« Je n’ai plus le temps
De perdre du temps
Je n’ai plus envie
De gâcher ma vie… »,
Je n’ai plus le temps, 2019.
Du temps, il en faudra plus que prévu à Michèle Torr pour nous proposer un nouvel album de chansons inédites. Entre 1997, avec Seule, et 2002, date à laquelle sortira Donner, près de cinq ans vont s’écouler.
Mais elle ne va pas demeurer silencieuse pour autant.
D’abord, elle va participer à l’enregistrement de la série Hommage des Editions Atlas.
Hommage à Charles Aznavour :
« Demain matin quand le soleil va se lever
Ils seront loin, et nous croirons avoir rêvé
Mais pour l'instant ils traversent dans la nuit
D'autres villages endormis, les comédiens »,
Les comédiens.
Puis à Jacques Brel avec Amsterdam.
Hommage à Michel Sardou :
« Elle fait parfois souffrir
Tout le long d’une vie »,
La maladie d’amour.
Hommage à Claude François :
« Ils me demandent de parler de mon cœur
Si triste depuis de longs mois…
J’y pense et puis j’oublie
Mais j’y pense
Beaucoup plus que je n’oublie
Car tout au fond de moi
Je sens que cet amour
J’y pense j’y penserai toujours
J’y pense j’y penserai toujours »,
J’y pense et puis j’oublie.
Et enfin hommage à Barbara :
« Du plus loin, que me revienne
L'ombre de mes amours anciennes
Du plus loin, du premier rendez-vous
Du temps des premières peines
Lors, j'avais quinze ans à peine
Cœur tout blanc, et griffes aux genoux
Que ce furent, j'étais précoce
De tendres amours de gosse
Ou les morsures d'un amour fou
Du plus loin qu'il m'en souvienne
Si depuis, j'ai dit "je t'aime"
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous
C'est vrai, je ne fus pas sage
Et j'ai tourné bien des pages
Sans les lire, blanches, et puis rien dessus
C'est vrai, je ne fus pas sage
Et mes guerriers de passage
A peine vus, déjà disparus
Mais à travers leur visage
C'était déjà votre image
C'était vous déjà et le cœur nu
Je refaisais mes bagages
Et poursuivais mon mirage
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous
Sur la longue route
Qui menait vers vous
Sur la longue route
J'allais le cœur fou
Le vent de décembre
Me gelait au cou
Qu'importait décembre
Si c'était pour vous
Elle fut longue la route
Mais je l'ai faite, la route
Celle-là, qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir, je vous jure
Que, pour vous, je l'eusse faite à genoux
Il en eût fallu bien d'autres
Que quelques mauvais apôtres
Que l'hiver ou la neige à mon cou
Pour que je perde patience
Et j'ai calmé ma violence
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous
Mais tant d'hiver et d'automne
De nuit, de jour, et personne
Vous n'étiez jamais au rendez-vous
Et de vous, perdant courage
Soudain, me prenait la rage
Mon Dieu, que j'avais besoin de vous
Que le Diable vous emporte
D'autres m'ont ouvert leur porte
Heureuse, je m'en allais loin de vous
Oui, je vous fus infidèle
Mais vous revenais quand même
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous
J'ai pleuré mes larmes
Mais qu'il me fut doux
Oh, qu'il me fut doux
Ce premier sourire de vous
Et pour une larme
Qui venait de vous
J'ai pleuré d'amour
Vous souvenez-vous?
Ce fut, un soir, en septembre
Vous étiez venus m'attendre
Ici même, vous en souvenez-vous?
A vous regarder sourire
A vous aimer, sans rien dire
C'est là que j'ai compris, tout à coup
J'avais fini mon voyage
Et j'ai posé mes bagages
Vous étiez venus au rendez-vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Je tenais à vous le dire
Ce soir je vous remercie de vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Je suis venue pour vous dire
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous »,
Ma plus belle histoire d’amour c’est vous.
Long hommage au public qui a mis longtemps avant de se rendre au rendez-vous que lui donnait Barbara, de même que pour Michèle Torr, qui ne connaîtra la consécration que tardivement, et que Michèle cite, en 2019, dans La première chanson
« Mon Dieu que j’avais besoin de vous…
Mon Dieu il ne me reste plus que vous ».
En mars 1999, c’est Portrait de scène qui voit le jour, avec une chanson dédiée à une « petite-fille » :
«…Et chaque fois que tu souris
C’est un peu de moi
Que je retrouve en toi
Ma petite fille que j’aime »,
Charlotte.
Avec un deuxième hommage à Claude François :
« Oh j’ai si mal si mal
Et depuis bien longtemps
Je sais
Je sais
Je sais
Que je n’ai jamais su
Je sais
Que je n’aurais pas dû
Je sais
Que souvent j’ai eu tort
Je sais
Que notre amour est mort »,
Je sais.
Et ce « je n’aurais pas dû » qui trouve un écho dans On aurait pu s’aimer d’amour (2008) et dans On aurait pu, on aurait dû (2019) et qui donne peut-être la clé du mystère.
