lundi 21 août 2017

Michèle Torr, De l’Olympia au Trianon


L’événement important de l’été 2017 en ce qui concerne Michèle Torr, c’est la sortie (en toute discrétion, sur le site www.micheletorr.com exclusivement) au début du mois de juillet, d’un double DVD,  De l’Olympia au Trianon.
Il y a déjà quelques mois, pour fêter ses cinquante ans de carrière, l’artiste avait choisi, dans le cadre du Paris de Michèle Torr,  de nous faire le plaisir de nous offrir,  non pas un nouveau spectacle, mais deux spectacles différents, qu’elle a créés respectivement sur les scènes de l’Olympia (Amour, toujours) un  11 janvier, et du Trianon (Intimiste), le 18 octobre de la même année.

Et c’est bel et bien l’intégralité de ces deux concerts exceptionnels que l’on retrouve sur ce double DVD.

Michèle Torr - Amour toujours à l’Olympia 


Dimanche 11 janvier. Quatre jours après l’attentat perpétré contre  Charlie Hebdo. Le monde entier est Charlie. Une atmosphère étrange a envahi Paris. 16 heures, le spectacle Amour, toujours, le premier du Paris de Michèle Torr, va commencer à l’Olympia,  Boulevard des Capucines, alors qu’une marée humaine se déplace entre la place de la République et celle de la Nation. La salle s’est tout de même bien remplie. 35 ans après l’attentat de la rue Copernic,  après la première chanson, nouvel appel à la tendresse,
 « Merci d’être venus, en ce jour si particulier… »,  pour introduire Je ne veux chanter que l’amour… La chanteuse, en habit noir, dit avoir fait le choix, comme tant d’autres, de « continuer », de continuer à chanter, de continuer à vivre. Pour lutter contre la barbarie. The show must go on.

Voici la liste des titres qui ont composé ce spectacle.
1/ Diva (première moitié)
2/ Je ne veux chanter que l’amour
3/ Le pont de Courthézon
4/ T’es l’homme qu’il me faut
5/ Discomotion
6/ A mon père
7/ Tout l’amour du monde
 « …devant les synagogues, devant les mosquées, devant les cathédrales… »
8/ J’en appelle à la tendresse
9/ Chanter c’est prier
L’intermède entre les deux parties du tour de chant a été constitué d’une version instrumentale aux couleurs celtiques de J’aime, très réussie ; puis la chanteuse, en veste crème sur chemisier et pantalon de cuir noirs,  est revenue pour chanter…
10/ J’aime
11/ Je ne veux que toi
12/ Ils s’aiment et alors ?
13/ Emmène-moi danser ce soir
14/ La quête
15/ Et toute la ville en parle
16/ Medley :
Une petite Française
Cette fille c’était moi
Lui
Une vague bleue
Midnight blue en Irlande
17/ Je m’appelle Michèle
18/ Diva (deuxième moitié)
19/ Laisse-les dire.


Dès le début du spectacle c’est l’émotion qui prévaut. Les applaudissements sont nourris après la plupart des titres, souvent les spectateurs se lèvent et frappent longtemps dans leurs mains, après les tubes de même qu’après les nouvelles chansons. Ovation plus marquée encore après La quête, a cappella. C’est une ambiance d’amour et de fraternité, d’ouverture et de tolérance qui a empli la salle : la chanteuse a parlé d’amour, toujours bien sûr, de toutes les formes d’amour, y compris des amours homosexuelles, elle a parlé de foi, elle a évoqué ses « héros » : Piaf, Brel, son père… Ses chansons les plus connues étaient là, régulièrement réparties, de même que six (sur onze) du très beau nouvel album de la Diva que le public a portée « à bout de bras » (dommage cependant que la chanson n’ait pas été chantée en entier à la fin). Emotion prenante qui a fait parfois couler des larmes sur ses joues. Emotion vibrante en particulier au moment de J’en appelle à la tendresse, évidemment. Le spectacle, un peu plus court que de coutume, se termine avec l’entraînante Laisse-les dire qui laisse ses notes dans la tête, le sourire sur les lèvres  et du baume au cœur des spectateurs… Avant le rendez-vous suivant.

