Michèle Torr, ainsi sois-je, ainsi soit-elle…
En cet
automne 2021, Michèle Torr reprend sa tournée et nous revient avec un titre
inédit : Je te reviens… ( ou plutôt Quand on revient, créé par Nana Mouskouri,
en 1983,
adaptation de It’s good to see you –Allan Taylor. Paroles françaises de Pierre Delanoë).
"Quand on
revient
Vers ceux
qu’on aimeL’absence
mêmeParaît si
loinAu bord des
larmesAprès la
peineJe dis « je
t’aime »Et tu
reviensTu as beau
faireCent tours
de TerreDans mille
villesBrûler ton
cœurTa vie
entièreC’est la
frontièreLe fil
fragileDe ton
bonheurQuand on
revientVers ceux
qu’on aimeL’absence
mêmeParaît si
loinAu bord des
larmesAprès la
peineJe dis « je
t’aime »Et tu
reviensDes gens
massacrentDes millions
d’arbresEt des
rivièresEt de l’amourParmi ces
dramesMa seule
flammeC’est la
lumièreDe ton
retour
Quand on
revient
Vers ceux
qu’on aime
L’absence
même
Paraît si
loin
Au bord des
larmes
Après la
peine
Je dis « je
t’aime »
Et tu
reviens
Il faut
toujours
Que l’on
revienne
Vers ceux
qu’on aime
Je te
reviens
Bonjour
l’amour
Adieu la
peine
Oublie la
tienne
Je te
reviens
Il faut
toujours
Que l’on
revienne
Vers ceux
qu’on aime
Je te
reviens
Bonjour
l’amour
Adieu la
peine
Oublie la
tienne
Je te
reviens
La la la la
Mmmmm
Ooooo
Oublie la
tienne
Je te
reviens"On dit que
l’on soupçonne ceux qui abusent du « je » d’avoir un égo XXL. Ne nous
aventurons pas sur ce terrain….
Mais quand
on se rappelle le titre de certaines de ses dernières chansons, Je ne
veux chanter que l’amour, Je ne veux que toi, Je n’ai plus le temps… on
se rappelle aussi des titres plus anciens, Je m’appelle Michèle, J’aime, J’en appelle à
la tendresse et d’autres, moins connus, Je t’avais rapporté, Je te dis
oui, J’ai donné… et même I remember You, et l’on se dit que
décidément, cela vaut peut-être la peine de se pencher là-dessus, toutes ces
chansons où la chanteuse parle d’elle-même, ou feint de le faire…Et d’elle à
vous, de vous à moi, il n’y a qu’un pas… Cette fille c’était moi.
Ainsi
sois-je, ainsi soit-elle.
Ainsi soit-elle : elle s’appelle Michèle !
L’une de ses
chansons les plus emblématiques… « J'ai
toujours des cheveux blondsEt les yeux
bleu horizonJe chante
encore des chansonsVoilà ma
passionJ'aime les
oiseaux et les fleursJ'ai eu des
peines de cœurVoilà mon
erreurJe prends la
vie pourtant comme elle vientTelle que je
suis, moi je me sens bienEt je vis
comme je veux rien n'y changeraJe m'appelle
MichèleJ'ai le
cœur en ProvenceOù j’ai
laissé mes souvenirsJe m'appelle
MichèleJ'ai le
cœur en ProvenceOù j’ai
laissé mes souvenirsTous mes
souvenirsJ'ai
toujours l'amour aux lèvresIl m'arrive
d'avoir la fièvrePour un
garçon, une nuitOu pour une
mélodieL'amour ou
bien la musiqueJe resterai
romantique pour toute ma vieJe prends
l'instant souvent comme il vientJe ne
regrette pourtant jamais rienJe ris comme
je pleure mais tant pis pour moiJe m'appelle
MichèleJ'ai le
cœur en ProvenceOù j’ai
laissé mes souvenirsJe m'appelle
MichèleJ'ai le
cœur en ProvenceOù j’ai
laissé mes souvenirsTous mes
souvenirsJe m'appelle
MichèleJ'ai le
cœur en ProvenceOù j’ai
laissé mes souvenirsJe m'appelle
MichèleJ'ai le
cœur en ProvenceOù j’ai
laissé mes souvenirsTous mes
souvenirs »,Je m’appelle
Michèle, 1976.
