mardi 6 janvier 2015

Michèle Torr : en avant la musique !


Le Paris de Michèle Torr va bientôt commencer. Avec le premier spectacle, le dimanche 11 janvier 2015.  Avant Las Vegas le lundi 18 mai 2015, puis le Casino de Paris le dimanche 14 juin, le Trianon, le dimanche 18 octobre, et le Palais des Congrès, un dimanche de janvier 2016, peut-être le 31.  Les spectacles seront différents : choix des chansons, tenues mais aussi…formations musicales différentes. Sous la direction de Guy Mattéoni à l’Olympia, musiciens américains et québécois à Las Vegas, spectacle intimiste (piano-voix ?) au Trianon, orchestre symphonique au Palais des Congrès… C’est donc la musique qui fera surtout la différence. Et Michèle Torr, depuis 50 ans, a eu à cœur de chanter la musique et les musiciens dans ses chansons, c’est pourquoi nous avons eu envie de leur rendre hommage, avec elle, en nous promenant une fois de plus dans le  répertoire de la chanteuse, pour redécouvrir tout ce qu’elle dit d’eux, et tout ce qu’elle leur doit. Le Paris de Michèle Torr : en avant la musique !


Les chansons n’existeraient pas sans la voix de la chanteuse, bien sûr, mais elles ont également besoin des musiciens. Faire la liste des musiciens avec qui Michèle Torr a chanté serait impossible.  On retiendra qu’elle a été accompagnée musicalement par Herbert Léonard ou Alain Manoukian, par exemple.
On ne peut pas ne pas citer le nom de Daniel Mecca, qui l’accompagne de la guitare et de la voix dès les années 70 ; il fait partie de l’orchestre de l’Olympia 80. Il est devenu au fil du temps son auteur et/ou son compositeur pour quelques chansons déjà évoquées, dont Qu’est-ce qu’ils disent  sur l’album Diva, mais aussi son garde du corps et son régisseur.
On pourrait faire la liste des musiciens mentionnés sur les disques depuis les années 90, sur les programmes de spectacles, la liste serait longue et forcément incomplète. On retrouvera le visage de certains d’entre eux sur les photos qui illustrent la chronique :
d’Eric Payan  à Céline Porron,
de Freddy Belmonte à Laurent Beq,
d’Olivier Gadet  à Laurent Gaudais,
de  Philippe Pregno à Julien Grattard,
de Pierre Chanliau  à  Charly Farrugia,
de Fabrice Cano à Tony et Gérard Garcia,
de Bruno Monard à Roger Saez,
de Marc Cicero à Michel Bahloul,
et bien d’autres encore en continuant de remonter dans le temps…


Un clin d’œil aux choristes,
de Céline Aucante à Vanessa Juarez et Sandra Amico,
de   Caroline Bonnet et Jean-Philippe Canaple  à Annick Fège ou Emilie Vidal, etc.
Pour revenir à Céline Aucante, avec un clin d’œil appuyé à son adresse, car, si elle n’est pas à l’Olympia le 11 janvier 2015, c’est simplement par « précaution », nous a-t-elle confié, car elle attend une petite fille pour l’année 2015.
« Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le sourire d’un enfant aux bras d’une maman »,
avec Céline, nous sommes sûrs que le cliché sera charmant.


Bien sûr les musiciens sont dirigés, et c’est là le travail des chefs d’orchestre et des arrangeurs à qui par cette chronique, nous souhaitons aussi rendre hommage.
C’est Christian Chevallier, musicien de jazz français né en 1930 et décédé en 2008, arrangeur et chef d'orchestre, qui a arrangé les premiers albums de Michèle Torr dans les années 64-65-66.
Elle a aussi travaillé avec Paul Piot ou Les Reed dans les années 60 avant de le faire avec Jean Claudric en 1970. De son vrai nom Jean-Claude Bacri, aussi connu sous le pseudonyme de Sam Clayton, c’est un arrangeur, chef d'orchestre et auteur-compositeur français, né le 13 septembre 1930 à Alger. Il dirige l’orchestre pour Tous les oiseaux reviennent et Michèle Torr (album de reprises de 1976, Jezebel…).

Paul Mauriat, né le 4 mars 1925 à Marseille et mort le 3 novembre 2006 à Perpignan, est un chef d'orchestre français spécialisé dans la musique de variétés. C’est lui qui l’a accompagnée au Japon en 1971 lors du Festival de la Chanson que Michèle Torr a remporté avec Enfants d’aujourd’hui, hommes de demain, dont il était aussi l’auteur et le compositeur.

Yvon Riolland signe une partie des arrangements de Un disque d’amour…et  Michèle Torr (Je m’appelle Michèle…), et (avec Michel Ganot), « l’accompagnement » de l’album J’aime, tandis que M. Ganot est crédité pour une chanson sur Tous les oiseaux reviennent  et a été le chef d’orchestre pour l’Eurovision 1977 (Une petite française).

Quand on parle des disques de Michèle Torr dans les années 70 et 80, on ne peut manquer de citer Jean Albertini, crédité comme le « réalisateur » de tous ses albums, de Un disque d’amour à Argentina.

Gérard Daguerre a contribué à l’album Emmène-moi danser ce soir en 1978 (avec  Yvon Riolland) avant de retrouver Michèle Torr en 1993 pour l’album A mi-vie dont il est aussi le compositeur de la plupart des chansons. Celui-ci, dont la longue dame brune a souvent souligné le regard vert,  a accompagné Barbara dans plusieurs spectacles et tournées.

Jean Yves Rigaud est l’arrangeur des albums Chanson inédite,  Olympia 80, de certaines chansons de Midnight Blue en Irlande. Michèle Torr  a  aussi chanté "A faire pleurer les femmes" accompagnée par son orchestre dirigé par Jean-Yves RIGAUD.


Patrick Brugalières a été le chef d’orchestre de l’Olympia 1987 et l’a accompagnée en tournée pendant environ trois ans.  Accordéoniste au parcours atypique, il a, de longue date, parcouru les scènes auprès d'artistes de la chanson française parmi les plus renommés.
S'il écrit naturellement pour son instrument, il compose et orchestre essentiellement de la musique destinée aux domaines de l'image, la communication, la chanson, dans des univers sonores très souvent à l'opposé de ce que l'on attendrait à priori d'un accordéoniste. Nous aurons bientôt l’occasion de reparler de lui…

Carolin Petit, né d'une mère violoniste et d'un père, Pierre, compositeur de talent (Grand Prix de Rome et Directeur de l'Ecole Normale de Musique de Paris), reçoit naturellement une éducation musicale. Son premier instrument sera le piano, la base de tout bon musicien, et quelques années à l'école paternelle lui donneront aussi une solide formation classique. Il a écrit de certaines chansons de l’album Vague à l’homme, puis de toutes celles de l’album Donner, avec la contribution de l’Orchestre symphonique de la Radio de Budapest.
« Je crois qu'il est essentiel de garder toujours à l'esprit qu'un arrangement doit être au service de la chanson et de celui ou celle qui l'interprète. A un moment donné il faut pouvoir oublier que cet arrangement existe ! » a-t-il déclaré.
Carolin aime à répéter que composer, c’est “trouver les notes magiques”.

Eric Clermontet est l’arrangeur d’A nos beaux jours. Shiro Sagisu signe les arrangements des cordes.

Jean Musy, né le 18 décembre 1947 à Levallois-Perret, est un musicien, compositeur et arrangeur de chansons et de musiques de films. Il a enregistré plus d’un millier de 45 tours et 150 albums, composé près de 200 musiques de films et séries TV et de nombreuses chansons. Il a composé un opéra, a illustré des poèmes de Stefan Zweig et Rainer Maria Rilke, écrit une fresque musicale inspirée par la découverte des rouleaux de la Mer Morte. Il a composé certaines chansons de l’album Seule.


L’album Michèle Torr chante Piaf, C’est l’amour… a été arrangé par Jean-Michel Bernard, déjà crédité sur Donner (au piano), avec une longue liste de musiciens prestigieux. Né le 23 novembre 1961, il débute le piano à deux ans, obtient ses premiers prix au Conservatoire de Paris à partir de 14 ans, avant une Licence de concert à l’Ecole normale de musique de Paris, en 1981. Il mène ensuite de front une carrière de musicien classique, une de musicien de jazz, et en commence une de compositeur dès l’âge de 16 ans, en particulier de musiques de films, dont ceux de Michel Gondry, pour qui il devient en plus acteur en 2006. Il a surtout accompagné pendant trois ans Ray Charles lors d’une tournée mondiale, les trois dernières années de sa vie.

Ces années-là est signé Philippe Javelle pour les arrangements.

Tony Meggiorin déjà arrangeur de Sortir ensemble, single de 1996, récidive en 2011 avec les trois titres inédits du Best of 3CD: Avant d’être chanteuse, Notre père et Vous m’avez tout donné.

Eric Payan, pianiste,  a signé ceux de l’Olympia 2011. Un spectacle (Avant d’être chanteuse) remarquable. Dvd « coup de cœur » Fnac mérité.  