Et enfin (ou plutôt au début : c’est la première chanson du double CD) une évocation du temps passé par les artistes…
« Je vois le soleil
Les arbres qui défilent
J’ai un peu sommeil
En arrivant dans la ville
Direction l’hôtel
Pour deux ou trois heures à peine
Et puis me voilà
A nouveau sur la scène…
Assis dans le noir
Vous êtes là fidèles
Du fond de ma loge
J’entends vos voix qui m’appellent
C’est à cet instant
Que ce métier je l’aime tant »,
Sur les routes.
A l’occasion d’un spectacle au Casino de Paris, un « single » délicieux:
« J'dormais trop seule depuis longtemps
Bien à l'abri des sentiments
Je traversais des nuits trop noires
Ou y a pas de place pour la mémoire
Enfermée dans mes pull over
Je ne sentais même plus l'hiver
J'avais perdu le goût des mots
Et des promenades en duo »,
Je te dis oui.
Et sur la scène du même Casino de Paris, deux chansons demeurées inédites,
L’une signée Jean-Jacques Debout, sur le thème de Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous :
« Mes amis vous êtes venus un soir de printemps
Ensoleiller tous mes instants
Pour vous j’ai chanté au beau pays des cigales
Sous un ciel parsemé d’étoiles
Devant mes parents tu sais
Et les copains de mon village
Je mourais tellement de trac
Mais vous me donniez du courage
Et j’ai connu des jours
Un peu de toutes les couleurs
Mais votre confiance à vous
A toujours enflammé mon cœur
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi
Depuis j’ai été de théâtre en music-hall
Là où j’allais voir mes idoles
Dans cette lumière qui a le pouvoir magique
De nous revoir cher public
Toi qui m’as donné des heures
Où j’ai vécu tant de bonheurs
Tous les soirs à la même heure
Tu me donnes tant de chaleur
Aujourd’hui tu vois la vie
Nous a donné beaucoup d’amour
Mais quand je suis loin d’ici
Tu es près de moi chaque jour
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi
Ma star à moi c’est toi »,
Ma star à moi.
Et pour finir le spectacle, une méditation sur le temps qui passe, à l’aube de l’an 2000 :
« Les années filent
On court on court jamais le temps
C’est pas facile
De s’arrêter juste un instant
Pour vivre simplement au présent
Mais aujourd’hui je voudrais prendre cet instant
Pour qu’il me reste à tout jamais au fond du cœur
Chanter avec vous ce refrain
Juste comme ça pour se faire du bien
Pour ne pas oublier que demain
Ce sera l’an 2000
On fera tout c’qu’on peut
Pour s’aimer encore
L’an 2000
Nouveau monde et nouveaux jours
Pour que l’amour soit toujours plus fort
L’an 2000
Je veux chanter pour qu’on soit toujours ensemble.
Je voudrais dire à tous ces hommes qui se déchirent
Combien de temps combien de jours faut-il encore
Pour voir enfin nos enfants sourire
Car si le monde ne vit plus que par des chansons
Tout changera
C’est l’amour qui aura raison
Nous chanterons encore ce refrain
Juste comme ça pour se faire du bien
Pour ne pas oublier que demain ce sera
Ce sera l’an 2000… »,
L’an 2000,
signée Michèle Torr et Daniel Mecca, à ne pas confondre avec L’an 2000 de 1973, sur l’album Un disque d’amour…
Pour patienter jusqu’à avril 2002, on aura aussi droit à
Acoustique, mes plus belles chansons, en 2001, ainsi que, sur scène, à la primeur de deux chansons :
Ne lui reparlez plus d’amour et
Je ne suis qu’une femme.
Il aura fallu cinq ans avant de trouver Donner dans les bacs, en avril 2002.
Un disque beau, mais profondément triste et mélancolique.
« Quand on est seul avec la nuit
Entre tendresse et nostalgie
On se regarde et on se dit
Qu’est-ce que j’ai fait avec ma vie ?
Comme l’eau de la rivière
S’en va toujours vers la mer
Vers l’océan de l’amour
Se sont égarés mes jours… »
J’ai donné.
« Etrange déchirement
Je n’ai pas vu passer le temps
Mon cœur appelle et se déchire
J’ai trop souvent fait mes valises…
Je suis comme ces pianos qui pleurent
De nostalgie qui pleurent…
Même si je dois brûler mes nuits
J’irai chanter jusqu’au bout de ma vie…»,
Comme ces pianos.
« J’aurai mis longtemps à partir
Mais cette fois je dois te dire
J’ai plus la force de revenir »,
Les clés de ma nouvelle vie.
« L’après bonheur
C’est n’exister qu’au temps passé
Pour ainsi dire c’est ne jamais
Regarder l’heure…
C’est la douleur
Envahissante à chaque instant
Quand l’amour tire à bout portant
Sur notre cœur… »,
L’après bonheur.
« Je compte des instants plus fragiles
Qu’un pétale de larmes et de cris
Sans ma maman je donne docile
La main à la mélancolie »,
Apprivoise-moi.
« Sans toi
Elle n’a plus d’avenir »,
Emmène-la.
