mardi 30 juin 2020

Michèle Torr, à bientôt sur la scène…



13/09/2020. CALAIS (62) reporté au 11/04/2021
 04/10/2020 . DAMMARIE-LES-LYS (77 Espace Pierre Bachelet La Cartonnerie 15:30
 22/10/2020 . ST-BRIEUC (22) Salle de Rebien 15:00.

Samedi 09/01/2021  AURILLAC (15) Le Prisme à 15 h
 Dimanche 10/01/2021 CLERMONT Ferrand (63) Maison de la Culture à15h
 Dimanche 07/02/2021  ST VICTORET (13) salle l’Odéon à 15h
 Samedi 27/02/2021  GUÉRET (23) Espace André Lejeune à 15 h
 Dimanche 28/02/2021 MEZOS (40) au Cabaret Le Mirage à 15h.

Le 11/04/2021 CALAIS (62) Forum Gambetta à 15h30
 Le 23/04/2021 RODEZ (12) Amphithéâtre à 20h30

Sous réserve des mesures gouvernementales pour ouverture des salles.

https://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/search-lt.htm?q=Mich%C3%A8le%20Torr

https://www.leclercbilletterie.com/fr/resultat?ipSearch=Mich%C3%A8le+Torr

https://www.ticketmaster.fr/fr/resultat?ipSearch=Mich%C3%A8le+Torr

... pour que vive le spectacle. Et que l'on puisse admirer ceux qui le font.

Bel été à tous.

samedi 6 juin 2020



En 1981 Michèle Torr reprend Maman la plus belle du monde,  sur l’album J’en appelle à la tendresse ainsi qu’un tube des années 70 There's no more corn on the brasos du groupe The Walkers qui devient :
 « Quand je suis née
De bonheur et de joie
Serrant sur son cœur tout son rêve
Ma mère a pleuré
Quand dans un sourire
J’ai dit Maman
Et le jour où toute seule vers mon père j’ai marché
Ma mère a pleuré
Quand elle m’a vue dans ma robe de mariée
Devant le bonheur de sa fille
Ma mère a pleuré
Mais c’est la vie qui nous a séparées
Et le jour où est né mon enfant mon amour
Moi j’en ai pleuré »,
Ma mère a pleuré.
Bonne fête à toutes les mamans.

vendredi 5 juin 2020

Michèle Torr chante le temps…(31)


Il aura fallu près de neuf mois pour, semaine après semaine, retrouver le thème du temps dans plus de cinq cents chansons créées ou recréées au fil de plus de 55 ans d’une très longue carrière. Un travail de longue haleine, qui laisse à bout de souffle. Et nous voici arrivés en 2019, date de la sortie du dernier album de Michèle Torr, Je vais bien. Ce titre, c’est celui qui a été choisi à plusieurs reprises pour des articles de presse, à l’occasion d’un retour après des problèmes de santé. Cet album devait être au départ une compilation de faces B d’anciens 45 tours réorchestrées, remises au goût du jour, de « belles chansons passées à la trappe » au profit de tubes restés quant à eux dans les mémoires. Le projet de départ : un triple album de reprises ; le produit final : un CD de 12 chansons dont 5 inédits.  Pas de faces B mais des chansons provenant d’albums antérieurs : Les choses de la vie, Romantique féminine, Sentiments, Rentrer sur scène, Chanson inédite. Deux succès des années 60 : La grande chanson, ou 70 : Un enfant c’est comme ça. A cela s’ajoutent La première chanson, Je n’ai plus le temps, On aurait pu, on aurait dû, Je vais bien et Les jours heureux. Evidemment, avant de découvrir ces chansons,  on croit pouvoir y lire entre les lignes un message… le message suivant : certes aujourd’hui Je vais bien, mais le temps passe. Il en demeure des regrets (On aurait pu, on aurait dû)  et un sentiment d’urgence : Je n’ai plus le temps car le temps, il n’en reste guère pour retrouver des jours heureux, ou du moins se les remémorer. Un retour à la première chanson et la boucle est bouclée… C’était donc un parfum du temps passé, un parfum de temps qui passe, un parfum de temps perdu qui émanait de ces titres… Un sourire empreint d’une certaine tristesse. 


Cet album a des airs de bilan :
« A l’aube d’un nouveau jour
J’établis le bilan
Des bienfaits de l’amour
Des moments bouleversants »
Je vais bien,
bilan des amours passées, pour certaines depuis bien longtemps :
« J’étais comme un oiseau
Qui découvrait le monde et l’insouciance
Tu étais mon cadeau
Je n’ai pas tout compris c’était trop tôt »,
mais qui restent présentes dans la mémoire :
« Je me retourne
Tu es toujours là
Le temps ne change rien
Tu fais ton chemin
Moi je fais le mien
Ma main dans ta main…
Je me retourne
Tu es toujours là
Puisque tu vis en moi
Le Temps fait son chemin
Adoucit nos chagrins
Et… et je n’y peux plus rien ».
Des regrets en demi-teinte :
« On aurait pu on aurait dû
Mais je n’ai pas voulu
Non je n’ai pas voulu
C’était le temps des rêves
Avant celui des regrets
Comme un cri qui s’élève
Et s’efface dans le passé
On aurait pu on aurait dû
Mais je n’ai pas voulu
Non je n’ai pas voulu
J’ai caché mes colères
Dans les tiroirs de l’oubli
J’ai rangé mes prières
Dans le grand livre de ma vie
Et les larmes n’y pourront rien changer »,
On aurait pu, on aurait dû,
avant Un enfant c’est comme ça (car l’ordre des chansons d’un disque n’est pas anodin)
et avant que, apparemment, la vie, avant le deuil, n’organise de douces retrouvailles…
« Des milliers de questions
Ne trouveront jamais une réponse
Des torrents d’émotions
Qui s’envolent dans les nuages du temps ».


