vendredi 17 avril 2015

Michèle Torr : boudée par Vivement Dimanche?


http://femmes.orange.fr/people/news-people/article-michele-torr-boudee-par-vivement-dimanche-CNT00000093NNK.html
·                                 Pour ceux qui pensent que Michèle Torr n'a pas d'actualité: 
      outre la sortie de son album Diva le 13/04/2015,
le Paris de Michèle Torr c'est:
l'Olympia le 11 janvier dernier,
le CASINO DE PARIS le 14 juin 2015 (hommage à Paris, à Mistinguett dans un spectacle joyeux),
le TRIANON le 18/10/2015 (spectacle intimiste),
le Palais des CONGRES le 31/01/2016 (SYMPHONIQUE),
4 spectacles inédits, différents les uns des autres, avec formations musicales différentes.
Ce sera aussi une tournée d'été (50 ans de chansons): quelques dates de juillet à septembre.
Mais aussi une TOURNEE DES EGLISES de décembre 2015 à 2017,
suite à son album de 2012 CHANTER C'EST PRIER, (reprises d'Obispo, Cabrel, Aznavour, Goldmann...mais aussi des adaptations sur mesure et un inédit: "une vraie spiritualité", selon la presse concernée)
et à une tournée de 50 dates passées par toutes les grandes villes de France et de Belgique . 

Des inédits attendus encore dans ce spectacle.
Certes, pas de jeunisme, mais un renouvellement constant.
Qui, de sa génération et même des suivantes, dit mieux?
·                     Et c'est aussi un spectacle spécial au profit de l'association SEP Pays d'Aix à Pertuis le 3 juillet: les dons sont reversés pour la recherche sur la sclérose en plaques au Professeur Peltier, du CHU de Marseille, La Timone.

mardi 14 avril 2015

Michèle Torr sur la Route 66, avec Alain Turban.

Nous avons rencontré M. Alain Turban à l’Olympia le 11 janvier 2015. C’est au cours d’un long entretien téléphonique qu’il nous a parlé, au début du mois de mars, de Michèle Torr. Nous lui avons demandé de se présenter pour ceux qui le connaîtraient mal, puis de nous parler de ses liens avec Michèle Torr, avant de nous raconter la genèse de Route 66. C’est en toute simplicité, et avec beaucoup de franchise, qu’il nous a répondu. Et nous l’en remercions. Voici ce qu’il nous a dit.


Je suis né artistiquement dans les années 80, dans les années « disco », avec  Quatrième dimension, Santa Monica et, en 84, On s’écrivait Annie.
Depuis 87, je m’en suis sorti avec d’autres chansons car j’ai un autre répertoire, avec des chansons comme Mystique, De l’autre côté de la vie… Je ne veux pas  me contenter de chanter toujours les mêmes chansons. Je peux très bien faire des concerts sans chanter mes tubes des années 80, avec des chansons qui les remplacent largement, comme Turbanovitch, Manouchka…J’ai des racines russes par mon père et je fais de la musique qu’on pourrait parfois qualifier de Musique du Monde, je suis assez éclectique dans mes choix. Comme le fait d’ailleurs Michèle qui aime beaucoup le cirque et en a sur le sujet une ou deux je crois, j’ai une chanson  sur le cirque Médrano, sur les clowns. Je parle aussi d’Henri Charrière, ce bagnard très connu sur qui il y a eu un film avec Steve Mc Queen: Papillon. Je n’écris pas que des chansons d’amour,  je ne suis pas vraiment un chanteur sentimental. J’ai fait un hommage à Jean Cocteau et Jean Marais. J’ai aussi monté ma structure, une société de production  et d’émissions qui porte le nom de Pony Music. Je fais de la scène, je me produis. Mon dernier album qui s’appelle Poulbot est sur Montmartre, parce que je suis né à Montmartre. Il est sorti il y a deux ans. Et après, j’ai créé La légende de Montmartre, à l’Olympia. Auteur et compositeur, j’ai fait beaucoup de musique et ma vie, c’est d’avancer.  J’ai aussi écrit un livre qui s’appelle Un taxi vers les étoiles où je parle de mes vingt ans, quand j’étais chauffeur de taxi à Paris : j’ai été chauffeur de Gainsbourg, de Johnny, de Polnareff, de tous ces gens-là. Bref, je ne ressasse pas le passé, je ne déverse pas toujours les mêmes chansons, j’ai besoin d’avancer, je vais de l’avant, vers le futur…


Je connais Michèle depuis bon nombre d’années puisqu’on a fait des plateaux de télévision ensemble dans les années 80, à l’époque des radios libres. Je connaissais l’artiste et l’appréciais pour ce qu’elle chantait, je connaissais ses chansons et un jour, j’étais allé la voir. C’était il y a fort longtemps, je ne me rappelle plus la date, elle était venue chanter dans le midi de la France, en Ardèche, à Ruoms  plus précisément, où j’avais une maison. Elle s’était produite sous chapiteau, je crois pour les vignerons ardéchois. C’est là que j’ai été la voir, et que je l’ai rencontrée pour la première fois. C’était il y a 25 ans environ. Après il y a eu d’autres artistes, comme Bruel par exemple, qui sont venus aussi.


Ensuite, on s’est retrouvés car j’ai fait près de deux ans sur Age tendre : j’ai fait la cinquième tournée,  la plus grosse, dans laquelle il y avait Michèle, et après j’ai fait une quinzaine de dates, il y a un an un an et demi. Sur la tournée supplémentaire, avec Georges Chelon, Alice Dona. Michèle n’en a fait qu’une date, à Périgueux…
Ce que j’aime chez Michèle, c’est qu’elle chante merveilleusement bien, c’est une belle interprète. Je trouve sa carrière formidable. D’abord, c’est quelqu’un qui n’a pas eu une vie facile, sentimentalement, et qui a dû toujours se battre corps et âme. Et puis  c’est quand même extraordinaire d’être  partie d’où elle est partie, si jeune, d’avoir fait ce radio-crochet à l’époque, grâce auquel Jacques Brel lui a proposé de faire sa première partie.
Puis elle est passée de l’époque yé-yé à l’époque des années 70, puis des années 70 aux années 80 ; ces virages ont été bien vus. Dans les années 60,  je me souviens que tous les gens, comme Marcel Amont, comme Georges Guétary, comme  Line Renaud, et j’en oublie, tous ces gens-là ont été balayés par l’époque yé-yé, et puis dans les années 80, tous les chanteurs des années 70 ont été balayés aussi, parce que les modes musicales, ce sont des vagues. Il y a des artistes qui repartent avec la mode par laquelle ils sont arrivés. Il faut se méfier de cela. Bien sûr il y en a qui bénéficient d’un élan nouveau. Michèle a su, elle, surfer sur  les modes, même si pour durer, il faut des tubes. Elle a eu des chansons qui le lui ont permis, comme Discomotion, la chanson de C.Jérôme,  et François Valéry qui lui a fait Emmène-moi danser ce soir. Mais ensuite elle a su prendre le virage vers les années 80. Après, il y a eu des moments moins faciles dont il est un peu question dans Route 66. Ce n’est pas que les médias ne s’intéressent pas à elle, mais elle fait partie de ces artistes qui ont la chance de rester un peu intemporels. Et les artistes n’ont jamais de fin, tant qu’ils chantent, ils existent  et après ils continuent d’exister dans la mémoire des gens…