Patrick Liotard, compositeur de C’est un message, « qui est un musicien formidable, a fait la prise de son et les arrangements » de Chanter c’est prier. « Il a fait un travail vraiment formidable. Donc, après, il y a eu quelques petits changements qu’on a fait par mail. On lui envoyait le soir ce qu’on enregistrait pour qu’il puisse voir où on en était, puisqu’il n’était pas toujours là. Mais on a travaillé d’abord dans le sud ensemble. Quelquefois lui de son côté et moi dans ma chambre le soir. Et la journée ensemble. Ça a été un été génial pour moi. Un été de partage, d’amour, de travail… et tout ça dans une ambiance de bonheur avec David (Lelait) et Patrick. On était tous les trois, c’était… idéal ! »
(Extrait d’une interview de Michèle Torr).


Guy Mattéoni, à Limoges, le 12/12/2014.

Guy Mattéoni, chef d'orchestre sur la tournée "Age tendre et tête de bois", est un grand arrangeur. Il fut directeur d'orchestre de pas mal de grands noms dont Michel Fugain, Michèle Torr... pour qui il a arrangé les albums Lui, J’en appelle à la tendresse, Olympia 2003 (avec Jean-Yves Rigaud), Midnight Blue en Irlande (en partie), A mon père-Adieu, Donne-moi la main, donne-moi l’amour, 20 ans d’amour…, Chansons de toujours, Qui, I Remember You, Je t’avais rapporté ;
 pour qui il a aussi écrit et composé nombre de chansons dès les années 80, dont certaines coécrites avec elle : Mon fils, Adieu Lennon, Le ghetto, Change la vie, Le vagabond du soleil, Mes amis musiciens, Romantique féminine, La couleur des larmes, Mon fils (seconde chanson portant ce titre), Chanson d’adieu, Une mère d’autrefois, Un amour qui m’appelle, Amour de ma jeunesse, Je n’ai pas les mots (Les mots pour te dire), I Remember You, Carnaval à gogo, Sixtees, Je t’avais rapporté, Je suis love, Passion fatidique, Puisque c’est un adieu, Je pense à vous, Rentrer sur scène, Vivre dans l’instant, et dernièrement, sur l’album Diva dont il a assuré les arrangements, Je ne veux chanter que l’amour (paroles et musique), Tout l’amour du monde et Ils s’aiment, et alors ?


Le premier titre enregistré par Michèle Torr en hommage à un musicien n’est pas vraiment une chanson. Nous en avons déjà parlé à propos du cinéma : Michèle Torr ne chante pas, comme si l’interprète se taisait pour que les regards se concentrent sur l’histoire d’un musicien, elle ne chante pas, elle conte… A propos des couleurs aussi, car le personnage dont parle la chanson est noir. C’est un musicien noir. L’homme à la guitare d’or.
La conteuse rencontre dans un bar un homme qui, en échange d’un verre de whisky, lui raconte l’histoire de la guitare d’or qui se trouve accrochée au mur. Elle a appartenu à un de ses amis, qui, après être devenu aveugle pendant la seconde guerre mondiale, s’est vu offrir une guitare. Devenu un guitariste d’exception, il a orné, avec ses cachets, son instrument d’or et de diamants mais, suite à un accident, alors que c’est son ami qui conduisait, il a perdu une main et, de désespoir, s’est laissé mourir dans la nuit même.
Une histoire racontée avec beaucoup d’émotion et d’empathie.

Il est aussi question de musique en 1967 dans Toute la plage danse.
« Rappelle-toi cet air vieillot
Que l’on jouait ensemble sur ton piano
Il est sorti de l’anonymat
C’est un succès je n’entends que ça »,
Naissance fictive d’un tube, mais la jeune fille se trouve séparée de son comparse et lui demande de revenir près d’elle où…
« toute la plage danse
Des soirées entières
Toute la plage danse
Sur [leur] air ».
Une chanson plus joyeuse sur un rythme musical qui rappelle les « années folles ».

Quelle est la Menue monnaie dont parle la chanson de 1969 ? C’est celle que récolte un de ces chanteurs des rues, s’accompagnant souvent d’une guitare, qui viennent donner de la voix à la terrasse des cafés pour essayer de gagner un peu d’argent pour survivre. Pour l’encourager, la chanteuse lui prédit la fortune avec la gloire…Plus de menue monnaie mais de très gros billets…

« Au bord de l’eau un petit bal s’ouvre en plein vent
Comme autrefois les petits bals de nos parents
Cet air  vieillot
Ce vieux piano
Tout nous fait rire rire
Et malgré ça tout en dansant entre tes bras
Je me vois un beau dimanche
Tourner en robe blanche
Ainsi qu’un tableau du passé… »
Est-ce mon cœur ou le printemps ? (Chanson inédite, 1970) ,
« Un vieux piano mécanique garde au cœur de son rouleau
La rengaine nostalgique que chantaient Juliette et Roméo… 
J’aime écouter la musique du vieux piano d’autrefois
Quand il devient diabolique pour chanter Samson et Dalila…»,
On s’aimera un peu, beaucoup, (Chanson inédite, 1970), toutes deux seraient signées Pascal Sevran.

« Et piano va l’amour
Passe le temps
Et piano va l’amour
Toujours plus fort
On s’aime et l’on s’embrasse encore
Un peu plus fort
Nous sommes à tout jamais liés au même sort
Et piano va l’amour
Au long des jours
On s’aime et piano va l’amour »,
Et piano va l’amour, 1973.

L’émouvant clown de La ritournelle
« …joue encore avec amour la ritournelle
Sur un violon, petit violon mal accordé… 
La ritournelle de son violon magique
Résonne encore comme s’il jouait pour moi »,
sur Un disque d’amour, une « musique un peu triste
que [l’on] connaît par cœur ».

Mister Mélody, en 1976, nous parle d’un autre musicien menant une vie de bohème (« Il dormait à la belle étoile »), celui-ci s’accompagnant non pas d’une guitare mais d’un piano mécanique, boîte à musique contenant « mille chansons », « une chanson triste pour tous les malheureux (la la la la…), une jolie mélodie pour tous les amoureux (la la la la)», des « ritournelles nostalgiques », chansons aux « mots magiques » et aux musiques « originales, pleines de vie »… Mais ce Roméo qui « venait au milieu de la nuit »  jouer à sa Juliette de son instrument « au milieu de la nuit » n’a peut-être pas, comme celui de Menue Monnaie, fait fortune ; on n’en saura pas plus puisqu’ « un jour il est parti
Paraît-il que c’est en Amérique
Faire sa vie… », et ces musiciens semblent souvent avoir le cœur vagabond…


Quand ils ne font pas de peine à une belle, les musiciens sont là pour nous faire taper dans nos mains, nous faire danser jusqu’au matin, nous amuser et faire oublier tous les soucis. Ils peuvent jouer un ou deux slows pour nous permettre de flirter un peu, puis du rock, et ainsi déchaîner toute une cohorte d’animaux sauvages (lion, puma, léopard, zèbre)… Tout est bon pour que l’on puisse rêver jusqu’au matin. Point de politique :
« Mets la droite à gauche
La gauche dans ta poche
Et ton mouchoir par-dessus »,
foin de la chanson engagée :
« désengage-toi,
Déconcerne-toi
Ce n’est pas pour ça qu’on est venus ».
 Si, musicien, tu « mets un tube dans ton piano », c’est pour qu’on s’amuse !
Mets un tube dans ton piano, 1976. 

« Je ne suis rien  je ne suis qu’une voix
Une musique
Je viens te voir pour te faire rêver
Et c’est magique »,
Je chante, 1976. Jolie chanson, signée François Bernheim pour la musique, qui parle du métier de « troubadour », qui, sans jamais être triste, chante pour les gens heureux (ou plutôt pour les rendre heureux : « Alors ta vie est belle… »). Mais à quel prix ?
« Tous mes amis je les trouve en chemin
Tous mes amis
Un jour ici ailleurs le lendemain
Et je suis bien ».

La musique, c’est aussi une pointe d’exotisme qui nous fait voyager par le monde entier quand :
«Les Indiens aujourd’hui sont en fête
Dans la nuit tous les tams-tams le répètent… »,
Et c’est …  «  tout à coup un rythme fou qui s’envole… »,
Jambalaya, 1976.          

« Et pendant une heure
Avec tout mon cœur
Je me donne à la musique… »,
(La gloire ou bien l’amour ).
La musique sans qui la chanteuse s’ennuierait, resterait sans voix…
Sans qui la vie serait quatre saisons où il fait froid, « le feu serait sans joie »…
Un monde sans oiseaux, sans réseaux, sans la danse des feuilles d’automne et sans l’écoulement de l’eau des ruisseaux ; un monde sans amour et sans joie, un monde sans foi…
Sans chanteuse ! (« Et moi je ne serais pas là… ») .
Tel serait le monde… « si la musique n’existait pas » ;
Si la musique.
Mais heureusement elle est là pour accompagner celle qui « ne sait pas pourquoi », mais qui chante, à la manière des oiseaux, quand le ciel est bleu, quand elle est heureuse ou amoureuse, « quand vient le printemps,
Quand les blés poussent dans les champs
Quand les cigognes sont de retour…
Sous un ciel d’été »,
quand elle voit « la mer
Et que le sable est encore chaud
Quand les arbres sont encore verts… » ,
 Je ne sais pas pourquoi.
Celle qui, quand vient l’été, aime chanter le soir dans une ville de province…
Quatre saisons.
« Une photo sur le piano
Me rappelle un amour qui me fait tant pleurer »,
Je n’oublierai jamais, 1977.
Il est aussi question sur ce disque, l’album J’aime, d’un vieil appareil qui servait jadis ou naguère selon les points de vue pour la musique, et qui n’existe plus aujourd’hui :
« Un juke-box joue de temps en temps
Et voilà notre temps
Qu’auraient dit nos arrières grands-parents ? »
Nos arrières grands-parents, 1977.
Et pour finir, l’amour
« Ce serait comme une musique
Avec toi j’aimerais bien l’écouter »,
Comme un voilier. 

