mardi 28 avril 2015

Michèle Torr nous emmène en voyage.



Le lundi 18 mai 2015, dans le cadre du Paris de Michèle Torr, la chanteuse devait chanter à l’Hôtel Circus Circus de Las Vegas dans le cadre d’un voyage organisé de  dix jours aux Etats-Unis. C’est de là qu’est venue l’idée de cette chronique. Si le concert de Las Vegas est officiellement reporté pour  une raison de parité entre l’euro et le dollar qui aurait nécessité une augmentation du prix du voyage, nous avons tout de même voulu garder l’idée de cette chronique.
D’abord parce que, le dimanche 12 avril 2015, Michèle Torr a chanté à Lloret de Mar, en Espagne: SAPA Voyages y a proposé un séjour du 11 au 14 Avril 2015 « à l'occasion d'un concert d'exception de Michèle Torr » qui a rassemblé environ 1200 personnes.
Ensuite parce que, une croisière en Méditerranée est prévue entre le 7 et le 13 novembre 2015.
Aussi parce que, dans le cadre des croisières Age Tendre, les admirateurs qu’elle et les autres artistes ont  emmenés en voyage plusieurs années consécutivement avec eux ont été nombreux.
Et pour l’instant, l’espoir d’une concrétisation de ce rêve d’un concert aux Etats-Unis n’est pas définitivement abandonné.
Et puis les chansons de Michèle Torr ne sont-elles pas aussi un moyen de nous faire voyager ne serait-ce que par l’imagination et la magie de la musique?
« « Mais toi qui peux partir faire de beaux voyages
Je n’ai pas le droit de te garder
Ainsi emprisonné
Alors va.» Et il ouvrit la cage »,
L’oiseau et l’enfant.
La liberté, le rêve de voler… Aspirations que les voyages nous permettent de tenter de satisfaire…
Voici un autre voyage dans le répertoire de Michèle Torr.


Certains voyages  sont simplement effectués à l’occasion des vacances :
« Elle allait en vacances
Près de Saint-Paul-de-Vence
Elle partait avec lui
Au soleil du Midi »,
Cette fille c’était moi.
« Ce matin n’est pas comme les autres
On a préparé l’auto
Un tee-shirt un jean et puis je saute
Vers des horizons nouveaux…
C’est vrai petit où je t’emmène
C’est vrai là-bas il fait beau… »,
Soleil.
L’été, pour partir ou revenir de vacances à la plage, plusieurs moyens de locomotion :
« Tous les trains peuvent s’en aller
Puisque je suis dans tes bras… »,
Dom dom.
« Alors prends l’avion ou prends le train
Tu seras vite dans le bain
Car… »,
Toute la plage danse.
Moyens de partir variés qui permettent d’aller de plus en plus loin :
« Tous les bateaux sont rentrés…
Tous les trains sont arrivés… »
Quand un homme a du charme.
« C’est comme un bateau
Voguant sur les flots »,
Une vague bleue.
 « De Paris jusqu’au Etats-Unis
Il n’y a que quatre heures et demie
J’oubliais quelqu’un sur la lune
Il y a bien longtemps
Qu’auraient dit nos arrière-grands-parents ? »
Nos arrière-grands-parents.
Et tant pis si la fin du voyage n’est pas toujours heureuse :
« Un bateau sur la Méditerranée
Un train vers la gare de Lyon
Peut-être un avion…
Une image à la fin d’un beau voyage
Des souvenirs qui font mal »,
Juste après l’été.
Parfois on en vient à penser qu’il vaut mieux s’abstenir.
« …Oublie qu’il existe pour la ville
Un chemin des autos et des grands trains »,
Paul.
On peut partir juste pour un week-end :
 « On allait tous les vendredis
Dans la maison de ta famille
On y entraînait les amis… »
Papiers à fleur.
Ou une simple promenade. A pied :
« Nous avions tant marché
En nous tenant la main
Que l’on s’est arrêtés
Au boulevard Saint Germain »,
Le mal de Mai.
Ou en voiture :
 « Avec ta voiture tout à l’heure
On s’en ira crois-moi
Où tu voudras… 
Quand le soleil se couchera
On rentrera heureux …
Il y a des jours comme ça
Quelquefois…»,
Pendant l’été.


On peut parcourir la Douce France,
« Cher pays de mon enfance » 
En passant par la Sologne:
« Tous les deux au bord des étangs
On se promenait romantiques…
Et puis tu m’abandonnes… »,
Dans un coin de Sologne.
Ou bien la Normandie :
« Sur une plage de Normandie…
On aurait pu se croire en Italie
Dans ce décor de Fellini
Bateaux brisés nuages gris »,
Mélancolie femme.


On peut aussi partir à l’étranger. 
Pour un dépaysement absolu :
 « Tu rêves tout éveillé
A des îles ensoleillées
Tu vois la mer qui scintille
A l’odeur des paprikas
Dans un bateau tu te vois
En partance pour Manille »,
Tous les oiseaux reviennent.

 Mais l’Italie reste une destination privilégiée :
«  J’aimerais vivre une autre vie
Dans le pays de Fellini
Chanson napolitaine
J’aime te guitares j’aime tes refrains… »
Chanson napolitaine.
 « Tu ferais mieux de m’inviter à Venise ou à Rome »,
Si on se voyait ce soir.
« A quinze ans on rêvait de partir
A Venise ou ailleurs souviens-toi »,
J’aime.
 « Nous n’irons plus en Italie
Venise est noyée aujourd’hui
Florence a perdu ses trésors… »,
L’Italie.
« Il était une fois
Mayerling ou Venise
Ce n’était pas nous non
On n’était pas là »,
De l’amour.

 On peut aller aussi plus vers le Nord :
« Midnight et il pleut
Au ciel d’Irlande
Je me demande
Qui peut être heureux ?»
Midnight blue en Irlande.
Ou à Amsterdam il y a des moulins qui ont rendu l’âme, du ciel bleu parfois, et des printemps sous des parapluies. Mais à Amterdam,il y a aussi « des marins qui chantent les rêves qui les hantent au large d’Amsterdam, des marins qui dorment, des marins qui meurent, des marins qui naissent, des marins qui mangent… des marins qui vivent et qui pissent comme Brel pleure sur les femmes infidèles.
Ou bien encore vers le Sud :
« Trouvez-moi l’homme en or…
Qui m’emmène l’hiver à Corfou »,
L’homme en or.
La prière sévillane nous transporte à Séville sur la « Plaza  [de toros] » à l’heure de la « faena » pour écouter la prière de Maria, la mère du torero César Rincon, qui prie pour que son fils, face au toro, ait la vie sauve…

On peut changer de continent et partir pour l’Amérique du Sud :
Argentina nous fait découvrir les mystères du pays du tango où chantent les femmes et où les hommes ont le sang chaud, pays du bandonéon et du galop des chevaux, du soleil et de la lumière indigo…
La vie tango nous ramène
« autour de Buenos Aires »
« en bas de l’Amérique »
écouter « sous les jacarandas » le «corazon de l’Argentina qui bat ».
On peut aller au Brésil,
« dans le cœur de Rio », où
« même le Corcovado
Nous regarde d’en haut 
C’est beau »,
Grâce au Carnaval à gogo.


En Amérique de Nord,
« Je me souviens d’un petit bar
De la Nouvelle Orléans
Où … »,
on découvre l’histoire de L’homme à la guitare d’or. 
On peut se contenter de clichés :
« Dans le ghetto y a New York
Sur des cartes postales jaunies »,
Le ghetto.
Mais on découvre aussi d’autres cultures :
« Et soudain sur les eaux où tout danse
On voit filer les piroguiers qui s’élancent
Les Indiens aujourd’hui sont en fête… »
Jambalaya.
 « A Kingston
Il y a des tonnes
De rythmique… »,
De la musique, l’océan, le soleil et d’autres substances encore, plutôt illicites,
Rue de la Jamaïque.
Et pour changer d’air, quoi de mieux qu’une île ?
« Un prospectus pour les Seychelles
Tombé d’un arbre de Noël »,
Le sac.
 « Qui voudra partir avec moi sur une île ?...»,
Qui.
« Faut protéger l’île au trésor »,
Encore.
« Je redeviens la petite fille fragile
Qui rêvait de ton île »,
Sentiments.
« Ile tu es née de la pluie
De ma folie
Assaillie par les vagues…
Ile je t’appelle à la vie…
Oh ! Ile où dansent mes enfants
Petits et grands en sortant de ma tête
Oh île un jour je partirai
M’endormirai
Pour mon dernier voyage
Sur l’île fille de l’infini…»
Ile.
Exotisme garanti à Tahiti :
« J’avais mis mon paréo
Je dansais les pieds dans l’eau
Sous des lunettes de soleil
La vie n’est jamais pareille
Tous les amours cocotiers
Avaient un cœur de palmier
Colliers de fleurs colorées
Je ne peux pas vous oublier…
[Bateaux, eau, pécheurs, histoires, folklore…]
En refaisant le voyage
Je me souviens d’une plage
Où le vent des alizés
M’avait souvent décoiffée »,
Juillet août à Tahiti.
 Mais peu importe la destination, l’important, c’est le dépaysement.
« Change la vie
Envole-toi pour Miami
Ou le jardin des Tuileries
N’importe où n’aie pas peur »,
Change la vie.


Souvent, la musique et les chansons suffisent à faire de beaux voyages :
« Mets un zèbre dans ta voix
Une jungle dans tes doigts
Fais-nous rêver jusqu’au matin »,
Mets un tube dans ton piano.
En particulier la musique américaine.
« On avait dans les yeux quelque chose de Californie
Les garçons ne rêvaient que des Etats-Unis »,
Boulevard du rock.
« La musique de là-bas
Ça me fait voyager
De Santa Barbara
Jusqu’aux grands lacs salés
La musique de là-bas
Ca me fait voyager
Jusqu’en Oklahoma
Dans un bateau rouillé…
Je l’imaginais sur un railway
Au volant d’un blazer
Les Etats-Unis défilaient
Sur un film en couleurs »,
La musique de là-bas.
« Je me souviens de Bill Haley
Roulant dans les rues de Broadway…
Tu te souviens de Marylin
Se déplaçant pour voir le King
C’était à Las Vegas »,
La musique de mes idoles.

Si les chansons nous font voyager, elles voyagent aussi, à leur manière :
«Elles traversent la rue
Et partent au bout du monde
 Charmer un inconnu ou surfer sur les ondes…
Du pavé des trottoirs aux balcons de Vérone … »,
Toutes les chansons ont une histoire.
 « Où sont parties mes chansons et dans quel pays
Ont chanté ces amies qui me reviennent aujourd'hui ? »
Sha la la (hier est près de moi).