De cet Olympia, que l’on redécouvre bien en intégralité sur DVD,  on retrouve aussi, intacte, toute l’émotion.
Michèle Torr - Intimiste, au Trianon.


C’est au Trianon, Boulevard de Rochechouart, dans le 18ème arrondissement, que s’est prolongé et terminé, le dimanche 18 Octobre suivant, à 16 heures, le Paris de Michèle Torr.
Ce ne fut pas un spectacle intimiste tel que le laissait préfigurer son titre, avec un piano-voix-violon du début à la fin, mais certainement le spectacle le plus personnel et le plus riche de la chanteuse sur une scène parisienne. Et un vrai "cœur à cœur" a bien eu lieu.
Elle s’est montrée, vêtue de mousseline rouge et de dentelle noire puis de satin noir tout brodé de strass, telle qu’elle avait envie de le faire depuis longtemps.
Enfin, serait-on tenté de dire.

Elle y a repris un certain nombre de ses tubes : Midnight Blue en Irlande, Discomotion, J’en appelle à la tendresse, J’aime (extrait), Emmène-moi danser ce soir et Je m’appelle Michèle, alors que ses musiciens et choristes ont entonné, entre les deux parties du spectacle, un « medley » au cours duquel on a pu entendre, presque dans l’ordre chronologique, C’est dur d’avoir seize ans, Dans mes bras oublie ta peine, Ce soir je t’attendais, Cette fille c’était moi, Une vague bleue, Lui et Une petite Française. Et en entendant les choristes fredonner ces airs-là, on comprend aussi pourquoi on a aimé cette voix unique, profonde, à la diction parfaite. Peut-être y manquait-il Un enfant c’est comme ça, mais réentendre ces extraits est bien agréable.

Pour la partie intimiste telle qu’on l’attendait, on a pu écouter A mon père ainsi que, pour débuter la seconde partie,  Chanson inédite (intimiste sur le plan des paroles, mais pas des arrangements !),  le très théâtral Et toute la ville en parle et surtout, avant Qu’est-ce qu’ils disent ?Diva...
Mais là où elle a le plus étonné, c’est en recréant, dans ce beau théâtre du Trianon, au pied de la butte Montmartre, l’ambiance des cafés-concerts d’antan, en donnant à son spectacle des couleurs de récital de chanteuse réaliste, auxquelles ont contribué la reprise de Je suis seule ce soir de Léo Marjane, mais aussi T’es l’homme qu’il me faut d’Edith Piaf, Il se peut que je t’aime encore, de Charles Dumont (et Sophie Makhno), Si je n’avais plus, d’Aznavour, ou encore Quand on n’a que l’amour, de Brel, interprété a cappella et sans micro…
Mais Michèle Torr aime le rire et le music-hall, c’est pourquoi elle a aussi choisi de proposer, affublée d’un grand « truc en plumes », un « medley » de chansons de Mistinguett tout empreint de gouaille bien parisienne, avant  le primesautier Ils s’aiment et alors ? (sur les amours homosexuelles, qui rappelle par son thème le Comme ils disent d’Aznavour). Et puis elle a chanté Diva, qui a pris ici toute sa dimension, à la fois intimiste, avec le ton de la confidence et des accents de Barbara pour s’adresser au public, mais aussi humoristique, avec l’insertion par Georges Chelon dans la mélodie d’Alice Dona, de l’extrait de L’Air des Bijoux de Charles Gounod, cher à La Castafiore, tout en restant  dans l’ambiance café-concert qui teintait l’ensemble du spectacle. Et c’est avec humour aussi qu’elle s’est tournée vers nous pour dire, en réponse à la question habituellement posée par les journalistes pour savoir si cela ne la gêne pas d’être une chanteuse populaire, avec un zeste d’Arletty dans le ton et dans le geste : « Pas du tout ! », annonçant ainsi sa dernière chanson, le festif  Qu’est-ce qu’ils disent ? .