C’est aussi sur l’album J’aime que Michèle Torr va s’essayer pour la première fois  à la musique classique en chantant Dis-moi mon Dieu, sur une mélodie de Schubert ; elle chantera l’Ave Maria de Charles Gounod sur Emmène-moi danser ce soir en 1978 et Midnight Blue en Irlande sur la Sonate au clair de lune de Beethoven en 1983. Les grands compositeurs classiques sont aussi évoqués dans Mélancolie femme en 1981, adaptation de Mélancholy Man des Moody Blues, où il est question de Pachelbel, d’Albinoni, de Wagner et de Vivaldi…

« Il m’a quittée c’est fini
Je n’ai que vous et la musique…
Chanteuse ne pleure pas
Ne pleure pas et chante
Il y a des guitares pour oublier tout ça »,
Chanteuse, 1978.

Boulevard du rock...chez Sébastien
Tristesse encore avec « les sanglots longs des violons de l’automne », dans l’album Emmène-moi danser ce soir : 
« Je me sens comme une mélodie d’automne
Que les violons font pleurer…
Comme une mélodie d’automne
Que la pluie va emporter… »,
Comme une mélodie d’automne, 1978.
Mais avant cela la chanteuse était allée refaire un tour du côté du Boulevard du rock, pour y retrouver les années 60 et cette musique qui y a connu un fulgurant essor avec les « Bee Bop a Lulla » d’Elvis Presley, tandis qu’en France nous avions les Pirates, les Fantômes, les Chats Sauvages et les Chaussettes Noires, mais aussi Danny Logan, Lucky Blondo et puis Johnny…
« Les garçons ne rêvaient que des Etats-Unis » et de…
La musique de là-bas, des chansons de Bob Dylan, en particulier Hurricane, qui nous font voyager de Santa Barbara (Californie) ou Denver (Colorado) jusqu’en Oklahoma ou aux grands lacs salés …
Mais déjà, quelques années plus tôt, « dans un petit village de Provence » « la musique était naturelle » dans La maison de mon enfance,
et pendant Le cours de chant, une très jeune fille qui rêvait de devenir chanteuse apprenait à chanter, « sur la musique de son professeur de chant », accompagnée par « le piano du professeur » qui « remplaçait à lui-seul ses jouets d’enfant ».
Ce professeur s’appelait Mme Viaud, et c’est lui (ou elle plutôt) qui a cosigné cette dernière chanson.

Discomotion, c’est le « mouvement » (la danse), ou l’émotion (mouvement des sentiments) provoqués par les disques, c’est-à-dire la musique. Ce sont les chansons du temps passé qui réveillent la nostalgie. Des années soixante, bien sûr…
Occasion de se rappeler SLC, les Shadows, les idoles, Johnny, Sylvie, mais aussi les juke-box, le rock, le twist…presque vingt ans après… pas grand-chose à voir avec le disco ! On est pourtant en 1979.
(« …ou bien un disco
Ce sera le souvenir que j’aurai
D’un amour inachevé
Juste après l’été » (Juste après l’été).
Avant d’entrer dans Le bistrot pour y retrouver une ambiance plus intimiste quand la chanteuse du lieu…
« [s’]assied sur le piano,
Il y vient des princes des ducs même
Parfois quelque beau matelot… »
au son de l’accordéon.
La Chanson inédite « ne se joue pas au piano…, elle n’est même pas… dans la caisse d’une guitare », et « ce n’est pas un rock ou un slow » mais c’est quand même une très belle chanson évoquant le passage de la scène à la vie quotidienne qui, dans un sens ou dans l’autre, est comme une petite mort, ou une renaissance…
Elle précède sur l’album une Histoire de la musique populaire qui, commençant « par une petite note en l’air », grâce au rock, au jazz, au swing, « dans les bals de province, dans les dancings », partout, « fait chanter toute la Terre. « Et vivent les musiciens ! »
« On se promenait romantiques
En écoutant cette musique »
mais « « tu as emporté les paroles
de la mélodie du bonheur… »
Dans un coin de Sologne.

Olympia 1980
Lui… «il dit
Qu’il n’y a pas de rock’n’roll sans King »,
tandis qu’elle, elle  nous parle aussi du rock, dans La musique de mes idoles :
« Je me souviens de BB King…
Tu te souviens de Moody Blues… »,
de Bill Haley, encore du King, de Dylan mais aussi des « soirs de blues » et, s’il y a du slow dans son rock, il y a aussi du cinéma : James Dean, Natalie Wood, Marilyn…

Elle, qui a chanté l’adaptation de And I love her, devenue Et je l’aime, elle rend aussi hommage à Lennon, assassiné quelques mois avant, en 1981, avec Adieu Lennon. Les Beatles, « quatre garçons dans le vent », pour, Yesterday, une « révolution » musicale qui a les yeux de la jeunesse, avec pour seules armes des guitares et des pianos électriques… Michelle  « salue ton époque toi qui nous quittes, adieu Lennon… »
Elle, elle a aussi Le blues de Paris alors qu’elle a prétendu vivre ses années folles toujours loin de cette ville, et dans Le ghetto,  on entend du flamenco, du blues et le piano de Léo, avant d’écouter un peu de Pachelbel, de Vivaldi, de Wagner ou d’Albinoni qui revivent dans les notes des Moody Blues « sur une plage de Normandie » « dans [un] décor de Fellini
Bateau brisé nuages gris. »
Homme ou femme, on a tous en nous une dose de « mélancolie »…

Un an plus tard la chanteuse prendra un « bateau musicien », à l’Entrée des artistes, première chanson du spectacle de l’Olympia de décembre 82, pour vivre avec le public parisien une histoire d’ « amour musicien » qui nous fait chercher « des yeux le cœur d’un piano ».
« Métier musicien
Métier baladin
Mais dites-moi donc un métier plus beau ».
En 1982, on espère que c’est pour bientôt le jour où, dans un pays pas si lointain appelé La Pologne,
«… les rues de Varsovie
Rêvent et puis valsent avec Chopin ».
Et c’est aussi pour contribuer à cela qu’il faut…
« …chanter
 Avec une radio des cassettes…
Chanter
Ecrire la musique les paroles
Et chanter… »,
Chanter.

Quelques semaines avant, on aura fait connaissance avec un drôle de musicien qui « dit que la musique, [il l’a] au bout des doigts, [il la connaît] par cœur ». Il a « des yeux  A faire pleurer les femmes » mais ce musicien,  c’est Un vagabond du soleil qui « n’avait que son cœur et sa guitare » et qui s’en est allé, « comme l’été qui s’en va », ne laissant que les yeux pour pleurer à une Petite fille du soleil qui n’a pas compris grand-chose à ces promesses d’océans et de roses.

« J’écoute l’orgue d’un fou
Qui joue un peu pour nous »,
Midnight Blue en Irlande.


Olympia 2005.
 Nouvelles chansons en hommage aux musiciens en 1984, dans l’album Adieu – A mon père.
Mes amis musiciens :
« Mes amis musiciens
Ont au bout des doigts
L’adresse du magicien
Qui leur a appris ça
Ils arrivent de New-York
De Paris de Toulouse
Ils boivent tous un vieux rock
Ou un verre de blues.
Ils ont une clé de sol à la place du cœur
On ne va pas à l’école
Pour cette légion d’honneur… »
Parmi eux il y a eu Mozart, Beethoven, Wagner mais aussi Jagger, et tous ceux, anonymes, avec qui la chanteuse a rendez-vous quand elle se produit en concert :
« Mes amis musiciens
Me suivront jusqu’au bout
Par la route par le train
Tout le monde a rendez-vous… ».
C’est aussi Rue de la Jamaïque à Kingston que l’on écoute de la musique : reggae, New wave,  Bob Marley, cantiques et Gainsbarre, sans discrimination…
Et c’est sans à priori non plus que l’on passe du reggae à la musique classique :
« Le romantisme au féminin
C’était un baiser sur la main
Quand George Sand aimait Chopin…
Et moi je suis comme ces pianos qui pleurent de nostalgie… »
Romantique Féminine.

« Lorsque j’ouvrais le bal
Tous les soirs comme à Versailles
Un musicien jouait des balades
Au château de grisailles…
Et la musique s’envolait… »,
Le château des grisailles, 1984.