Mais pourquoi partir ?
« Partir en oubliant la clé
De la maison où je suis née
Descendre en courant l’escalier
Comme une prisonnière m’évader
Un sac marin et un blouson
Partir plus loin que l’horizon
Partir un jour
Changer de rêve changer de vie…
Sentir le vent dans mes cheveux
Prendre un bateau comme un aveu
Rêver en regardant la mer
Capitaine Cook bateau corsaire
Sourire encore à l’aventure
Boussole cassée mais ciel d’azur… »,
Partir un jour.
 « Et je vais sur les chemins
Et je vais sans penser à demain…
S’en aller
Partir et chercher
Un bonheur essentiel…
S’en aller
Partir et trouver
Un bien-être réel…
Et je pars à l’aventure
Et je pars découvrir la nature… »,
S’en aller.
Pour quitter un lieu où l’on n’est pas heureux :
« J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux »,
Le petit bonheur.
Que l’on soit un adulte :
 «Je voudrais changer de ville changer de nom
Et changer de pays
Quand je vois la ville et le béton
S’étendre à l’infini… »,
L’an 2000.
Ou encore un enfant, pour d’autres raisons :
« C’est un enfant qui ne dit jamais rien
Qui cherche quelque chose ou quelqu’un
A qui raconter tous les voyages
Qu’il a faits dans ses livres d’images
Juste devant chez lui il y a un chemin de fer
Alors il se colle tout contre la barrière
Et s’imagine passager solitaire
D’un train qui ferait le tour de l’univers…
Un jour il est parti rejoindre ses rêves
A sauté dans le train qu’il admirait tant
On l’a retrouvé dans la gare de Genève
Ses parents avaient cru à un enlèvement…
C’est un enfant perdu dans la vie
Qui rêve de connaître un pays
Où ses parents seraient réunis
Où leur amour bercerait ses nuits »,
Pas bien dans sa vie.
Partir peut donc être aussi une fuite.
« Changer d’espace m’empêche de garder
Des histoires tenues dans les murs du passé…
Je ne sais pas
Ce qui arrivera
Le jour où je m’arrêterai de partir
Pour ne pas me souvenir… »,
Voir Venise et repartir.



L’amour est un voyage et le voyage une métaphore de l’amour :
« Romans d’amour j’en ai lus dans les gares
A l’heure où le train s’en va »,
Donne-moi la main, donne-moi l’amour.
« Ah ! mon Dieu qu’il était beau
Courant au fil de l’eau
Le voyage en bateau…
Ah ! mon Dieu qu’il était grand
Mon ami l’océan
Dans tes rêves d’enfant…
Quand on s’aime on peut bien faire
Tout le tour de la Terre
Sans quitter la rivière… »
Le voyage en bateau.
C’est celui que l’on fait seul dans ses rêves d’enfant ; c’est aussi celui que l’on fait à deux quand on découvre l’amour.
Et le voyage peut ainsi être la quête de l’âme-sœur :
« Les carreaux sont mes voyages
Les piques sont mes naufrages »,
Pour un roi de cœur.
 « L’amour comme un voilier
Vogue toujours là où la mer berce les îles…
Ce serait pour nous l’Amérique…
Ce serait sur le Pacifique …
Si l’amour était comme un voilier »,
Comme un voilier.
« Et l’aventure c’était nous
La nuit le jour n’importe où »,
Quand un homme a du charme.
Cette quête peut permettre à Monsieur de découvrir :
« …un continent resté à ce jour inexploré »: sa femme !
(Même ta femme a) Des états d’âme.
Elle n’attend que sa visite :
« J’attendais que tu m’y emmènes
Pour un jour moi aussi aller … »,
Là où fond la banquise :
« Aux septièmes cieux où tu m’élèves »
c’est-à-dire « au Paradis ».
 La coquine !
Et la voilà aux anges :
 « Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant que toi... 
On pourrait changer de planète
Tant que j'ai mon cœur près du tien…»,
Mon manège à moi.
Et si ce n’est pas encore fait, il ne faut pas hésiter :
Emmène-la :
« Je n’attends qu’un mot
Tombé de tes lèvres
Pour fuir sans regret
Où tu le voudras»,
Je ne veux que toi.


Mais il est vrai que quelquefois, on n’a pas envie des mêmes paysages et les chemins se séparent.
« Tu parlais de cargos
Aux prénoms norvégiens
Moi de pays chauds
Où chantent les matins
Nous rêvions d’Amérique
D’îles au trésor
Que c’est beau la Baltique
Qui épouse la mer du Nord »,
Tant je t’aime.
Et l’amour n’est plus que:
« Sous latitude nord
Un continent perdu… »,
Vague à l’homme.
  

Madame, au sédentaire, préfère souvent l’amant voyageur, qui la fait davantage rêver :
« Dis j’aimerais avoir un rendez-vous
Pour savoir si tu as changé
Et si tu as toujours le goût
Des voyages à l’étranger. »
I remember You (1987).
 « Ils arrivent ici de toutes parts…
…Des princes, des ducs même
Parfois quelque beau matelot »,
Le bistrot.
« Tu as les yeux d’un homme
Que tous les océans
N’ont pas su retenir…
Tu dis que l’Amérique
Tu la tiens dans tes bras
Qu’elle ne te fait pas peur…
Venise ou Amsterdam
Peu importe où tu veux »,
A faire pleurer les femmes.
« Il arrivait d’un nouveau continent…
Le vagabond du soleil
Libre comme un oiseau
Venait dormir chez toi
Le vagabond du soleil
Regardait les bateaux…
Il dessinait les montagnes du Brésil…
Il t’a promis l’océan et les roses… »
Le vagabond du soleil.
« T’as laissé le béton pour l’enfer vert
Sur ta pirogue le long de l’Amazone
Il y a la dernière cassette des Rolling Stones »,
Aventurier.
« Sur ton bateau tu es venu
Dans un soleil d’île lointaine
Sur le quai triste à temps perdu
Pour toi rôdaient tant de sirènes… »,
C’est joli la mer.

Et l’amant devient lui-même un paysage :
« Le jardin d’Angleterre
Bordant les rivières
C’est toi mon amour c’est toi…
Les déserts d’Arabie
La mer en folie
Toujours toi
Une tour de Babel
Au soleil
Oui c’est toi
Mon univers et puis mon roi c’est toi… »,
Le jardin d’Angleterre.
Que l’on regrette quand on ne peut plus le contempler : C’était toi.


Si l’amant est parfois voyageur, la femme peut l’être aussi,
« J’irais jusqu’au bout du monde… 
Si tu me le demandais »,
Hymne à l’amour,
dans une quête qui peut se révéler désespérée et rendre Kathy cruelle :
« Je partais en rêvant tout au bout de la Terre…
Je vais où va le vent…
Depuis pour tous mes amours je suis la fille du vent
Qui souffle au cœur et passe… ».

Les voyages peuvent être la cause ou l’effet d’une séparation:
parfois brève et sans grande conséquence :
« Tu t’en vas ce matin
Et le long de ton chemin
La clairière la rivière t’ont dit… »
A bientôt nous deux.
Ou plus problématique :
  « Embarquement immédiat
Je suis bloquée à Roissy
Loin de tout ici
Je pense à toi »,
Tes silences.
 « Tu es reparti chez toi
Sans moi
New York City USA
L’autre côté de la Terre
L’envers… »,
Never never live without you.
« Mais toi sur ce trois-mâts lourd de bois des Antilles
Et de camphre et de poivre où tu rejoins tes rêves
As-tu perdu de vue naviguant d’île en fille
Nos soirs de grands secrets et le goût de mes lèvres ? »
Fanny sur le port.
Voire définitive.
« Mais je sais qu’un jour il est parti
Paraît-il que c’est en Amérique
Faire sa vie … »,
Mister Mélody.
Et c’est le désespoir :
« Depuis j’ai fait des safaris-appartement
Séismes affectifs côté sentiments »,
Et si c’était à refaire.
Alors on peut partir pour essayer de retrouver l’amour perdu :
« Je ferai le tour de la Terre
J’irai jusqu’au fond des Enfers
En criant jour et nuit
Sans répit… »,
Jezebel.
Ou bien se faire une raison et partir pour essayer de trouver l’amour ailleurs.
« Une valise sur un trottoir…
Un taxi qui est en retard…
On est dimanche et c’est l’été
Drôle de saison pour se quitter…
Ça soûle un peu la liberté…
Rouler jusqu’au bout de la nuit
Partir n’importe où loin d’ici
Pour pouvoir oublier qui je suis »,
Les clés de ma nouvelle vie.
 «Le bateau s’est perdu en mer
C’est grand la Méditerranée…
Les rues le monde et puis les trains
Ça donne envie de voyager »,
D’autres soleils.
 « Bye bye l’amour
Il ne faut pas pleurer pour autant
Mais sourire comme avant
Car c’est pour de nouveaux voyages
Qu’il nous faut boucler nos bagages…
Bye bye l’amour
Accroche une rose à ton cœur
Quand revient le bonheur
Car c’est pour de nouveaux voyages
Qu’il nous faut boucler nos bagages… »,
Bye bye l’amour.


Le voyage est une quête de l’amour :
 « C’était écrit qu’on marchait l’un vers l’autre »,
Passion fatidique.
 « J’attendrai les trains les bateaux les avions…
J’attendrai quelqu’un qui portera ton prénom…
Quelqu’un qui sera sûrement personne…
Dans un jardin ou dans un port… »,
Le temps qu’il faudra.
Pour Monsieur, tel un preux chevalier, une épreuve à surmonter, celle de la prime indifférence :
 « Mes yeux bleus
Sont un océan
Et tu devras le traverser un jour
Si tu me veux »,
Mes yeux bleus.
Un espoir de retrouvailles :
« Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je le vois qui me sourit »,
Les mots bleus.
Parfois déçu :
 « Ce train de l’espoir
Me laisse sans armes
Dans ce hall de gare
Où tu n’es pas là »,
Je t’avais rapporté tant de choses de mon voyage :
« Des couchers de soleil
Sur fond de Méditerranée…
Des voiliers dans le vent
S’éloignant du rivage… ».
 « Je t’ai attendu le cœur serré
Entre Venise et Saint Malo sans gondolier…
Je t’ai cherché sur des voiliers
Perdus en Méditerranée
J’ai crié ton nom dans chaque rue
De Baia  jusqu’à Varsovie je t’ai perdu »,
La princesse aux pieds nus.
Mais l’espoir n’est jamais tout-à fait perdu car :
 « Au bout du monde
Tout paraît mieux qu’ici
La Terre est ronde
Tu me retrouveras
La même dans tes bras…
Le jour se lève sur cet aéroport
Embrasse-moi encore »,
Puisque c’est un adieu.
« Dans quelques années je le sais
On se reverra
Mais moi je n’oublierai jamais
Ces moments-là ».
Mais des retrouvailles ne seraient pas forcément une bonne chose :
« Dans un aéroport lointain
Si l’on se revoit
Ne viens pas vers moi
Ne dis rien
Tout est bien comme ça »,
Selon l’une (version en public) ou l’autre (en studio) des versions de Ma première chanson.
Les voyages deviennent alors l’occasion de nouvelles rencontres :
 « A ses pieds je posais mes bagages…
Il avait débarqué un soir
Un peu d’ailleurs et de nulle part… »
Ne lui reparlez plus d’amour. 
 « Quand je t'ai vu la première fois
J étais ailleurs, j' étais pas là
Je revenais de tellement loin
J' entendais plus, je voyais plus rien
Je voyageais dans d'autres sphères
Où l'amour n'a plus rien à faire
D'où vient cette énergie bizarre
D'avoir encore envie d'y croire
Je te dis oui, à tes décors et à ta vie
A tes encore et à tes nuits
A tes images plus ou moins sages
Je te dis oui, à tes voyages et à tes cris…
Je te dis oui.