 Michèle a eu la chance d’avoir des tubes, parce qu’il faut des tubes,  mais il ne faut pas rester bloqué sur les chansons d’une époque, Michèle le sait très bien. C’est aussi pour cela que j’apprécie son côté mystique. Pas religieux mais presque. Elle se rapproche du sacré. Cela lui a permis de renouveler un peu son répertoire. D’ailleurs, je lui ai envoyé une chanson mais elle ne m’a pas encore donné de réponse. Elle s’appelle Au nom de la croix. Peut-être qu’elle la retiendra pour sa tournée des églises : Chanter c’est prier.
A ce sujet, j’ai une chanson pour elle que je chante depuis des années, qui s’appelle De l’autre côté de la vie.  Il y a un ou deux ans, je la lui ai soumise sur la Tournée Age Tendre mais elle m’a dit :
 « Oh ! non, le titre est beau mais ça me fait un peu peur de parler de ça ».
C’est pourtant une belle chanson que les gens adorent. Si Michèle l’avait chantée, cela aurait été énorme, mais elle n’a pas cru bon de le faire. Pourtant, je n’y parle pas seulement de la mort :
 « De l’autre côté de la vie
Des mots de lumière je t’écris
Entre le silence et la nuit…
De l’autre côté du miroir … »
Les artistes, on parle de ces choses-là, on parle de la vie, on parle de la naissance, il faut parler de la mort aussi, puisque c’est un passage obligé.


Mais je n’avais jamais travaillé pour Michèle avant. Route 66 est née sur la tournée Age tendre et tête de bois, quand j’ai vu un prospectus parlant du spectacle que Michèle devait faire à Las Vegas. Ce qui m’a interpelé, c’est quand j’ai vu la photo de Michèle prise à Santa Monica. Vous n’êtes pas sans savoir que mon plus gros tube a été Santa Monica, donc j’ai pensé que ça serait sympathique de faire une chanson pour Michèle  qui parle de l’Amérique et d’une rencontre amoureuse qui se terminerait à Santa Monica.  Je m’y suis mis:
« Un coucher de soleil sur la route 66 …».
Dedans, j’ai glissé une allusion à ses parents car je sais qu’elle parle souvent d’eux et de sa  famille…
On a fait une maquette, avec Mario Santangeli,  qui est le compositeur, que  j’ai fait écouter à Michel Algay,  et ensuite j’ai pris rendez-vous avec Michèle que je suis venu voir à Lille dans sa loge. Je lui ai soumis la chanson: je lui ai mis les écouteurs dans les oreilles, elle l’a écoutée, et elle l’a tout de suite aimée et c’est pour ça qu’elle l’a enregistrée. C’était il y a plus d’un an…C’est une chanson qui change un peu de ce qu’elle fait d’habitude, même si elle parle quand même d’amour. Sans vouloir être prétentieux, elle l’emmène un petit peu autre part. L’orchestration que nous avions choisie pour la maquette était un peu plus branchée, un peu plus moderne, un peu plus californienne, et Guy Mattéoni en a fait autre chose. Ainsi elle correspond  peut-être mieux à l’artiste. Après tout, c’est sa voix, c’est elle qui décide, quand même. Elle m’a dit qu’elle allait répéter Route 66 pour la mettre au Casino de Paris. Qu’elle voulait peut-être reprendre une ou deux chansons de Mistinguett. C’est une fameuse idée. Par ailleurs, pour cette occasion, Mario Santangeli et moi lui avons écrit une chanson qui s’appelle Au Casino de Paris. Je la lui ai proposée mais elle m’a répondu : « Je suis désolée mais je ne la chanterai pas ».C’est dommage mais c’est son choix.

Alain Turban, Bernard Sauvat, Michèle Torr, Herbert Léonard.

Elle m’a dit aussi qu’elle avait envie de faire un tour de chant différent de son dernier Olympia, que j’ai trouvé superbe,  très, très bien, en particulier musicalement, avec de très bons musiciens. Un très bel Olympia.
Je trouve que dans son nouvel album, Diva,  il y a de jolies chansons comme Diva, ou comme d’autres.  Je suis ravi qu’il sorte dans les bacs le 13 avril, la conjoncture actuelle n’est pas tellement favorable. C’est tellement dur que les maisons de disques sont réticentes: ils vont vendre des disques avec tous les anciens succès mais les nouveautés, c’est plus difficile, même si elle est connue, quand même, Michèle. Toujours est-il que c’est une évidence,  plus le disque est exposé, plus il a de chances de se vendre. 

Michèle Torr, ce qui la caractérise, c’est son opiniâtreté ; elle est opiniâtre. Et elle s’aiguise, elle se peaufine avec le temps. Et elle est humaine, ce qui n’est pas le cas de certains artistes. Chacun a sa chapelle, chaque artiste regarde son nombril. Il n’y a pas que les artistes qui le font, c’est humain en général. Je pense aussi être comme ça mais pas complètement, je pense aussi un peu aux autres. Personne n’est le centre du monde. Je la sens très humaine, avec son public, avec les gens. Elle aime les gens qui l’aiment, certes, mais elle leur donne aussi de l’amour. Elle déborde d’amour pour son public.

Fin.





Mais qui sera demain en couverture de Nous Deux?
Le suspens est à son comble !




Alors?
...Michèle Torr! Quelle surprise!
"J'attends toujours que Michel Drucker m'invite".
Ah? Bon!
Interviewée par un homme de "paroles paroles...", David Lelait.
Rendez-vous très bientôt sur notre page ou notre blog avec un autre parolier de la diva.
Mais lequel?

Suspens...

lundi 13 avril 2015

Le clin d’œil de Michèle Torr à l’Admirateur.


Extrait de l’interview de Michèle Torr par Justin Vitrac.
Justin Vitrac.- D’ailleurs  j’ai quelqu’un qui est venu me voir la dernière fois, quelqu’un qui fait parler également de vous, avec une page sur facebook qui s’appelle tout simplement  Michèle Torr - L’admirateur, avec des news sur vous et  qui m’a demandé ce soir d’en parler. Donc voilà, je vous en parle. D’ailleurs il doit y avoir pas mal de pages sur vous concernant des news, je pense…
Michèle Torr.- Oui, oui. Tout-à-fait.  D’ailleurs je connais leur site, qui est vraiment intéressant. Je les remercie aussi de me soutenir. Il y a bien sûr le site officiel Les Amis de Michèle Torr  et il y en a quelques-uns comme ça qui sont vraiment bien faits. D’ailleurs je pensais que c’était des journalistes qui avaient eu cette initiative. Voilà, c’est bien d’être soutenue comme ça, accompagnée, d’avoir des personnes qui annoncent l’actualité, qui me soutiennent. Ca me fait du bien.
Nous remercions vivement Justin d’avoir parlé de la page Michèle Torr – L’admirateur dans cette interview et d’avoir partagé ce moment avec ses auditeurs sur
cherryradio.jimdo.com

Eric et Gérard.

Le miracle de la Diva.


A la question « Est-ce qu’il y a une chance que Diva sorte un jour dans le commerce? » on nous avait répondu :
- Non,
- Non,
et trois fois :
-Non… à moins d’un miracle !
Et bien aujourd’hui, lundi 13 avril 2015, le miracle a eu lieu : Diva est dans les bacs.
Rien de plus à en dire.
Essentiel.

mardi 7 avril 2015

Michèle Torr, Ensemble. Au Casino de Paris.