Bilan d’amours plus récentes, et mouvementées, avec Je n’ai plus le temps :
« Ce soir il ne reste qu’un désert
Un désert qui nous ressemble
Ce soir les rôles sont à l’envers
Je déclare la guerre et toi tu trembles
Changer de rêve changer de vie
Tout effacer te mettre en marge
La saison des pluies est finie
C’est décidé je prends le large
Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie
J’étais aveuglée envoûtée
Tu as bien su en profiter
Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
 Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie
J’étais esclave et maltraitée
Il n’y a pas d’amour sans respect
Ce soir avec tes faux airs d’hidalgo
Tu voudrais donner le change
Ce soir je remets les compteurs à zéro
Même si ça te semble étrange
L’arrache-cœur n’arrache plus
Les mots s’envolent le rêve passe
L’étoile d’or a disparu
Ne vois-tu pas que tout se casse
Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie
J’étais aveuglée envoûtée
Tu as bien su en profiter
Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
 Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie
J’étais esclave et maltraitée
Il n’y a pas d’amour sans respect
J’étais esclave et maltraitée
Il n’y a pas d’amour sans respect ».
La première chanson évoque un autre temps encore, celui des premiers pas dans la chanson, avant même d’ « être chanteuse » :
« La première chanson qui nous a réunis
C’était autour de mes quinze ans
J’avais trouvé les clés du paradis
Elle était si fière ma maman… »,
Elle évoque aussi ce passage de l’enfance à l’âge adulte qui s’est révélé pour la jeune chanteuse si violent :
« La première chanson que l’on a partagée
Disait C’est dur d’avoir seize ans… »,
Et puis il y a eu « ce maudit soir de décembre »
« Je me disais sans bien comprendre
C’est mon enfance qui s’achève »,
« Et d’un coup c’était tellement vrai
Elle était si loin ma maman »,
si loin aussi « la petite fille
|qui chantait] la vie dans son jardin »,
avec le décès brutal de sa mère dans un accident de voiture.
« Les malheurs sont imprévisibles
Ça secoue à cent à l’heure »,
Les jours heureux.


Les jours heureux, c’est le titre d’un feuilleton télévisé des années 60 qui devient celui d’un twist qui, par la magie de la musique, nous ramène encore à des moments de bonheur aux parfums d’éternité.  
« Les jours heureux sont des poussières d’éternité
Je passe ma vie à les chercher
Et pourtant c’est tellement difficile
Les jours heureux sont comme des flashes instantanés
Qu’il ne faut pas laisser filer
Près de vous j’en aurai jamais assez ».
D’abord on croit « Que ça durera toujours », l’amour et le bonheur,
« Mais la vie bien trop vite défile
Et les rêves d’une enfant
Ressemblent à des statues d’argile
Qui se brisent au moindre vent »,
on pensait
« …de toute évidence
Que ça durerait toujours », les succès et la gloire, mais…
Faisant fi de ces pensées qui peuvent avoir un goût amer, elle nous dit :
« Je n’oublie pas le temps qui passe
Les ennuis et les regrets
Mais quoi qu’on dise quoi qu’on fasse
Jamais je ne renoncerai »,
« … je ne change pas de cible
Vous offrir le fond de mon cœur »,
en sacrifice.
Car c’est par le don de soi qu’on en arrive à ce constat :
« J’ai connu le succès
Les plus beaux compliments
Et vous m’avez montré
Le plus grand dévouement
Le seul qui dans ma vie jamais ne m’a laissée
Le seul qui dans ma vie jamais ne m’a lésée
Je vais bien
Dans les instants de doute je souris l’air de rien
Je vais bien
Je vais de joies en peines mais le cœur sur la main
Je me vois dans vos yeux
Je vois le lendemain
Grâce à vous je vais bien »,
Je vais bien.


Quand on pense à l’avenir, c’est à demain qu’il vaut mieux penser
« A l’aube d’un nouveau jour
J’oublie tous les tourments
Et le compte à rebours
De la vie qui m’attend »,
« Je vis au jour le jour
Quitte à feindre l’insolence
Je me fous des toujours
Tant que j’ai l’innocence
Je vais bien
Dans les instants de doute je souris l’air de rien
Je vais bien
Je vais de joies en peines mais le cœur sur la main
Je me vois dans vos yeux
Je vois le lendemain
Grâce à vous je vais bien
Je vais bien
Dans les instants de doute je souris l’air de rien
Je vais bien
Je vais de joies en peines mais le cœur sur la main
Je me vois dans vos yeux
Je vois le lendemain
Grâce à vous je vais bien »,
Je vais bien.
Le problème avec le compte à rebours de la vie qui nous attend, c’est qu’on ne sait pas où on en est….
Essayons d’oublier le compte à rebours.
Avant même de songer au jour d’après, sachons profiter du jour présent.