Les voyages peuvent être aussi professionnels, que l’on soit le Père Noël :
 Il viendra ;
 « Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel…
Mais avant de partir
Il faudra bien te couvrir
Et tu vas pouvoir commencer…
La distribution de surprises
Et quand tu seras sur ton beau nuage
Viens d’abord sur notre maison… »,
 Petit Papa Noël.
Ou plus simplement artiste :
« Demain matin quand le soleil va se lever
Ils seront loin et nous croirons avoir rêvé
Mais pour l’instant ils traversent dans la nuit
D’autres villages endormis »,
Les comédiens.
Car être artiste, c’est être un peu bohémien, un peu nomade, un peu saltimbanque, même si ce n’et pas forcément la vie de bohème.
« Après je repars dans la nuit
Je chante à tire d’aile…
Je viens te voir pour te faire rêver
Et c’est magique…
Tous mes amis je les trouve en chemin
Tous mes amis
Un jour ici ailleurs le lendemain
Et je suis bien
Je ne suis rien qu’un troubadour… »,
Je chante.
 De façon plus intime et personnelle, la chanteuse a aussi choisi ses chansons pour nous confier :
« Une petite française née en Provence
Quand elle avait quinze ans vint  à Paris… »
Une petite française,
 « Par le train de nuit »,
Ma première chanson.


« Je vois le soleil
Les arbres qui défilent
J’ai un peu sommeil
En arrivant dans la ville…
Quand le rideau s’ouvre commence le voyage…
Sur les routes
Je suis toujours sur les routes
Quand je viens chanter pour vous
C’est vraiment la vie que j’aime… 
Des grandes villes aux tout petits villages
Je garde en mon cœur vos sourires vos visages
Et quand je pars
Dans le petit matin blême
Si j’ai le cafard
Je me sens bien quand même »,
Sur les routes.
Le ton est parfois plus amer :
« De Courthézon à l’Olympia
Il n’y a qu’un pas
Mais qu’il est long ce chemin-là »,
Le cours de chant.
« Minuit heure locale
Sur la route nationale
Entre deux villes je suis fragile…
Je ne sais plus où vont mes nuits
Je ne sais plus où l’on me conduit… »,
Minuit heure locale.
 « J’ai trop souvent fait mes valises…
Etrange mélange
Cette envie de ne pas vous quitter
Et toujours ce besoin de partir…
Même si je dois brûler mes nuits
J’irai chanter jusqu’au bout de ma vie »,
Comme ces pianos.
Je ne suis qu’une femme
« Une femme qui s’en va… ».
Ou plus nuancé.
 « On est venus de loin
Toi et moi
Qu’il fut long le chemin
Pour en arriver là…
Nous allons nous quitter
Vous et moi
Chacun de son côté
Va retrouver son toit…
Mais laissez-moi souffler
Et retrouver ma voix
Avant de repartir au combat
Pour redevenir
Votre diva »,
 Diva.


Il en est de même pour les autres artistes, musiciens, chanteurs etc.
« Ils arrivent de New York
De Paris de Toulouse…
Mes amis musiciens
Me suivront jusqu’au bout
Par la route par le train
Tout le monde a rendez-vous… »
Mes amis musiciens.
Ainsi Barbara, aussi chantée par Michèle Torr en 1998:
« Sur la longue route qui menait vers vous
Sur la longue route j’avais le cœur fou…
Elle fut longue la route
Mais je l’ai faite la route
Celle-là qui menait jusqu’à vous…
Pour vous je l’eusse faite à genoux…
Ce fut un soir en septembre…
J’avais fini mon voyage
Et j’ai posé mes bagages
Vous étiez venus au rendez-vous… »,
Ma plus belle histoire  d’amour c’est vous.
Ces artistes qui par leur art, par la magie d’un spectacle, nous emmènent en voyage, qu’ils soient chanteurs ou comédiens, comme Gérard Philippe.
 « Il nous emportait dans son empire
Nous attendrissait avec un sourire
Combien je l'aimais, combien je rêvais
Et puis vers ma ville je m'en retournais… »,
Un prince en Avignon.

Fatalement, comme Du Bellay clamant « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage », la chanteuse exprime parfois le désir d’un retour au pays natal, où « vivre entre ses parents le reste de son âge » :
 « Dans tous mes voyages
J’ai vu des paysages
Mais rien ne vaut l’image
De tes beaux cheveux blancs »,
Maman la plus belle du monde.
Pour Michèle Torr, c’est la Provence, sillonnée par les bohémiens et lieu de prédilection des Gitans :
 « J’aime ses fleurs sauvages
Et les gens du voyage
Qui ont gardé l’accent de mon enfance 
C’est une histoire d’amour
Je reviendrai toujours
Dans ce jardin où j’ai laissé mon cœur »,
Le pont de Courthézon.
« Les oiseaux du voyage
De loin vers tes rivages
Retournent et moi je suis comme eux »,
Mon sud.
 « Je reviendrai à Courthézon »,
disait-elle en 1984 dans Le temps.
Pour retrouver « Le chemin de bohème de l’école à chez nous… ».
 « L’odeur du bois de pin envahit la campagne
Et l’herbe se fait rare sous les roues de métal…
Le train surgit enfin du tunnel qui s’arrête… »,
L’Amour de ma jeunesse où revient la chanteuse qui dit aussi Je reviendrai dans mon pays ressemble beaucoup à Marseille, ou une autre ville de la côte d’Azur.
« Je reviendrai dans ce pays où j’ai grandi
… Et j’ai tout abandonné un matin
Pour aller vivre ma vie suivre mon chemin »,
Je reviendrai dans mon pays.
C’est ce qu’elle fera au milieu des années 80 en s’installant à Mérindol, à Saint-Rémy puis à Aix-en-Provence.
Un retour aux sources qui préfigure parfois le dernier voyage :
  « C’est une maison de lierre qui nous attend un jour… »,
En Provence ou en Bretagne, c’est selon,
« Avec un cimetière au point de non-retour… »,
La Province.


Mais tous ces voyages nous obligent parfois à découvrir un monde dans lequel tout n’est pas rose et ce sont des ailleurs effrayants qui se révèlent, même dans les chansons :
 « J’ai pris tous les avions du monde
Et je ne sais toujours pas
Si de l’autre côté la Terre est ronde
Où est l’envers où est l’endroit »,
Seule.
« Ce bateau naufragé
Prisonnier sur la mer »,
La déchirance,
est toujours d’actualité quand il est question des migrants qui trouvent des conditions de vie voire une mort horrible avant la fin de leur périple.
Ce fut longtemps avant cela le cas des Juifs qui durent quitter leur terre :
« Juste une prière avant d'obéir
A l'ordre des choses et de nos pères
Avant de partir…
Que sera demain nos destins plus loin ?...
Conduis nos enfants pour la fin des temps »,
La mémoire d’Abraham.
 « Ils sont partis dans un soleil d’hiver
Ils sont partis courir la mer
Pour effacer la peur
Pour écraser la peur
Que la vie leur a clouée au fond du cœur
Ils sont partis  en croyant aux moissons
Du vieux pays de leurs chansons… 
Le cœur chantant d’espoir
Le cœur hurlant d’espoir
Ils ont repris le chemin de leur mémoire…
Leurs frères les ont tirés vers la lumière…
Ils sont là-bas dans un pays nouveau…
Ils ont retrouvé la terre de l’amour »,
Exodus.
Ce sont aussi d’autres terres bien plus austères sur lesquelles on les a forcés à aller…
Dans les années 80, La Pologne présentait encore au monde un visage peu réjouissant.
« Dans les camps de Mazovie
Qu’est-ce qu’ils ont fait de ta vie ?...
Comment te tendre la main ?
Que de murs ils ont bâtis
Entre nous depuis Berlin ?...
Je sais bien qu’à Varsovie
On fusille ma liberté ».
Plus tard ce furent l’Amérique du Sud ou l’Afrique, et même notre pays qui montrèrent des aspects peu réjouissants auxquels la jeunesse se révèle très sensible:
« Tous ceux de Buenos Aires ou d’Adis Abeba
De Saint-Jean d’Angély ou de Romans
Sont vos cousins très chers vos sœurs vos petits frères »,
J’apprends de vous.
Mais aussi des gens au grand cœur, comme l’Abbé Pierre, Coluche (Regarde-les)ou Sœur Emmanuelle :
 « Sœur des paumés des bidonvilles
Loin des touristes qui défilent
À l'ombre des palmiers du cœur
Vous savez, tout près des poubelles
Voir la misère qui s'amoncelle
Loin de l'action humanitaire »,
Son paradis c’est les autres.
Triste aussi le sort du soldat mobilisé pour la guerre :
 « Au nom de quelle folie
Au nom de quel pouvoir
On les envoie cueillir
Les lauriers de la gloire ?»,
J’en appelle à la tendresse.