Michèle Torr, Ensemble. Au Casino de Paris, le dimanche 14 juin 2015. Que nous réserve ce spectacle ? Quand la présentatrice de J’avais rêvé sur Radio Val d’or le lui a demandé, Michèle Torr a rappelé que les quatre spectacles parisiens seraient différents et seulement indiqué, à propos de celui du Casino, qu’il y aurait des « créations », sans être plus précise.
Que nous laisse entrevoir le titre ?

Est-ce qu’elle y chantera :
« Il m’a joué sa grande scène
A l’entrée du casino
Il fallait donc que s’achève
Un amour aussi beau… », (Je vais faire sauter la banque) ?
C’est peu probable…

 Le Casino de Paris, ce n’est pas tout à fait cela. On pense aux célèbres revues qui y ont été menées, à Line Renaud bien sûr, mais aussi à Gaby Deslys qui a relancé cette salle de spectacle en 1917, avant d’être momentanément  remplacée par Mistinguett… 


Gaby Deslys, une autre provençale. Michèle Torr lui a rendu hommage dans une émission de télévision des années 70, Système 2, le18 avril 1976, qui fêtait les quatre-vingts ans du Casino de Paris, en chantant The stars and stripes forever (La marche américaine), mais dans une version dépourvue de paillardise :
« Ah ! oui c’est bien lui c’est Harry [Pilcer]…
Mais oui c’est bien moi je suis Gaby
Gaby Deslys que l’on préfère
Nous sommes vedettes du casino
Et nous sommes le premier et la première
A chanter dans notre numéro…».
Référence à une revue qui fut la première à introduire en France ce nouveau genre de musique: le Jazz. C'est également au final de Laisse-les tomber que pour la première fois on utilisa un escalier dans une revue, un élément qui sera repris partout dans le monde au point qu'aucune revue ne se fit plus sans escalier. Celui du Casino est si étroit qu'on le surnommait "l'échelle".


Puis Michèle Torr rendit aussi hommage à Mistinguett dans l’émission Champs Elysées de Michel Drucker, le 24 octobre 1987, au cours de laquelle elle a interprété  un pot-pourri des chansons de la Miss, dont elle semble encore apprécier la gouaille et l’humour.
Et si c’était à celle-ci qu’elle choisissait de rendre hommage au Casino de Paris ? Avec Mon homme,  C’est vrai ou Ca c’est Paris !...


Autre reine de ce lieu à qui Michèle Torr pourrait à nouveau rendre hommage au Casino de Paris le 14 juin 2015: Joséphine Baker. En 1930, sa revue Paris qui remue y succède à celle de Mistinguett (Paris-Miss). Elle y interprète J'ai deux amours, un titre taillé sur mesure pour elle par Géo Koger et Henri Varna pour les paroles et Vincent Scotto pour la musique. Elle y chante également La Petite Tonkinoise  (Georges Villard-Henri Christiné/Vincent Scotto), Voulez-vous de la canne à sucre ? (Léo Lelièvre-Henri Varna/Paddy) et Dis-moi Joséphine  (Marc Cab-Léo Lelièvre-Henri Varna/Zerkowicz Bela). Le succès de J'ai deux amours, sa chanson fétiche, marque son acte de naturalisation auprès du public français. L'artiste scandaleuse de La Revue Nègre, celle qui a popularisé en France le charleston et le black-bottom, devient l'égérie de la mode parisienne. On se passe la peau au brou de noix pour lui ressembler ; on s'enduit les cheveux de Bakerfix. Pendant toute sa carrière, Joséphine Baker interprétera un nombre impressionnant de titres consacrés à Paris ( Sous les toits de Paris , Revoir Paris ;  Paris, mes amours; Paris, Paris ; En avril à Paris …). 


…En mars 1939, elle enregistre « Sur deux notes » (Paul Misraki), popularisée par Ray Ventura et ses Collégiens l'année précédente ainsi que « De temps en temps » (André Hornez/Paul Misraki).
 Fin novembre 1939, elle partage la vedette avec Maurice Chevalier, dans la revue Paris-London, toujours au Casino de Paris. Elle y interprète « Mon cœur est un oiseau des îles » (Marc Cab-Géo Koger-Henri Varna/Vincent Scotto), qui restera un de ses succès.
(D’après lehall.com)



C’est dans Système deux, dans l’émission du 19 janvier 1975 que Michèle TORR, accompagnée par Paul MISRAKI, chante "Sur deux notes" (en se trompant un peu dans les paroles, d’aiileurs).
(tele70france.blogspot.fr).

Rendra-t-elle hommage à l’une de ces grandes dames du Music Hall ? Descendra-t-elle l’échelle ? Mènera-t-elle la revue ? Nous y serons,  Ensemble, elle et nous, son public, pour le savoir, le 14 juin…
  

Mais peut-être voudra-t-elle aussi mettre à l’honneur les chansons dans lesquelles elle parle de sa relation à son public, qu’elle a si souvent évoquée. On se rappelle Vous m’avez tout donné, On se reverra, C’est un message, C’est ma première, Sur les routes, La fille du soleil, Rentrer sur scène, Entrée des artistes (pour l’Olympia 82)…
…ainsi que Seule :
« Certains soirs sous les projecteurs
J’ai envie de pleurer
En écoutant battre vos cœurs
Le mien est à vos pieds
C’est trois fois rien
Ces quelques fleurs
Mais c’est votre amitié
Vous savez j’ai si peur
Le soir quand vous partez… »(1997),

ou même Toi qui m’as tant donné, plus intimistes.
« Je te rends grâce la vie
Toi qui m’as tant donné
As mis dans ma voix
Tant de chant et de joie
As mis dans mes jours
L’or et le velours
De théâtres où
Je vous donnais mes nuits… »(2012).

 Occasion  peut-être de reprendre et d’enregistrer enfin, pour le coffret-collector qui réunira la captation des quatre spectacles parisiens et dont le titre provisoire est 24 heures avec Michèle Torr, Ma star à moi, signée Jean-Jacques Debout, créée au Casino de Paris en 1999 et demeurée inédite. 


Ma star à moi

« Mes amis vous êtes venus un soir de printemps
Ensoleiller tous mes instants
Pour vous j’ai chanté au beau pays des cigales
Sous un ciel parsemé d’étoiles
Devant mes parents tu sais
Et les copains de mon village
Je mourais tellement de trac
Mais vous me donniez du courage
Et j’ai connu des jours
Un peu de toutes les couleurs
Mais votre confiance à vous
A toujours enflammé mon cœur

Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi 
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi  

Depuis j’ai été de théâtre en music-hall
Là où j’allais voir mes idoles
Dans cette lumière qui a le pouvoir magique
De nous revoir cher public
Toi qui m’as donné des heures
Où j’ai vécu tant de bonheurs
Tous les soirs à la même heure
Tu me donnes tant de chaleur
Aujourd’hui tu vois la vie
Nous a donné beaucoup d’amour
Mais quand je suis loin d’ici
Tu es près de moi chaque jour

Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi … »


La chanson Encore, prévue initialement pour l’Olympia 2008, pourrait aussi être très émouvante dans un tel tour de chant.
« Pour toutes les colères qui nous tuent
combien d’images inaperçues
L’hommage au ciel d’une cathédrale
les chants d’amour d’une chorale …
Les jours de gloire qui font pleurer
Tous ensemble aux Champs Elysées
Encore
Les moments forts
Encore
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les fleurs ça réchauffe le cœur
Encore
Faut protéger l’île au trésor
Prendre en photo multicolore
Les moments bleus
Ceux qui rendent heureux… » (2008).