FIN



jeudi 28 mai 2020

Michèle Torr chante le temps…(31)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


Quand sur la scène du Trianon le 18 octobre 2015, elle a repris Je suis seule ce soir,Michèle Torr n’a pas hélas, chanté le deuxième couplet de la chanson de Léo Marjane évoquant la solitude des femmes pendant la seconde guerre mondiale, celui dans lequel il est question du temps :
« Dans la cheminée, le vent pleure,
Les roses s'effeuillent sans bruit,
L'horloge, en marquant les quarts d'heure,
D'un son grêle berce l'ennui ».
Après le medley de chansons de Mistinguett :
« Et depuis ce temps-là
J’ai eu des hauts des bas
Oui mais le passé maintenant
C’est le passé
Paraît que j’ai la binette
De Mademoiselle Mistinguett
Comme elle n’est que gaité
Je peux chanter
Je suis une blondinette
Une vraie coquette
Et dans tout Paris on m'suit… »,
l’évocation du temps, on la trouve par contre dans Si je n’avais plus empruntée à Charles Aznavour :
 « Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
Au creux de ton lit
Car j'aurais chéri
Ma peur à combattre
Penché sur ta vie
Pour l'entendre battre
Je pourrais garder
Au fond de mon cœur
Sous la terre froide
Un peu de chaleur
Que j'emporterais
Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
A l'aube d'un jour
Sur un lit d'amour
Pour n'avoir à dire
Que des mots d'amour
Pour te voir sourire
Et ne plus penser
Et ne plus penser
Qu'une autre après moi
Te verras sourire
Qu'une autre après moi
Pourra t'enlacer
Et dans un baiser
Et dans un baiser
Le corps apaisé
Le cœur allégé
D'un million de doutes
Mon dernier sommeil
M'ouvrira la route
Qui mène au soleil ».



On ne peut entendre ces trois reprises que sur le DVD De l’Olympia au Trianon
Puis entre 2015 et 2016 a eu lieu une tournée des églises et des cathédrales avec un tour de chant comportant quatre autres reprises
« De ce monde ignorant de l'amour,
Où commence aujourd'hui son séjour,
Qu'il soit Roi pour toujours !
Paix à tous ! Gloire au ciel !
…Gloire au sein maternel,
Qui pour nous, en ce jour de Noël,
Enfanta le Sauveur éternel,
Qu'attendait Israël ! »,
Douce nuit, sainte nuit,
La Prière de Georges Brassens,
Le Noël de la rue d’Edith Piaf et la version française d’Edith Martel de l’Halleluja de léonard Cohen.
«  Pourquoi rêver d'un paradis
C'est maintenant et c'est ici
Qu'il faut unir nos espoirs et nos joies
On dit "demain" on dit "plus tard"
Mais si demain c'était trop tard
Pour partager ce bonheur...
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Comment trouver l'accord secret
Qui nous apportera la paix
Qui répondra aux "comment" et  aux "pourquoi"
Alors il faut chaque matin
Ouvrir son cœur , ouvrir ses mains
Et faire du nouveau jour un
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
 On vient sur Terre pour aimer
Pour vivre ensemble et partager
Et faire de chaque jour un feu de joie
La vie est une symphonie
Chacun de nous en fait partie
Ensemble il faut chanter
Ö Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !... » ;

Carpe diem !


A suivre.

vendredi 22 mai 2020

Michèle Torr chante le temps…(30)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