Alors que de Chanter c’est prier il n’est resté que Coupo Santo, de son dernier album Diva, Michèle Torr aura donc chanté cinq chansons, Je ne veux chanter que l’amour, Tout l’amour du monde, Il se peut que je t’aime encore, Diva et Qu’est-ce qu’ils disent ? dans un spectacle où elle s’est essayée à la formation  intimiste du piano-violon-voix, au répertoire de la chanson réaliste et à la « revue » tout en restant… Michèle Torr. Certains ont été touchés par certaines de ses interprétations car elle était très « en voix » et s’est montrée très émouvante, d’autres étonnés qu’elle ait ainsi osé s’amuser en imitant Mistinguett ou en se moquant d’elle-même, et tous ravis de voir que, malgré tout, elle était restée… la même. Une grande dame de la chanson qui a tenu à faire plaisir à un public dont elle sait quels sont les goûts tout en étant fidèle aux siens.

Les inédits du Trianon.


Le premier, c’est Je suis seule ce soir, de Léo Marjane, une chanson datant de 1941, dans laquelle il est question de ces nombreuses femmes dont le mari était parti à la guerre, ou bien en Allemagne pour le STO (Service de Travail Obligatoire). De cette chanson de Jean Casanova et Rose Noël composée par Paul Durand, elle n’a chanté que deux fois le refrain et un couplet :
« Je suis seule ce soir avec mes rêves,
Je suis seule ce soir sans ton amour.
Le jour tombe, ma joie s'achève,
Tout se brise dans mon cœur lourd.
Je suis seule ce soir avec ma peine,
J'ai perdu l'espoir de ton retour,
Et pourtant je t'aime encore et pour toujours
Ne me laisse pas seule sans ton amour.

Je viens de fermer la fenêtre,
Le brouillard qui tombe est glacé ;
Jusque dans ma chambre il pénètre,
Notre chambre où meurt le passé.
Refrain
(Dans la cheminée, le vent pleure,
Les roses s'effeuillent sans bruit,
L'horloge, en marquant les quarts d'heure,
D'un son grêle berce l'ennui
Refrain
Tout demeure ainsi que tu l'aimes,
Dans ce coin par toi dédaigné,
Mais si ton parfum flotte même,
Ton dernier bouquet s'est fané.
Refrain)
Ainsi Michèle Torr s’est-elle fait le plaisir de reprendre une de ces chansons dites « réalistes » qu’elle affectionne et dont elle avait eu le projet d’en faire un album en 2007.