Et pourquoi pas Je chante, si beau portrait d’artiste doucement jazzy, composée par François Bernheim :
« Je ne suis rien
Je ne suis qu’une voix une musique
Je viens te voir pour te faire rêver
Et c’est magique…
Je ne suis rien qu’un troubadour
Approche-toi un peu de moi… »(1976) ?

Ou bien encore une balade sur les grands boulevards que croise la rue de Clichy, sur un air de blues, avec Le Blues de Paris ?
« Moi quand je suis loin de Paris
Je me prends le blues de Paris…
Tous les chanteurs {Monsieur Trénet, Monsieur Montand] reviennent un soir
Sur les grands boulevards …».


Mais ce sont Route 66, Qu’est-ce qu’ils disent ?  et surtout Diva, où elle raconte sa « plus belle histoire d’amour …» sans hésiter à jouer sur l’autodérision,  qui trouveraient leur place dans un tour de chant où ce lien privilégié entre l’artiste et les gens qui l’aiment serait mis à l’honneur. Là, peut-être ira-t-elle jusqu’à entonner L’air des bijoux de Gounod, rien que pour rire. Car le Casino de Paris, c’est la salle du burlesque et de la fantaisie autant que du jazz, des boas et des paillettes. Et Michèle Torr a aussi chanté pour rire…
Rien d’officiel dans tout cela, rien que du rêve…
Mais pour convaincre le public de revenir au Trianon et au Palais des Congrès, il faudra faire en sorte que ce spectacle soit bien différent d’Amour toujours à l’Olympia.
Rendez-vous donc au Casino de Paris, le dimanche 14 juin 2015. Ensemble. Avec M. Guy Mattéoni à la direction d'une formation musicale différente de celle de l'Olympia. Car elle a besoin de nous, besoin de notre soutien, de nos prises d’initiative. Qu’on continue de la « griser par nos bravos », de la « porter à bout de bras »….


7 Avril 2015: L'admirateur souhaite un bel anniversaire à Mme Michèle Torr.

© GD & ED





dimanche 5 avril 2015

Michèle Torr, l'empreinte d'une Diva...



C'est le titre d'un article d'une page, dans la revue Paris Montmartre sortie en mars 2015, avec une brève interview...

mardi 31 mars 2015

Première saison du Paris de Michèle Torr : hiver 2014/2015.


Hiver, saison des grands froids et des routes glissantes, des réchauffements passagers et des prises de risque…Un climat morose  dans un environnement compliqué n’a pas permis à Michèle Torr d’assurer une promotion digne de ce nom pour ses spectacles et son nouveau CD, Diva,  un merveilleux opus dont la qualité est incontestable tant par le choix des textes, des musiques que la réalisation technique. Malgré quelques participations à certaines émissions, l’impact en est resté très limité dans les médias et dans la presse. Pour ce qui est des télés on a vu Michèle Torr (en plus de deux ou trois passages dans les journaux régionaux de France 3) dans :


Comment ça va bien ?  (France 2, 03/12/2014).
Sans grand intérêt. La chanteuse y a annoncé la sortie de Diva mais les diverses informations données par Stéphane Bern étaient aussi laconiques qu’inexactes et on est restés sur notre faim.


Télé Matin (France 2).
 Un reportage sur Age Tendre-Rendez-vous avec les stars, et l’annonce de la sortie de Diva. Rapide.


Les années bonheur (13/12/2014).
Un medley (terminé par un couplet et le refrain de Je ne veux chanter que l’amour). Une ambiance chaleureuse et une présence sur le plateau qui ont permis de remplir l’Olympia du 11 janvier et d’annoncer (trop vite) la sortie de Diva.


Feuilleton du Journal de France 2 :
On n’a fait qu’apercevoir Michèle Torr le premier jour dans un reportage sur Age Tendre-Rendez-vous avec les stars, fin décembre, début janvier. Rien sur l’Olympia, rien sur Diva.  Frustrant. 



Autre reportage sur Age tendre, dans le journal de 13 heures de TF1 cette fois, avec quelques images de Michèle…


Les grands du rire (07/03/2015) :
Michèle Torr y a fait le bilan de son Olympia, a souligné le fait qu’il était complet alors qu’on n’en avait que très peu parlé, et annoncé à nouveau la sortie de Diva. Elle a rappelé que Age Tendre-Rendez-vous avec les stars continuait ainsi que les autres dates du Paris de Michèle Torr, et évoqué le concert du 03 juillet 2015 à Pertuis, au profit de la recherche sur la sclérose en plaques. On a enfin pu entendre un extrait de Je ne veux chanter que l’amour enregistré à l’Olympia.

A la radio :
RTL, Les grosses têtes, l’invitée mystère du 12/01/2015, c’était Michèle Torr. Initialement prévue le 08. On a pu entendre Je ne veux chanter que l’amour.
Sinon, on a un peu entendu Michèle Torr sur des radios locales, mais rien de très intéressant à part un beau portrait d’une heure sur Radio Val d’Or, dans l’émission J’avais rêvé, au cours de laquelle on a pu entendre 4 ou 5 titres de Diva.

Pour ce qui est de la presse, dans la presse locale à noter deux interviews, une pour Le Petit Niçois, intitulée : « Michèle Torr : le sud, pour moi, c’est d’abord une lumière magique », le 26 décembre, et une pour le Pays, intitulée « Rendez-vous avec Michèle Torr, « star » d’hier », en janvier.
On a vu aussi quelques photos à propos du spectacle de Saint-Rambert d’Albon ou des diverses dates de Age Tendre-Rendez-vous avec les stars.
Dans la presse nationale :
Ici Paris : Michèle se Torr de rire, n°3629 du 21 au 27 janvier.  Ils n’y étaient manifestement pas.
Ici Paris Hors-série n°4, Il était une fois… les années yé-yé ! « Michèle Torr, la Piaf blonde ! » (Janvier 2015).
Platine, n°203 : Diva, l’album est classé dans les albums de l’année, annonce est faite de sa sortie « discrètement » dans les nouveautés (« En bacs, en vrac… »); un  reportage sur « La tournée des stars » et « l’interprétation de La quête de Brel, a cappella et sans micro (sa spécialité), ce qui lui vaut comme toujours l’admiration du public toujours impressionné par cette démonstration », par Michèle Torr. Fiche collector : Les amoureux, sorti aux Pays-Bas.
Platine, n°204 : trois étoiles pour l’Olympia du 11 janvier 2015.
« Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend cette voix, on se dit qu’on nous ment : 50 ans ne sont pas passés depuis les débuts de la petite Michèle, » peut-on lire.
 Ils ne reviennent pas sur Diva (peut-être en mai ?) alors qu’ils l’avaient annoncé mais parlent aussi des Olympias de Georges Chelon (qui a écrit les paroles de Diva,  trois étoiles également) et Charles Dumont, avant Age tendre-Rendez-Vous avec les Stars au Palais des Congrès dont ils évoquent les déboires et souhaitent que l’aventure continue (deux étoiles pour ces deux derniers spectacles).
Au sujet de Charles Dumont : « Egalement J’ai donné composée pour Michèle Torr. On a d’ailleurs eu du mal à reconnaître ce titre tant il peut y avoir de différences entre deux interprétations ! Pour notre part, nous préférons celle, plus vocale, de Michèle Torr ».