2014. 50 ans après 1964. Une carrière qui dure depuis 50 ans. 50 ans de scène et de chansons. Michèle Torr est toujours là et elle revient avec un disque pour lequel les « copains » des tournées Age tendre ont été mis à contribution, dont Guy Mattéoni aux arrangements… Auxquels s’ajoute la signature prestigieuse de Charles Aznavour… Un disque dans lequel il est question du temps qui a passé, de « toutes ces années » passées à chanter…
« J’ai chanté l’amitié
J’ai chanté la colère
J’ai parlé de la paix
Mais aussi de la guerre
Dans les plus grandes salles
Même dans les cathédrales
Du bout du monde
J’ai chanté les saisons
J’ai chanté la tendresse
J’ai parlé de la trahison
Mais aussi des faiblesses
Mais après toutes ces années
La seule vérité
Au fond de moi
Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour volage déjà oublié
L’amour trop sage pour pouvoir durer
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour chamaille qui nous fait pleurer
L’amour canaille qui nous fait rêver
J’ai chanté ma famille
J’ai chanté ma Provence
J’ai parlé de moi jeune fille
Et de mes espérances
Mais après toutes ces années
Je n’ai rien oublié
Et c’est pourquoi
Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour rebelle qui veut nous blesser
L’amour fidèle souvent désespéré
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour des autres le plus grand je crois
Celui qui donne celui qui reçoit
Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour mystère qui nous fait sourire
L’amour sincère qui nous fait plaisir
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour des autres le plus grand je crois
Celui qui donne… »,
Je ne veux chanter que l’amour,
(Guy Mattéoni).
De l’instant présent qui nous fait frôler l’éternité…
« Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le sourire d’un enfant aux bras d’une maman
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Le regard d’un vieillard
Il n’est jamais trop tard
Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le chagrin d’un inconnu qu’on rencontre au hasard
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Donnons sans hésiter
Sans arrière-pensée…
Tout l’amour du monde est dans cet instant
Comme une communion une envie de partage
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Comme un signe divin un cadeau un message… »,
Tout l’amour du monde.
Du temps de l’amour, dont on voudrait toujours qu’il dure toujours…
(Michèle Torr, Guy Mattéoni).
« Enchaînée de plein gré
A ma liberté
D’aimer
A tout jamais…
Par delà les dissonances
Les sorties de scène
Des désaccords
Et autres coups de larsen
Telle est ma liberté
T’aimer
Telle est ma liberté
Aimer
En haute fidélité
A tout jamais
En haute fidélité
A tout jamais
En haute fidélité
A tout jamais... »
Haute fidélité,
(Patrick Loiseau/Philippe Delépine-Philomène Kouadio).
« C’est le soleil brûlant qui caresse ma peau
Et l’air léger du temps au souffle doux et chaud
Quand tu m’aimes
C’est en plus de tout ça mille choses encore
Qui sont à toi et moi et perturbent mon corps
D’une infinie faiblesse
Quand tu m’aimes… »,
Quand tu m’aimes,
(Charles Aznavour).
« Je le sais j’aime dire
Les mots que tu attends
Je suis meilleure ou pire
Que ce dont tu parles en rêvant
Je suis une eau dormante
Tu voudrais un torrent
C’est vrai
Mais mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore… »,
Il se peut que je t’aime encore,
(Charles Dumont).
On y trouve aussi un rêve d’Amérique, la mythique Route 66 qui donne son nom à un joli bilan…
« Un coucher de soleil sur les années qui passent
Des monts et des merveilles et le temps qui s’efface
Des matins de printemps et des soirées d’automne
Les yeux de mes parents des lumières qui rayonnent
Des chemins de traverse
Et des sens interdits
Autant de maladresses
Et l'amour qui s’enfuit
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor
Un coucher de soleil sur un chemin de vie
C’est comme une étincelle dans mes états unis
Ce soir j’ai plus sommeil j’irai jusqu’à chez toi
Retrouver le soleil à Santa Monica
Et sans semer de doutes
Ce soir dans nos esprits
Je sais combien ça coûte
De trop aimer la vie
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor
C’est partager encore
L’amour et mi amor
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis... »,
Route 66,
(Alain Turban/Mario Santangeli).



 Non, rien de rien, non, elle ne regrette rien…
« Ne regarde pas en arrière
Va vers la lumière
Car si je voulais tricher
Aussitôt vous le sauriez
 Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter »,
Laisse-les dire,
(Michèle Torr, Daniel Mecca),
au nom de sa plus belle histoire d’amour, celle avec le « public » qui lui a donné des airs de diva :
« On est venus de loin
Toi et moi
Qu’il fut long le chemin
Pour en arriver là
Vous m’avez pris la main
Bien des fois
On a dû faire des choix
Vous et moi
Vous avez cru en moi
Je vous dois
Pour noyer mes chagrins
Vos larmes de joie
Et si ce soir devant vous
Je suis là
Cela ne tient qu’à vous
Qui avez fait de moi
Diva
Votre diva
Avec mon habit noir entre fille et garçon
Un peu rock et guitare au milieu des violons
Pour vous livrer ma vie au fil de mes chansons
Diva
Votre diva
Grisée par vos bravos
Portée à bout de bras
Je suis votre flambeau votre cri votre voix
Vous m’avez fait grandir
Et jusqu’à devenir
Diva… »,
Diva,
( Georges Chelon/Alice Dona).


A suivre.

jeudi 14 mai 2020

Michèle Torr chante le temps…(29)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


« Avant d’être chanteuse on est n’importe quoi
Une apprentie rêveuse une star sans éclat
Avant d’être chanteuse on a chanté cent fois
La chanson orgueilleuse du succès qui viendra…
Avant d’être chanteuse on s’est dit tant de fois
Boulevard des ambitieuses j’aurai ma place à moi
Avant d’être chanteuse l’orgueil prenait le pas
Sur la vie amoureuse et puis l’amour s’en va
Avant d’être chanteuse on essuyait les plats
Ou on était ouvreuse dans un vieux cinéma
Avant d’être chanteuse on a été tout ça
On n’est jamais heureuse que les soirs de gala
Avant d’être chanteuse »
Avant d’être chanteuse.
C’est que le temps est nécessaire à la concrétisation de certains rêves qui à force de ténacité peuvent devenir réalité.