« Dans la nuit étoilée
L’orchestre qui jouait
Et les enfants qui chantaient… »,
Mariage, 1984.


« Chanson napolitaine,
J’aime tes guitares j’aime tes refrains »,
Chanson napolitaine, 1985.

« Quand tous les violons
Parleront en silence…
Je serai seule à entendre
Un amour qui m’appelle »,
Un amour qui m’appelle, 1985.

« La guitare que tu m’as laissée
Qui m’a toujours accompagnée
Aimerait bien me faire chanter
Je t’aime encore »,  
Je t’aime encore, 1985.

« Sur ta pirogue le long de l’Amazone,
Il y a la dernière cassette des Rolling Stones »,
Aventurier, 1985.

« Sur la place du village
Les musiciens jouaient des flonflons
Ce samedi soir il faisait doux
On a dansé sous les lampions »,
Je reviendrai dans mon pays, 1985.

« C’est une chanteuse de rock
Qu’on voit dans les revues »,
Cendrillon rock, 1986.

« Bien longtemps mon refrain
T’a suivi sur le chemin
Sa musique nostalgique disait
A bientôt nous deux »,
A bientôt nous deux, 1987. 

Olympia 1987
 Un cocktail mi-alcool mi-musique sur l’album I Remember You :
« Un doigt de calypso
Un zeste de mambo
Dans un shaker en stéréo
Un peu de charango
Un filet de bongo
Bien secoué dans le tempo…
La voix de Gilberto… »,
Carnaval à gogo, 1987, à consommer sans modération.
Mais aussi un peu de musique classique :
« Toi émoi
C’est Vivaldi
La comedia
Une symphonie… »,
Toi émoi, 1987.
« Jouer sur un piano
Un adagio d’Albinoni…
Les choses de la vie
Sont une symphonie… »
Les choses de la vie, 1987.
Avant des musiques plus contemporaines :
« Ca joue dans ma tête en mi majeur
Un rock qui s’arrête là en plein cœur
Ca joue dans mes souvenirs
Sixtees
C’était une MG rouge italien
Un slow qui sonnait américain… »
Sixtees, 1987.

« Je t’avais rapporté
Des musiques nouvelles… » (1988) :
« Et tous les Mozart de la Terre
Entière
Jouent un concerto solidaire
Super
Sur notre histoire d’amour vécue sans heurts
Comme au premier quart d’heure …
«Et tous les violons de la Terre
Entière
Jouent un adagio solidaire
Super
Sur notre histoire d’amour vécue sans faille
Sans violence ni bataille».
Sentiments.
« Vous c’est un violon qui joue en souvenir… »,
Je pense à vous.
Où est ton étoile est un magnifique hommage à Elton John :
« … qui [chante] les Fleurs du mal en symphonie, … qui [est] au piano, … qui [sait] les mots…
Sur quelles mélodies
Rêves-tu la nuit ?
Quelle musique ! Merci.
Sur quelle harmonie
Vois-tu la vie,
Quel accord choisi ?
…Au cœur des studios
Le ciel est si beau
Tout est en harmonie quand tu te réveilles… »
Il vit ainsi « des nuits de musique » sur Le chemin de bohème qu’a arpenté aussi une apprentie-chanteuse.

« Argentina
Danse-moi le tango
Et que chantent les femmes… 
Argentina
Sur ton bandonéon
Chante-moi tes mystères… »,
Argentina, 1989.


« Et les femmes dansent
Dans la folie
Dans le silence
Dans la fureur
Et l’insolence
Sur tous les orchestres du temps
Comme le cœur avec le sang »,
Les femmes dansent, 1991.

Il y a une chambre dans la maison du blues où la chanteuse aime descendre quand ses amours se décousent ; quand elle a mal, au lieu de pleurer elle chante, elle amadoue son chagrin, et quand elle se réveille son âme est neuve et innocente. Dans cette chambre, les musiques tristes la caressent comme de la soie. Elle se ressource et elle roucoule à rendre les colombes jalouses…Et on adore ça !

« Ecoute le piano
Ecoute ce que la musique dit… »
La vie la nuit, 1995.

« J’ai toujours les disques que nous écoutions
Les chansons sont les mêmes
Qu’au temps de nos « je t’aime »
La seule différence avec autrefois
J’ai toujours les disques
Mais c’est elle qui t’a »,
C’est elle qui t’a, 1995.

« Tes lèvres se font précises
J’entends la musique
Alors là où fond la banquise
Tu me fais pleurer… »
… d’extase, apparemment ! Là où fond la banquise, 1995.


« Regarde-les avec leurs airs
De troubadours sans limonaire »,
les SDF, Regarde-les, 1997.

« Il y a comme une harmonie
Qui m’envahit
Quand tu souris… »,
Harmonie, 1997.

Retour sur les terres argentines :
« Pourtant là-bas
Autour de Buenos Aires
Il y a partout
Un air de tango dans l’air…
La vie tango
La façon de vivre d’un pays
Couleur d’une musique
Ardente et romantique…
Autre tempo
C’est pas toujours gai mais c’est beau
J’entends des sons bandonéon
Et la voix d’un peuple qui répond…
Couleur d’une musique
Mélo-mélancolique
En bas de l’Amérique… »,
La vie tango, 1997.
Et Tu ne vaux pas une larme (« A la bourse de l’amour… ») devient Dans le blues de l’amour.

« Et ils tournent et ils dansent
Comme des soleils crachés
Dans le son déchiré
D’un accordéon rance »
les marins de l’Amsterdam de Brel.
« Ils ont donné la parade
A grand renfort de tambour…
Ils laisseront au fond du cœur de chacun
Un peu de la sérénade et du bonheur d’Arlequin »,

Les comédiens d’Aznavour.

Olympia 2002
Après la tournée Acoustique en 2001, voici, en 2002, Donner avec :
comme en écho à Romantique féminine :
« Je suis comme ces pianos qui pleurent
De nostalgie qui pleurent
Sans dire un mot qui pleurent… »,
Comme ces pianos, 2002.
« On les écrit à l’encre d’un chagrin d’amour
De couplets déchirés en notes de velours…
Associées pour toujours à une mélodie…
Elles traversent la rue et partent au bout du monde
Charmer un inconnu ou surfer sur les ondes… »,
Toutes les chansons ont une histoire, 2002.

« C’est ma première
Les notes caressent les mots… »,
C’est ma première, Olympia 2002.

 Michèle Torr chante Piaf, c’est l’amour… en 2003 est un voyage musical dans le répertoire de Piaf, qui parle aussi de la musique et des musiciens :
dans  Mon manège à moi :
« J'entends les flonflons de la fête
Et la terre n'y est pour rien… »,
dans Padam padam :
« Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens…
Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour…
Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat...
Qui bat comme un cœur de bois... »,
dans La foule :
« Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi … »,
et surtout dans L'accordéoniste :
« La fille de joie est belle…
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java
Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique … »
Mais : « La fille de joie est triste
Au coin de la rue là-bas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
…tous les soirs pour elle
Il jouera la java
Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste… »
qui, hélas,  ne reviendra pas, alors :
« La fille de joie est seule…
Adieu tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit
Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique... »


Musique encore  en 2008 dans l’album Ces années-là, dont les trois premières chansons rendent hommage à Claude François :
Sha la la (hier est près de moi) :
« En ce temps là j'attendais que passent à la radio
Les chansons que j'aimais bien
Je reprenais les refrains j'étais si bien …
Aujourd'hui …
Il me reste mes chansons
Ces vieilles amies fidèles et jolies
Qui me reviennent aujourd'hui ».
Cette année-là :
« Cette année-là
Le rock'n'roll venait d'ouvrir ses ailes…
Déjà les Beatles étaient quatre garçons dans le vent…
Cette année-là
Dans le ciel passait une musique
Un oiseau qu'on appelait Spoutnik…
Cette année-là
Les guitares tiraient sur les violons
On croyait qu'une révolution arrivait
Cette année-là… »
« De paroles en musique
Tu as tout partagé
Avec tout ce public
Qui ne t’a pas lâché »,
On aurait pu s’aimer d’amour.
Mais le CD évoque aussi
 « Les slows serrés des nuits d’été
Des petits riens qui font chanter… »,
Encore.
« Et comme des habitués
Ils écoutent la machine
Qui fait ... » (Serait-ce un juke-box, comme celui du club dont il est question dans la chanson suivante ?) 
Age Tendre et tête de bois.
« Au club où l’on allait danser j’ai traîné mon ennui
Quand le barman m’a vue rentrer toute seule il a compris
Ma grande peine
Il n’a rien dit mais je sais qu’il a compris
Il a mis l’air que l’on fredonnait
Tu sais dans le temps
Quand on s’aimait oh! oui, dans le temps
Tu t’en souviens oh! oui dans le temps
Qui a passé depuis
Dans le temps… »
Dans le temps.

« Vous m’avez pardonné mes fiancés de guitare… »
Vous m’avez tout donné, 2011.