« Je veux chanter à pleine voix
Ces mots que l’on n’entendait plus
Et libérer enfin je crois
Ce poids qu’on ne supporte plus
Pour oublier
Pour oublier… »,
Tu veux chanter.
« Je n’ai pas fini de t’aimer
Je n’ai pas fini de t’aimer
De croire en toi de croire en nous
De m’accrocher à cet amour fou
Je n’ai pas fini de t’aimer
Je n’ai pas fini de t’aimer
De t’espérer et de rêver
Que tout pourrait recommencer… »,
Je n’ai pas fini de t’aimer.
Une lueur d’espoir cependant, dans la contemplation de la nature :
« Un soleil m’appelle
Sous la Croix du Sud
Tout semble immortel
Comme un prélude »,
S’en aller.
Et des chansons, pour nous accompagner.
« Elle sont comme ces miroirs qui reflètent le temps
De nos premiers baisers au tout dernier printemps
Elles rythment la cadence des secondes et des heures
Et comme on les connaît on les reprend en chœur… »,
Toutes les chansons ont une histoire.
Après cet album et un Best of, Michèle Torr remonte en novembre 2002 sur la scène de l’Olympia où, le temps du spectacle, le temps semble aboli :
« C’est le théâtre de ma vie
Mes parents me sourient… »,
C’est ma première.
Et du temps, temps de l’attente, juste avant la rencontre, il en est question dans Les mots bleus :
« Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Il va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Il me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre…
Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je le vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'il comprenne
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles… »,
Les mots bleus.
2003. Pour fêter ses quarante ans de carrière Michèle Torr a choisi de chanter Piaf. Le temps passe et le passé rejaillit dans le présent, poussé par des airs qui hantent nos mémoires…
« Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra folle
Cent fois j'ai voulu dire pourquoi
Mais il m'a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix couvre ma voix
Padam...padam...padam...
Il arrive en courant derrière moi
Padam...padam...padam...
Il me fait le coup du souviens-toi
Padam...padam...padam...
C'est un air qui me montre du doigt
Et je traîne après moi comme une drôle d'erreur
Cet air qui sait tout par cœur
Il dit: "Rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c'est ton tour
'y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras... "
Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s'entrebattre des gestes
Toute la comédie des amours
Sur cet air qui va toujours
Padam...padam...padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam...padam...padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam...padam...padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue
Sur l'air qui m'a reconnue
Écoutez le chahut qu'il me fait
Comme si tout mon passé défilait
Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat...
Qui bat comme un cœur de bois... »,
Padam padam ;
« Les souvenirs que l´on croit fanés
Sont des êtres vivants
Avec des yeux de morts vibrants encore de passé
Mais mon cœur est crevé d´obsession.
Il bat en répétant
Tout au fond de moi-même
Ce mot que j´aime,
Ton nom...
Jezebel... Jezebel... »,
Jezebel ;
« Mon Dieu mon Dieu mon Dieu
Laissez-le moi encore un peu
Mon amoureux
Un jour deux jours huit jours
Laissez-le moi
Encore un peu à moi
Le temps de s'adorer
De se le dire
Le temps de s'fabriquer
Des souvenirs...
Mon Dieu
Oh ! oui,
Mon Dieu laissez-le moi remplir un peu
Ma vie
Mon Dieu mon Dieu mon Dieu
Laissez-le moi encore un peu
Mon amoureux
Six mois trois mois deux mois
Laissez-le moi
Oh ! seulement un mois
Le temps de commencer
Ou de finir
Le temps d'illuminer
Ou de souffrir
Mon Dieu mon Dieu mon Dieu
Même si j'ai tort
Laissez-le moi un peu...
Même si j'ai tort
Laissez-le moi encore »,
Mon Dieu.
Prière très païenne pour égrainer le temps de l’amour en comptant les mois, les jours…
« Si un jour la vie t´arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m´importe si tu m´aimes
Car moi je mourrai aussi
Nous aurons pour nous l´éternité
Dans le bleu de toute l´immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu´on s´aime
Dieu réunit ceux qui s´aiment»,
Hymne à l’amour.
Mais pour certains, le temps en est bien vite fini :
« On les a trouvés
Se tenant par la main
Les yeux fermés
Vers d'autres matins
Remplis de soleil
On les a couchés
Unis et tranquilles
Dans un lit creusé
Au cœur de la ville »,
Les amants d’un jour ;
ou du moins l’amour est-il en sursis…
« La fille de joie est triste
Au coin de la rue Labat
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java… »,
dans un premier temps :
« La fille de joie est seule
Au coin de la rue Labat
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieu tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit…
Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux… »,
L’accordéoniste.
« Non rien de rien ...
Non je ne regrette rien...
C'est payé balayé oublié
Je me fous du passé
Avec mes souvenirs
J'ai allumé le feu
Mes chagrins mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
Balayés les amours
Avec tous leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro ... »,
Non je ne regrette rien.