« Chanter c’est donner
Chanter c’est aimer
Mais c’est surtout surtout prier
Chanter sans s’arrêter
Donner sans compter
Aimer sans se lasser
Prier pour l’éternité.
Sans voûte ni vitraux
Ce n’est pas une cathédrale
Mais des ors et velours
En mon théâtre idéal
Un signe de croix
Et des signes d’amour
Moi vers vous
De vous à moi pour toujours »
Chanter c’est prier.
C’est à cela que l’on espère que l’amour nous mènera, à l’abolition du temps. Qu’il durera toujours… Une quête de tous les instants.
« C'est tellement simple
L'amour
Tellement possible
L'amour
A qui l'entend
Regarde autour
A qui le veut
Vraiment
C'est tellement rien
D'y croire
Mais tellement tout
Pourtant
Qu'il vaut la peine
De le vouloir
De le chercher
Tout le temps
Ce sera nous, dès demain
Ce sera nous, le chemin
Pour que l'amour
Qu'on saura se donner
Nous donne l'envie d'aimer
Ce sera nous dès ce soir
A nous de le vouloir
Faire que l'amour
Qu'on aura partagé
Nous donne l'envie d'aimer
C'est tellement fort
C’est tellement tout l’amour
Puisqu’on attend
 De vie en vie
Depuis la nuit des temps
Ce sera nous dès demain
Ce sera nous le chemin
Pour que l'amour qu’on saura se donner
Nous donne l'envie d'aimer
Ce sera nous dès ce soir
A nous de la vouloir
Faire que  l'amour
Qu’on aura partagé
Nous donne l'envie d'aimer »,
L’envie d’aimer.
Car c’est à cela qu’on aspire. Une forme d’immortalité.
« Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.
Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu
(Verse-nous les espérances
et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l'an qui vient.
Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe) »,
Coupo santo.


A l’instar de celui de l’amour, le chemin de la foi est un long long chemin…
« Juste une prière avant d'obéir
A l'ordre des choses et de nos pères
Avant de partir
Juste une autre vie sauvée de l'oubli
Gravée bien mieux que par une lame
Dans la mémoire d'Abraham
Longue l'attente de l'heure
Lourde la peine en nos cœurs
Mais si grands notre amour notre foi en toi
Et difficile de te comprendre parfois
Que sera demain nos destins plus loin ?
Un peu de paix d'amour et de pain
Au creux de tes mains
Longue l'attente de l'heure
Lourde la peine en nos cœurs
Mais si grands notre amour notre foi en toi
Et difficile de te comprendre parfois
Conduis nos enfants pour la fin des temps
Remplis de plus de joies que de larmes
La mémoire d'Abraham ».
La mémoire d’Abraham.
La foi, qui donne la force de continuer à vivre, dans un monde qui nous semble bien bas parfois, grâce au don de soi.
« Même si tes églises ont vieilli parfois,
Si la poussière grise recouvre tes bras,
Donner ma chemise, donner comme toi,
Même si les temps changent, toi ne change pas,
Garde-moi un ange, pour guider mes pas,
Dans ce monde étrange, plus bas qu'ici bas… »,
Je crois en toi.

A suivre.

jeudi 7 mai 2020

Michèle Torr "Encore"





Bientôt peut-être ces moments forts seront-ils à nouveau possibles…
Michèle Torr
Encore
« Pour toute la haine qui nous tue
Combien d’images on ne voit plus
L’amour d’un enfant pour sa mère
Le chant d’un oiseau pour la paix
Les feux de joie les nuits en fièvre
Les slows serrés des nuits d’été
Des petits riens qui font chanter
Encore
Les moments forts
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les fleurs ça réchauffe le cœur
Encore
Faut protéger l’île au trésor
Prendre en photo multicolore
Les moments bleus
Ceux qui rendent heureux
Pour toutes les colères qui nous tuent
combien d’images inaperçues
L’hommage au ciel d’une cathédrale
Les chants d’amour d’une chorale
L’homme qui se dit « est-ce qu’elle viendra ? »
La femme qui se jette dans ses bras
Les jours de gloire qui font pleurer
Tous ensemble aux Champs Elysées
Encore
Les moments forts
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les fleurs ça réchauffe le cœur
Encore
Faut protéger l’île au trésor
Prendre en photo multicolore
Les moments bleus
Ceux qui rendent heureux
Ton corps quand mes mains ont le sang chaud
Ton corps quand il en fait un peu trop
Mon corps le réclame le reprend puis s’écrie en chantant
Encore
Les moments forts
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les mots ça réchauffe la peau
Encore »


Michèle Torr chante le temps…(28)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