Autre plaisir qu’elle s’est fait, c’est le medley en hommage à Mistinguett, à Paris et à ses « petites femmes » qu’elle nous a livré en début de deuxième partie, juste après Chanson inédite. Il lui a permis de réaliser un autre de ses rêves: nous donner à voir et à entendre une mini-comédie musicale, elle qui avait eu le projet d’un spectacle total en 1984, pour fêter ses vingt ans de carrière, mais qui n’avait pas abouti. Elle nous raconte l’histoire d’une « petite femme de Paris » en enchaînant de nombreux extraits de titres de la Miss entre lesquels elle a jeté des ponts : Gosse de Paris (Je suis née dans le faubourg Saint-Denis),  Moi j’en ai marre, La java, En douce, Une petite belotte, Mon homme et On m’suit (Je suis une blondinette), l’histoire d’une jeune Parisienne un peu chanteuse qui, après des moments difficiles, rencontre l’amour avec un beau gars qui va finir par être violent avec elle et la pousser à le quitter. Elle y gagnera la liberté et la gaité retrouvée… 
« Etant née dans le faubourg Saint Denis
Je suis comme la miss une vraie gosse de Paris
Ses refrains tendres et moqueurs
C’est toute ma vie
Je les connais par cœur
Dans la pluie et le vent
J’ai chanté souvent
Moi j’en ai marre
Quand j’avais pas le rond
Et que les bons gueuletons
Se faisaient rares
Mais dans ma détresse
Sans cesse je pensais
Qu’une vie nouvelle
Plus belle
S’amenait
Or un beau jour
Voilà que l’amour
Fit battre mon cœur
Dans un petit bal
Près des Halles
J’ai connu le bonheur
Je danse la java
Avec un beau gars
A qui je dis bientôt
J’aime ta casquette
Tes deux rouflaquettes
Et ton vieux mégot
Tous les deux en douce
Alors on part bras dessus bras dessous
Assis dans la mousse
Il me disait des mots très doux
Pour perdre ma fleur d'oranger
J'ai pas dérangé
Le maire, le curé,  le bedeau
Et des tas d' badauds !
J'ai fait ça en douce
Et j'ai connu sur le gazon
La grande secousse
Et le fameux petit frisson
Et lorsque j'ai chaviré
J'ai rien dit, rien soupiré
Mais j'ai caché ma frimousse
Afin de pleurer en douce
Alors tous les deux
Le cœur amoureux
Nous vécûmes des jours heureux
On se fait une petite belote
Après le dîner
Il m’ disait « C’est ça qui m’botte
Mieux que le ciné »
Quand il gagnait la partie
Il me disait des mots mignons
S’il perdait quelle tragédie
Alors il me flanquait des gnons
Moi je lui disais
Tu peux faire ce que tu veux
T’es mon homme
Sois méchant sois nerveux
Traîne-moi par les cheveux
C’est mon homme
Pourtant un beau jour
Lasse de recevoir des coups
De mon homme
Sans rien dire …
Je l’ai quitté
Je n’avais plus rien
Plus de soutien
Juste un gardien
Mon pauvre chien
Qui m’aimait bien
Et depuis ce temps-là
J’ai eu des hauts des bas
Oui mais le passé maintenant
C’est le passé
Paraît que j’ai la binette
De Mademoiselle Mistinguett
Comme elle n’est que gaité
Je peux chanter
Je suis une blondinette
Une vraie coquette
Et dans tout Paris on m'suit
On m'dit vos petites fossettes
Vot' nez en trompette
Comme il est gentil
Mais oui
Hé, monsieur l'sergent d'ville
Regardez la vie d'ces imbéciles
On m'suit
Ils promettent des châteaux
Des perles et des autos
Et puis ils vous font la peau
Je suis une blondinette
Je suis très coquette
Et dans tout Paris on m'suit… »
Un bien joli moment qui a enchanté le public Et quel plaisir de la voir s’amuser ainsi !

Enfin, elle a repris Si je n’avais plus de Charles Aznavour, plutôt que de chanter Je ne veux que toi ou Quand tu m’aimes qui figurent sur Diva.
« Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
Au creux de ton lit
Car j'aurais chéri
Ma peur à combattre

Penché sur ta vie
Pour l'entendre battre
Je pourrais garder
Au fond de mon cœur
Sous la terre froide
Un peu de chaleur
Que j'emporterais

Si je n'avais plus
Si je n'avais plus
Plus qu'une heure à vivre
Une heure et pas plus
Je voudrais la vivre
A l'aube d'un jour
Sur un lit d'amour
Pour n'avoir à dire

Que des mots d'amour
Pour te voir sourire
Et ne plus penser
Et ne plus penser
Qu'une autre après moi
Te verras sourire
Qu'une autre après moi
Pourra t'enlacer
Et dans un baiser
Et dans un baiser
Le corps apaisé
Le cœur allégé
D'un million de doutes
Mon dernier sommeil
M'ouvrira la route
Qui mène au soleil ».


Que ces trois moments figurent sur le double DVD  De l’Olympia au Trianon en justifie pleinement la sortie. On y retrouve bien toutes les chansons que Michèle Torr a chantées au Trianon, même si on peut regretter que les  titres soient séparés par des « fondus au noir » qui, écourtant les applaudissements, nuisent à la restitution de l’ambiance si chaleureuse du spectacle. Il n’empêche, l’essentiel est que l’on puisse vivre ou revivre ces moments de pur bonheur.

Michèle Torr, De l’Olympia au Trianon
Double DVD à commander sur le site www.micheletorr.com



samedi 5 août 2017

C'est l'été avec Michèle Torr...(8). Saint Victoret, le vendredi 4 août 2017...


 Michèle Torr en concert : "Je me sens chez moi à St-Victoret ! "

http://www.maritima.info/…/michele-torr-en-concert-je-me-se…
Michèle Torr concert à St-Victoret - Août 2017
Publié le :
05/08/2017 à 14h00 Par D.MOISSON


Une star de la chanson française proposait, hier soir, un concert à l'occasion des festivités estivales de St-Victoret... Michèle Torr a charmé le public pour une soirée pleine de nostalgie. Rencontre.