Une chanson
de tous ses tours de chant, mais quand on l’écoute de plus près, pas si
personnelle : ouais, les cheveux blonds, oui, les yeux bleu horizon, oui, la
musique et les chansons, oui, les peines de cœur, oui, les racines en Provence,
oui, la philosophie du Carpe Diem,
profitons du moment présent, mais cela reste bien superficiel. Romantique ?
Sentimentale plutôt, en ce qui concerne le sujet de ses chansons. Et puis
n’est-ce pas une reprise de Rhinestone
cow-boy ? On en trouvera, dans son répertoire, de bien plus personnelles.
Mais pour
que l’on n’oublie pas qu’elle s’appelle Michèle, on l’entend aussi chanter son
prénom dans d’autres chansons.« Timidement
dis-moi « Michèle, je t’aime »Amoureusement
je suis restée la même»,Emmène-moi
danser ce soir, 1978.
« Je
connais le prénom
Du premier
des santonsSon père est
vigneronJe me
rappelleOn ne s’est
pas quittésDepuis la
maternelleEt pour lui
je m’appelleToujours
Michèle »,
Le pont de
Courthézon, 1980«J’étais
fière d’être celle
Que tu
appelais Michelle », «Et ce
putain de passéQui me revientJe me
souviens de nos étésUne bastide
un jardin Quelques
roses trop blanchesQu’on
appelait MichèleIl pleut sur la ProvenceJe pense à
toi »,
Tes silences, 1997.Et parfois
dans certaines chansons, ce sont les choristes - ou co-auteur!- qui s’adressent à elle.
« Dis-moi
MichèleToi qui as
reçu tant de rosesJe prie le
cielPour qu’une
pluie douce se poseSur mon
histoire… »,
Tu veux
chanter, 2002. Duo
avec David Lazaro en studio, avec Eric Payan en public.« (Dis-nous
Michelle qu’est-ce que tu as fait cette année-là ?)
J'ai découvert mon premier mon dernier amourLe seul le
grand l'unique et pour toujours le public », « (Michelle
c’est toi, toi qui nous as donné ces joiesToutes ces
années-là) »,On se
reverra, 2008.
Ainsi
est-elle, elle s’appelle Michèle.
Ainsi sois-je : mensonge ou vérité ?
« Alors c'est donc ça votre mondeMille et seule à la foisMoi, je ne veux plus tourner dans cette rondeMe déchirer pour lui, pour toiParfums d'amour et de scandaleJe suis si fatiguéeDe sourire quand j'ai malMensonge ou véritéJe suis une femme seuleEntourée mais si seule… »,Seule, 1997 (paroles de Michèle Torr).
« Mensonge ou vérité », on a beau entendre la chanteuse dire « je », on ne sait pas… On ne sait pas si le « je » qui s’exprime dans les paroles, c’est bien le sien – et dans ce cas est-elle sincère, ou ne l’est-elle pas ?- ou bien si c’est un personnage qu’elle incarne, le temps d’une chanson. Double « je », double jeu.
On se souvient que Michèle Torr chantait, en 1977 :
« Je ne suis pas MarylinJe n’aime pas la nuitEt dans les magazinesJe ne lis pas ma vieJe suis une provincialeJe n’ai pas lu PascalJ’ai une vie normaleC’est presque original…Je n'suis pas une idole
Qu'on aime et qu'on détruit
Je vis mes années folles
Toujours loin de Paris
Et sans avoir de Rolls
Il n'y a pas mieux je crois
Quand je vois quelques gosses
Qui jouent autour de moi… »,
Une petite française, 1977,elle chantait cela alors qu’elle avait tout fait, quelque dix ans plus tôt, cheveux blonds et boucles mi-longues savamment agencées, pour ressembler à Marylin.
Alors que, dans les magazines, toutes les étapes importantes de sa vie avaient fait et allaient encore faire les gros titres : amours, ruptures, naissances, mariages, deuils, nouvelles maisons, grandes ou petites occasions.
« Je suis une femme seuleEt dans ma tour d'ivoireEntre mariage et deuilToujours un peu plus seuleQuand tu t'en vas »,
Seule, 1997Provinciale, oui, n’ayant pas lu Pascal, c’est bien possible, une vie normale, enfin presque, ou pas tout à fait, pas si loin de Paris (avant le retour en Provence), mais un pied-à-terre en capitale tout de même. Et puis une idole, elle a tenté de l’être dans les années soixante, même si de certaines idoles elle voulait plus que la carrière éphémère.