Sur scène, Michèle Torr s’est produite en solo deux fois cet hiver :
-         à Saint Rambert d’Albon le 4 janvier 2015,
-         à l’Olympia de Paris, le dimanche 11 janvier 2015,
et  on l’a vue sur les diverses dates de la tournée Age Tendre-Rendez-vous avec les stars qui n’ont pas été annulées ou reportées. Un climat morose  donc, a accompagné la chanteuse sur les routes de France dans le cadre de cette tournée qui a connu certaines déconvenues après l’annulation de quelques dates, liée à la crise que traverse le marché du spectacle qui rencontre certaines difficultés. Sept artistes ont cependant fait le bonheur des milliers de personnes qui ont été présentes sur l’une des nombreuses dates de cette saison 9.

Indépendante, et alors ?


Les deux moments importants de cet hiver ont donc été la sortie de l’album Diva  et l’Olympia du 11 janvier.
Concernant l’Olympia, ce sont près de 2000 personnes (source Platine) qui se sont rassemblées pendant que des millions de personnes marchaient le même jour dans les rues de Paris pour soutenir les valeurs de la République, et cela encore dans la plus grande discrétion…
Ce spectacle, certes très émouvant, nous aurait peut-être laissés sur notre faim pour fêter à lui seul 50 ans (et plus) de carrière. Mais on sait que ce n’était que le premier chapitre du Paris de Michèle Torr.
Juste après, on apprenait le report du voyage aux Etats-Unis dans lequel était inclus le spectacle de Michèle Torr à Las Vegas, pour des raisons économiques de parité entre l’euro et le dollar, mais des annonces ont été faites :
-         le spectacle à Lloret de Mar en Espagne, le 12 avril, inclus aussi dans un voyage organisé, est maintenu,
-         une tournée d’été intitulée 50 ans de chansons va avoir lieu en 2015,
-          une croisière en Méditerranée avec un spectacle de Michèle Torr devrait avoir lieu entre les 7 et 13 novembre 2015,
-         le 10 décembre 2015 va débuter à Aix-en-Provence une tournée des églises intitulée Chanter c’est prier.
Par ailleurs la billetterie pour le Casino de Paris (14/06/2015), le Trianon (18/10/2015) et le Palais des Congrès (31/01/2016) est ouverte.
Concernant le disque, dans la mesure où on ne le trouve pas dans les bacs et où la vente se fait exclusivement par le site www.micheletorr.com, on ne connaîtra pas le nombre de Cd vendus.
Sa sortie aurait-elle eu un autre impact sur le public et sur les médias si ce choix n’avait pas été fait et s’il avait été distribué par une maison de disques ? On peut légitimement penser que oui. Et il serait bien dommage que, à cause de cela, ce bel album, auquel il manque notamment sur un livret, tant attendu par tous, ne trouve pas son public. On vient d’apprendre qu’il va finalement bénéficier d’une sortie officielle dans le commerce, le 13 avril 2015, sous le label Sterne, et cela devrait donner une autre dimension à ce disque et, en même temps,  au Paris de Michèle Torr, car, au moyen d’une campagne de promotion un peu plus offensive,  cela devrait enfin attirer l’œil des professionnels, des médias, des télés, et donc du grand public, sur un projet qui ne manque pas d’envergure et de panache, à condition qu’on lui donne les moyens de se réaliser dans toute sa dimension.


Etape suivante, la saison prochaine, le Casino de Paris, le dimanche 14 juin 2015. Ensemble
Qui ne sème pas au printemps ne récolte rien en automne. Proverbe danois.

©GD & ED

mardi 17 mars 2015

Michèle Torr chante les saisons.


« On en parlait souvent de cette rivière qui coulait, surtout l’hiver, mais je ne l’avais jamais vue. Elle jouait un grand rôle dans la famille à cause du bien et du mal qu’elle faisait à nos cultures. Tantôt elle fertilisait la terre, tantôt elle la pourrissait. Car c’était, paraît-il, une grande et puissante rivière. En automne, au moment des pluies, ses eaux montaient. On les entendait qui grondaient au loin. Parfois elles passaient par-dessus  les digues de terre et inondaient nos champs. Puis elles repartaient, en laissant de la vase. Au printemps, quand les neiges fondaient dans les Alpes, d’autres eaux apparaissaient.  Les digues craquaient sous leur poids et de nouveau les prairies à perte de vue ne formaient qu’un seul étang. Mais, en été, sous la chaleur torride, la rivière s’évaporait. Alors des îlots de cailloux et de sable coupaient le courant et fumaient au soleil. »
Henri BOSCO, L’enfant et la rivière.
Rivière torrent ou fil d’eau, rivière  qui coule au nord du Pays d’Aix, au pied du Luberon. Symbole d’une voix.
«J’ai chanté les saisons … »,
Je ne veux chanter que l’amour.
Il y a un temps pour tout: un temps pour labourer, un temps pour planter, un temps pour récolter comme il y a un temps pour naître, un temps pour vivre, un temps pour mourir…
Quatre saisons. La saison des  projets, des rencontres, des initiatives… La saison de l’épanouissement, de la réalisation de ce qui a été entrepris. De l’assurance, de l’aisance. De la confiance et de la chance. La saison de l’abandon des certitudes, des  doutes, de l'inquiétude. La saison des échecs, de la détresse morale, de la solitude…La chanteuse, qui les a bel et bien chantées, dit aujourd’hui qu’elle ne veut plus chanter que l’amour. Mais,  en chantant les saisons, n’est-ce pas l’amour qu’elle a aussi chanté ?
« De saison en saison
De dimanche en semaine
Il faudrait leur donner le temps
Pour bien s’aimer »,
Mais la vie c’est la vie.
«  Sur ce disque d’amour
Pendant une saison
Nous nous sommes aimés
A perdre la raison »,
Un disque d’amour.
Quelle est la saison dont elle a parlé là? La chanson ne le dit pas. Et cela peut être n’importe laquelle…Car chaque saison peut être la saison de l’amour !

PRINTEMPS


Mais c’est au printemps que l’on pense en premier.
Saison des prémices.
Saison des promesses.

« Pense au printemps qui s’éveille
Au soleil qui ensoleille
Aux merveilles des merveilles
Qui sont là pour toi »,
Petit si petit.

«Une vague bleue…
C’est comme le vent
Un soir de printemps »,
Une vague bleue.

 « Ecoute tous les oiseaux reviennent
Et le printemps est de retour »,
Tous les oiseaux reviennent.

… quand il prend aux chanteurs, comme à tous les oiseaux, des envies de chanter…
« Je chante quand vient le printemps
Que les blés poussent dans les champs
Quand les cigognes sont de retour
Je ne sais pas pourquoi… »,
Je ne sais pas pourquoi.