2005, « un message pour le temps qui passe » :
« Je regarde par la fenêtre
Quand la ville se réveille
Dès l’aube je veux voir le soleil
Aux couleurs de l’arc-en-ciel
Je veux voir autant de lumière
Dans ma vie que sur scène
Illuminer vos rêves
Faire disparaître vos peines
Je veux stopper le temps
Qui nous guette chaque instant
Et lui dire au passage non tout simplement
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit où je frôle l’insomnie de la vie
Tous ces passants
Au regard fuyant
Ne prennent jamais le temps
De rire un instant
Je veux voir autant de lumière
Dans ma vie que sur scène
Redonner un peu de chaleur
A ceux qui ont froid dans leur cœur
Je veux stopper le temps
Qui nous guette chaque instant
Et lui dire au passage non tout simplement
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit où je frôle l’insomnie
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit
Le temps marque nos visages
Il raconte notre histoire
A travers lui on devine
La beauté de nos âmes
C’est un message pour le temps qui passe
Et qui nous poursuit tout au long de notre vie
C’est un message pour le temps qui passe
Le jour comme la nuit où je frôle l’insomnie de la vie
Oh le temps qui passe
Oh juste un message »,
C’est un message.
Et une chanson offerte par Henri Salvador :
« Depuis Adam jusqu’aux hommes sur la lune
Chacun veut trouver sa chacune
La la la
La la la
On a toujours besoin d’aimer »,
On a toujours besoin.
Avant de créer sur la scène de l’Olympia :
« J’en ai chanté des mots
Trop souvent noirs ou blancs
Déchiré des photos
Pour oublier le temps »,
Côté soleil (La couleur des mots)
Et de reprendre Un prince en Avignon, hommage d’Esther Opharim à Gérard Philipe :
« Il était un prince en Avignon
Sans royaume, sans château, ni donjon
Là-bas tout au fond de la province
Il était un prince
Et l'enfant que j'étais
Cueillait pour lui bien des roses
En ce temps le bonheur était peu de choses ».
Et sur la scène du Petit Journal Montparnasse, où elle est venue présenter en novembre son DVD de l’Olympia de mars 2005, Michèle Torr a repris deux chansons de Pierre Bachelet, Ecris-moi et Sans amour :
« Alors comme ça tu t'en vas
Notre pendule peut s'arrêter
Le chat peut te chercher partout
Tu t'en fous »,
Ecris-moi ;
« Alors comme ça tu t'en vas
Notre pendule peut s'arrêter
Le chat peut te chercher partout
Tu t'en fous »,
Sans amour.
Superbes reprises, surtout la seconde, hélas inédites...
« Paris n’a rien vu quand vous leur disiez
Rira bien qui rira le dernier
Depuis un siècle c’est fait »,
Monsieur Cézanne.
Parenthèse en 2006 avec la sortie de La louve, contenant un inédit créé pour le centenaire de la mort du peintre aixois. C’est que pour lui comme pour Michèle Torr, il en aura fallu du temps pour gagner la reconnaissance des pairs et du public !
Mais la consécration a bien fini par venir…
« La main de Dieu en tombant des nuages
S’est posée tant de fois
Sur vous Paul Cézanne
Là où le ciel touche le chapeau
Vous étiez à égalité
Avec l’éternité ».
2008. Le temps passe et il se trouve au cœur de l’album Ces années-là sorti le 3 mars. Surfant sur les débuts prometteurs de la première tournée Age Tendre,
« C'est le temps des n'importe quoi,
âge tendre et tête de bois… »,
Age tendre et tête de bois,
.Michèle Torr (sûrement aussi « conseillée », malgré les deux « ailes » qu’elle arbore à nouveau sur la pochette au sein de son prénom, par la maison de disques qui s’apprête à prendre en charge la distribution du nouvel opus) a renoncé à l’album de chansons réalistes auquel elle songeait et a choisi de « faire un petit retour en arrière » et de reprendre des tubes des années 60/70, non sans proposer également 7 chansons inédites ; hommage rendu en trois titres à Claude François :
« En ce temps-là j'attendais que passent à la radio
Les chansons que j'aimais bien
Je reprenais les refrains j'étais si bien
C'était mon jeune temps et c'est tout près de moi
Où sont parties mes chansons et dans quel pays
Ont chanté ces amies qui me reviennent aujourd'hui
Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là
Tous les shing gue ling gue ling se déchaînent à nouveau pour moi
Comme une pluie de fleurs qui s'enroule à mon cœur
Et je suis près de pleurer comme en ce temps-là
Hier est près de moi
Il y avait la nuit quand on voulait se voir
Un vieux banc sous les tilleuls
Aujourd'hui je suis tout seul à le revoir
Et dans le silence où mon cœur bat sans toi
Il me reste mes chansons
Ces vieilles amies fidèles et jolies
Qui me reviennent aujourd'hui
Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là
Tous les shing gue ling gue ling se déchaînent à nouveau pour moi
Tous les sha la la, tous les oh oh oh oh sont là .... »
Sha la la (hier est près de moi),
« Cette année-là
Je chantais pour la première fois
Le public ne me connaissait pas
Oh ! Quelle année cette année-là
Cette année-là
Le rock'n'roll venait d'ouvrir ses ailes
Et dans ton coin tu chantais belle, belle, belle
Et le public aimait ça
Déjà les Beatles étaient quatre garçons dans le vent
Et toi ta chanson disait marche tout droit
Cette année-là
Quelle joie d'être l'idole des jeunes
Pour des fans qui cassaient les fauteuils
Plus j'y pense et moins j'oublie
(Dis-nous Michelle qu’est-ce que tu as fait cette année-là ?)