50 ans de carrière
Avec plus de 30 millions de disques vendus à travers le monde , Michèle Torr peut être fière d'une carrière qui a su garder un public fidèle et admiratif.
Personne n'a oublié cette native du Sud-Est de la France qui a vu le jour, il y a 70 ans du côté de Pertuis.
A l'âge de 6 ans, elle remporte son premier concours de chant, 10 ans plus tard, elle fait la première partie de Jacques Brel et, c'est en 1964 qu'elle signe son premier contrat chez Mercury.


Les tubes de Michèle Torr feront les beaux jours des années 60, 70 et 80.
Après Plus de 400 chansons, 53 albums, 30 disques d'or et 1 disque de platine, celle qui était surnommée la « Piaf blonde » (en référence à la voix d'Edith Piaf), fête aujourd'hui ses 50 ans de carrière avec la sortie d'un dvd !La ville de St Victoret a donc convié cette artiste renommée à l'occasion des festivités estivales pour un concert gratuit proposé à la population.
" Emmène mois danser ce soir " , " J'en appelle à la tendresse "...


Il est 21h et, le public a répondu présent pour partager une soirée musicale empreinte de souvenirs, dans le Parc de l'hôtel de Ville St-Victorien.
L'endroit est agréable et se prête tout à fait ce style de manifestation. Après avoir accueilli le 4éme Festi'Rire il y a 15 jours, place à la musique du grand orchestre Richard Gardet.
Pourtant, l'assemblée n'attend qu'une chose, découvrir la chanteuse aux yeux azur sur scène.


C'est finalement à 22h35, aprés nous avoir accordé quelques minutes d'interview, que Michèle Torr salue la foule en clamant : " Je me sens chez moi à St-Victoret ! "
Le public est ravi.
Il faut dire que l'artiste peut compter sur des fans exemplaires puisque certains ont parcouru plus de 500 kms pour l'occasion !


Durant prés de 75 minutes, la star française va enchaîner les tubes de son répertoire (et des autres aussi) pour les partager avec douceur et générosité.
« A mon père », « Un enfant c'est comme ça » « « J'en appelle à la tendresse » « Emmène moi danser ce soir » et même « Hallelujah »... des titres qui font voyager les 2000 personnes présentes, dans un univers musical débordant d'émotions, de souvenirs et surtout " d'amour " comme le précise la chanteuse.


Après un bain de foule et une « standing ovation », c'est au tour du Maire de St-Victoret, de monter sur scène pour offrir un bouquet de fleurs à cette artiste si chaleureuse.


Cette dernière propose alors d'achever le show par un hymne provençal, véritable ode à la région.
Et c'est ainsi que se termine un charmant rendez-vous estival et musical (gratuit) à St-Victoret.


En vidéo : interview et extraits live de Michèle Torr à St-Victoret au micro de Davy Moisson / Réactions du public en fin de concert à St-Victoret au micro de Davy Moisson.




Michèle Torr, la grande dame blanche de la chanson

 

 

Pour être sûre de disposer d’une bonne place, la première fan en provenance de Salon de Provence est arrivée à 16h30 précises. A l’ombre des platanes du parc, le mercure affichait 40 degrés, tout aussi précises. Sans doute bien plus sur les fauteuils en plastique blanc. C’est dire l’engouement, la dévotion même que ses fans portent à la célèbre chanteuse.
  




Plus ils venaient de loin, plus ils venaient tôt et la Police Muncipale n’a pas chômé à diriger gens et voitures et à sécuriser le périmètre. Quand les derniers Saint-Victoriens qui n’avaient pas réservé sont arrivés nonchalamment vers 21h, le parc était comble et les chaises pliantes étaient les bienvenues. Michèle Torr était depuis longtemps déjà dans sa loge quand l’orchestre de Richard Bardet a pris sa part du spectacle, en proposant une première partie de 45 minutes très envolée.


La troupe à Bardet

L’orchestre de Richard Bardet, c’est un peu la troupe à tout faire et à tout chanter. Lourdement équipé de sonos et de lumières, avec deux écrans géants pour assurer une visibilité pour tous, des percussions, des cuivres variés et des guitares, l’ensemble est protéiforme.