Les voyages peuvent être intérieurs ou symboliques, comme celui de l’émancipation des femmes déjà évoqué dans Seule :
 « Lancées sur une drôle d’autoroute
Elles n’ont qu’une réponse à leurs doutes
Une immense envie d’indépendance… »,
Les femmes dansent.
Et ils peuvent ainsi mener sur les chemins de la Foi que Michèle Torr a chantés dans l’album Chanter c’est prier.
« Je marchai libre vers nous…
Tant de larmes de pièges
De jours de cris
Tant d’errance de silence et de nuits »,
Quand vint la grâce.
« Je suis ma route je vis ma chance
J’ai la foi et je me lance… »,
Chante.
« Montre-moi le chemin.
Dis-moi seulement lève-toi
Et j'irai où tu me diras
Les pieds nus dans la neige »,
Fais-moi un signe.
Chemin de la Foi et chemin de l’Amour, « l’amour des autres le plus grand je crois » (Je ne veux chanter que l’amour) se confondent souvent :
 « Quand on n’a que l’amour
A offrir en partage
Au jour du grand voyage
Qu’est notre grand amour…
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis, le monde entier »,
Quand on n’a que l’amour.
« Ce sera nous, dès demain
Ce sera nous, le chemin
Pour que l'amour
Qu'on saura se donner
Nous donne… »,
 L'envie d'aimer.
 « Je te rends grâce la vie
Toi qui m’as tant donné…
As mis dans mes pas
Tout l’amour tant de bras
Sur mes chemins de la paix »,
Toi qui m’as tant donné.
  

« J’ai chanté…
Dans les plus grandes salles
Même dans les cathédrales
Du bout du monde »,
Je ne veux chanter que l’amour.
Pour tout un chacun comme pour un chanteur, l’Amérique, c’est Eldorado, un pays mythique plus que réel, dont Michèle Torr, qui a chanté sur tous les continents, à l’occasion d’un festival (au Japon, à Rio, en Bulgarie, en Grèce…) ou d’une tournée (en Afrique, au Canada…), avait déjà rêvé en 1979 :
« Océan océan
Atlantique Pacifique
C’est trop loin
C’est trop grand
Océan océan
Romantique électrique
L’Amérique maintenant
C’est la fin des géants
J’ai voyagé sans retrouver une fois
50 étoiles sur un drapeau USA…
Je veux chanter j’irai danser une fois
Pour une statue de liberté USA »,
Océan.
Ce rêve aurait pu se réaliser le 18 mai 2015 à Las Vegas. Ce ne sera pas le cas, ce jour-là du moins. Est-ce si grave ?
Non, car grâce à lui, Alain Turban a écrit Route 66 pour Michèle Torr, et cette route, c’est un plaisir chaque fois renouvelé de la sillonner, à chaque écoute.
« Des chemins de traverse
Et des sens interdits
Autant de maladresses
Et l‘amour qui s’enfuit
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor
Un coucher de soleil sur un chemin de vie
C’est comme une étincelle dans mes états unis
Ce soir j’ai plus sommeil j’irai jusqu’à chez toi
Retrouver le soleil à Santa Monica »
Route 66.
Une chanson crépusculaire qui en dit beaucoup sur l’état d’esprit de la chanteuse quand on lit entre les lignes. Mais tout cela, on l’a déjà dit: chanson en forme de bilan sur les années qui passent, le temps qui s’efface… Où la route 66 est une métaphore d’un chemin de vie, qui peut sembler linéaire mais n’a pas exclu les chemins de traverse et les sens interdits. Avec encore l’envie de retrouver les lumières qui rayonnent, ou juste une étincelle dans des « états unis »… D’être enfin entièrement soi-même et de réaliser un dernier rêve : chanter, pour elle, pour lui, pour soi, au bout de la route, au bout du monde, l’amour encore, qui parfois s’est enfui, jusqu’à la mort.
Un voyage intérieur plus qu’une série de clichés.
Un voyage au pays des rêves de Michèle…

 ©E.D. &G.D.

vendredi 24 avril 2015

Michèle Torr, Ensemble, au Casino de Paris, première partie...

Mais qui assurera la première partie du spectacle Ensemble, de Michèle Torr au Casino de Paris?
Qui?
La réponse...

...très bientôt.


Stella Mattéoni et Michèle Torr.
Ensemble.
Après Zize, Stella Mattéoni viendra-t-elle témoigner sur notre page? 
Quoi qu'il  en soit, demain, avec Michèle Torr, nous partons en voyage...

mardi 21 avril 2015

Michèle Torr ? Mais qu’est-ce qu’ils disent d’elle ?


Michèle Torr a fait la Une sur le portail internet d’Orange le vendredi 17 avril - Une première dans la carrière de la chanteuse !- quatre jours après la sortie de l’album Diva et trois jours après la parution du magazine Nous-Deux dont elle a fait la couverture avec un article intitulé « J’attends toujours que Michel Drucker m’invite ». Où l’artiste est un peu plus offensive qu’à son habitude. Elle remet à nouveau en cause certains comportements de la part de médias mais elle s’interroge aussi sur ce qui lui permet de continuer de fédérer son public. Pourtant, sa venue sur le plateau de Vivement Dimanche venait d’être annoncée pour le 7 juin, soit une semaine avant son spectacle Ensemble au Casino de Paris le 14 juin. Cet article sur le portail Orange, intitulé Michèle Torr boudée par Vivement Dimanche ! n’était donc plus tout-à-fait d’actualité, pas plus que l’article du magazine Nous-Deux, prêt depuis plus d’un mois et, s’il avait été ainsi titré dans l’intention de susciter une invitation chez Drucker, c’est une polémique qui n’avait plus tout-à-fait lieu d’être qu’il a déclenchée  avec près de 300 réactions.


Mais qu’est-ce qu’ils disent d’elle ? De ces quelque 285 réactions nous avons surtout retenu celles qui expriment l’admiration pour la chanteuse, c’est vrai. Il n’empêche, pour Michel Drucker comme pour Michèle Torr, c’est la douche écossaise: on encense l’un(e) pour critiquer l’autre, ou l’inverse, ou les critiquer les deux, en rappelant des faits qui écornent parfois leur image. Pourtant, Michel Drucker a la reconnaissance de Michèle Torr: elle sait ce qu’il a fait pour elle : après plusieurs invitations aux Rendez-vous du dimanche, c’est lui qui lui qui lui a permis de multiples passages dans ses émissions du samedi soir. Ce fut pour la première fois le cas en novembre 1980, dans l’émission Stars, au cours de laquelle elle a chanté Lui. Le 31 décembre 1983, c’est six chansons qu’elle a interprétées dans un Champs-Elysées spécial réveillon. Puis elle a été de nombreuses fois l’invitée, souvent d’honneur, de cette émission au cours de laquelle elle a pu se faire plaisir en rendant hommage à Mistinguett (1987) ou à Yvette Guibert (1989) en chantant autre chose que son répertoire habituel. Encore en 2011, c’est dans Vivement Dimanche! qu’elle est venue lors d’une spéciale Age Tendre, alors qu’elle ne faisait pas partie de l’affiche cette saison-là,  chanter Avant d’être chanteuse et annoncer son Olympia. « Des choses qu’on n’oublie pas ». Pourquoi ne lui a-t-on pas consacré un Vivement Dimanche! après 50 ans de carrière? Les raisons sont multiples et elle n’en ignore pas certaines. Et DMD, ce n’est pas Drucker seul.


Mais alors, qu’est-ce qu’ils disent d’elle, tous ces anonymes cachés derrière des pseudonymes? Cela peut nous éclairer davantage sur l’image que donne aujourd’hui Michèle Torr : une chanteuse à voix, mais aussi une vraie artiste, connue et reconnue par toutes les générations, mais il est évident que les Français connaissent très mal son parcours artistique depuis 30 ans; cette méconnaissance est due à des médias qui ne se sont pas intéressés à elle, et peut-être aussi à un manque de clarté dans la gestion de son parcours …
Ils font donc le portrait riche et contrasté d’une chanteuse encore bien présente dans les esprits qui peine à faire connaître son actualité. D’une femme complexe. Elogieux souvent, parfois plus nuancé, entre amour et amertume. Et même rancœur ou rancune. Un  drôle de blason inédit où on ne la voit pas toujours belle. Où il est question de moments heureux, de très haute-fidélité, mais aussi de séances de dédicaces mal vécues, de cueillettes d’olives au goût amer. Ces allusions qui demeurent parfois énigmatiques, vous les trouverez si vous allez lire l’intégralité des réactions. Un peu de sel, un peu de poivre, quelques épices pour que les saveurs de l’admiration soient exhaussées. Pour oublier la nourriture fade des lieux aseptisés. Cela nous change des réactions formatées et consensuelles que nous pouvons trouver souvent aux tribunes consacrées à la chanteuse…
Elle a raison. Ils ont beau dire, elle a beau faire, on devine à travers ces témoignages qui est Michèle Torr et quel est son public. Elle un peu diva, et nous un peu devins.
© ED et GD. 
Mais laissons-les dire :


MAORI2
Madame,
Vous avez du talent et on vous aime toujours autant. Je pense que votre tour viendra, vous le méritez bien.
Cordiales et affectueuses pensées.

micnic
Effectivement, on l'a adorée (moi qui étais abonné à Salut les copains) et on l'aime toujours, elle le mériterait ! Donc Michel, si tu nous lis..... (Moi, qui habite à 15km de VIRE)

huggui
Ah ! Michèle Torr ! Moi qui aime bien les artistes un peu "vintage", je l'aime bien aussi. Mais bon, je n'aime pas dire cela, mais même si ses chansons comme "Emmène-moi danser ce soir" ou "J'en appelle à la tendresse" sont jolies et bien écrites, ça sonne un peu dépassé. D'autres chanteuses à voix sont venues après elle et ont cartonné (Céline Dion, Lara Fabian...) et ont prospéré dans les années 90 et 2000 jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus. Aujourd'hui, c'est les chanteuses de r'n'b qui marchent. Me concernant, je n'aime pas le r'n'b. Mais il faut aussi se rendre à l'évidence: Michèle Torr a toujours son public ; cependant si elle ne passe plus sur les médias (ce qui est quand même exagéré, ses "golds" sont parfois rediffusés sur les radios nostalgiques) c'est tout simplement parce que la mode a changé. Moi, même si je trouve ses chansons un peu rétro, ça ne m'empêche pas de les écouter quelquefois, en tant que collectionneur de vinyles, mais elle a été à la mode à la fin des années 70 et puis c'est passé, la mode c'est éphémère.
Et c'est facile de dire qu'il faut aller chez Drucker pour refaire parler de soi. Mais si ça peut faire plaisir à son public, pourquoi pas ?

acro2015 –
Ta classe et ton talent n'ont pas besoin de Drucker, Michèle ; tes fans sont encore nombreux, ils n'attendent qu'une tournée pour venir communier avec toi