J'ai découvert mon premier mon dernier amour
Le seul le grand l'unique et pour toujours le public
Cette année-là
Dans le ciel passait une musique
Un oiseau qu'on appelait Spoutnik
Quelle année cette année-là
C'est là qu'on a dit adieu à Marilyn au cœur d'or
Tandis que West Side battait tous les records
Cette année-là
Les guitares tiraient sur les violons
On croyait qu'une révolution arrivait
Cette année-là
(Dis-nous Michelle mais c’était quand cette année-là ?)
C'était hier, mais aujourd'hui rien n'a changé
C'est le même métier qui ce soir recommence encore
C'était l'année soixante deux
C'était l'année soixante deux
C'était l'année soixante deux
C'était l'année soixante deux »,
Cette année-là
« On parle de toi tout le temps
Et toujours au présent
Tes retards tes colères
Devenus légendaires
Les jeunes générations
Reprennent tes chansons
C’est pas près de s’arrêter
Car tu les fais rêver
Au-delà de tout ça
C’est l’ami qui est là
Quelque part dans mon cœur
Magnolias for ever
On aurait pu s’aimer d’amour
L’amitié nous a pris de court
En s’imposant tout simplement
Comme le plus fort des sentiments
Loin des serments qui jouent des tours
On a tout misé sur toujours
En choisissant de s’aimer tout court
On aurait pu s’aimer d’amour… »,
On aurait pu s’aimer d’amour.
Un emprunt à Petula Clark :
« Au club où l’on allait danser j’ai traîné mon ennui
Quand le barman m’a vue rentrer toute seule il a compris
Ma grande peine
Il n’a rien dit mais je sais qu’il a compris
Il a mis l’air que l’on fredonnait
Tu sais dans le temps
Quand on s’aimait oh ! oui, dans le temps
Tu t’en souviens oh ! oui dans le temps
Qui a passé depuis
Dans le temps…
Tu sais dans le temps
Quand on s’aimait oh ! oui, dans le temps
Tu t’en souviens oh ! oui dans le temps
Qui a passé depuis
Dans le temps…
Dans le temps…
Dans le temps…»,
Down town devenu Dans le temps.
Un autre à Elvis Presley, déjà contracté en 1995 du temps d’A nos beaux jours :
« Trop souvent j'ai découragé
L’amour que tu voulais faire
Et souvent je t'ai refusé
La vie qui semblait te plaire
Pourtant j'y repense et tout ce temps
Même quand fanaient nos bonheurs
Je te portais dans mon cœur
Je te portais dans mon cœur
Tu as du m'appeler en vain
Quand tu avais mal à l'âme
Toujours remettre au lendemain
Ce qui fait de moi ta femme
Tendrement faits et gestes petits riens
J'en ai laissé passer l'heure
Je te portais dans mon cœur
Je te portais dans mon cœur
Laisse-moi
Laisse-moi croire que tu pourras m'aimer encore
Donne-moi
Donne-moi une chance de regagner ton corps
Je te portais dans mon cœur »,
Toujours dans mon cœur.
Un autre à Brenda Lee : Sorry Oh oui sorry…
Et un dernier à…Dalida : Pour ne pas vivre seul.
«Pour ne pas vivre seul
On s´fait du cinéma on aime un souvenir
Une ombre, n´importe quoi
Pour ne pas vivre seul
On vit pour le printemps
Et quand le printemps meurt
Pour le prochain printemps
Pour ne pas vivre seul
Je t´aime et je t´attends pour avoir l´illusion
De ne pas vivre seul, de ne pas vivre seul ».
A cela s’ajoutent d’autres chansons inédites :
« C’étaient les heures sans indulgence d’un bonheur qui s’en va
Tu vois cet homme à qui je pense c’était toi
C’était toi
Ma raison, mes pensées, mes images,
C’était toi
Ma liberté ma cage
Celle que tu as laissée sans trop savoir pourquoi
Quand ton cœur s’est lassé c’était moi
C’était moi
Mais c’était un paysage immense tout à côté de moi
De l’amour même dans le silence, du soleil dans ma voix,
Et dans cette indicible danse où finira ma vie
Tu vois cet homme à qui je pense c’est lui ».
C’était toi.
Hommage aux hommes (maris) d’une vie.
« Toutes ces nuits à ne penser qu’à toi
Même loin de moi tu es là
Toutes ces nuits à ne penser qu’à toi
Même loin de moi tu es là… »,
Toutes ces nuits.
« On ne se parle plus
On se regarde à peine
La tendresse des rues
Traîne sur MSN
On s’envoie des textos
Sur un écran docile
Mais où sont donc passés
Tous nos bons vieux coups de fil ?
On ne se parle plus
On se regarde à peine
On oublie trop souvent de se dire je t’aime
Si on se voyait ce soir simple face à face
Qu’on se touche du regard
Que nos mains s’enlacent
Si on se voyait ce soir
Assis sur un banc
Toi et moi quelque part comme avant
Simplement »,
Si on se voyait ce soir.
