A suivre.



 

jeudi 5 novembre 2020

Michèle Torr, admirables années 2010 (6).

 « Les Québécois l’ont adorée, tout comme ses chansons, romantiques à souhait » si bien que promesse est faite de revenir en 2014.


Finalement, ce sera dès 2013, avec Herbert Léonard.

La promo commence au mois de février. Sur le site léonardettorr, mis en place pour promouvoir la tournée, on peut lire ce qu’a écrit Géraldine Calbete en 2003 :

« Elle a le visage d’un ange et la voix du diable. Cette voix si particulière, à, la fois langoureuse, caressante et puissante, aux accents rauques et veloutés, à la tonalité amère qui émane des tréfonds de son être. Michèle Torr possède une attraction presque animale qui vous prend au ventre et vous donne le vertige dans une envolée quasi-mystique ».

On peut lire aussi « une chanteuse populaire, de la France entière » (Michel Drucker), « une icône de la chanson pop française », et « c’est la chanson française, la crème de la crème, la meilleure » (J.P. Sylvain), pour annoncer 6 dates en avril et d’autres en octobre (ce sera finalement 18).

Dans ce spectacle spécialement conçu pour le Québec, Michèle Torr avec ses « airs à la Dietrich », chante 12 chansons en première partie (dans le désordre Une vague bleue, Emmène-moi danser ce soir, J’en appelle à la tendresse, Je m’appelle Michèle, J’aime, A mon père, T’es l’homme qu’il me faut, Discomotion, Et toute la ville en parle, Le pont de Courthézon, Chanter c’est prier et surtout Mon Dieu). En octobre, il y aura Cette fille c’était moi, Un enfant c’est comme ça et La ritournelle, à la demande du public.

Un public « bien content de la retrouver ». « Un moment fort, c’est lorsqu’elle a chanté a capella et sans micro […]. Le public était attentif et respectueux, on aurait pu entendre une mouche voler. Elle a bien mérité les applaudissements pour sa très grande performance » lira-t-on, mais aussi « beaucoup d’émotion dans l’air au cours de ce doux rendez-vous qui a produit une bonne dose de frissons chez un public emballé » ( P.O. Nadeau), ou encore «de belles grandes chansons, des airs indémodables qui continuent de toucher les cordes sensibles». On parle aussi « de chaudes retrouvailles » et du « charisme toujours exceptionnel de Michèle Torr et d’Herbert Léonard », du « public ravi », « très ému qui en redemandait », d’un « spectacle grandiose », « magistral sans précédent », d’une « Michèle Torr resplendissante » qui a reçu « une immense ovation fort émouvante » après une « incroyable première partie » (F. Demarteau). Sandra Godin parle d’un « public emballé », d’un «spectacle fort entraînant », d’une « côte d’amour extraordinaire pour une chanteuse qui « ne manque pas d’énergie », à la « voix toujours intacte qui résonne comme si le temps ne l’avait pas atteinte ».



Le CD Herbert Léonard et Michèle Torr chantent pour le Québec, d’abord annoncé fin mars, sort finalement le 17 septembre 2013. Il comporte 14 titres. D’abord 7 d’Herbert Léonard, puis 7 de Michèle Torr : Emmène-moi danser ce soir, Une vague bleue, A mon père, J’en appelle à la tendresse, Je m’appelle Michèle, J’aime et Chanter c’est prier. Une simple compilation donc, alors qu’on aurait pu espérer autre chose. Pourquoi pas plutôt une captation live du spectacle d’avril 2013 ? Ou au moins en final la version duo de Pour le plaisir, en live ou en studio ? Et pourquoi ne pas, en bonus, faire redécouvrir la chanson Bye bye l’amour, de 1971, par le groupe Alliance, dont les deux chanteurs faisaient partie ? Celle-ci n’a été disponible, après le 45 tours original, que dans le coffret Une voix, un cœur (Sélection du Reader Digest) de M. Torr, et sur son Long Box de 1999, Une petite Française…



Et en octobre, la tournée reprend et les éloges continuent de pleuvoir pour des « chanteurs talentueux [qui] ont offert au public un moment de nostalgie et de pur bonheur » devant un public « tellement chaleureux et enthousiaste » qui « donne tellement d’amour sur scène » (dit Michèle Torr, dont Françoise Le Guen souligne « la grâce et l’émotion », dont la « voix n’a rien perdu en puissance et en gratitude » selon Sandra Godin). P.O. Nadeau parle encore d’un « public conquis » et d’une « émotion qui viendra surtout de Michèle Torr, chargée d’ouvrir la soirée ».

« C’est [La ritournelle] qui produit l’impression la plus forte » avec « un surcroît de solennité» de la part d’ « un public manifestement captivé [qui] absorbait chaque mot, chaque syllabe, comme s’ils émanaient d’un oracle » avant une « ovation debout » « on ne peut plus méritée».

Et le spectacle (« un remarquable voyage dans le temps ») se termine par le duo de ces deux artistes dans « une forme remarquable »: Pour le plaisir !


A suivre.