Ainsi sois-je, ainsi soit-elle, elle est de celles, de celles qui aiment...
« Un vieux piano mécanique garde au cœur de son rouleauLa rengaine nostalgique que chantaient Juliette et RoméoOn s’aimera un peu, beaucoupA la folie ou pas du toutOn s’aimera passionnément pour toute la vieOn s’aimera rien qu’une nuitOn s’aimera pour quelques joursOn s’aimera oh ! mon amourC’est drôle la vie… »
On s’aimera un peu beaucoup, 1970.
Alors l’amour, elle l’a chanté en long, en large et en travers : « J’aime, je t’aime, je l’aime… ».
« Je lui donne tout mon amourMa vie entièreMais il me donne en retour la toute la terreEt je l'aime Il garde pour moi dans son cœur Tant de tendressePour mille années de bonheurEt de caressesEt je l'aime Je n'entends rienJe ne vois rienQue notre amour, notre amourPas une étoile dans les cieuxNe peut prétendreAvoir l'éclat de ses yeuxQuand il est tendreEt je l'aime Enfin vous avez comprisQuelle importancePrend cet amour dans ma vieMon existenceEt je l'aime Et je l'aimeEt je l'aimeOui, je l'aime.
Et je l’aime, belle reprise des Beatles, And I love her…Une fille m’a pris celui que j’aime, Je t’aime tant, Aimer comme je t’aime, J’aime, Où que tu sois je t’aime, Je t’aime tendrement, Je l’aime, T’es l’homme que j’aime, Je t’aime encore, Je suis love, Si je t’aime, Tant je t’aime, Je n’ai pas fini de t’aimer, Il se peut que je t’aime encore…
« J’ai chanté l’amitiéJ’ai chanté la colèreJ’ai parlé de la paixMais aussi de la guerreDans les plus grandes sallesMême dans les cathédralesDu bout du mondeJ’ai chanté les saisonsJ’ai chanté la tendresseJ’ai parlé de la trahisonMais aussi des faiblessesMais après toutes ces annéesLa seule véritéAu fond de moiJe ne veux chanter que l’amourSans artifices et sans détoursL’amour volage déjà oubliéL’amour trop sage pour pouvoir durerJe ne veux chanter que l’amourLe cœur léger ou le cœur lourdL’amour chamaille qui nous fait pleurerL’amour canaille qui nous fait rêverJ’ai chanté ma familleJ’ai chanté ma ProvenceJ’ai parlé de moi jeune filleEt de mes espérancesMais après toutes ces annéesJe n’ai rien oubliéEt c’est pourquoiJe ne veux chanter que l’amourSans artifices et sans détoursL’amour rebelle qui veut nous blesserL’amour fidèle souvent désespéréJe ne veux chanter que l’amourLe cœur léger ou le cœur lourdL’amour des autres le plus grand je crois...»
Je ne veux chanter que l’amour…« L’amour, mon amour, notre amour… »
Notre amour n’est pas mort, L’amour est bleu, Bye bye l’amour, Et piano va l’amour, Un disque d’amour, Mon amour, Premier amour, Parlez-moi d’amour, La gloire ou bien l’amour, Et l’amour, De l’amour, Donne-moi la main donne-moi l’amour, Un amour qui m’appelle, 20 ans d’amour, Amour de ma jeunesse, Et si plaisir d’amour, Que reste-t-il de nos amours, Hymne à l’amour, Victime de l’amour, Quand on n’a que l’amour, Une histoire d’amour, Dans le blues de l’amour, La maladie d’amour, Ma plus belle histoire d’amour c’est vous, Ne lui reparlez plus d’amour, C’est l’amour, La belle histoire d’amour, Les mots d’amour, Sans amour, On aurait pu s’aimer d’amour, Tout l’amour du monde…
« Aimer, aimer et encore aimer… »
Ce que veut dire aimer, Aimer est plus fort que d’être aimé, L’envie d’aimer, Ils s’aiment et alors ? Quand tu m’aimes…
Amour encore…
En regardant les amoureux, Les amoureux…
Amour, toujours !

Dans tout cela « y en a des bien », dirait Didier Super ! Certaines ont marqué la carrière de la chanteuse. D’abord sa deuxième plus grosse vente de 45 tours, plus de 500 000 exemplaires de J’aime, en 1977. Sur un instrumental du groupe Abba, qui revient… 40 ans après. Disque d’or bien sûr.