En concert avec vous (et l’orchestre de Richard Gardet), 2012/2013.
Et c’est avec la musique que
« vint la grâce
Sur un air si doux » (Quand vint la grâce, 2012), car si Chanter c’est prier, si la prière s’épanouit dans le chant, c’est de musique que celui-ci s’accompagne et se nourrit, et la musique a la part belle dans l’album, en particulier avec Chante, Fais moi un signe… où elle sonne sonne, sonne…

Olympia 2015
 Dans l’album Diva, la chanteuse nous dit :
« Je ne sais que la gamme
Des chansons où je joue ma vie » (Il se peut que je t’aime encore),
mais aussi se définit comme:
« un peu rock et guitare au milieu des violons », et déclare même :
 « Je suis votre opéra… » avant d’entonner « le grand air des bijoux » (Diva) ; mais de musique il est surtout question dans Haute Fidélité où la métaphore de l’amour comme une musique file tout au long des paroles : l’amour, c’est la quête de « l’accord parfait » en « haute fidélité », quand bien même « l’harmonie paraît fragile au milieu du chaos et du bruit », c’est « un pari impossible… qui se joue des dissonances, des sorties de scène, des parasites et autres coups de larsen » ainsi que des « désaccords ».
«Enchaînée de plein gré à ma liberté…
Telle est ma liberté
Aimer
En haute fidélité
A tout jamais ».
Olympia 2015
Tout le long de cette chronique nous sommes retournés dans les univers musicaux de l’artiste. En revisitant la liste des arrangeurs et musiciens de talent qui ont collaboré avec elle, on voit bien que de grandes signatures ont marqué toutes les périodes de sa carrière. Chanteuse de scène, elle ne pourrait concevoir de chanter sur des bandes enregistrées comme le font certains. Réinventer, recréer ses chansons, y mettre d’autres couleurs musicales et communiquer ainsi avec ses admirateurs, voyager de ville en ville avec comme deuxième maison sa voiture, c’est la  vie de saltimbanque qui  reste essentielle pour elle. Trouver les notes magiques qui nous transporteront le temps d’un spectacle, pour que, le temps de quelques chansons, chaque accord résonne en nous et fasse vibrer tous nos sentiments enfouis…telle est la mission de notre chanteuse populaire.
Et nous ne pouvons pas ne pas reparler de son dernier album, Diva, qui nous fait traverser des univers musicaux différents, de la chanson à la variété, du blues aux musiques amplifiées, en passant par l’opéra et la musique classique. Ce disque est une balade dans les univers que l’artiste a explorés tout le long de sa carrière. Et aussi un prélude à une nouvelle aventure qui va commencer. Une aventure dont nous reparlerons bientôt, davantage tournée vers la spiritualité et l’intériorité, dans des lieux de culte dont l’acoustique devrait mettre magnifiquement sa voix en valeur, avec deux ou trois musiciens ou « artisans de l’ombre », comme les appelle Daniel Mecca, qui suffiront à nous offrir en partage un nouveau répertoire…
Pour terminer cette chronique, une pensée pour tous ces créateurs de bonheur qui ont  disparu,  après avoir accompagné notre artiste au cours de ses 50 ans de carrière.

© G.D. & E.D.

lundi 5 janvier 2015

Michèle Torr - A Saint Rambert d'Albon, avec Michel Monaco...

Saint Rambert d'Albon, un peu avant le spectacle...


"Photo de fin de spectacle avec un cadeau de Mick Micheyl pour Michèle Torr. Bisoussss"


"Allez une petit dernière de cette journée. Un duo improvisé à capella avec Michèle après les dédicaces. Les flashs ont crépité, les fans aux anges et nous on s'est bien amusés. 
Je voulais vous faire partager ce moment sympathique
Bisousssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss"


Michel Monaco a partagé la vidéo de Patou Bean.

Merci à Patou Bean pour cette vidéo surprise, sur une improvisation de ce titre de Mick, sans qu'on le sache mais qui a ravi les fans et on a fait heureuse une petite fille dans les bras de Michèle.
Voilà un plaisir simple et qui restera un souvenir...

(Photos, vidéo et textes  diffusés par Michel Monaco sur sa page facebook)



jeudi 1 janvier 2015

Michèle Torr - Diva. Suites pour chroniques passées…


Ainsi donc, la sortie le 15 décembre 2014 de l’album Diva nous oblige à remonter dans le temps en rouvrant les précédentes chroniques de l’Admirateur car…

La Diva chante les couleurs

Pas beaucoup de couleurs dans Diva, chic et sobre, juste un peu de blanc, juste un peu de noir…
Un peu de blanc pour décrire les nuits que le sommeil, du fait de l’amour, déserte:
« Je n’attends qu’un mot
Tombé de tes lèvres
Pour fuir sans regret
Où tu le voudras
Par monts et par vaux
Que tu sois l’orfèvre
De mes nuits de fièvre
Blanchies dans tes bras »,
Je ne veux que toi.
Un peu de noir, la couleur préférée de la diva « grisée par [nos] bravos » pour les tenues de scène…
« Et si ce soir devant vous
Je suis là
Cela ne tient qu’à vous
Qui avez fait de moi
Diva
Votre diva
Avec mon habit noir entre fille et garçon… »,
Diva.

La Diva, une profession de foi

Dieu est, dans Diva aussi, invoqué comme le témoin privilégié du sentiment amoureux, que ce soit pour les moments heureux… :
« Sur mon âme en feu
Je jure crois-moi
Seule et devant Dieu
Je ne veux que toi »,
Je ne veux que toi,
…ou malheureux :
“All I want is you
You alone fulfil me
When my inner voice
Cries to God in pain…
Before God above
I swear that it’s true
All you want is love
All I want is you”
All I want is you.
Dieu simple ou multiple:
« C’est le Diable et l’Enfer mêlés à tous nos jeux
C’est le Ciel qui est offert à nous par tous les dieux
Quand tu m’aimes ».
Quand tu m’aimes.
Mais Dieu est aussi l’instigateur de l’amour fraternel :
« Tout l’amour du monde est dans cet instant
Comme une communion une envie de partage
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Comme un signe divin un cadeau un message »,
Tout l’amour du monde,
et la chanteuse se montre prête à chanter sa foi dans des lieux de concert inhabituels, si ce n’est dans le passé, pourquoi pas dans le futur ?
« J’ai parlé de la paix
Mais aussi de la guerre
Dans les plus grandes salles
Même dans les cathédrales
Du bout du monde »,
Je ne veux chanter que l’amour.
C’est Guy Mattéoni, l’arrangeur en 1981 de J’en appelle à la tendresse, l’auteur et le compositeur de cette chanson…


La Diva chante le soleil

Le soleil reste  le motif indispensable au bonheur,
« Je ne demande pas la lune
Je veux ensoleiller ma vie
Mais ça ni gloire ni fortune
Ne peuvent en payer le prix »,
Je ne veux que toi,
tandis que son absence symbolise la douleur :
“Without you there’s no sunshine for me”,
All I want is you.
Soleil sensuel:
« C’est le soleil brûlant qui caresse ma peau
Et l’air léger du temps au souffle doux et chaud
Quand tu m’aimes »,
Quand tu m’aimes,
parfois crépusculaire :
 « Un coucher de soleil sur les années qui passent…
Un coucher de soleil sur un chemin de vie
C’est comme une étincelle dans mes états unis
Ce soir j’ai plus sommeil j’irai jusqu’à chez toi
Retrouver le soleil à Santa Monica »,
Il révèle l’envie de réaliser un vieux rêve : chanter enfin aux Etats-Unis, qu’un producteur un peu fou va permettre à la chanteuse de réaliser : ce devrait être le lundi 18 mai 2015, à l’hôtel Circus Circus de Las Vegas. On a beau avoir plus de cinquante ans de carrière, il est encore des vœux de petite fille qu’on a plaisir à voir exhaussés.
« Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor »
Route 66.
Elle y chantera donc l’amour, bien sûr, puisqu’elle ne veut plus chanter que ça, peut-être une chanson d’Elvis ajoutée à son répertoire en 1995 : Je te portais dans mon cœur, et sûrement sur des notes d’Aznavour : All I want is You… 


La Diva chante Michèle Torr.

La chanteuse signe en effet les paroles de deux chansons :
Tout l’amour du monde, dont Guy Mattéoni a composé la musique, et
Qu’est-ce qu’ils disent ? cosignée par Daniel Mecca.
La première est un hymne à l’amour fraternel, qui nous fait contempler les images d’un enfant dans les bras de sa mère, du regard d’un vieillard, du chagrin d’un inconnu. Moments furtifs, instants volés, éclats de vies dont ce qui importe se réduit aux sentiments et qui nous montrent que ce qui compte, c’est donner. De l’amour bien sûr…
La seconde, plus malicieuse, c’est à nous qu’elle parle,  qu’on soit journaliste, spécialiste de la chanson ou simple admirateur, qui croyons tout entendre, tout comprendre de ce que dit, de ce que pense, de ce qu’est la chanteuse, qui partons « dans des délires » qu’elle se contente, dans une pirouette, de trouver drôles. Elle nous laisse parler, pérorer tant qu’on veut …pourvu qu’on la laisse chanter. Malgré tout, ceux  qui l’ont choisie savent qui elle est. C’est cela le mystère de la popularité d’un chanteur : l’addition d’une multitude de rencontres uniques, intimes, dans le cœur de chacun, par le vecteur du chant. Et dans le fond de nos cœurs, elle et nous ne gardons que le meilleur. Mais laissons-la encore chanter car…

La Diva chante pour rire.