2008. Le temps passe et il se trouve au cœur de l’album Ces années-là sorti le 3 mars. Surfant sur les débuts prometteurs de la première tournée Age Tendre,
« C'est le temps des n'importe quoi,
âge tendre et tête de bois… »,
Age tendre et tête de bois,
.Michèle Torr (sûrement aussi « conseillée », malgré les deux « ailes » qu’elle arbore à nouveau sur la pochette au sein de son prénom, par la maison de disques qui s’apprête à prendre en charge la distribution du nouvel opus) a renoncé à l’album de chansons réalistes auquel elle songeait et a choisi de « faire un petit retour en arrière » et de reprendre des tubes des années 60/70, non sans proposer également 7 chansons inédites ; hommage rendu en trois titres à Claude François :
« En ce temps-là j'attendais que passent à la radio
Les chansons que j'aimais bien
Je reprenais les refrains j'étais si bien
C'était mon jeune temps et c'est tout près de moi
Où sont parties mes chansons et dans quel pays
Ont chanté ces amies qui me reviennent aujourd'hui
Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là
Tous les shing gue ling gue ling se déchaînent à nouveau pour moi
Comme une pluie de fleurs qui s'enroule à mon cœur
Et je suis près de pleurer comme en ce temps-là
Hier est près de moi
Il y avait la nuit quand on voulait se voir
Un vieux banc sous les tilleuls
Aujourd'hui je suis tout seul à le revoir
Et dans le silence où mon cœur bat sans toi
Il me reste mes chansons
Ces vieilles amies fidèles et jolies
Qui me reviennent aujourd'hui
Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là
Tous les shing gue ling gue ling se déchaînent à nouveau pour moi
Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là .... »
Sha la la (hier est près de moi),
 « Cette année-là
Je chantais pour la première fois
Le public ne me connaissait pas
Oh ! Quelle année cette année-là
Cette année-là
Le rock'n'roll venait d'ouvrir ses ailes
Et dans ton coin tu chantais belle, belle, belle
Et le public aimait ça
Déjà les Beatles étaient quatre garçons dans le vent
Et toi ta chanson disait marche tout droit
Cette année-là
Quelle joie d'être l'idole des jeunes
Pour des fans qui cassaient les fauteuils
Plus j'y pense et moins j'oublie
(Dis-nous Michelle qu’est-ce que tu as fait cette année-là ?)
 J'ai découvert mon premier mon dernier amour
Le seul le grand l'unique et pour toujours le public
Cette année-là
Dans le ciel passait une musique
Un oiseau qu'on appelait Spoutnik
Quelle année cette année-là
C'est là qu'on a dit adieu à Marilyn au cœur d'or
Tandis que West Side battait tous les records
Cette année-là
Les guitares tiraient sur les violons
On croyait qu'une révolution arrivait
Cette année-là
(Dis-nous Michelle mais c’était quand cette année-là ?)
C'était hier, mais aujourd'hui rien n'a changé
C'est le même métier qui ce soir recommence encore
C'était l'année soixante deux
C'était l'année soixante deux
C'était l'année soixante deux
C'était l'année soixante deux »,
 Cette année-là
« On parle de toi tout le temps
Et toujours au présent
Tes retards tes colères
Devenus légendaires
Les jeunes générations
Reprennent tes chansons
C’est pas près de s’arrêter
Car tu les fais rêver
Au-delà de tout ça
C’est l’ami qui est là
Quelque part dans mon cœur
Magnolias for ever
On aurait pu s’aimer d’amour
L’amitié nous a pris de court
En s’imposant tout simplement
Comme le plus fort des sentiments
Loin des serments qui jouent des tours
On a tout misé sur toujours
En choisissant de s’aimer tout court
On aurait pu s’aimer d’amour… »,
On aurait pu s’aimer d’amour.


Un emprunt à Petula Clark :
« Au club où l’on allait danser j’ai traîné mon ennui
Quand le barman m’a vue rentrer toute seule il a compris
Ma grande peine
Il n’a rien dit mais je sais qu’il a compris
Il a mis l’air que l’on fredonnait
Tu sais dans le temps
Quand on s’aimait oh ! oui, dans le temps
Tu t’en souviens oh ! oui dans le temps
Qui a passé depuis
Dans le temps…
 Tu sais dans le temps
Quand on s’aimait oh ! oui, dans le temps
Tu t’en souviens oh ! oui dans le temps
Qui a passé depuis
Dans le temps…
Dans le temps…
Dans le temps…»,
Down town devenu Dans le temps.
Un autre à Elvis Presley, déjà contracté en 1995 du temps d’A nos beaux jours : 
« Trop souvent j'ai découragé
L’amour que tu voulais faire
Et souvent je t'ai refusé
La vie qui semblait te plaire
Pourtant j'y repense et tout ce temps
Même quand fanaient nos bonheurs
Je te portais dans mon cœur
Je te portais dans mon cœur
Tu as du m'appeler en vain
Quand tu avais mal à l'âme
Toujours remettre au lendemain
Ce qui fait de moi ta femme
Tendrement faits et gestes petits riens
J'en ai laissé passer l'heure
Je te portais dans mon cœur
Je te portais dans mon cœur
Laisse-moi
Laisse-moi croire que tu pourras m'aimer encore
Donne-moi
Donne-moi une chance de regagner ton corps
Je te portais dans mon cœur »,
Toujours dans mon cœur.
Un autre à Brenda Lee : Sorry Oh oui sorry
Et un dernier à…Dalida : Pour ne pas vivre seul.
«Pour ne pas vivre seul
On s´fait du cinéma on aime un souvenir
Une ombre, n´importe quoi
Pour ne pas vivre seul
On vit pour le printemps
Et quand le printemps meurt
Pour le prochain printemps
Pour ne pas vivre seul
Je t´aime et je t´attends pour avoir l´illusion
De ne pas vivre seul, de ne pas vivre seul ». 
A cela s’ajoutent d’autres chansons inédites :
« C’étaient les heures sans indulgence d’un bonheur qui s’en va
Tu vois cet homme à qui je pense c’était toi
C’était toi
Ma raison, mes pensées, mes images,
C’était toi
Ma liberté ma cage
Celle que tu as laissée sans trop savoir pourquoi
Quand ton cœur s’est lassé c’était moi
C’était moi
Mais c’était un paysage immense tout à côté de moi
De l’amour même dans le silence, du soleil dans ma voix,
Et dans cette indicible danse où finira ma vie
Tu vois cet homme à qui je pense c’est lui ».
C’était toi.
Hommage aux hommes (maris) d’une vie.
 « Toutes ces nuits à ne penser qu’à toi
Même loin de moi tu es là
Toutes ces nuits à ne penser qu’à toi
Même loin de moi tu es là… »,
Toutes ces nuits.
« On ne se parle plus
On se regarde à peine
La tendresse des rues
Traîne sur MSN
On s’envoie des textos
Sur un écran docile
Mais où sont donc passés
Tous nos bons vieux coups de fil ?
On ne se parle plus
On se regarde à peine
On oublie trop souvent de se dire je t’aime
Si on se voyait ce soir simple face à face
Qu’on se touche du regard
Que nos mains s’enlacent
Si on se voyait ce soir
Assis sur un banc
Toi et moi quelque part comme avant
Simplement »,
Si on se voyait ce soir. 