JACK59 –
Michèle Torr n'a pas eu besoin de Drucker pour exister. Avec la voix qu'elle avait et qu'elle a certainement encore ,elle en rend jaloux plus d'un qui actuellement, pour la plupart des jeunes nouveaux, ne savent même pas chanter ou tout juste pousser la chansonnette !!!


boisjoli –
Dans mes bras oublie ta peine !!!!!!!!!
La vie de MICHELE TORR n'a rien à envier à celle de l'hypocondriaque du micro, c'est une vie flamboyante, généreuse, qui a donné beaucoup de bonheur, par ses chansons.

pierrea76
Grande professionnelle, une belle et grande chanteuse populaire attachée à ses racines! Et quand elle chante, elle crée aussitôt l'émotion, toute comparaison serait superflue!

nouki 
Michèle je t'ai vue à Saint Etienne, dernièrement, tu m'as dédicacé ta photo, je t'en remercie et sache que pour tes fans tu resteras toujours dans nos cœurs. Tes chansons n'ont pas pris une ride et sont toujours aussi merveilleuses. Laisse tomber les Drucker et Cie, ils ne t'arrivent pas à la cheville, et de plus nous tes fans on connaît ton histoire, tes joies et tes peines, pas la peine de lui faire cet honneur, on n’est pas obligé d'en passer par lui.

dani2408
 J'ai 55 ans, fan de Michèle Torr depuis de nombreuses années, j'ai même fait partie de son fan club, j'ai une photo d'elle, dédicacée que je garde précieusement, malheureusement je n'ai eu l'occasion de la voir sur scène qu'une fois au Macumba de St Julien en Genevois, Haute-Savoie, c'était que du bonheur, c'est une grande dame de la chanson française. Michèle si tu lis ce message je t'adore et mon plaisir serait de te rencontrer pour de vrai, j'aime le Vaucluse et le Lubéron comme toi, je suis né et j'habite la Haute-Savoie. Alors ne te fais de souci pour l'aspect médiatique !! Tes fans restent présents comme moi. Daniel.

nature89 –
Rien à foutre de " Vivement dimanche " et encore moins de Drucker !... Qu'est-ce qu'il fout encore là ? .... Il a pas gagné assez de fric ???..... Ne t'inquiète pas Michèle .... on t'aime !!!!!

MAI 1968
Boudée par Drucker ? Normal, il se fait vieux et se refuse à l'admettre.
Donc, n'ayez crainte Michèle Torr, nous on ne vous oublie pas, vous pouvez me croire.

Betty59
Je pense que vous avez la dent dure ! J'aime bien Michèle Torr. Beaucoup de chanteurs des années 70, 80,90 ont toujours la côte et sont réclamés même par les jeunes. Vous serez vieux vous aussi un jour, pensez-y ! Certains le sont déjà d'ailleurs dans leur tête. Vous croyez que les rappeurs ou autres du même acabit, ont plus de talent qu'elle ? Et puis, chacun ses goûts, si vous n'aimez pas, allez voir ailleurs.


hazan 
MICHELE ne soyez pas désespérée, vous n'avez pas besoin comme beaucoup d'aller vous vautrer sur le canapé rouge pour faire votre promo, ceux qui vous aiment (et ils sont nombreux) la font pour vous.

Cocolop
 J'adore Michèle Torr; c'est vrai qu'on ne la voit pas assez; et que Michel Drucker aurait pu l'inviter (Il le fait avec beaucoup d'autres qui sont moins célèbres qu'elle) espérons qu'il lira nos messages et en tiendra compte.
  
Doudoumjo
Oui Michèle Torr mérite bien un dimanche sur ce canapé rouge !!!!! En plus un agréable après-midi car certains dimanches vu les invités on ferme la TV.

Leonine
 Michèle TORR a entièrement raison; c'est vrai, depuis que je suis "VIVEMENT DIMANCHE", je ne l'ai jamais vue et je pense que nous devons être au moins deux millions de téléspectateurs à désirer passer un dimanche en sa compagnie; c'est quand même une femme qui a toujours fait de très belles chansons et qui, de plus, respecte énormément les gens. M. DRUCKER devrait vraiment l'inviter au lieu de perdre des minutes en invitant certains magiciens en fin de soirée qui ne sont pas drôles du tout.

Babelgesh
Quel manque de respect de la part de certains .... Michèle Torr est une chanteuse talentueuse, toujours élégante et d'une classe qui n'a rien à voir avec les nouvelles "pseudo-stars"  qui se trémoussent sur la scène dénudées, à la limite de l'indécence ... pour faire oublier qu'elles n'ont pas de voix et sont incapables de chanter en direct. J'ai eu le bonheur de voir Michèle sur scène, elle est sublime. Dans ce cas, il y a beaucoup de séniors qui devraient prendre la retraite .... Je voudrais dire à Michèle que si Michel Drucker la boude, son public lui, reste fidèle.

TOMY
 C'est une grande artiste ; c’est vrai qu'elle n'a pas 20 ans mais elle a de la voix ; voilà ; merci Michèle...


Rorola
Je ne regarde jamais les cons à la télé, mais quand Michèle Torr chante, je l'écoute religieusement, belle voix, belle femme de nos années jeunesse.

Argaunote
C'est vrai qu'elle chante très bien .....Dommage pour ceux qui l'aiment ..... Je vous embrasse Michèle.

kokin2015
Faites un effort de regarder ce qu'elle fait et où elle est...et vous aurez des surprises "de taille" !!!

Aoutien
Je l'ai vue avec Age Tendre-Rendez-vous avec les  Stars dans un Zénith ; elle est très simple et chante toujours aussi bien; avec d'autres chanteurs, 4 heures de spectacle ; une soirée que je garderai en mémoire, notre fille nous avait offert les places pour notre anniversaire de mariage. Nous en parlons souvent et je lui dis encore un grand merci.
Drucker coûte cher en redevance à 71 ans.
Michèle Torr ne coûte pas aux contribuables !
Va la voir qui veut.

MaMichelle
Je suis du Pays Basque, Michèle, tu as toujours été mon idole. Je suis venu te voir au théâtre de Bayonne, C'était en 1964 / 65, j'avais 19 ans. A ce jour j'ai 69 ans, et tu resteras toujours mon idole.
Bisous.


 

Barnabe
Mon Dieu, je viens de lire les messages des uns et des autres, quelle méchanceté, dans les propos, que ce soit sur Michel Drucker, ou sur Michèle Torr, j'aime les deux,
Michel Drucker invite des artistes, non pas toujours les mêmes, il doit sûrement tenir compte de l'actualité des artistes, de leur disponibilité, pas forcément de ses goûts personnels, ni des opinions politiques, il reçoit des gens de droite, de gauche ... Michèle Torr, je l'adore, je l'ai vue souvent sur scène , jamais déçue, sympa avec le public, toujours élégante, classe, bien coiffée, oui, elle a un style comme tous et toutes, mais sa coiffure mi longue sur les épaules, au carré, blonde, toujours des ensembles pantalons noirs qui lui vont très bien, on n'est plus habitués de voir des artistes élégants, propres, soignés, maintenant on les voit mal coiffés, pas habillés, des jeans troués, etc.
Je l'ai vue souvent et je reviendrai la voir, je l'aime beaucoup….

Babelgesh
Tout à fait d'accord avec vous Barnabé, il est bien plus agréable de voir et d'entendre Michèle Torr, toujours très élégante et respectueuse de son public, que toutes ces "bimbos" qui se trémoussent sur scène presque dévêtues, qui par leur tenue font oublier qu'elles n'ont pas de voix ....

michele1
Michèle,
moi je t adore depuis tes débuts,
je t'ai souvent vue dans la tournée Age Tendre, ne t'en fais pas, nous on ne t'oublie pas, et toujours heureuse de te voir, et t'entendre chanter, avec la tournée :),c'est pas tellement sympa de Michel Drucker !!!

Dotmee
Je vous aime telle que vous êtes, une grande dame de la chanson.

jeanmarie59112
 bjr à tous, oui moi aussi chère Michèle, de ne pas vous avoir assez dans les médias ou à la télé, on y voit toujours les mêmes ; où sont nos années 60/70, Dieu que je le regrette ; sachez Michèle que vous êtes dans nos cœurs et que jamais nous, fans de premiers jours, ne vous oublierons. Amitiés sincères, jmarie, Lille .


MICHA39  Grosses bises et bravo pour ta carrière.


Jpdudu
Bonjour je vous aime beaucoup, vos chansons sont très belles. Je trouve dommage que l'on ne vous voie pas plus souvent à la télévision. Je ne comprends pas que Michel Drucker ne vous invite pas à son émission. Je vous ai vue à l'Olympia, vous étiez géniale.

tam52
Courage Michèle, laissez ce monde des peoples à leur devenir et à M. Drucker. J'ai oublié son dernier disque mais pas le vôtre. J'ai toujours en mémoire celui qui vous a pris vos 17 ans... Merveilleuse chanson!

mousse
Mme Torr, vous avez vos fans, c'est ce qui compte! Le canapé de M. Drucker ne dure qu'un après midi et vous, vous allez fêter vos 50 ans de scène, il n'y a pas photo! Chantez encore pour nous des chansons bien de chez nous!!!
kokin2015 -
C'est une chanteuse sixties qui a fait rêver, danser des millions de jeunes et qui est toujours là, avec toujours la même belle voix, et les gens qui apprécient les chanteuses à voix et avec des textes qui veulent dire quelque chose, connaissent....ça change peut-être de votre rap à deux balles ?
louisantoine 
Ses invités ont de moins en moins d'intérêt ! Pourquoi n'invite-t-il pas M. Torr, qui a son public, qu'il méprise ! .... Pourquoi n'a-t-il pas invité M. Mathieu, pour ses 50 ans de carrière ? ... Pourquoi n'a-t-il pas invité B. Bardot pour ses 80 ans ? ... Pourquoi n'invite-t-il pas A. Delon, le seul grand acteur qui nous reste ? Bardot et Delon sont-ils censurés, en raison de leurs prises de position politiques, qui déplaisent à ce socialo-bobo ? A plus de 70 ans, il renie les vedettes qui ont accompagné ses débuts ! Il est temps qu'il parte à la retraite ! Il passe du statut de "gentil" au statut de "teigneux" !
Valamit -
Reste pénarde avec ta famille et tes fans si tu veux. Boude si tu veux!
Laisse donc la place à ceux
qui n'ont rien à dire ou parlent pour ne rien dire!
qui sont beaucoup décrépis!
qui sont inconnus et ne méritent en rien de l'être!
bref, à une bande des désœuvrés   qui se prétendent talentueux!
à chacun son époque, il y a mieux à faire que de s'emmerder sur un canapé fût-il rouge !
"Vivement Dimanche" Une EHPAD au nom de vieux qui se racontent leur passé!
Tiens, M. Galabru par exemple ce dimanche, ils radoteront ensemble.
On ne comprend mot. On y sert la soupe, une soupe servie tôt, en EPHAD c'est à 18 heures.
Diantre ! Mais par quoi remplacer cela ? On risque le pire, le mauvais goût ou je ne sais quoi !
cocolop -
J'adore Michèle Torr; c'est vrai qu'on ne la voit pas assez; et que Michel Drucker aurait pu l'inviter (il le fait avec beaucoup d'autres qui sont moins célèbres qu'elle) espérons qu'il lira nos messages et en tiendra compte
maindor 
Oui, je trouve déplorable que M. Drucker ne l'aie jamais invitée. Ce n'est parce qu'on vieillit qu'on doit-être rejeté! Et lui? Il a quel âge?
Il devient "agaçant" dans ses choix parfois, et puis après tout, je pense qu'il serait tout à fait normal que M. Torr fête ses 50 ans de carrière sur le fameux fauteuil rouge. On verra si on tient compte de nos avis (ce dont je doute!).
GraisonpiCtou 
Elle n'est peut-être pas "politiquement correcte " ...