« J'aime, j'aime, j'aime la chanson que tu me chantais souvent,J'aime, j'aime, j'aime la chanson qui rappelle nos quinze ans.(A quinze ans on rêvait de partir, à Venise où ailleurs souviens-toi)Souviens-toi comme nous étions heureux quand on dansait tous les deux.(C'est vrai, je n'osais pas t'embrasser, et tu sais, je n'ai rien oublié)Et dis-moi, dis, qu'est-ce que tu deviens, je suis mariée tu sais bien.J'aime, j'aime, j'aime la photo où tu me prends dans tes bras,J'aime, j'aime, j'aime les mots d'amour que tu me disais tout bas.(Je t'aime comme la première fois, mais tu vois, rien n'est plus comme avant).Aujourd'hui toi, tu vis loin de moi et le monde est différent.(Je sais bien, c'est chacun pour soi, et nous n'aurons plus jamais quinze ans).N'oublie pas que l'on s'était promis de s'aimer tout une vie ».J’aime, 1977.Ensuite, ce sera selon les goûts de chacun, on a l’embarras du choix !
Et si plaisir d’amour en 1985, signée Christiane Mouron et Jean-Pierre Lacot, était particulièrement belle…
« Et si plaisir d'amourNe dure qu'un seul instantJe veux vivre un seul jourEt mourir maintenantEt si chagrin d'amourDure toute la vieJe veux pleurer toujoursPour mieux rire aujourd'huiJ' m'en fous de l'hiverJ' m'en fous de mourirJ' m'en fous de perdreJ' m'en fous de vieillirD'être la plus belleD'être en premierJ' m'en fous de la chanceJ' m'en fous de gagnerFolle de la vieFolle de l'amourDe tous les gensDe tous les fousFolle du cœurFolle tout courtDe toi, de vous, de moi, de nous…J' m'en fous d'hierJ' m'en fous de l'avenirJ' m'en fous de l'enferJ' m'en fous de souffrirDu temps qu'il faitEt des méchantsJ' m'en fous de la peurJ' m'en fous de l'argentFolle de la terre, des océansDe chaque fleurDe chaque enfantFolle de la nuitFolle du matinDu vent, du vinDe tout, de rien »,
Et si plaisir d’amour, 1986.Mais c’était peut-être davantage le « je » de Mouron que celui de Michèle Torr.
Et pour les reprises, celle inédite et très confidentielle de Sans amour de Pierre Bachelet au Petit Journal Montparnasse en 2005 était particulièrement forte.« Tu peux courir au sudQuand tu as le cœur en panneBrûler ta solitudeDans des feux de savaneEt dire que la chaleurC'est ta seule religionEt courir ton bonheurÀ tous les horizonsTu peux croire au soleilComme croyaient les IncasMourir comme une abeilleAu soleil de LimaEt venir dans mes brasPour me dire que tu m'aimesQuand ce mensonge-làTu n'y crois pas toi-mêmeSans amourLe soleil n'existe pasSans amourQuand tu brûles c'est que t'as froidCôté courRien ne te réchaufferaSans amourLe soleil n'est qu'un décorPour un jourUn point blanc, un astre mortSans amourQui ne touche que ton corpsSans amourTu cours après les truquagesLes recoursTu te saoûles d'éclairagesDe faux joursTa vie n'est qu'un maquillageTu te gouresTu veux tout essayerPour mieux brûler ta vieEt tourner sur un piedComme font les toupiesTu veux tuer le tempsPour le temps qui te resteEt tenter l'accidentSur l'autoroute de l'ouestTu veux tenter le rireEt tu n'es que cyniqueEssayer les déliresLes peyotls au MexiqueEt croire que c'est la vieEt dire que c'est l'amourEt jurer aujourd'huiQue tu m'aimes toujoursSans amourMême le rire n'existe pasSans amourQuand tu ris c'est que t'as froidCôté courRien ne te réchaufferaSans amourLa chaleur n'est qu'un décorPour un jourUn point blanc un astre mortS ans amourQui ne touche que ton corpsSans amourTu cours après les truquagesLes recoursTu te saoûles d'éclairagesDe faux joursTa vie n'est qu'un maquillage Tu te gouresSans amourNotre vie ça devient quoiSans amourÇa devient n'importe quoiCôté courOn l'avait pas vue comme çaSans amourSans amourLe soleil n'existe pasSans amourQuand tu brûles c'est que t'as froidCôté courEt rien ne te réchaufferaSans amourSans amour »,Sans amour.« D’autres chansons d’amourOnt tout changé tu saisJe n’ai plus jamais froid Les sentiments sont différentsMais je n’oublie pas »,Ma première chanson, 1979/1980.