Le titre de l’album peut sembler prétentieux mais dès le début de la promotion, la chanteuse a déclaré qu’il était à prendre avec humour.
« Mon amie Alice Dona m'a fait du sur-mesure avec Georges Chelon. Ils m'ont fait une chanson qui parle au public, avec une pointe d'humour. C'est sur moi. Ça s'appelle "Diva". Il faut le prendre avec humour, tu t'en doutes… », (A Yves Lecoq, Les grands du rire).
Et la voilà qui, après un premier couplet qui nous rappelle vivement Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous, de Barbara, « portée », « grisée » par l’amour du public, ne se sentant  plus de joie, se prend pour une drôle de Castafiore :
« Votre diva
Je suis votre opéra
Vous êtes à mes genoux
Je ne m’appartiens pas
Vous m’acclamez debout
Je chante à pleine voix
Le grand air des bijoux
Ah ! je ris la la la la la
Ah ! je ris la la la la la
C’est une histoire d’amour
Toi et moi
Un roman de toujours »…
Diva
Car cette histoire a beau être drôle, elle n’en est pas moins émouvante et vraie. Prélude peut-être à une envie de toucher à nouveau, de toucher un peu plus, à l’avenir, au répertoire classique. On en saura peut-être bientôt davantage.


Et n’oubliez pas, la Diva chante à Paris. Olympia le 11 janvier, Casino de Paris le 14 juin, Trianon le 18 octobre 2015 et Palais des Congrès, probablement le 31 janvier 2016.

Ainsi se terminent les suites des chroniques passées de l’Admirateur… Il y en aura d’autres  au long de l’année 2015. Et méfiez-vous des imitations.
Bonne année 2015.

© G.D. & E.D.

mardi 30 décembre 2014

2014 se termine : voici les trois articles de la page Michèle Torr – L’admirateur qui ont eu la portée la plus large…


Michèle Torr chante Michèle Torr (6) (517 personnes atteintes) (22/04/2014)

A propos de Je n’ai pas les mots (créée à l’Olympia en 1987) devenue les mots pour te dire sur l’album I Remember You.
« Je l’ai écrite d’une traite, un jour où j’étais seule et où je pensais très fort à elle » dira-t-elle à Bérangère Etcheverry de Télé Poche.
« J’avais envie de parler de ma mère. De ses colères et de ses folies. Quand je l’ai lue au téléphone à Jean Albertini, il s’est écrié : « C’est formidable, Torr, vous me faites chialer, » (à Monique Prévot, pour France Soir).
« J’écris souvent des textes mais je n’ose pas les montrer alors je les brûle. Là je viens de faire le premier pas et cela me donne envie de parler de mon enfance et de ma famille », à Laure Joanin, pour Le Parisien.
Cette chanson vient, sur l’album, après une autre chanson qui parle d’enfance, de poupées, de Noëls, de fêtes et d’anniversaires que l’on n’aime plus, quand la mort s’en mêle: Fleur de mai, une adaptation d’une chanson des Bee Gees.
« A la Noël maman était très belle comme la poupée au pied du sapin vert…Drôle de printemps où le soleil m’attend avec la peur d’aimer, la peur de vivre ; et de temps en temps tous mes chagrins d’enfant sont comme des pages arrachées dans un livre…Dis-moi pourquoi je n’aime plus les Noëls, le temps passe et rien n’est plus pareil… »
On retrouvera Les mots pour te dire sur Le meilleur de Michèle Torr en public, et elle la chantera jusqu’à la tournée Acoustique en 2001 et lors de la tournée qui a suivi la sortie de Donner, en 2002. En hommage à ses parents, la chanteuse enchaîne ce titre avec A mon père, sans pause entre les deux, comme deux éléments d’un diptyque. Ses parents sont ainsi réunis pour quelques minutes, dans les applaudissements du public…


Michèle Torr chante Michèle Torr (30) (952 personnes atteintes) (21/05/2014)

Avant d’interpréter le Notre Père, juste après J’en appelle à la tendresse, au cours du spectacle Avant d’être chanteuse, les 6, 7 et 8 mai 2011, sur la scène du boulevard des Capucines, Michèle Torr a déclaré : « Pour moi chanter c’est donner, bien sûr c’est aimer, mais c’est aussi prier ».
En quelques mois ces mots sont devenus le refrain d’une chanson et le titre d’un nouveau CD sorti le 12 novembre 2012 : Chanter c’est prier. La chanson portant le même titre est cosignée avec David Lelait-Helo.
« Chanter c’est donner
Chanter c’est aimer
(Chanter c’est prier)
Mais c’est surtout surtout prier
Chanter sans s’arrêter
Donner sans compter
(Chanter c’est donner)
Aimer sans se lasser
Prier pour l’éternité, » entend-on dans le refrain. On y retrouve les mots prononcés à l’Olympia, et on reconnaît dans les couplets une autre patte, tandis que la musique est signée Patrick Liotard, arrangeur de l’ensemble du CD. Un prélude à 10 reprises et adaptations de chansons « spirituelles » mais de variété, qui s’ajoutent au Notre père créé en 2011, par lesquelles la chanteuse exprime sa foi. Seule chanson entièrement originale de l’album, elle a dû être écrite au moment de l’enregistrement de ces titres en studio, au cours de l’été 2012. Une drôle de liturgie : de la batterie, d’énergiques guitares, des claviers alertes, des chœurs façon Pretenders… un rythme résolument rock pour une profession de foi atypique.

Chanter c’est prier est à ce jour le dernier titre signé Michèle Torr. Peut-être y en aura-t-il d’autres parmi les nouvelles chansons que prépare la chanteuse pour sa future rentrée parisienne qui, on le souhaite et on nous l’annonce déjà, sera précédée d’une rentrée discographique : la chanteuse est en studio et un album de chansons inédites est prévu pour octobre. D’ici là on imagine, on a l’esprit qui part à la dérive…

A suivre, peut-être...
A suivre, en effet, avec Tout l’amour du monde et Qu’est-ce qu’ils disent ?


Michèle Torr, une profession de Foi (12) (590 personnes atteintes) (07/10/2014)

Puis Michèle Torr a tenté d’exprimer ouvertement sa foi dans certaines de ses chansons, de façon plus nettement engagée :
Dans Une mère d’autrefois en 1985 :
« Elle leur a appris le soleil
La prière avant le sommeil… ».
Et dans France ton romantisme fout l’camp en 1986 :
« Il fallait à tout prix qu’ils te rentabilisent
Des couloirs des mairies aux clochers des églises ».
Pour que les lieux de culte ne soient pas que des moyens de faire des gains ou de simples musées…
Cela ne sera pas très bien perçu par le public à qui la chanteuse donne toujours raison et elle renoncera très vite à continuer dans cette voie d’un conservatisme pas toujours en accord avec sa biographie et l’ouverture d’esprit qu’elle a souvent montrée par ailleurs.
« J’ai vu pleurer un soir de Noël
Un inconnu qui cherchait le Ciel …
J’ai vu la croix brûler dans le feu.»
Dans ma vie, 1986.
Et dans Touchez pas à ma ville elle ajoute :
« Touchez pas à ma ville
La rivière la forêt
Laissez-moi mes secrets
Je veux vivre tranquille
Les oiseaux vous regardent
Le Ciel peut-être aussi… »
Car la Foi continue tout de même de faire manifestement partie de son jardin secret…


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Merci.
A l’année prochaine

© G.D. & E.D.

mercredi 24 décembre 2014

Michèle Torr – Vœux de Noël de l’Admirateur.


Le vendredi 12 décembre, à Limoges, nous avons remis à Michèle Torr la troisième partie du « book » de l’Admirateur, accompagnée de la vidéo « Michèle Torr - A livre ouvert… » de Patrice Jan que vous avez découverte la semaine dernière. Elle nous a assuré une fois de plus que le soutien que nous lui apportions par le biais de notre page et de notre blog lui importait, et c’est surtout cela qui nous importe.
Dans le nouveau spectacle Age tendre –Rendez-vous avec les stars, elle est rayonnante et efficace tant par le choix que par l’interprétation  de ses chansons : Une petite française, Une vague bleue, Le pont de Courthézon, Emmène-moi danser ce soir, Et toute la ville en parle, La quête... Nous avons pu aussi découvrir sur scène un titre du nouvel album, Qu’est-ce qu’ils disent ?,  écrit par elle-même et Daniel Mecca. Une chanson qui a toute sa place dans le tour de chant car elle termine bien sa prestation,  avec un petit clin d’œil malicieux à tous ceux qui se targuent de savoir ce que pense la chanteuse populaire :
« Ils disent connaître ma vie, mes pensées, mon enfance
Ils connaissent mes secrets, comprennent mes silences
Parlent de mes souvenirs de retour après l’absence
Ils partent dans des délires, c’est plutôt drôle quand j’y pense…»
Nous avons pu constater que certaines idées ont fait bien vite leur chemin et nous réjouissons d’avoir participé à leur concrétisation…
Mais profitons de cette veille de Noël pour souhaiter à chacun d’entre vous de très belles fêtes, et en particulier à Madame Michèle Torr et à sa famille. Que son album nouveau-né, Diva, grandisse dans la sérénité et dans l’amour du public qui va, petit à petit, l’adopter… Que ce magnifique CD se trouve sous le sapin de tous ceux qui ne l’ont pas encore écouté. Qu'il se trouve une place dans toutes les maisons,  pour qu’il soit connu  et reconnu du plus grand nombre, et en particulier des médias…
Que ce Noël 2014 soit un moment de partage,  d’unité et de complémentarité de toutes les actions au service de l’artiste…
« Voici la nuit qui vient,
la nuit de la bonne nouvelle,
Une nuit de paix et d’amour,
la nuit de Noël
Que la joie descende ce soir sur la Terre,
Et accompagne chacun d’entre vous»
© G.D. & E.D.

mardi 23 décembre 2014

Michèle Torr, rendez-vous à Saint Rambert d’Albon,

le dimanche 4 janvier 2015.