als
Elle continue à chanter.....c'est parfait, pour le reste ça ne changera rien, on ne peut pas être et avoir été.
baronampain
Nous avons été la voir a Chauny dans l'Aisne elle a encore une voix SUPERBE, beaucoup de trous du cul qui ne lui arrivent pas a la cheville.

louisantoine -
Michel Drucker boycotte de nombreux artistes : Michèle Torr, Mireille Mathieu, dont il n'a pas fêté les 50 ans de carrière, Alain Delon, en raison de ses prises de position politiques ? ... choquant ce socialo-bobo de Drucker ! ... Brigitte Bardot, dont il n'a même pas fêté ses 80 ans ... sûrement pour les mêmes raisons ... dans un Vivement dimanche ! Ses invités sont, de plus en plus sans intérêt ! Il est temps qu'il parte à la retraite ! Il a déclaré qu'il ne recevrait plus que les invités qu'il a envie de recevoir ! Fait-il de la TV pour lui ... ou pour les téléspectateurs qui payent la redevance et le nourrissent ? S'il ne la fait que pour lui ... qu'il reçoive ses amis : les Noah, Debbouze, Arditi, ... dans sa propriété d'Eygalières, tant qu'il peut encore la posséder !!!
archymede 
Je m'appelle Michèle.
Il semble qu'elle n'a besoin de personne pour se faire exister ou entendre. Au fait, qui c'est Michèle Torr?
Quelqu'un qui crie trop fort, paraît-il, sûrement.
jevousdit 
Michèle Torr ! La critique est permise mais l’art est difficile ! ! ! Ceux qui la critiquent n’auront jamais autant de talent artistique pour l’égaler ! Surtout lorsque l’on voit les casseroles que l’on nous présente en ce moment hormis quelques grands comme Sardou et Pagny ....... ! Rendons à César ce qui lui appartient !
kokin2015 
Si elle se mettait "tendance" vous diriez "chanteuse âgée qui veut se la jouer 'jeunes".." alors arrêtez et prenez les gens comme ils sont. Tous les jeunes se jettent sur le "vintage" pourquoi? parce que c'était si bien, et au moins on écoutait leurs chansons qui voulaient dire quelque chose...et cette voix, beaucoup de jeunes chanteuses ne peuvent en dire autant...et oui, attendez et vous verrez dans quelques années....pour comprendre la valeur "des plus âgés" (lol).
dralia -
J'aime toujours beaucoup lire les avis éclairés d'éminents critiques musicaux. Je n'aime pas spécialement Michèle Torr, mais je ne me permettrais jamais de juger. Vous savez le mauvais goût c'est toujours celui des autres, qui plus est si vous vous intéressez à la variété française vous avez sans doute noté que depuis quelques années des chansons oubliées redeviennent à la mode, sans doute est-ce dû à un manque de créativité actuel. Alors, qui sait si un jour ces chansons que vous jugez péremptoirement ringardes ne seront pas chantées par de jeunes interprètes ?
 GUI41 
Michel DRUCKER remplit la fonction dans toute société de cireurs de pompes et surtout ne veut pas de vagues mais veut des émotions bien feintes. Michèle TORR est entière, colérique, sincère, ne fait pas de compromis et malheureusement dit ce qu'elle pense. La vraie femme méridionale face au pâlot Michel, une vraie femme française.
Le seul verdict, c'est le public. Mireille MATHIEU a été aussi ignorée et tenue à l'écart des plateaux pourtant quelle carrière et surtout que de ventes. En France, on n'aime pas les chanteurs populaires.
jevousdit 
Michèle Torr n’a nul besoin de vendre des cd plus que d’autres, son talent n’est pas commercial et croyez-moi même à présent elle remplit les salles ! Et ne risque rien financièrement même sans vous à ses spectacles !


conplexe
Que Michèle chante encore longtemps. C'est le SOLEIL.

huggui
Moi, elle ne m'indiffère pas. Je trouve, par exemple, sa chanson "J'en appelle à la tendresse" extrêmement bien construite en ce sens qu'il y a une très bonne alliance entre texte et musique, c'est donc une très bonne chanson. Les couplets parlent de religion, de guerres dans le monde et la mélodie est rugueuse, un peu sombre avec un rythme un peu saccadé, et puis le refrain arrive avec ce texte parlant de tendresse et d'amour (certes utopique) entre les hommes, et la mélodie est toute douce, lente mais à la fois plus gaie. Donc peut-être chanson dépassée, mais excellente. Autres bonnes chansons de son répertoire : "Amsterdam" et "Victime de l'amour" qui est assez tonique. Pour moi, cette femme, c'est un peu dans le même style de musique que Mireille Mathieu, mais en mieux, en plus moderne. Mais, je ne sais pas pourquoi, elle a une image un peu négative alors qu'encore une fois, ce que je connais d'elle est certes un peu dépassé, mais de qualité. Ce qui aurait fait un peu le petit plus dans sa carrière, ça aurait été de rencontrer quelqu'un comme Goldman qui aurait pu faire sonner son répertoire encore plus rock, parce que quand on voit comment il a transformé le répertoire de Céline Dion, alors que Michèle Torr était moins démodée déjà musicalement, il lui aurait apporté le petit plus qui aurait pu faire que le succès continue pour elle dans les années 90. (Tout comme je pense qu'il aurait pu aussi donner de bonnes chansons à Mireille Mathieu par exemple).

Delrieuje Bonjour, je suis très déçue de Michel Drucker qui ne consacre pas un dimanche à Michèle Torr, elle mérite comme tous les autres de passer tout un dimanche sur le canapé, je l aimais pourtant beaucoup mais je ne l’ai pourtant jamais vue à  part à la télé; j adore Michèle Torr, de ce côté-là je suis avec elle, sa fan Béatrice.

MICHA39
 Ma pauvre Michèle ! Dis-toi que c'est un honneur de ne pas être invité(e) par ce petit prétentieux. Grosses bises et bravo pour ta carrière.

Yannicko
Michèle vous devriez demander à Dave qui est peut-être plus compréhensif, et au moins son émission est bonne.
Je vous embrasse chère Michèle et à vous voir bientôt j'espère.
Catherine.



vendredi 17 avril 2015

Michèle Torr : boudée par Vivement Dimanche?


http://femmes.orange.fr/people/news-people/article-michele-torr-boudee-par-vivement-dimanche-CNT00000093NNK.html
·                                 Pour ceux qui pensent que Michèle Torr n'a pas d'actualité: 
      outre la sortie de son album Diva le 13/04/2015,
le Paris de Michèle Torr c'est:
l'Olympia le 11 janvier dernier,
le CASINO DE PARIS le 14 juin 2015 (hommage à Paris, à Mistinguett dans un spectacle joyeux),
le TRIANON le 18/10/2015 (spectacle intimiste),
le Palais des CONGRES le 31/01/2016 (SYMPHONIQUE),
4 spectacles inédits, différents les uns des autres, avec formations musicales différentes.
Ce sera aussi une tournée d'été (50 ans de chansons): quelques dates de juillet à septembre.
Mais aussi une TOURNEE DES EGLISES de décembre 2015 à 2017,
suite à son album de 2012 CHANTER C'EST PRIER, (reprises d'Obispo, Cabrel, Aznavour, Goldmann...mais aussi des adaptations sur mesure et un inédit: "une vraie spiritualité", selon la presse concernée)
et à une tournée de 50 dates passées par toutes les grandes villes de France et de Belgique . 

Des inédits attendus encore dans ce spectacle.
Certes, pas de jeunisme, mais un renouvellement constant.
Qui, de sa génération et même des suivantes, dit mieux?
·                     Et c'est aussi un spectacle spécial au profit de l'association SEP Pays d'Aix à Pertuis le 3 juillet: les dons sont reversés pour la recherche sur la sclérose en plaques au Professeur Peltier, du CHU de Marseille, La Timone.

mardi 14 avril 2015

Michèle Torr sur la Route 66, avec Alain Turban.

Nous avons rencontré M. Alain Turban à l’Olympia le 11 janvier 2015. C’est au cours d’un long entretien téléphonique qu’il nous a parlé, au début du mois de mars, de Michèle Torr. Nous lui avons demandé de se présenter pour ceux qui le connaîtraient mal, puis de nous parler de ses liens avec Michèle Torr, avant de nous raconter la genèse de Route 66. C’est en toute simplicité, et avec beaucoup de franchise, qu’il nous a répondu. Et nous l’en remercions. Voici ce qu’il nous a dit.