Hommage à Sœur Emmanuelle.
« Sœur Emmanuelle
Ton paradis c'est les autres
Pour elle, le paradis de tous les jours
Ce n'est rien d'autre
Que de l'amour
Eternelle
Emmanuelle
Il faut un cœur très charitable
Pour partager à votre table
Tous les festins que l'on n'a pas
Comme les mains d'Emmanuelle
Sœur des exclus des citadelles
Des oubliés qu'on n'oublie pas
Sœur Emmanuelle
Ton paradis c'est les autres
Pour elle, tout ce qu'elle sème sur son parcours
Ce n'est rien d'autre que de l'amour
Eternelle
Emmanuelle
{Sœur Emmanuelle:}
Fends le cœur de l'homme
Tu y trouveras le soleil… »,
Son paradis c’est les autres.
Et enfin hommage au public, toujours là, envers et contre le temps…
Tout doucement
Je viens vous dire maintenant
Tout doucement
Bonsoir, merci
Pour tout cet amour
Hier et toujours
Je vous dis merci
On se reverra
Ces perles dans nos yeux sont des larmes de joie
Des souvenirs
On se reverra
Je reviendrai vous voir
Vous serez toujours là
Comme un sourire
Tout doucement
Il faut que je vous quitte
Maintenant
Tout va si vite
Nous avons chanté
Nos cœurs enlacés
On s’est tout donné
On se reverra
Ces perles dans nos yeux sont des larmes de joie
Des souvenirs
On se reverra
Je reviendrai vous voir
Vous serez toujours là
Comme un sourire
Comme un sourire
(Michelle c’est toi, toi qui nous as donné ces joies
Toutes ces années-là)
On se reverra
Ces perles dans nos yeux sont des larmes de joie
Des souvenirs
On se reverra
Je reviendrai vous voir
Vous serez toujours là
Comme un sourire
On se reverra »,
On se reverra…
Encore :
« Encore
Les moments forts
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les fleurs ça réchauffe le cœur
Encore
Faut protéger l’île au trésor
Prendre en photo multicolore
Les moments bleus
Ceux qui rendent heureux… ».
Prenez soin de vous !
Bientôt peut-être ces moments forts seront-ils à nouveau possibles…
« Avant d’être chanteuse on est n’importe quoi
Une apprentie rêveuse une star sans éclat
Avant d’être chanteuse on a chanté cent fois
La chanson orgueilleuse du succès qui viendra…
Avant d’être chanteuse on s’est dit tant de fois
Boulevard des ambitieuses j’aurai ma place à moi
Avant d’être chanteuse l’orgueil prenait le pas
Sur la vie amoureuse et puis l’amour s’en va
Avant d’être chanteuse on essuyait les plats
Ou on était ouvreuse dans un vieux cinéma
Avant d’être chanteuse on a été tout ça
On n’est jamais heureuse que les soirs de gala
Avant d’être chanteuse »
Avant d’être chanteuse.
C’est que le temps est nécessaire à la concrétisation de certains rêves qui à force de ténacité peuvent devenir réalité.
« Chanter c’est donner
Chanter c’est aimer
Mais c’est surtout surtout prier
Chanter sans s’arrêter
Donner sans compter
Aimer sans se lasser
Prier pour l’éternité.
Sans voûte ni vitraux
Ce n’est pas une cathédrale
Mais des ors et velours
En mon théâtre idéal
Un signe de croix
Et des signes d’amour
Moi vers vous
De vous à moi pour toujours »
Chanter c’est prier.
C’est à cela que l’on espère que l’amour nous mènera, à l’abolition du temps. Qu’il durera toujours… Une quête de tous les instants.
« C'est tellement simple
L'amour
Tellement possible
L'amour
A qui l'entend
Regarde autour
A qui le veut
Vraiment
C'est tellement rien
D'y croire
Mais tellement tout
Pourtant
Qu'il vaut la peine
De le vouloir
De le chercher
Tout le temps
Ce sera nous, dès demain
Ce sera nous, le chemin
Pour que l'amour
Qu'on saura se donner
Nous donne l'envie d'aimer
Ce sera nous dès ce soir
A nous de le vouloir
Faire que l'amour
Qu'on aura partagé
Nous donne l'envie d'aimer
C'est tellement fort
C’est tellement tout l’amour
Puisqu’on attend
De vie en vie
Depuis la nuit des temps
Ce sera nous dès demain
Ce sera nous le chemin
Pour que l'amour qu’on saura se donner
Nous donne l'envie d'aimer
Ce sera nous dès ce soir
A nous de la vouloir
Faire que l'amour
Qu’on aura partagé
Nous donne l'envie d'aimer »,
L’envie d’aimer.
Car c’est à cela qu’on aspire. Une forme d’immortalité.
« Vuejo-nous lis esperanço
E li raive dóu jouvènt,
Dóu passat la remembranço
E la fe dins l'an que vèn.