La première partie de ce spectacle, intitulé Amour toujours, qui sera celui de l’Olympia du dimanche 11 janvier 2015, sera assurée par Michel Monaco, …


…né à Cannes, c'est dans l'Isère où il a émigré qu'il va commencer à l'âge de 20 ans dans un orchestre de variétés en tant que chanteur. Tour à tour animateur radio, D. J., chanteur en solo, il sortira deux albums en 1994 et 1997 et  organise de nombreux galas au profit de l'enfance malheureuse. C'est d'ailleurs à cette occasion (en 1992) qu'il rencontrera celle qui deviendra sa marraine de scène Mick Micheyl. Une grande amitié naîtra de cette rencontre et, au fil des ans, une complicité se crée, suivie d'une véritable collaboration artistique. En mai 2000, à l'occasion de la Fête des Mères, sort un single « Ma Maman », réorchestration et nouvelle interprétation d’une chanson des années 50. En mars 2002, c'est la sortie d'un album «De Mick à Michel » avec 16 titres. On peut y découvrir 8 réorchestrations de succès de Mick et 8 créations personnelles de Michel (d'où le titre de l'album). Il produit un spectacle du même nom, à Paris puis en tournée dans toute la France. En 2003, il décide de rechanter la chanson créée par Mick Micheyl lors du décès de Piaf « On n'est pas prêt d'oublier ».Il en sortira un duo à l'occasion du 40éme anniversaire de sa disparition. Contacté par la ligue contre le cancer, il accepte de participer à des galas et à de nombreuses manifestations. En  Mars 2005, il enregistre un nouveau titre "Ne me dites pas que la solitude ça n'existe pas" dans un single au profit de la ligue contre le cancer. Puis Rolande Bouhour, auteur de nombreuses comédies musicales pour enfants lui propose une de ses créations. Il l'accepte et s'engage dans cette aventure pour les "petits". L'album voit le jour fin décembre 2005, suivi de nombreux galas.
 Il enregistre une version "dance" du Gamin de Paris dont la version originale a été interprétée par Mick Micheyl (sortie en 2005). En septembre  2006, sortie du disque "L'Enfant d'Or" au profit de l'hôpital Femme Mère Enfant, produit par la ville de Lyon. 2007 : sortie de l'album «Solitude ». 2011 :« Michel Chante Ferrat » (avec une création, « Monsieur Jean » dont il écrit les paroles). Janvier 2013 : sortie d’un album en hommage à Joe Dassin, avec une chanson écrite par Michel, « Salut Joe ». En même temps il produit un DVD sur la vie de sa marraine Mick Micheyl, Il se produit également toujours avec le spectacle « la vie en chantant ». Il vit de sa passion en enchaînant galas sur galas un peu partout en France, et à l'étranger.
Michel Monaco, qui vous adresse par le biais de notre page un petit message…


Michel Monaco,
A vous, chers admirateurs de Michèle,
Je vous souhaite du fond du cœur un très joyeux Noël 2014.
Pour ma part, le père Noël passera avec quelques jours de retard…En effet, le 4 janvier je serai sur scène à Saint Rambert d’Albon (26) avec Michèle Torr. Et ce sera mon Noël. Quel beau cadeau
Je vous embrasse fort et soyez heureux
Bisous
Michel Monaco.

Merci à lui.
C’est à Saint Rambert d’Albon que seront effectuées, pendant deux ou trois jours, les répétitions du spectacle de l’Olympia.

mardi 16 décembre 2014

Michèle Torr, à livre ouvert...


Voici    A livre ouvert…,

 Témoignage d’un admirateur de la chanteuse, collectionneur patient qui détient une mine d’articles de presse  la concernant,  un professeur de français, homme sincère au parcours de vie atypique, chanteur amateur qui s’engage humainement et spirituellement  dans son travail et dans sa vie sociale…
De notre rencontre il y a quelques mois à Nantes pendant quelques heures est née l’idée d’un témoignage original qui vous est à présent proposé sous forme de vidéo…
Avec toujours cette même question qui revient ….Pourquoi cette admiration ?
Merci Patrice pour ton accueil chaleureux, pour cette rencontre et ces moments de partage vrais, merci d’être toi-même et de communiquer ton admiration pour celle qui restera dans tous les chapitres du livre de ta vie comme de la nôtre…

Ce témoignage est un peu un cadeau de Noël que nous souhaitons partager avec vous tous…



samedi 6 décembre 2014

Diva


(CD en vente exclusivement sur le site www.micheletorr.com)

Je ne veux chanter que l’amour

J’ai chanté l’amitié
J’ai chanté la colère
J’ai parlé de la paix
Mais aussi de la guerre
Dans les plus grandes salles
Même dans les cathédrales
Du bout du monde
J’ai chanté les saisons
J’ai chanté la tendresse
J’ai parlé de la trahison
Mais aussi des faiblesses
Mais après toutes ces années
La seule vérité
Au fond de moi

Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour volage déjà oublié
L’amour trop sage pour pouvoir durer
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour chamaille qui nous fait pleurer
L’amour canaille qui nous fait rêver

J’ai chanté ma famille
J’ai chanté ma Provence
J’ai parlé de moi jeune fille
Et de mes espérances
Mais après toutes ces années
Je n’ai rien oublié
Et c’est pourquoi

Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour rebelle qui veut nous blesser
L’amour fidèle souvent désespéré
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour des autres le plus grand je crois
Celui qui donne celui qui reçoit

Je ne veux chanter que l’amour
Sans artifices et sans détours
L’amour mystère qui nous fait sourire
L’amour sincère qui nous fait plaisir
Je ne veux chanter que l’amour
Le cœur léger ou le cœur lourd
L’amour des autres le plus grand je crois

Celui qui donne…

(Guy Mattéoni)
Tout l’amour du monde

Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le sourire d’un enfant aux bras d’une maman
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Le regard d’un vieillard
Il n’est jamais trop tard
Tout l’amour du monde est dans cet instant
Le chagrin d’un inconnu qu’on rencontre au hasard
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Donnons sans hésiter
Sans arrière-pensée

Donnons tout pour l’amour du monde
Il est là tout près tout près à portée de chacun
Donnons tout pour l’amour du monde
Il suffit de se regarder de se prendre par la main

Tout l’amour du monde est dans cet instant
Comme une communion une envie de partage
Tout l’amour du monde dans un seul instant
Comme un signe divin un cadeau un message

Donnons tout pour l’amour du monde
Il est là tout près tout près à portée de chacun
Donnons tout pour l’amour du monde
Il suffit de se regarder de se prendre par la main

Il est là tout près tout près à portée de chacun
Donnons tout pour l’amour du monde
Il suffit de se regarder de se prendre par la main

(Michèle Torr/Guy Mattéoni)

Haute fidélité

Il y a tant de gens qui s’aiment
Qui sèment à tout vent leurs sentiments
Inconstants et infidèles
N’écoutant que leurs corps impatients
Je sais de quoi je parle
J’ai laissé aussi
S’éparpiller parfois
Mon cœur indécis
Et pourtant je rêvais
De l’accord parfait
D’aimer
En haute fidélité
L’harmonie paraît fragile
Au milieu du chaos et du bruit
Est-ce un pari impossible
Qui jusqu’à aujourd’hui me réussit
Qui se joue des dissonances
Des sorties de scène
Des parasites
Et autres coups de larsen
Enchaînée de plein gré
A ma liberté
D’aimer
A tout jamais

Par delà les dissonances
Les sorties de scène
Des désaccords
Et autres coups de larsen
Telle est ma liberté
T’aimer
Telle est ma liberté
Aimer
En haute fidélité
A tout jamais
En haute fidélité
A tout jamais
En haute fidélité
A tout jamais...