Il s’est spécialisé dans l’accompagnement live des chanteurs les plus connus. Et il emmène avec lui ses propres talents vocaux, comme Lionel et Anne-Claire Dumas, qui ont lancé le show en solo.


Et puis, il y a eu ce medley échevelé de comédies musicales interprétées par des jeunes gens pétris de talents, dans une atmosphère Big Bazar. « Roméo et Juliette », « Résiste », « Mozart » ou encore « Star Mania ». Que des succès populaires salués par les bravos et les vivas ininterrompus de la foule. Leur spectacle, dont la moitié a été présentée ce soir-là, a bien chauffé la pelouse.

 

 Une manière pour eux de se préparer, puisqu’ils assuraient dans la foulée l’accompagnement musical de la chanteuse. Avec une entrée très travaillée, Michèle Torr a ensuite pris la scène, fascinant toute l’assemblée de sa présence élégante, pantalon noir, chemise blanche à jabot et veste blanche. Les fans ont retrouvé l’idole de leur jeunesse, ou celle de leurs parents, comme s’ils l’avaient quitté hier.

 

Heureuse de chanter dans sa Provence natale, émue par l’accueil fiévreux, elle a déroulé un tour de chant puisé dans son énorme répertoire, émaillé aussi de quelques emprunts surprises. Mais un fil rouge était annoncé dès le début. Elle est là pour chanter l’amour avec des chansons qui serrent le cœur d’un public nostalgique. Des connaisseurs, parfaitement synchrones avec elle comme s’ils faisaient partie du show.

 

 « Sur les routes », « Emmène-moi danser ce soir », « Je m’appelle Michelle », « Courthézon », puis un hommage à son père, un autre à ses enfants. La démonstration était ainsi faite. Sa voix a bien la même grande pureté que celle que l’on a toujours connue, à la fois chaude et cristalline. Elle aurait pu être rockeuse ou chanteuse lyrique. Elle a préféré être classée dans la catégorie chanteuse populaire, et le public l’aimera toujours pour cela. Côté emprunt, « Le petit bonheur » de Félix Leclerc a fait un tabac.


Et son hommage à Leonard Cohen avec « Hallelujah » a véritablement bouleversé le public, alors même qu’elle allait à sa rencontre, marchant jusqu’au bout des allées.


A son retour, le maire de la ville l’attendait sur scène avec un petit discours, un brin espiègle, d’amitié et d’hommage ainsi qu’un bouquet de fleurs. Surprise et sincèrement émue, elle a rendu la gentillesse en mettant un micro dans les mains de Claude Piccirillo. Les deux amoureux de la Provence ont chanté leur pays avec un émouvant Coupo Santo repris en chœur par le public. Il n’y a pas mieux dans la région pour faire se lever un parterre de spectateurs. Tard dans la nuit, elle a consacré à ses fans le temps qu’il fallait, échangeant et signant des autographes.


Puis avec le maire et ses amis, elle a évoqué son association SEP du Pays d’Aix qui consacre les revenus d’un concert annuel à Pertuis à la recherche contre la sclérose en plaques. Cette grande dame de la chanson a montré ici avec discrétion l’étendue de son humanité et nul doute que des liens se sont noués hier, de ceux qui pourraient aboutir un jour à un nouveau projet. Et pourquoi pas à l’Odéon ?



Devant 2000 personnes...






mercredi 26 juillet 2017

C'est l'été avec Michèle Torr...(7). Pertuis le samedi 15 juillet (suite).

On peut lire sur EvasionMag Le site des loisirs

Michèle TORR, de Pertuis à Aix-en-Provence


Depuis quelques années, nous avons pris l’habitude d’aller retrouver, en début d’été, Michèle Torr dans son village natal : Pertuis, dans le Vaucluse.
En effet, notre « petite Française née en Provence » donne rendez-vous à ses amis, sa famille et ses fans pour deux journées très importantes pour elle.
La première, c’est pour un concerts unique puisqu’ils rassemble quelques artistes autour d’elle pour une bonne cause : la sclérose en plaques dont son fils, Romain Vidal, est atteint depuis plusieurs années. Il lutte avec autant de courage que d’optimisme et a voulu créer, à Aix-en-Provence, où il vit auprès de sa mère, une association pour lutter contre cette maladie : SEP (Sclérose en Plaque) en pays d’Aix dont bien sûr Michèle est la marraine.