Je suis né artistiquement dans les années 80, dans les années « disco », avec  Quatrième dimension, Santa Monica et, en 84, On s’écrivait Annie.
Depuis 87, je m’en suis sorti avec d’autres chansons car j’ai un autre répertoire, avec des chansons comme Mystique, De l’autre côté de la vie… Je ne veux pas  me contenter de chanter toujours les mêmes chansons. Je peux très bien faire des concerts sans chanter mes tubes des années 80, avec des chansons qui les remplacent largement, comme Turbanovitch, Manouchka…J’ai des racines russes par mon père et je fais de la musique qu’on pourrait parfois qualifier de Musique du Monde, je suis assez éclectique dans mes choix. Comme le fait d’ailleurs Michèle qui aime beaucoup le cirque et en a sur le sujet une ou deux je crois, j’ai une chanson  sur le cirque Médrano, sur les clowns. Je parle aussi d’Henri Charrière, ce bagnard très connu sur qui il y a eu un film avec Steve Mc Queen: Papillon. Je n’écris pas que des chansons d’amour,  je ne suis pas vraiment un chanteur sentimental. J’ai fait un hommage à Jean Cocteau et Jean Marais. J’ai aussi monté ma structure, une société de production  et d’émissions qui porte le nom de Pony Music. Je fais de la scène, je me produis. Mon dernier album qui s’appelle Poulbot est sur Montmartre, parce que je suis né à Montmartre. Il est sorti il y a deux ans. Et après, j’ai créé La légende de Montmartre, à l’Olympia. Auteur et compositeur, j’ai fait beaucoup de musique et ma vie, c’est d’avancer.  J’ai aussi écrit un livre qui s’appelle Un taxi vers les étoiles où je parle de mes vingt ans, quand j’étais chauffeur de taxi à Paris : j’ai été chauffeur de Gainsbourg, de Johnny, de Polnareff, de tous ces gens-là. Bref, je ne ressasse pas le passé, je ne déverse pas toujours les mêmes chansons, j’ai besoin d’avancer, je vais de l’avant, vers le futur…


Je connais Michèle depuis bon nombre d’années puisqu’on a fait des plateaux de télévision ensemble dans les années 80, à l’époque des radios libres. Je connaissais l’artiste et l’appréciais pour ce qu’elle chantait, je connaissais ses chansons et un jour, j’étais allé la voir. C’était il y a fort longtemps, je ne me rappelle plus la date, elle était venue chanter dans le midi de la France, en Ardèche, à Ruoms  plus précisément, où j’avais une maison. Elle s’était produite sous chapiteau, je crois pour les vignerons ardéchois. C’est là que j’ai été la voir, et que je l’ai rencontrée pour la première fois. C’était il y a 25 ans environ. Après il y a eu d’autres artistes, comme Bruel par exemple, qui sont venus aussi.


Ensuite, on s’est retrouvés car j’ai fait près de deux ans sur Age tendre : j’ai fait la cinquième tournée,  la plus grosse, dans laquelle il y avait Michèle, et après j’ai fait une quinzaine de dates, il y a un an un an et demi. Sur la tournée supplémentaire, avec Georges Chelon, Alice Dona. Michèle n’en a fait qu’une date, à Périgueux…
Ce que j’aime chez Michèle, c’est qu’elle chante merveilleusement bien, c’est une belle interprète. Je trouve sa carrière formidable. D’abord, c’est quelqu’un qui n’a pas eu une vie facile, sentimentalement, et qui a dû toujours se battre corps et âme. Et puis  c’est quand même extraordinaire d’être  partie d’où elle est partie, si jeune, d’avoir fait ce radio-crochet à l’époque, grâce auquel Jacques Brel lui a proposé de faire sa première partie.
Puis elle est passée de l’époque yé-yé à l’époque des années 70, puis des années 70 aux années 80 ; ces virages ont été bien vus. Dans les années 60,  je me souviens que tous les gens, comme Marcel Amont, comme Georges Guétary, comme  Line Renaud, et j’en oublie, tous ces gens-là ont été balayés par l’époque yé-yé, et puis dans les années 80, tous les chanteurs des années 70 ont été balayés aussi, parce que les modes musicales, ce sont des vagues. Il y a des artistes qui repartent avec la mode par laquelle ils sont arrivés. Il faut se méfier de cela. Bien sûr il y en a qui bénéficient d’un élan nouveau. Michèle a su, elle, surfer sur  les modes, même si pour durer, il faut des tubes. Elle a eu des chansons qui le lui ont permis, comme Discomotion, la chanson de C.Jérôme,  et François Valéry qui lui a fait Emmène-moi danser ce soir. Mais ensuite elle a su prendre le virage vers les années 80. Après, il y a eu des moments moins faciles dont il est un peu question dans Route 66. Ce n’est pas que les médias ne s’intéressent pas à elle, mais elle fait partie de ces artistes qui ont la chance de rester un peu intemporels. Et les artistes n’ont jamais de fin, tant qu’ils chantent, ils existent  et après ils continuent d’exister dans la mémoire des gens…


 Michèle a eu la chance d’avoir des tubes, parce qu’il faut des tubes,  mais il ne faut pas rester bloqué sur les chansons d’une époque, Michèle le sait très bien. C’est aussi pour cela que j’apprécie son côté mystique. Pas religieux mais presque. Elle se rapproche du sacré. Cela lui a permis de renouveler un peu son répertoire. D’ailleurs, je lui ai envoyé une chanson mais elle ne m’a pas encore donné de réponse. Elle s’appelle Au nom de la croix. Peut-être qu’elle la retiendra pour sa tournée des églises : Chanter c’est prier.
A ce sujet, j’ai une chanson pour elle que je chante depuis des années, qui s’appelle De l’autre côté de la vie.  Il y a un ou deux ans, je la lui ai soumise sur la Tournée Age Tendre mais elle m’a dit :
 « Oh ! non, le titre est beau mais ça me fait un peu peur de parler de ça ».
C’est pourtant une belle chanson que les gens adorent. Si Michèle l’avait chantée, cela aurait été énorme, mais elle n’a pas cru bon de le faire. Pourtant, je n’y parle pas seulement de la mort :
 « De l’autre côté de la vie
Des mots de lumière je t’écris
Entre le silence et la nuit…
De l’autre côté du miroir … »
Les artistes, on parle de ces choses-là, on parle de la vie, on parle de la naissance, il faut parler de la mort aussi, puisque c’est un passage obligé.


Mais je n’avais jamais travaillé pour Michèle avant. Route 66 est née sur la tournée Age tendre et tête de bois, quand j’ai vu un prospectus parlant du spectacle que Michèle devait faire à Las Vegas. Ce qui m’a interpelé, c’est quand j’ai vu la photo de Michèle prise à Santa Monica. Vous n’êtes pas sans savoir que mon plus gros tube a été Santa Monica, donc j’ai pensé que ça serait sympathique de faire une chanson pour Michèle  qui parle de l’Amérique et d’une rencontre amoureuse qui se terminerait à Santa Monica.  Je m’y suis mis:
« Un coucher de soleil sur la route 66 …».
Dedans, j’ai glissé une allusion à ses parents car je sais qu’elle parle souvent d’eux et de sa  famille…
On a fait une maquette, avec Mario Santangeli,  qui est le compositeur, que  j’ai fait écouter à Michel Algay,  et ensuite j’ai pris rendez-vous avec Michèle que je suis venu voir à Lille dans sa loge. Je lui ai soumis la chanson: je lui ai mis les écouteurs dans les oreilles, elle l’a écoutée, et elle l’a tout de suite aimée et c’est pour ça qu’elle l’a enregistrée. C’était il y a plus d’un an…C’est une chanson qui change un peu de ce qu’elle fait d’habitude, même si elle parle quand même d’amour. Sans vouloir être prétentieux, elle l’emmène un petit peu autre part. L’orchestration que nous avions choisie pour la maquette était un peu plus branchée, un peu plus moderne, un peu plus californienne, et Guy Mattéoni en a fait autre chose. Ainsi elle correspond  peut-être mieux à l’artiste. Après tout, c’est sa voix, c’est elle qui décide, quand même. Elle m’a dit qu’elle allait répéter Route 66 pour la mettre au Casino de Paris. Qu’elle voulait peut-être reprendre une ou deux chansons de Mistinguett. C’est une fameuse idée. Par ailleurs, pour cette occasion, Mario Santangeli et moi lui avons écrit une chanson qui s’appelle Au Casino de Paris. Je la lui ai proposée mais elle m’a répondu : « Je suis désolée mais je ne la chanterai pas ».C’est dommage mais c’est son choix.

Alain Turban, Bernard Sauvat, Michèle Torr, Herbert Léonard.

Elle m’a dit aussi qu’elle avait envie de faire un tour de chant différent de son dernier Olympia, que j’ai trouvé superbe,  très, très bien, en particulier musicalement, avec de très bons musiciens. Un très bel Olympia.
Je trouve que dans son nouvel album, Diva,  il y a de jolies chansons comme Diva, ou comme d’autres.  Je suis ravi qu’il sorte dans les bacs le 13 avril, la conjoncture actuelle n’est pas tellement favorable. C’est tellement dur que les maisons de disques sont réticentes: ils vont vendre des disques avec tous les anciens succès mais les nouveautés, c’est plus difficile, même si elle est connue, quand même, Michèle. Toujours est-il que c’est une évidence,  plus le disque est exposé, plus il a de chances de se vendre. 

Michèle Torr, ce qui la caractérise, c’est son opiniâtreté ; elle est opiniâtre. Et elle s’aiguise, elle se peaufine avec le temps. Et elle est humaine, ce qui n’est pas le cas de certains artistes. Chacun a sa chapelle, chaque artiste regarde son nombril. Il n’y a pas que les artistes qui le font, c’est humain en général. Je pense aussi être comme ça mais pas complètement, je pense aussi un peu aux autres. Personne n’est le centre du monde. Je la sens très humaine, avec son public, avec les gens. Elle aime les gens qui l’aiment, certes, mais elle leur donne aussi de l’amour. Elle déborde d’amour pour son public.

Fin.





Mais qui sera demain en couverture de Nous Deux?
Le suspens est à son comble !




Alors?
...Michèle Torr! Quelle surprise!
"J'attends toujours que Michel Drucker m'invite".
Ah? Bon!
Interviewée par un homme de "paroles paroles...", David Lelait.
Rendez-vous très bientôt sur notre page ou notre blog avec un autre parolier de la diva.
Mais lequel?

Suspens...

lundi 13 avril 2015

Le clin d’œil de Michèle Torr à l’Admirateur.


Extrait de l’interview de Michèle Torr par Justin Vitrac.
Justin Vitrac.- D’ailleurs  j’ai quelqu’un qui est venu me voir la dernière fois, quelqu’un qui fait parler également de vous, avec une page sur facebook qui s’appelle tout simplement  Michèle Torr - L’admirateur, avec des news sur vous et  qui m’a demandé ce soir d’en parler. Donc voilà, je vous en parle. D’ailleurs il doit y avoir pas mal de pages sur vous concernant des news, je pense…
Michèle Torr.- Oui, oui. Tout-à-fait.  D’ailleurs je connais leur site, qui est vraiment intéressant. Je les remercie aussi de me soutenir. Il y a bien sûr le site officiel Les Amis de Michèle Torr  et il y en a quelques-uns comme ça qui sont vraiment bien faits. D’ailleurs je pensais que c’était des journalistes qui avaient eu cette initiative. Voilà, c’est bien d’être soutenue comme ça, accompagnée, d’avoir des personnes qui annoncent l’actualité, qui me soutiennent. Ca me fait du bien.
Nous remercions vivement Justin d’avoir parlé de la page Michèle Torr – L’admirateur dans cette interview et d’avoir partagé ce moment avec ses auditeurs sur
cherryradio.jimdo.com

Eric et Gérard.