C’est d’ailleurs au printemps, dans une chanson créée pour le Casino de Paris en 1999, à ce jour jamais enregistrée, signée Jean-Jacques Debout,  que la chanteuse fait naître sa carrière…
« Mes amis vous êtes venus un soir de printemps 
Ensoleiller tous mes instants
Pour vous j’ai chanté au beau pays des cigales
 Sous un ciel parsemé d’étoiles»,
Ma star à moi.

Le printemps, c’est la saison de la naissance de l’amour…
 « Elle avait dix-sept ans
Ce n’était qu’une enfant
Elle aimait un garçon
Elle aimait le printemps… »,
Cette fille c’était moi.

Une saison fleurie…
« Lilas blanc au printemps… »,
Couleurs.

 « C’est une femme très bien dans son temps
Dans les lilas bleus du printemps
Qui pique un fard en écoutant
Des mots tout neufs si vieux pourtant »,
Belles du temps présent.

« Dès que l’hiver s’est enfui
Et que se montre le printemps
Dans la campagne on s’en va
Faire un bouquet de fleurs des champs
Sur le chemin du retour
L’herbe verte nous fait un lit
Et dans les bras l’un de l’autre
Nous restons jusqu’à la nuit »,
Et piano va l’amour.


C’est aussi le temps de l’insouciance, quand on peut vivre d’amour et d’eau fraîche…
« Alors ne parle pas
De ce que l’on n’a pas
Qu’importe qu’un printemps
Nous vivions au jour le jour
On peut vivre longtemps
D’amour »,
Pour toi.

C’est encore le temps des premiers serments, fiançailles et envies de mariage, chez les loups…
 « Quand la louve frissonne
A son premier printemps
Quand elle tourbillonne
De joie et d’émotion
Ce sera mariage
Avec un jeune loup
Un vrai loup de son âge… »,
La louve.

…et chez les humains, selon une chanson inédite de 1970, signée Pascal Sevran, dans une ambiance de guinguette des bords de Marne:
 « Est-ce mon cœur ou le printemps je ne sais pas
Mais aujourd’hui c’est autrement que je te vois
Tu me souris et brusquement ma tête tourne tourne
Et je crois bien que le soleil n’y est pour rien
Au bord de l’eau un petit bal s’ouvre en plein vent
Comme autrefois les petits bals de nos parents
Cet air  vieillot ce vieux piano tout nous fait rire rire
Et malgré ça tout en dansant entre tes bras
Je me vois un beau dimanche
Tourner en robe blanche
Ainsi qu’un tableau du passé
Une rose printanière fleurit ta boutonnière
Les gens crient vivent les mariés
Est-ce mon cœur ou le printemps je ne sais pas
Mais j’attendais depuis longtemps ce moment-là
Et quand tout bas en m’embrassant tu dis je t’aime je t’aime
Alors je sais tout ça c’est de l’amour
Alors je sais tout ça c’est de l’amour »,
Est-ce mon cœur ou le printemps ?

C’est donc aussi la saison des projets, des naissances, de l’enfance…
« Je vous aime
Perce-neiges,
Tournent les saisons sur son manège
Et s’en va le bonhomme de neige
Un enfant viendra
…et quand il viendra
Cet enfant sera
Le printemps du monde
Notre enfant à toi et moi »,
Un enfant viendra.

« Pour la première fois
Pour ton premier printemps
D’une petite voix
Tu m’appelles Maman »,
Un enfant c’est comme ça.

« Parce qu’ils chantent des chansons
Qui ramènent le printemps… »,
Merci pour les mamans.


Le printemps, une bien jolie saison, celle aussi qui vit naître la chanteuse, un lundi de Pâques du mois d’avril…
« Et c’est bien pour ça
Que de temps en temps
Je m’en vais cueillir dans les champs
Quelques fleurs de printemps
Comme le faisaient nos grands-parents… 
Mais parfois le progrès a suscité des craintes, et en particulier celle d’un dérèglement du climat:
…Un hiver à la place de l’été
Des Noëls par un temps printanier… »
Nos arrière-grands-parents.

« Le ciel d’hiver est noir
Mais au printemps le ciel redevient gris
Gris rose le soir
Et puis gris bleu en été à midi »,
L’an 2000.

 Cependant, si le printemps est l’âge de l’insouciance, il n’en est pas moins empreint de la crainte de l’avenir :
« Rien ne sera plus comme avant
Car je sais maintenant
Qu’un jour ou l’autre au bout du printemps
C’est la vie qui nous attend »,
Rien ne sera plus comme avant.

Et il existe aussi des printemps pluvieux :
« Et pourtant on s’était promis
Des printemps sous un parapluie
En s’aimant jusqu’à l’infini
A Amsterdam… »,
Amsterdam.

…des printemps atypiques, inattendus…
« Vous c’est un chemin à l’envers du printemps… »,
Je pense à vous.

…des printemps après des moments particulièrement douloureux, où la vie après le deuil reprend ses droits…
« Drôle de printemps
Où le soleil m’attend
Avec la peur d’aimer
La peur de vivre… »,
Fleur de mai.

Mais le printemps meurt aussi :
« Pour ne pas vivre seul
On vit pour le printemps
Et quand le printemps meurt
Pour le prochain printemps »,
Pour ne pas vivre seul.

 Et pour chacun arrive un jour le dernier printemps, accompagné aussi par des chansons.
« Elles sont comme ces miroirs qui reflètent le temps
De nos premiers baisers
Au tout dernier printemps »,
Toutes les chansons ont une histoire.

 « Au dernier printemps le destin brutal
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l’hôpital
Le gamin vit partir sa mère »,
Les roses blanches.


ETE



L’été, c’est la saison à laquelle on associe volontiers la Provence chère au cœur de la chanteuse :
« Mon sud a le cœur qui bouge
Aux chaudes nuits d’été… »
Mon sud.

…et la mer (pour Trenet et pour Michèle Torr c’est la même : la Méditerranée) :
 « La mer au ciel d’été
Confond ses blancs moutons
Avec les anges si purs
La mer bergère d’azur… »,
La mer.

C’est donc les vacances et le moment des rencontres :
 « La chanson que tu m’avais chantée
Quand on s’est rencontrés un soir d’été
Ce n’est rien
Qu’un tout petit refrain
Mais pour moi il devient… »
La grande chanson.

« Elle se souvient toujours
Qu’ils s’étaient embrassés
Pour la première fois
Par une nuit d’été … »,
Cette fille c’était moi.

Un été qu’on espère éternel :
 « Quand viendra cet homme dans ma vie
Nous ferons renaître l’été chaque jour
Et l’amour ensemble »,
Un homme dans ma vie.

Amour estival, amour matinal…
« Les matins d’été les soirs lilas
Je ne connais de saison
Que dans l’amour passion… »,
Le temps qu’il faudra.


 Amour le jour :
«  Dans l’intimité
C’est l’amour en liberté
Pendant l’été…
Il y a des jours comme ça
Quelquefois
Pendant l’été »,
Pendant l’été.

Amour la nuit :
 « Et l’amour d’un été d’une danse
N’a toujours aimé que la nuit »,
Et l’amour.

« Les slows serrés des nuits d’été
Des petits riens qui font chanter »,
Encore.

Amour horizontal…
« Et tous les deux nous dormirons tranquilles
Sous un ciel d’été
Pur nous aimer
Sans nous cacher »,
Comme un voilier.

«Trouvez-moi l’homme en or…
Celui pour qui je passerais l’été au lit »,
L’homme en or.