Il organise ainsi quelques événements dont les bénéfices sont reversés au service du Professeur Pelletier, qui est responsable de ce service à la Timone à Marseille.
Afin de l’aider, Michèle propose chaque année un concert exceptionnel où ses amis viennent lui prêter main forte bénévolement et passer un moment sur scène avec elle.
Ainsi sont déjà venus Hervé Vilard, Danyel Gérard, Stone, Michel Leeb, Dave, Herbert Léonard et quelques autres dont le compositeur et chef d’orchestre Guy Mattéoni et sa fille Stella.
Cette année, alors que Guy et Stella lui restent fidèles tout comme Henri Giraud, sosie de Coluche, sont venus se joindre Nicoletta, les Chevaliers du Fiel et l’orchestre de Michèle dirigé par Gérard Gardet qui a d’ailleurs offert au public un show éblouissant.

Moment de joie et d’émotion pour moi qui retrouvais, réunies Michèle et Nicoletta que j’ai connues en même temps voilà… 50 ans ! Et depuis Ce temps, alors que j’ai souvent revu l’une et l’autre, c’était la première fois que nous nous retrouvions tous les trois !
Que de souvenirs partagés, de tournées, de galas, de quelques galères dont nous parlons avec plaisir et nostalgie. Un autre sujet est venu se greffer à tout cela, pour les septuagénaires que nous sommes devenus : nos bobos !!!
Eh oui, l’âge aidant, même si nous avons toujours bon pied bon oeil, nous avons tous nos problèmes qu’en ce jour de retrouvailles, nous avons mis de côté pour passer une merveilleuse journée sous le soleil et les étoiles de Pertuis.
Trois heures de spectacle non stop où chacun est venu amuser et charmer un public venu toujours nombreux, où Romain et Michèle ont remis un chèque de 1000€ à l’équipe du professeur Pelletier et où deux des petites filles de Michèle lui ont fait la surprise de chanter « L’oiseau et l’enfant »… Des graines stars, des chats ne faisant pas des chiens !


Autre jolie surprise : un duo exceptionnel, celui de Michèle et Nicoletta chantant ensemble « Quand on n’a que l’amour » de Brel, chanson on ne peut plus appropriées et que le public a applaudi debout, dans un grand frisson.
Bref, ce fut une soirée magnifique sous le signe de la musique, de l’amitié, même si l’on a tendance à entendre que dans ce métier c’est chacun pour soi.
Toute la famille de Michèle était, comme toujours, réunie autour d’elle, Émilie et Romain ses enfants bien sûr et tous ses petits enfants qui ont tenu la boutique de vente au profit de l’association.


Le lendemain c’est à Aix-en-Provence que tous les fans se retrouvaient autour d’elle pour le traditionnel repas d’anniversaire. Peu d’artistes peuvent se vanter de fêter leur anniversaire avec ses admirateurs, dont certains viennent du bout de la France pour retrouver celle qui les fait rêver depuis 50 ans.
C’est en véritable star que Michèle est arrivée, toute de noir vêtue, de la capeline à la tenue en passant par les lunettes indispensables à cette très chaude journée ensoleillée.







Les traditions perdurant d’année en année, nous eûmes droit à la photo de famille, suivie d’un excellent repas, de la remise des cadeaux, Michèle étant toujours très gâtée et enfin d’un immense gâteau qu’elle distribua à tous et dont chacun se régala.
Encore un week-end dont chacun se souviendra avec joie, emportant souvenirs et photos car Michèle n’en est pas avare.
Nous lui souhaitons le meilleur, pour elle et sa famille et surtout pour Romain à qui nous pensons très fort.
Bon anniversaire Michèle !



Jacques Brachet
Photos Christian Servandier et Jacques Brachet

Cette entrée a été publiée dans Evénements, Musique le 24 juillet 2017 par Jacques BRACHET.

http://www.evasionmag.com/?p=7604