Vuejo-nous la couneissènço
Dóu Verai emai dóu Bèu,
E lis àuti jouïssènço
Que se trufon dóu toumbèu
(Verse-nous les espérances
et les rêves de la jeunesse,
Le souvenir du passé
Et la foi dans l'an qui vient.
Verse-nous la connaissance
Du Vrai comme du Beau,
Et les hautes jouissances
Qui se rient de la tombe) »,
Coupo santo.
A l’instar de celui de l’amour, le chemin de la foi est un long long chemin…
« Juste une prière avant d'obéir
A l'ordre des choses et de nos pères
Avant de partir
Juste une autre vie sauvée de l'oubli
Gravée bien mieux que par une lame
Dans la mémoire d'Abraham
Longue l'attente de l'heure
Lourde la peine en nos cœurs
Mais si grands notre amour notre foi en toi
Et difficile de te comprendre parfois
Que sera demain nos destins plus loin ?
Un peu de paix d'amour et de pain
Au creux de tes mains
Longue l'attente de l'heure
Lourde la peine en nos cœurs
Mais si grands notre amour notre foi en toi
Et difficile de te comprendre parfois
Conduis nos enfants pour la fin des temps
Remplis de plus de joies que de larmes
La mémoire d'Abraham ».
La mémoire d’Abraham.
La foi, qui donne la force de continuer à vivre, dans un monde qui nous semble bien bas parfois, grâce au don de soi.
« Même si tes églises ont vieilli parfois,
Si la poussière grise recouvre tes bras,
Donner ma chemise, donner comme toi,
Même si les temps changent, toi ne change pas,
Garde-moi un ange, pour guider mes pas,
Dans ce monde étrange, plus bas qu'ici bas… »,
Je crois en toi.
2014. 50 ans après 1964. Une carrière qui dure depuis 50 ans. 50 ans de scène et de chansons. Michèle Torr est toujours là et elle revient avec un disque pour lequel les « copains » des tournées Age tendre ont été mis à contribution, dont Guy Mattéoni aux arrangements… Auxquels s’ajoute la signature prestigieuse de Charles Aznavour… Un disque dans lequel il est question du temps qui a passé, de « toutes ces années » passées à chanter…
« J’ai chanté l’amitié
J’ai chanté la colère
J’ai parlé de la paix
Mais aussi de la guerre
Dans les plus grandes salles
Même dans les cathédrales
Du bout du monde
J’ai chanté les saisons
J’ai chanté la tendresse
J’ai parlé de la trahison
Mais aussi des faiblesses
Mais après toutes ces années
La seule vérité
Au fond de moi
Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour volage déjà oublié
L’amour trop sage pour pouvoir durer
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour chamaille qui nous fait pleurer
L’amour canaille qui nous fait rêver
J’ai chanté ma famille
J’ai chanté ma Provence
J’ai parlé de moi jeune fille
Et de mes espérances
Mais après toutes ces années
Je n’ai rien oublié
Et c’est pourquoi
Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour rebelle qui veut nous blesser
L’amour fidèle souvent désespéré
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour des autres le plus grand je crois
Celui qui donne celui qui reçoit
Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour mystère qui nous fait sourire
L’amour sincère qui nous fait plaisir
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour des autres le plus grand je crois
Celui qui donne… »,
Je ne veux chanter que l’amour,
(Guy Mattéoni).
De l’instant présent qui nous fait frôler l’éternité…
« Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le sourire d’un enfant aux bras d’une maman
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Le regard d’un vieillard
Il n’est jamais trop tard
Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le chagrin d’un inconnu qu’on rencontre au hasard
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Donnons sans hésiter
Sans arrière-pensée…
Tout l’amour du monde est dans cet instant
Comme une communion une envie de partage
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Comme un signe divin un cadeau un message… »,
Tout l’amour du monde.
Du temps de l’amour, dont on voudrait toujours qu’il dure toujours…
(Michèle Torr, Guy Mattéoni).
« Enchaînée de plein gré
A ma liberté
D’aimer
A tout jamais…
Par delà les dissonances
Les sorties de scène
Des désaccords
Et autres coups de larsen
Telle est ma liberté
T’aimer
Telle est ma liberté
Aimer
En haute fidélité
A tout jamais
En haute fidélité
A tout jamais
En haute fidélité
A tout jamais... »
Haute fidélité,
(Patrick Loiseau/Philippe Delépine-Philomène Kouadio).
« C’est le soleil brûlant qui caresse ma peau
Et l’air léger du temps au souffle doux et chaud
Quand tu m’aimes
C’est en plus de tout ça mille choses encore
Qui sont à toi et moi et perturbent mon corps
D’une infinie faiblesse
Quand tu m’aimes… »,
Quand tu m’aimes,
(Charles Aznavour).
« Je le sais j’aime dire
Les mots que tu attends
Je suis meilleure ou pire
Que ce dont tu parles en rêvant
Je suis une eau dormante
Tu voudrais un torrent
C’est vrai
Mais mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore… »,
Il se peut que je t’aime encore,
(Charles Dumont).