Car d’autres chansons, à la première personne et qui parlent d’amour, il y en a bien sûr…Certes il y a celles qu’elle a empruntées à d’autres.A Claude François :« Tout le monde me demande si je t'aime encoreEt si je pense encore à toiIls me demandent de parler de mon cœurSi triste depuis de longs mois.Je mens un petit peu, et je dis fièrement,Cette histoire est finieMais je dois avouer que certains soirs peut-êtreParfois j'y pense et puis j'oublieJ'y pense et puis j'oublie,J'y pense surtout quand je suis seul.e la nuit,Et quand ton souvenirRevient me faire souffrirTrès vite j'y pense et puis j'oublie »,J’y pense et puis j’oublie. A l’occasion de la sortie de disques « Hommage », en 1998/1999. « Je sais que cette fois, c'est la finJe sais que l'on n'y peut plus rienJe sais que je devrais t'oublier,Que je ne devrais pas pleurer,Que je ne devrais pas crierMais je t'aime, je t'aime,Je t'aime…. »,Je sais. Sur le double CD Portrait de scène. A Edith Piaf :« Tu me fais tourner la têteMon manège à moi c'est toiJe suis toujours à la fêteQuand tu me tiens dans tes brasJe ferais le tour du mondeÇa ne tourn'rait pas plus qu'çaLa Terre n'est pas assez rondePour m'étourdir autant qu'toi »,Mon manège à moi.
«Non, rien de rienNon, je ne regrette rienNi le bien qu'on m'a faitNi le malTout ça m'est bien égalNon, rien de rienNon, je ne regrette rienC'est payé, balayé, oubliéJe me fous du passé
Avec mes souvenirsJ'ai allumé le feuMes chagrins, mes plaisirsJe n'ai plus besoin d'euxBalayé les amoursAvec leurs trémolosBalayé pour toujoursJe repars à zéroNon, rien de rienNon, je ne regrette rienNi le bien qu'on m'a faitNi le malTout ça m'est bien égalNon, rien de rienNon, je ne regrette rienCar ma vieCar mes joiesAujourd'huiÇa commence avec toi »,A Charles Dumont :«Je le sais j’aime direLes mots que tu attendsJe suis meilleure ou pireQue ce dont tu parles en rêvantJe suis une eau dormanteTu voudrais un torrentC’est vraiMais mon amour est bien plus fortQue la foudre et le vent du NordEt même après après l’automneIl se peut que je t’aime encoreJe ne sais rien des larmesJe ne sais rien des crisJe ne sais que la gammeDes chansons où je joue ma vieJe n’ai qu’une seule armeLes mots que je te disMais mon amour est bien plus fortQue la foudre et le vent du NordEt même après après l’automneIl se peut que je t’aime encoreJe suis mauvaise élèveAux leçons de la vieJe ne crois que les rêvesQue j’invente au fond de mes nuitsLe jour me les enlèveEt me laisse incompriseMais mon amour est bien plus fort… »,Il se peut que je t’aime encore. A Léo Marjane :«Je suis seule ce soir avec mes rêves,Je suis seule ce soir sans ton amour.Le jour tombe, ma joie s'achève,Tout se brise dans mon cœur lourd.Je suis seule ce soir avec ma peine,J'ai perdu l'espoir de ton retour,Et pourtant je t'aime encore et pour toujoursNe me laisse pas seule sans ton amour.Je viens de fermer la fenêtre,Le brouillard qui tombe est glacé ;Jusque dans ma chambre il pénètre,Notre chambre où meurt le passé… », Je suis seule ce soir, reprise au Trianon en 2015, évoquant la solitude et la détresse des épouses de soldats partis à la guerre ou bien des hommes partis en Allemagne pour le service de travail obligatoire… De même, à Charles Aznavour :« Si je n'avais plusSi je n'avais plusPlus qu'une heure à vivreUne heure et pas plusJe voudrais la vivreAu creux de ton litCar j'aurais chériMa peur à combattrePenché sur ta viePour l'entendre battreJe pourrais garderAu fond de mon cœurSous la terre froideUn