Eté, pour les chanteurs, saison des galas des tournées:
 « Je n’aime chanter que sous un ciel d’été »,
Je ne sais pas pourquoi.

« Quand vient l’été j’aime chanter
Le soir dans une ville de province…
Quand vient l’automne j’aime danser
En pensant à l’amour en plein été…
Il faut savoir profiter de chaque instant
De l’été au printemps
Quand vient l’hiver j’aime jouer
Les enfants ne s’en plaindront pas je crois…
Quand le printemps me dit bonjour
S’éveillent en moi des sentiments d’amour… »
Quatre saisons.

 Eté, occasion d’un hommage à une star de cinéma solaire : Grâce Kelly, devenue Grâce de Monaco :
« C’est dans l’éternité
Que brille ta lumière
Etoile de l’été »,
Grâce.

Mais amour menacé, qui risque de mal se terminer :
« Love is love
C’est un peu facile en été
Love is love is love…
C’est un orage en été… »,
Love.


Car, comme le printemps, l’été, saison des orages, contient déjà « la blessure de la fin » et les mélodies s’imprègnent de mélancolie:
« Je n’oublierai jamais
Les moments passés
Quand chantaient les cigales
Tout au long de l’été »,
Je n’oublierai jamais.

« Je me souviens de nos étés
Une bastide un jardin… »,
Tes silences.

 « Ce sera le souvenir que j’aurai
D’un amour inachevé
Juste après l’été »,
Juste après l’été.

 « Un vagabond du soleil
Couché dans ton sommeil
Comme l’été qui s’en va …»,
Le vagabond du soleil.

 « Ces grains de sable dans mon sac
Tout ce qui reste d’un été
Après demain l’hiver viendra
J’aurai besoin de t’oublier… »,
D’autres soleils.

“Même l’été ressemble à l’hiver
Notre silence à une guerre…”,
L’Italie.

« Paris aujourd’hui s’est vidé
On est dimanche et c’est l’été
Drôle de saison pour se quitter »,
Les clés de ma nouvelle vie.

« Pour une mélancolie femme
C’est le vague à l’âme
Qui fait passer des jours d’été
Aux jours de pluie
 Pour une mélancolie femme
C’est du rire aux larmes
Qui fait passer des jours d’été
Aux jours de pluie »,
Mélancolie femme.

Il n’empêche, comme il y a toujours un prochain printemps, il y a aussi, avec un peu de chance, un été prochain, annoncé par le facteur:
« Si malgré tout il venait à passer
Dis-lui donc qu’il paie ses dettes
Il me doit un été
Mais fini de rêver
Il y a la vie qui rouspète…
Ma petite maman le facteur est passé…
Maquille-toi mets ta robe d’été
Il reviendra bientôt… »,
Maman


AUTOMNE


L’automne, saison de la rentrée des classes, et du déchirement éprouvé par la mère et l’enfant, pour la première fois séparés…
« ..J’aurai bien du chagrin
Pourtant je te pardonne
Tu quitteras ma main
Par un matin d’automne » »,
Un enfant c’est comme ça.

Mais c’est peut-être à l’école que l’enfant, à un âge ou à un autre,  éprouvera pour la première fois à son tour l’amour :
« C’était en sortant de l’école
J’avais à peine quinze ans je crois
Un soir au milieu de l’automne
Il m’attendait il était là…
Notre amour dura trois saisons
Automne hiver et puis printemps
Parce que l’été vint sans raison
Nous séparer pour trop longtemps »,
Premier amour.

Amour qui risque bien de ne pas durer toujours, en effet :
« Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
Tu vois je n’ai pas oublié… »
Les feuilles mortes.


 «  Je me sens comme une mélodie d’automne
Que les violons font pleurer…
Tu m’oublies tu m’abandonnes
Au milieu de l’été »,
Comme une mélodie d’automne.

« Je me souviens de ce printemps
Et puis tu m’abandonnes
Au premier jour d’automne
Dans un coin de Sologne
Où il ne vient personne …
L’été n’a duré qu’un soleil…»,
Dans un coin de Sologne.

« Ce soir c’est une chanson d’automne
Dans ma maison qui frissonne… »,
Que reste-t-il de nos amours ?



 « Etrange après-midi d’automne
Il pleut dehors les feuilles frissonnent… »,
Le temps.

« Il paraît que tu la couvres de fleurs
Au premier vent d’automne… »,
Et toute la ville en parle.


Mais pour faire face aux premiers frimas, il y a la musique :
« Si la musique n’existait pas
La vie deviendrait je le crois
Quatre saisons où il fait froid …
Les feuilles d’automne ne danseraient pas…»,
Si la musique.

 Et l’automne est tout de même une saison joliment colorée :
« Quand l’automne prend ses couleurs…
Je suis love… »,
Love.

HIVER


L’hiver a aussi ses couleurs :
« …et le gris pour l’hiver… »,
Couleurs.

« Quand par l’hiver bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits
Mon beau sapin roi des forêts
Tu gardes ta parure »,
Mon beau sapin.

Mais c’est surtout la saison des intempéries, de la détresse, voire du désespoir, après la rupture:
« C’est l’hiver et le vent
Que je dois traverser
C’est pour toi maintenant
L’été…
Déjà quatre saisons
Sont passées sur nous deux
Et sur notre maison
Il pleut »,
Il doit faire beau là-bas.

« Un mois de soleil onze mois d’hiver
Nous deux c’est l’amour à l’envers »,
Si on m’avait dit qu’un jour…

 « Et c’est toi qui pars
Alors j’ai froid comme en hiver… »,
Tu ne vaux pas une larme.


« Enfermée dans mes pull-over
Je ne sentais même plus l'hiver
J'avais perdu le goût des mots
Et des promenades en duo »,
Je te dis oui.

 Mais le désespoir n’est pas toujours le fruit des amours perdues, il peut être aussi celui de la détresse sociale ou morale:
« Ce vieil homme épuisé qui tremble dans l’hiver… »,
La déchirance.
On pense aussi aux SDF évoqués dans Regarde-les :
« Cette nuit un homme vient de crever
Sous les fenêtres d’un Président ».

… ou à la situation historique :
« Ils sont partis dans un soleil d’hiver
Ils sont partis courir la mer »,
Exodus.

« Si les maisons de mille étages
Gratte-ciel cachant le soleil
Jettent sur la ville un nuage
D’éternel hiver
Dites-moi comment pourrez-vous grandir… »,
Enfants d’aujourd’hui, homme de demain.
Cette chanson déjà lourde d’inquiétudes concernant l’écologie, signée Michèle Rossi et Paul Mauriat, a permis à Michèle Torr de briller au festival de la chanson de Tokyo en 1971. La version japonaise est sortie au pays du Soleil levant en 45 tours, la version française en 33 tours et en public, avec les prestations des autres chanteurs.


http://www.youtube.com/watch?v=7MnQTYTuScI

Saison des doutes, quand le succès de la chanteuse n’est pas au rendez-vous :
« Mais tant d’hivers et d’automnes
De nuits, de jours et personne
Vous n’étiez jamais au rendez-vous… »
Ma plus belle histoire d’amour c’est vous.

 Morte saison :
« J’irai revoir les fleurs et chanter des chansons
Assise au bord d’un lac à la morte saison
En province en province… »,
La province.