Hommage à Sœur Emmanuelle.
 « Sœur Emmanuelle
Ton paradis c'est les autres
Pour elle, le paradis de tous les jours
Ce n'est rien d'autre
Que de l'amour
Eternelle
Emmanuelle
Il faut un cœur très charitable
Pour partager à votre table
Tous les festins que l'on n'a pas
Comme les mains d'Emmanuelle
Sœur  des exclus des citadelles
Des oubliés qu'on n'oublie pas
Sœur Emmanuelle
Ton paradis c'est les autres
Pour elle, tout ce qu'elle sème sur son parcours
Ce n'est rien d'autre que de l'amour
Eternelle
Emmanuelle
{Sœur Emmanuelle:}
Fends le cœur de l'homme
Tu y trouveras le soleil… »,
Son paradis c’est les autres.


Et enfin hommage au public, toujours là, envers et contre le temps…
Tout doucement
Je viens vous dire maintenant
Tout doucement
Bonsoir, merci
Pour tout cet amour
Hier et toujours
Je vous dis merci
On se reverra
Ces perles dans nos yeux sont des larmes de joie
Des souvenirs
On se reverra
Je reviendrai vous voir
Vous serez toujours là
Comme un sourire
Tout doucement
Il faut que je vous quitte
Maintenant
Tout va si vite
Nous avons chanté
Nos cœurs enlacés
On s’est tout donné
On se reverra
Ces perles dans nos yeux sont des larmes de joie
Des souvenirs
On se reverra
Je reviendrai  vous voir
Vous serez toujours là
Comme un sourire
Comme un sourire
(Michelle c’est toi, toi qui nous as donné ces joies
Toutes ces années-là)
On se reverra
Ces perles dans nos yeux sont des larmes de joie
Des souvenirs
On se reverra
Je reviendrai  vous voir
Vous serez toujours là
Comme un sourire
On se reverra »,
On se reverra…
Encore :
« Encore
Les moments forts
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les fleurs ça réchauffe le cœur
Encore
Faut protéger l’île au trésor
Prendre en photo multicolore
Les moments bleus
Ceux qui rendent heureux… ».
Prenez soin de vous !
Bientôt peut-être ces moments forts seront-ils à nouveau possibles…

A suivre...

lundi 4 mai 2020

Michèle Torr chante le temps…(27)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.




« Paris n’a rien vu quand vous leur disiez
Rira bien qui rira le dernier
Depuis un siècle c’est fait »,
Monsieur Cézanne.
Parenthèse en 2006 avec la sortie de La louve, contenant un inédit créé pour le centenaire de la mort du peintre aixois. C’est que pour lui comme pour Michèle Torr, il en aura fallu du temps pour gagner la reconnaissance des pairs et du public !
Mais la consécration a bien fini par venir…
« La main de Dieu en tombant des nuages
S’est posée tant de fois
Sur vous Paul Cézanne
Là où le ciel touche le chapeau
Vous étiez à égalité
Avec l’éternité ».


A suivre.

lundi 27 avril 2020

Michèle Torr chante le temps…(26)

« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.