peu de chaleurQue j'emporterais… »,Mais il y a aussi les siennes à elle…Coquette :« Je me demande ce qu’il faut fairePour le charmer et pour lui plaireQuand quelque chose est à mon goûtC’est à lui que ça ne plaît pas du toutLe parfum qu’il adoraitJe ne sais plus s’il va l’aimerVraiment pour pouvoir le satisfaireJe me demande ce qu’il faut faire »,Impatiente :« Moi je serai làQuand tu reviendrasCar je t’attendraiLe temps qu’il faudra…Je compte les joursQui me séparent de toiJe crois en notre amourComme je crois en toi… »,Sûre d’elle :" Tout est prêt je l'espèreJe n'ai plus rien à faireQue d'ouvrir car j'entends ton pasEt te voilà mais ne prends pas l'air étonnéCar je savais et je t'attendaisCe soir je t'attendaisJ'étais si sûre que tu viendraisOui je savais et je t'attendaisCe soir je t'attendaisJ'avais raison de t'espérer… »Ce soir je t’attendais, Eurovision 1966, pour le Luxembourg,« Dis-moi pourquoi tu me mentaisDis-moi pourquoi je te croyaisDis-moi pourquoi, dis-moi pourquoi Dis-moiLes mêmes mots servaient deux foisServaient pour elle et puis pour moi
Ces mêmes mots que je croyais à moi
Et j'ai brûlé, brûlé ta lettre
Où tu disais que tu m'aimais
Oui, j'ai brûlé, brûlé ta lettre
Et j'ai pleuré… »,
J’ai brûlé ta lettre, en face B.Juste amoureuse (de Jean Vidal, à qui elle a dit oui, en janvier 1969, à Avignon :
« Au matin de la première nuitJe suis devant toi telle que je suisJe t’ai donné ma vieEn te donnant mon cœurL’amour et le bonheurTu vois sont réunisJe t’ai donné ma vieEn te donnant mon cœurUn avenir meilleurTu vois nous est promis »,Je t’ai donné ma vie.« Tout l’amour dont j’avais rêvé
Les élans de ma sincéritéMon sourire ma confiance en toiJe te dois tout çaQuand je prends ma vie dans mes brasJe prends chaque foisLe monde avec toiEt ce soir encore une foisJ’ai envie de pleurer de joie »,J’ai pleuré de joie,
offerte par Enrico Macias à l’occasion d’un Olympia dont Michèle fut la vedette américaine (fin de première partie) en 1970. Magnifique ! "J'ai arrêté le temps
Pour mes printempsPour mes printempsEt j’ai pris tout le tempsPour mes printempsPour mes printemps…J’ai arrêté le tempsPour mes étés ensoleillésEt j’ai pris tout le tempsPour mes étés, pour mes étés…Passe le temps qui passeLe retenir puis le laisser partirLe laisser partirPasse le temps qui passeLe retenir puis le laisser partirLe laisser partirPartirJ’ai arrêté le tempsPour mes hiversPour mes hiversEt j’ai pris tout le tempsPour mes hivers, mes hivers…Passe le temps qui passe… »J’ai arrêté le temps, au Festival Orphée d’Or, en Bulgarie, où Michèle a obtenu le deuxième prix pour l’interprétation d’une chanson bulgare, adaptée par…Jean Vidal. Merci à Evgueniya pour la carte éditée là-bas pour l’occasion !Emouvante:«Une cigarette qui se consumeJe t’attends comme chaque soirLe temps qui passe n’arrange rienEt pourtant j’ai quand même un petit espoirJ’ai mis des fleurs dans la maisonEt voilà je tourne en rondUne photo sur le piano me rappelleUn amour qui me fait tant pleurer Je n’oublierai jamaisCombien je t’aimaisIl m’en faudra du tempsPour ne plus y penserJe n’oublierai jaisLes moments passésQuand chantaient les cigalesTout au long de l’été… »,Je n’oublierai jamais, signée l’ami fidèle C. Jérôme, deux ans avant le tube Discomotion.«Oh Oh Oh I remember youJe me souviens de nousI remember youJe me souviens de toutJ’aimerais te redire encore des « I love you »Histoire de se revoirUn jour un soir oh oh oh »,I remember you.Joueuse : Toi émoi ou Toi et moi ?