Le miracle de la Diva.


A la question « Est-ce qu’il y a une chance que Diva sorte un jour dans le commerce? » on nous avait répondu :
- Non,
- Non,
et trois fois :
-Non… à moins d’un miracle !
Et bien aujourd’hui, lundi 13 avril 2015, le miracle a eu lieu : Diva est dans les bacs.
Rien de plus à en dire.
Essentiel.

mardi 7 avril 2015

Michèle Torr, Ensemble. Au Casino de Paris.


Michèle Torr, Ensemble. Au Casino de Paris, le dimanche 14 juin 2015. Que nous réserve ce spectacle ? Quand la présentatrice de J’avais rêvé sur Radio Val d’or le lui a demandé, Michèle Torr a rappelé que les quatre spectacles parisiens seraient différents et seulement indiqué, à propos de celui du Casino, qu’il y aurait des « créations », sans être plus précise.
Que nous laisse entrevoir le titre ?

Est-ce qu’elle y chantera :
« Il m’a joué sa grande scène
A l’entrée du casino
Il fallait donc que s’achève
Un amour aussi beau… », (Je vais faire sauter la banque) ?
C’est peu probable…

 Le Casino de Paris, ce n’est pas tout à fait cela. On pense aux célèbres revues qui y ont été menées, à Line Renaud bien sûr, mais aussi à Gaby Deslys qui a relancé cette salle de spectacle en 1917, avant d’être momentanément  remplacée par Mistinguett… 


Gaby Deslys, une autre provençale. Michèle Torr lui a rendu hommage dans une émission de télévision des années 70, Système 2, le18 avril 1976, qui fêtait les quatre-vingts ans du Casino de Paris, en chantant The stars and stripes forever (La marche américaine), mais dans une version dépourvue de paillardise :
« Ah ! oui c’est bien lui c’est Harry [Pilcer]…
Mais oui c’est bien moi je suis Gaby
Gaby Deslys que l’on préfère
Nous sommes vedettes du casino
Et nous sommes le premier et la première
A chanter dans notre numéro…».
Référence à une revue qui fut la première à introduire en France ce nouveau genre de musique: le Jazz. C'est également au final de Laisse-les tomber que pour la première fois on utilisa un escalier dans une revue, un élément qui sera repris partout dans le monde au point qu'aucune revue ne se fit plus sans escalier. Celui du Casino est si étroit qu'on le surnommait "l'échelle".


Puis Michèle Torr rendit aussi hommage à Mistinguett dans l’émission Champs Elysées de Michel Drucker, le 24 octobre 1987, au cours de laquelle elle a interprété  un pot-pourri des chansons de la Miss, dont elle semble encore apprécier la gouaille et l’humour.
Et si c’était à celle-ci qu’elle choisissait de rendre hommage au Casino de Paris ? Avec Mon homme,  C’est vrai ou Ca c’est Paris !...


Autre reine de ce lieu à qui Michèle Torr pourrait à nouveau rendre hommage au Casino de Paris le 14 juin 2015: Joséphine Baker. En 1930, sa revue Paris qui remue y succède à celle de Mistinguett (Paris-Miss). Elle y interprète J'ai deux amours, un titre taillé sur mesure pour elle par Géo Koger et Henri Varna pour les paroles et Vincent Scotto pour la musique. Elle y chante également La Petite Tonkinoise  (Georges Villard-Henri Christiné/Vincent Scotto), Voulez-vous de la canne à sucre ? (Léo Lelièvre-Henri Varna/Paddy) et Dis-moi Joséphine  (Marc Cab-Léo Lelièvre-Henri Varna/Zerkowicz Bela). Le succès de J'ai deux amours, sa chanson fétiche, marque son acte de naturalisation auprès du public français. L'artiste scandaleuse de La Revue Nègre, celle qui a popularisé en France le charleston et le black-bottom, devient l'égérie de la mode parisienne. On se passe la peau au brou de noix pour lui ressembler ; on s'enduit les cheveux de Bakerfix. Pendant toute sa carrière, Joséphine Baker interprétera un nombre impressionnant de titres consacrés à Paris ( Sous les toits de Paris , Revoir Paris ;  Paris, mes amours; Paris, Paris ; En avril à Paris …). 


…En mars 1939, elle enregistre « Sur deux notes » (Paul Misraki), popularisée par Ray Ventura et ses Collégiens l'année précédente ainsi que « De temps en temps » (André Hornez/Paul Misraki).
 Fin novembre 1939, elle partage la vedette avec Maurice Chevalier, dans la revue Paris-London, toujours au Casino de Paris. Elle y interprète « Mon cœur est un oiseau des îles » (Marc Cab-Géo Koger-Henri Varna/Vincent Scotto), qui restera un de ses succès.
(D’après lehall.com)



C’est dans Système deux, dans l’émission du 19 janvier 1975 que Michèle TORR, accompagnée par Paul MISRAKI, chante "Sur deux notes" (en se trompant un peu dans les paroles, d’aiileurs).
(tele70france.blogspot.fr).

Rendra-t-elle hommage à l’une de ces grandes dames du Music Hall ? Descendra-t-elle l’échelle ? Mènera-t-elle la revue ? Nous y serons,  Ensemble, elle et nous, son public, pour le savoir, le 14 juin…
  

Mais peut-être voudra-t-elle aussi mettre à l’honneur les chansons dans lesquelles elle parle de sa relation à son public, qu’elle a si souvent évoquée. On se rappelle Vous m’avez tout donné, On se reverra, C’est un message, C’est ma première, Sur les routes, La fille du soleil, Rentrer sur scène, Entrée des artistes (pour l’Olympia 82)…
…ainsi que Seule :
« Certains soirs sous les projecteurs
J’ai envie de pleurer
En écoutant battre vos cœurs
Le mien est à vos pieds
C’est trois fois rien
Ces quelques fleurs
Mais c’est votre amitié
Vous savez j’ai si peur
Le soir quand vous partez… »(1997),

ou même Toi qui m’as tant donné, plus intimistes.
« Je te rends grâce la vie
Toi qui m’as tant donné
As mis dans ma voix
Tant de chant et de joie
As mis dans mes jours
L’or et le velours
De théâtres où
Je vous donnais mes nuits… »(2012).

 Occasion  peut-être de reprendre et d’enregistrer enfin, pour le coffret-collector qui réunira la captation des quatre spectacles parisiens et dont le titre provisoire est 24 heures avec Michèle Torr, Ma star à moi, signée Jean-Jacques Debout, créée au Casino de Paris en 1999 et demeurée inédite. 


Ma star à moi

« Mes amis vous êtes venus un soir de printemps
Ensoleiller tous mes instants
Pour vous j’ai chanté au beau pays des cigales
Sous un ciel parsemé d’étoiles
Devant mes parents tu sais
Et les copains de mon village
Je mourais tellement de trac
Mais vous me donniez du courage
Et j’ai connu des jours
Un peu de toutes les couleurs
Mais votre confiance à vous
A toujours enflammé mon cœur

Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi 
Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi  

Depuis j’ai été de théâtre en music-hall
Là où j’allais voir mes idoles
Dans cette lumière qui a le pouvoir magique
De nous revoir cher public
Toi qui m’as donné des heures
Où j’ai vécu tant de bonheurs
Tous les soirs à la même heure
Tu me donnes tant de chaleur
Aujourd’hui tu vois la vie
Nous a donné beaucoup d’amour
Mais quand je suis loin d’ici
Tu es près de moi chaque jour

Ma star à moi, ma star à moi
Ma star à moi c’est toi … »


La chanson Encore, prévue initialement pour l’Olympia 2008, pourrait aussi être très émouvante dans un tel tour de chant.
« Pour toutes les colères qui nous tuent
combien d’images inaperçues
L’hommage au ciel d’une cathédrale
les chants d’amour d’une chorale …
Les jours de gloire qui font pleurer
Tous ensemble aux Champs Elysées
Encore
Les moments forts
Encore
Les corps à corps
Faut les faire vivre encore plus fort
Mieux que les fleurs ça réchauffe le cœur
Encore
Faut protéger l’île au trésor
Prendre en photo multicolore
Les moments bleus
Ceux qui rendent heureux… » (2008).

Et pourquoi pas Je chante, si beau portrait d’artiste doucement jazzy, composée par François Bernheim :
« Je ne suis rien
Je ne suis qu’une voix une musique
Je viens te voir pour te faire rêver
Et c’est magique…
Je ne suis rien qu’un troubadour
Approche-toi un peu de moi… »(1976) ?

Ou bien encore une balade sur les grands boulevards que croise la rue de Clichy, sur un air de blues, avec Le Blues de Paris ?
« Moi quand je suis loin de Paris
Je me prends le blues de Paris…
Tous les chanteurs {Monsieur Trénet, Monsieur Montand] reviennent un soir
Sur les grands boulevards …».


Mais ce sont Route 66, Qu’est-ce qu’ils disent ?  et surtout Diva, où elle raconte sa « plus belle histoire d’amour …» sans hésiter à jouer sur l’autodérision,  qui trouveraient leur place dans un tour de chant où ce lien privilégié entre l’artiste et les gens qui l’aiment serait mis à l’honneur. Là, peut-être ira-t-elle jusqu’à entonner L’air des bijoux de Gounod, rien que pour rire. Car le Casino de Paris, c’est la salle du burlesque et de la fantaisie autant que du jazz, des boas et des paillettes. Et Michèle Torr a aussi chanté pour rire…
Rien d’officiel dans tout cela, rien que du rêve…
Mais pour convaincre le public de revenir au Trianon et au Palais des Congrès, il faudra faire en sorte que ce spectacle soit bien différent d’Amour toujours à l’Olympia.
Rendez-vous donc au Casino de Paris, le dimanche 14 juin 2015. Ensemble. Avec M. Guy Mattéoni à la direction d'une formation musicale différente de celle de l'Olympia. Car elle a besoin de nous, besoin de notre soutien, de nos prises d’initiative. Qu’on continue de la « griser par nos bravos », de la « porter à bout de bras »….


7 Avril 2015: L'admirateur souhaite un bel anniversaire à Mme Michèle Torr.

© GD & ED





dimanche 5 avril 2015

Michèle Torr, l'empreinte d'une Diva...



C'est le titre d'un article d'une page, dans la revue Paris Montmartre sortie en mars 2015, avec une brève interview...