Et saison de la mort :
« C’était un petit homme
Tout habillé de fleurs
Il a quitté ce monde
Sans bruit un soir d’hiver
Son nom qui s’en souvient ?
Moi je l’appelais Père… »
C’était un petit homme.

Et de même que la vieillesse, dernière étape de la vie, on ne le voit pas venir sans appréhension, quand bien même on tente d’apprivoiser ses inquiétudes :
 « Je m’en fous de l’hiver
Je m’en fous de mourir
Je m’en fous de perdre
Je m’en fous de vieillir… »,
Et si plaisir d’amour.


Mais cette saison offre encore à ceux qui savent les cueillir de beaux moments.
 « Dans ma vie
J’ai vu des fleurs pousser en hiver… »,
Dans ma vie.

Grâce encore à la musique :
« Comme un coup de soleil
Pour les longues soirées d’hiver… »,
La vie tango.

Et l’on attend patiemment les premiers beaux jours:
« En hiver
L’amour est en sommeil
Au soleil
C’est alors qu’il se réveille… »,
T’es l’homme que j’aime.

« Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre »,
Les mots bleus.

Car c’est l’amour encore qui permet de traverser les hivers :
 « Juste un peu plus d'amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d'hiver »
Il faudra leur dire.

Ou bien la Foi, la rencontre avec Dieu :
« Et je T’ai vu devant moi dans la lumière
Eloignant à jamais mes hivers »
Quand vint la grâce.


BROWN,Friday, Ellen DELMAR, Tony CHRISTIE, YOUSSON, Yoko SERI, Michèle TORR etc. -Golden Orpheus Stars (item w09630)
2LP RUSSIA MELODIA Original early 1970s double album. Also: Ben KRAMER, Omara PORTUONDO, Mary ROSS, David ALEXANDER, Anita HEGERLAND, Betty DORSEY, Jaime MOREY, DAGMAR and SIEGFRIED, Zdislava SOSCHNICKA, Eva MAZIKOVA etc

Pour le festival Orphée d’Or en 1972, Michèle Torr a chanté une chanson demeurée inédite en France, sortie seulement en version en public sur un double album paru uniquement en Bulgarie, de même qu’un 33 tours simple destiné à la promotion. C’est la version française d’un  titre intitulé Stop by time, signé B. Eliezar, dont l’adaptation serait de Jean Vidal (mais celui-ci n’est pas crédité sur la pochette). Il y est question d’arrêter le temps, pour profiter de chaque saison, car chacune a ses charmes, ses sortilèges qui ne sont pas, hélas, évoqués dans une chanson qui se révèle très répétitive. 

« J’ai arrêté le temps
Pour mes printemps
Pour mes printemps
Et j’ai pris tout le temps
Pour mes printemps
Pour mes printemps…
J’ai arrêté le temps
Pour mes étés ensoleillés
Et j’ai pris tout le temps
Pour mes étés, pour mes étés…
J’ai arrêté le temps
Pour mes hivers
Pour mes hivers
Et j’ai pris tout le temps
Pour mes hivers, mes hivers…
Passe le temps qui passe… »
J’ai arrêté le temps.


A propos du festival Orphée d’Or.
En 1965, à Slantchev Briag, une des plus importantes stations balnéaires bulgares, se déroule la première édition du festival “Chansons pour la côte bulgare de la mer Noire”, nommé deux ans plus tard L’Orphée d’Or. Dans le cadre du festival il y a deux concours - l’un pour les chansons pop bulgares et l’autre est un concours international de chanteurs interprètes. L’événement trouve vite sa place parmi les concours européens les plus populaires et renommés. Il devient membre de la Fédération Internationale des Organisations de Festivals (FIDOF) et a un rôle important pour la promotion de la chanson bulgare à l’étranger.
Nombre de voix ayant laissé une trace dans l’histoire mondiale du genre ont chanté sur sa scène au cours de quelques décennies. La plupart des légendes bulgares aujourd’hui, dont Bogdana Karadotchéva, Lili Ivanova, Camélia Todorova, Néli Ranguélova et beaucoup d’autres, ont remporté le Grand Prix de L’Orphée d’Or.
Source : Radio Bulgaria.

SAISON DES PLUIES


Plus exotique la
 « Saison des pluies
La saison est infinie
Je recolle les morceaux
Ces mots qui restent dans la peau… »,
Vague à l’homme.
Titre phare d’un album triste et mélancolique, qui marque un retour après un divorce douloureux, tant sur le plan personnel et amoureux que sur le plan artistique. Un disque méconnu qui figure parmi les préférés des admirateurs un peu plus exigeants de la chanteuse. Ceux qui espéraient l’entendre enfin chanter des textes un peu surprenants par leur originalité.

LES SAISONS DE  LA DIVA


«J’ai chanté les saisons … »,
Je ne veux chanter que l’amour.

Malgré ce qu’elle affirme dans le blues lent qui constitue le premier titre de l’album, les saisons, la chanteuse les évoque encore dans Diva, dans trois chansons où l’on retrouve les thèmes et les climats jusqu’ici éprouvés.

Une chanson de Charles Aznavour, déjà chantée par l’auteur -compositeur lui-même, cette fois adaptée pour une femme.
« C’est le vent turbulent soulevant mes dessous
C’est la pluie de printemps qui vient lécher mes joues
Quand tu m’aimes
C’est le soleil brûlant qui caresse ma peau
Et l’air léger du temps au souffle doux et chaud
Quand tu m’aimes »,
Quand tu m’aimes,
Une chanson sensuelle et brûlante dans laquelle l’amour physique est dépeint de façon expressive. Poétique et impudique. Osé !

Après les amours crues du printemps, brûlantes de l’été, Charles Dumont, sur une musique de Sophie Makhno, suggère que l’amour peut survivre à ses premières saisons, traverser l’automne et exister encore au cœur de l’hiver, chaud comme une voix dans des giboulées de piano et des averses de violons. L’amour, le vrai. L’amour qui dure.
« Mais mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore »,
Il se peut que je t’aime encore.

 « Des matins de printemps et des soirées d’automne
Les yeux de mes parents des lumières qui rayonnent… »,
Route 66.
Des saisons, il en est donc enfin question dans Route 66.
Chanson crépusculaire, automnale plutôt que printanière ou matinale, chanson en forme de bilan.
Les années qui passent, le temps qui s’efface…
La route 66 comme métaphore d’un chemin de vie, qui peut sembler linéaire mais n’a pas exclu les chemins de traverse et les sens interdits.
L’envie de retrouver les lumières qui rayonnent, un coucher de soleil, ou juste une étincelle dans ses états unis…
D’être enfin entièrement soi-même et de réaliser un dernier rêve : chanter, pour elle, pour lui, pour soi, au bout de la route, au bout du monde, l’amour encore, qui parfois s’est enfui, jusqu’à la mort.
L’avenir nous dira si ce rêve un jour se réalisera, ou s’il demeurera à jamais un rêve.
Un beau rêve dont il restera toujours une belle chanson.
Mais la vie offre d’autres perspectives, d’autres routes, d’autres rêves, et d’autres bouts du monde où…
« J’irai chanter jusqu’au bout de ma vie »…
(Minuit heure locale, 1984).

Qui ne sème pas au printemps ne récolte rien en automne. Proverbe danois.


©G.D et E.D