« Toi émoiJeux interditsDolce vitaOu love storyToi émoiVivre pour vivreL’avventuraQuoi qu’il arrive… »,Toi émoi.
Collectionneuse de clichés :« Je t’avais rapportéDes couchers de soleilSur fond de MéditerranéeJe t’avais rapportéDes musiques nouvellesJe t’avais rapportéDes bouquées d’orchidéesDu plus rouge éclatéDes voiliers dans le ventS’éloignant du rivageDes sourires d’enfantsCourant sur la plage »,Je t’avais rapporté.Je pense à vousComme aux amours adolescents qui gardent encoreLe sentiment d’aimer toujours plus fortMême à genouxJe pense à vousJe pense à vousEt nos visages qui se rapprochent se touchent encoreComme un regret sans avoir de remordsJe vous l’avoue… »,Je pense à vous.
Inspirée par Elvis :« Trop souvent j'ai découragé l'amour que tu voulais faireEt souvent je t'ai refusé la vie qui semblait te plairePourtant j'y repense et tout ce temps même quand fanaient nos bonheursJe te portais dans mon cœurJe te portais dans mon cœur… »,Je te portais dans mon cœur.Exquise : « Quand je t'ai vu la première foisJ étais ailleurs, j' étais pas làJe revenais de tellement loinJ' entendais plus, je voyais plus rienJe voyageais dans d'autres sphèresOù l'amour n'a plus rien à faireD'où vient cette énergie bizarreD'avoir encore envie d'y croireJe te dis oui à tes décors et à ta vieA tes encore et à tes nuitsA tes images plus ou moins sagesJe te dis oui à tes voyages et à tes crisA tes hiers à tes prièresA tes colères à ta folie Je te dis oui à tes extrêmesJe te dis oui à tes « je t'aime »Je te dis ouiA l'infini je te dis oui »,Je te dis oui, aux délicieux accents slaves, pour un single sorti en septembre 1999, à l’occasion d’un Casino de Paris.« J'ai donné mes nuits et mes jours
J'ai donné à l'amourJ'ai donné l'âme avec le corpsJ'ai donné à perdre le nordJ'ai donné souvent sans retourJ'ai donné tant d'amourJ'ai donné sans rien demanderJ'ai donné sans compter »,J’ai donné.« Je suis l’âpre parfum du givre
L’odeur du miel dans le laid chaudUne siamoise sur le qui-viveMais pas à pas je fais le gros dosDans mes cauchemars noirs comme la houilleJe serre les dents je sors les griffesLes bords de mon cœur n’ont plus de rouilleIls sont sauvages ils sont à vifJe t’en prie apprivoise-moiJ e veux des frissons pas des frimasBesoin de tes doigts qui me frôlentDe poser ma joue sur ton épauleJe t’en prie apprivoise-moiPlus je grandis et plus j’ai froidQuand je m’étire ma carapaceSe brise pour voir l’amour en face …»,Apprivoise-moi.Et pas autre chosePour semer l’espoirDans mon cœur meurtriPour que dans tes brasMes rêves se posentSe métamorphosentAu creux de ta vieJe ne veux que toiEt nul autre au mondeDussé-je en mourirDussé-je en creverPour couvrir la voixEtrange et profondeQui hurle et qui grondeDans mon cœur blesséJe ne demande pas la luneJe veux ensoleiller ma vieMais ça ni gloire ni fortuneNe peuvent en payer le prixJe ne veux que toiPour que tu enlèvesLe doute et la peurQui hantent mes joursEt qu’enfin pour moiDans tes bras se lèveUne aube de rêveDans un cri d’amourDe concession en sacrificeJe suis prête à n’importe quoiPour qu’enfin mon âme guérisseDu mal de vivre loin de toiJe n’attends qu’un motTombé de tes lèvresPour fuir sans regretOù tu le voudrasPar monts et par vauxQue tu sois l’orfèvreDe mes nuits de fièvreBlanchies dans tes brasSur mon âme en feuJe jure crois-moiSeule et devant DieuJe ne veux que toi »,
Je ne veux que toi, superbe hymne à l’amour que Charles Aznavour lui a enfin offert, en français, adapté en anglais par Dee Shipman : All I want is you.