On y trouve aussi un rêve d’Amérique, la mythique Route 66 qui donne son nom à un joli bilan…
« Un coucher de soleil sur les années qui passent
Des monts et des merveilles et le temps qui s’efface
Des matins de printemps et des soirées d’automne
Les yeux de mes parents des lumières qui rayonnent
Des chemins de traverse
Et des sens interdits
Autant de maladresses
Et l'amour qui s’enfuit
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor
Un coucher de soleil sur un chemin de vie
C’est comme une étincelle dans mes états unis
Ce soir j’ai plus sommeil j’irai jusqu’à chez toi
Retrouver le soleil à Santa Monica
Et sans semer de doutes
Ce soir dans nos esprits
Je sais combien ça coûte
De trop aimer la vie
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor
C’est partager encore
L’amour et mi amor
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis... »,
Route 66,
(Alain Turban/Mario Santangeli).
Non, rien de rien, non, elle ne regrette rien…
« Ne regarde pas en arrière
Va vers la lumière
Car si je voulais tricher
Aussitôt vous le sauriez
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter »,
Laisse-les dire,
(Michèle Torr, Daniel Mecca),
au nom de sa plus belle histoire d’amour, celle avec le « public » qui lui a donné des airs de diva :
« On est venus de loin
Toi et moi
Qu’il fut long le chemin
Pour en arriver là
Vous m’avez pris la main
Bien des fois
On a dû faire des choix
Vous et moi
Vous avez cru en moi
Je vous dois
Pour noyer mes chagrins
Vos larmes de joie
Et si ce soir devant vous
Je suis là
Cela ne tient qu’à vous
Qui avez fait de moi
Diva
Votre diva
Avec mon habit noir entre fille et garçon
Un peu rock et guitare au milieu des violons
Pour vous livrer ma vie au fil de mes chansons
Diva
Votre diva
Grisée par vos bravos
Portée à bout de bras
Je suis votre flambeau votre cri votre voix
Vous m’avez fait grandir
Et jusqu’à devenir
Diva… »,
Diva,
( Georges Chelon/Alice Dona).
Quand sur la scène du Trianon le 18 octobre 2015, elle a repris Je suis seule ce soir,Michèle Torr n’a pas hélas, chanté le deuxième couplet de la chanson de Léo Marjane évoquant la solitude des femmes pendant la seconde guerre mondiale, celui dans lequel il est question du temps :
« Dans la cheminée, le vent pleure,
Les roses s'effeuillent sans bruit,
L'horloge, en marquant les quarts d'heure,
D'un son grêle berce l'ennui ».
Après le medley de chansons de Mistinguett :
« Et depuis ce temps-là
J’ai eu des hauts des bas
Oui mais le passé maintenant
C’est le passé
Paraît que j’ai la binette
De Mademoiselle Mistinguett
Comme elle n’est que gaité
Je peux chanter
Je suis une blondinette
Une vraie coquette
Et dans tout Paris on m'suit… »,
l’évocation du temps, on la trouve par contre dans Si je n’avais plus empruntée à Charles Aznavour :
« Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
Au creux de ton lit
Car j'aurais chéri
Ma peur à combattre
Penché sur ta vie
Pour l'entendre battre
Je pourrais garder
Au fond de mon cœur
Sous la terre froide
Un peu de chaleur
Que j'emporterais
Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
A l'aube d'un jour
Sur un lit d'amour
Pour n'avoir à dire
Que des mots d'amour
Pour te voir sourire
Et ne plus penser
Et ne plus penser
Qu'une autre après moi
Te verras sourire
Qu'une autre après moi
Pourra t'enlacer
Et dans un baiser
Et dans un baiser
Le corps apaisé
Le cœur allégé
D'un million de doutes
Mon dernier sommeil
M'ouvrira la route
Qui mène au soleil ».
On ne peut entendre ces trois reprises que sur le DVD De l’Olympia au Trianon…
Puis entre 2015 et 2016 a eu lieu une tournée des églises et des cathédrales avec un tour de chant comportant quatre autres reprises
« De ce monde ignorant de l'amour,
Où commence aujourd'hui son séjour,
Qu'il soit Roi pour toujours !
Paix à tous ! Gloire au ciel !
…Gloire au sein maternel,
Qui pour nous, en ce jour de Noël,
Enfanta le Sauveur éternel,
Qu'attendait Israël ! »,
Douce nuit, sainte nuit,
La Prière de Georges Brassens,
Le Noël de la rue d’Edith Piaf et la version française d’Edith Martel de l’Halleluja de léonard Cohen.
« Pourquoi rêver d'un paradis
C'est maintenant et c'est ici
Qu'il faut unir nos espoirs et nos joies
On dit "demain" on dit "plus tard"
Mais si demain c'était trop tard
Pour partager ce bonheur...
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
Comment trouver l'accord secret
Qui nous apportera la paix
Qui répondra aux "comment" et aux "pourquoi"
Alors il faut chaque matin
Ouvrir son cœur , ouvrir ses mains
Et faire du nouveau jour un
Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !
On vient sur Terre pour aimer
Pour vivre ensemble et partager
Et faire de chaque jour un feu de joie
La vie est une symphonie
Chacun de nous en fait partie
Ensemble il faut chanter
Ö Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !... » ;
Carpe diem !