2003. Pour fêter ses quarante ans de carrière Michèle Torr a choisi de chanter Piaf. Le temps passe et le passé rejaillit dans le présent, poussé par des airs qui hantent nos mémoires…
« Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra folle
Cent fois j'ai voulu dire pourquoi
Mais il m'a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix couvre ma voix
Padam...padam...padam...
Il arrive en courant derrière moi
Padam...padam...padam...
Il me fait le coup du souviens-toi
Padam...padam...padam...
C'est un air qui me montre du doigt
Et je traîne après moi comme une drôle d'erreur
Cet air qui sait tout par cœur
Il dit: "Rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c'est ton tour
'y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras... "
Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s'entrebattre des gestes
Toute la comédie des amours
Sur cet air qui va toujours
Padam...padam...padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam...padam...padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam...padam...padam...
Des "veux-tu" en voilà  par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue
Sur l'air qui m'a reconnue
Écoutez le chahut qu'il me fait
Comme si tout mon passé défilait
Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat...
Qui bat comme un cœur de bois... »,
Padam padam ;
« Les souvenirs que l´on croit fanés
Sont des êtres vivants
Avec des yeux de morts vibrants encore de passé
Mais mon cœur est crevé d´obsession.
Il bat en répétant
Tout au fond de moi-même
Ce mot que j´aime,
Ton nom...
Jezebel... Jezebel... »,
Jezebel ;
« Mon Dieu mon Dieu mon Dieu 
Laissez-le moi encore un peu
Mon amoureux
Un jour deux jours huit jours 
Laissez-le moi
Encore un peu à moi
Le temps de s'adorer
De se le dire
Le temps de s'fabriquer
Des souvenirs...
Mon Dieu
Oh ! oui,
Mon Dieu laissez-le moi remplir un peu
Ma vie
Mon Dieu mon Dieu mon Dieu 
Laissez-le moi encore un peu
Mon amoureux
Six mois trois mois deux mois
 Laissez-le moi
Oh ! seulement un mois
Le temps de commencer
Ou de finir
Le temps d'illuminer
Ou de souffrir
Mon Dieu mon Dieu mon Dieu
Même si j'ai tort
Laissez-le moi un peu...
Même si j'ai tort
Laissez-le moi encore »,
Mon Dieu.
Prière très païenne pour égrainer le temps de l’amour en comptant les mois, les jours…
« Si un jour la vie t´arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m´importe si tu m´aimes
Car moi je mourrai aussi
Nous aurons pour nous l´éternité
Dans le bleu de toute l´immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu´on s´aime
Dieu réunit ceux qui s´aiment»,
Hymne à l’amour.
 Mais pour certains, le temps en est bien vite fini :
« On les a trouvés
Se tenant par la main
Les yeux fermés
Vers d'autres matins
Remplis de soleil
On les a couchés
Unis et tranquilles
Dans un lit creusé
Au cœur  de la ville »,
Les amants d’un jour ;
ou du moins l’amour est-il en sursis…
« La fille de joie est triste
Au coin de la rue Labat
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java… »,
dans un premier temps :
« La fille de joie est seule
Au coin de la rue Labat
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieu tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue            
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit…
Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux… »,
L’accordéoniste.
« Non rien de rien ...
Non je ne regrette rien...
C'est payé balayé oublié
Je me fous du passé
Avec mes souvenirs
J'ai allumé le feu
Mes chagrins mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
Balayés les amours
Avec tous leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro ... »,
Non je ne regrette rien.


2005, « un message pour le temps qui passe » :
« Je regarde par la fenêtre
Quand la ville se réveille
Dès l’aube je veux voir le soleil
Aux couleurs de l’arc-en-ciel
Je veux voir autant de lumière
Dans ma vie que sur scène
Illuminer vos rêves
Faire disparaître vos peines
Je veux stopper le temps
Qui nous guette chaque instant
Et lui dire au passage non tout simplement
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit où je frôle l’insomnie de la vie
Tous ces passants
Au regard fuyant
Ne prennent jamais le temps
De rire un instant
Je veux voir autant de lumière
Dans ma vie que sur scène
Redonner un peu de chaleur
A ceux qui ont froid dans leur cœur
Je veux stopper le temps
Qui nous guette chaque instant
Et lui dire au passage non tout simplement

C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit où je frôle l’insomnie
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit
Le temps marque nos visages
Il raconte notre histoire
A travers lui on devine
La beauté de nos âmes
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit où je frôle l’insomnie de la vie
 Oh le temps qui passe
Oh juste un message »,
C’est un message.
Et une chanson offerte par Henri Salvador :
« Depuis Adam jusqu’aux hommes sur la lune
Chacun veut trouver sa chacune
 La la la
La la la
On a toujours besoin d’aimer »,
On a toujours besoin.
Avant de créer sur la scène de l’Olympia :
« J’en ai chanté des mots
Trop souvent noirs ou blancs
Déchiré des photos
Pour oublier le temps »,
Côté soleil (La couleur des mots)
Et de reprendre Un prince en Avignon, hommage d’Esther Opharim à Gérard Philipe :
« Il était un prince en Avignon
Sans royaume, sans château, ni donjon
Là-bas tout au fond de la province
Il était un prince
Et l'enfant que j'étais
Cueillait pour lui bien des roses
En ce temps le bonheur était peu de choses ».


Et sur la scène du Petit Journal Montparnasse, où elle est venue présenter en novembre son DVD de l’Olympia de mars 2005, Michèle Torr a repris deux chansons de Pierre Bachelet, Ecris-moi et Sans amour :
« Alors comme ça tu t'en vas
Notre pendule peut s'arrêter
Le chat peut te chercher partout
Tu t'en fous »,
Ecris-moi ;
« Alors comme ça tu t'en vas
Notre pendule peut s'arrêter
Le chat peut te chercher partout
Tu t'en fous »,
Sans amour.

Superbes reprises, surtout la seconde, hélas inédites...

A suivre.