(Patrick Loiseau/Philippe Delépine-Philomène Kouadio)


Je ne veux que toi

Je ne veux que toi
Et pas autre chose
Pour semer l’espoir
Dans mon cœur meurtri
Pour que dans tes bras
Mes rêves se posent
Se métamorphosent
Au creux de ta vie

Je ne veux que toi
Et nul autre au monde
Dussé-je en mourir
Dussé-je en crever
Pour couvrir la voix
Etrange et profonde
Qui hurle et qui gronde
Dans mon cœur blessé

Je ne demande pas la lune
Je veux ensoleiller ma vie
Mais ça ni gloire ni fortune
Ne peuvent en payer le prix

Je ne veux que toi
Pour que tu enlèves
Le doute et la peur
Qui hantent mes jours
Et qu’enfin pour moi
Dans tes bras se lève
Une aube de rêve
Dans un cri d’amour

De concession en sacrifice
Je suis prête à n’importe quoi
Pour qu’enfin mon âme guérisse
Du mal de vivre loin de toi

Je n’attends qu’un mot
Tombé de tes lèvres
Pour fuir sans regret
Où tu le voudras
Par monts et par vaux
Que tu sois l’orfèvre
De mes nuits de fièvre
Blanchies dans tes bras
Sur mon âme en feu
Je jure crois-moi
Seule et devant Dieu
Je ne veux que toi

(Charles Aznavour)


Ils s’aiment, et alors?

Vous dites qu’ils s’aiment à tort
Moi je vous dis qu’ils vivent d’amour
Vous leur en voulez à mort
Je vous dis qu’ils s’aiment, et alors ?
Ils marchent main dans la main
Contre eux vous avez des mots
Qui leur glissent sur la peau
Ils se disent on s’aime, et alors ?
S’il retombe les injures
Comme au sol des fruits mûrs
Eux ne voient que les roses et l’or
Ils s’aiment et ils osent et alors ?

Vous dites qu’ils rient trop fort
En fait ils sont gais et vous faites peine
Moi ils me mettent en joie
Je vous dis que je les aime, et alors ?

Comme aucun homme ils disent mon nom
Ils chantent même mes chansons
M’offrent des fleurs et leur cœur
Je vous dis qu’ils m’aiment, et alors ?
Vous dites qu’ils sont contre nature
Pour moi c’est de l’amour j’en suis sûre
Ce qui ne tue pas rend plus fort
Regardez comme ils s’aiment, et alors ?

 Vous dites qu’ils s’aiment à tort
Moi je vous dis qu’ils vivent d’amour
Vous leur en voulez à mort
Je vous dis qu’ils s’aiment, et alors ?
Je vous dis qu’ils s’aiment, et alors ?

(David Lelait-Helo/Guy Mattéoni)

Quand tu m’aimes

C’est le vent turbulent soulevant mes dessous
C’est la pluie de printemps qui vient lécher mes joues
Quand tu m’aimes
C’est le soleil brûlant qui caresse ma peau
Et l’air léger du temps au souffle doux et chaud
Quand tu m’aimes
C’est en plus de tout ça mille choses encore
Qui sont à toi et moi et perturbent mon corps
D’une infinie faiblesse
Quand tu m’aimes
C’est ta voix qui se perd dans un râle amoureux
Qui fait vibrer ma chair et qui mouille mes yeux
De larmes de tendresse
Quand tu m’aimes

C’est le Diable et l’Enfer mêlés à tous nos jeux
C’est le Ciel qui est offert à nous par tous les dieux
Quand tu m’aimes
C’est l’éclipse et l’éclair qui allume mes joies
C’est l’écume des mers qui se meurt sur tes doigts
Quand tu m’aimes
C’est pétrie par tes mains tous mes sens éveillés
C’est mon corps sur le tien nos souffles saccadés
Et nos gestes intimes
Quand tu m’aimes
Ce sont ces tendres cris et ces plaintes d’amour
Qui déchirent nos nuits et meurent au petit jour
Dans le plaisir ultime
Quand tu m’aimes
Quand tu m’aimes
Quand tu m’aimes

Mon amour

(Charles Aznavour)

All I want is you

All I want is you
There’s nothing else for me
With you there is hope
And my heart is warmed
All my prayers come true
In your way of seeing
Through your life and being
My life is transformed

All I want is you
You alone fulfil me
When my inner voice
Cries to God in pain
Somehow I get through
The dark that can chill me
It’s you who can still me
Make me whole again

Without you there’s no sunshine for me
No moon reflection in my skies
Life can’t be bought with gold and glory
Though I’m prepared to pay the price

All I want is you
You can make the pain go
Every fear’s erased
Where your hand has drawn
In our special world
Where no-one will see us
There will only be us
When we close the door

Before God above
I swear that it’s true
All you want is love
All I want is you


(Texte en anglais adapté par Dee Shipman/Charles Aznavour)


Route 66

Un coucher de soleil sur les années qui passent
Des monts et des merveilles et le temps qui s’efface
Des matins de printemps et des soirées d’automne
Les yeux de mes parents des lumières qui rayonnent
Des chemins de traverse
Et des sens interdits
Autant de maladresses
Et l'amour qui s’enfuit

Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor

Un coucher de soleil sur un chemin de vie
C’est comme une étincelle dans mes états unis
Ce soir j’ai plus sommeil j’irai jusqu’à chez toi
Retrouver le soleil à Santa Monica
Et sans semer de doutes
Ce soir dans nos esprits
Je sais combien ça coûte
De trop aimer la vie

Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis
Un coucher de soleil
C’est la Californie
Je chanterai pour elle
Je chanterai pour lui
Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est partager encore
L’amour et mi amor
C’est partager encore
L’amour et mi amor

Un coucher de soleil
Sur la route 66
C’est ta voix qui m’appelle
Comme une chanson d’Elvis...

(Alain Turban/Mario Santangeli)


Il se peut que je t’aime encore

Je le sais j’aime dire
Les mots que tu attends
Je suis meilleure ou pire
Que ce dont tu parles en rêvant
Je suis une eau dormante
Tu voudrais un torrent
C’est vrai

Mais mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore

Je ne sais rien des larmes
Je ne sais rien des cris
Je ne sais que la gamme
Des chansons où je joue ma vie
Je n’ai qu’une seule arme
Les mots que je te dis

Mais mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore

Je suis mauvaise élève
Aux leçons de la vie
Je ne crois que les rêves
Que j’invente au fond de mes nuits
Le jour me les enlève
Et me laisse incomprise

Mais mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore

Car mon amour est bien plus fort
Que la foudre et le vent du Nord
Et même après après l’automne
Il se peut que je t’aime encore
Encore
Encore

(Sophie Makhno/Charles Dumont)

Qu’est-ce qu’ils disent ?

Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
De moi ?
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
De moi ?

Ils disent connaître ma vie mes pensées mon enfance
Ils connaissent mes secrets comprennent mes silences
Parlent de mes souvenirs de retour après l’absence
Ils partent dans des délires c’est plutôt drôle quand j’y pense
Et dans le fond de mon cœur
Je ne garde que le meilleur
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter

Ne regarde pas en arrière
Va vers la lumière
Car si je voulais tricher
Aussitôt vous le sauriez
 Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter

Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
De moi ?
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
De moi ?

 Vous qui m’avez choisie vous savez ce que je suis
On sait que populaire ne s’apprend pas c’est mystère
Que tous nos rendez-vous sont la seule vérité
Merci pour tant d’amour je voulais juste chanter
Et dans le fond de mon cœur
Je ne garde que le meilleur
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter

Ne regarde pas en arrière
Va vers la lumière
Car si je voulais tricher
Aussitôt vous le sauriez
 Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter

Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
De moi ?
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
Mais qu’est-ce qu’ils disent
De moi ?

Et dans le fond de mon cœur
Je ne garde que le meilleur
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter
Laisse-les dire
Laisse-les dire
Et laissez-nous chanter

(Michèle Torr/Daniel Mecca)

Diva

On est venus de loin
Toi et moi
Qu’il fut long le chemin
Pour en arriver là
Vous m’avez pris la main
Bien des fois
On a dû faire des choix
Vous et moi
Vous avez cru en moi
Je vous dois
Pour noyer mes chagrins
Vos larmes de joie
Et si ce soir devant vous
Je suis là
Cela ne tient qu’à vous
Qui avez fait de moi
Diva
Votre diva
Avec mon habit noir entre fille et garçon
Un peu rock et guitare au milieu des violons
Pour vous livrer ma vie au fil de mes chansons
Diva
Votre diva
Grisée par vos bravos
Portée à bout de bras
Je suis votre flambeau votre cri votre voix
Vous m’avez fait grandir
Et jusqu’à devenir
Diva
Mais si demain par erreur je vous blessais
Mais si demain par erreur vous me quittiez
Je ne serais plus
Qu’un ange déchu
Diva
Votre diva
Je suis votre opéra
Vous êtes à mes genoux
Je ne m’appartiens pas
Vous m’acclamez debout
Je chante à pleine voix
Le grand air des bijoux
Ah ! je ris la la la la la
Ah ! je ris la la la la la
C’est une histoire d’amour
Toi et moi
Un roman de toujours
Nous allons nous quitter
Vous et moi
Chacun de son côté
Va retrouver son toit
Les cigales m’attendent
Et mon chat
Comme à chaque fois
Se languit de moi
On se retrouvera
Croyez-moi
Mais laissez-moi souffler
Et retrouver ma voix
Avant de repartir au combat
Pour redevenir
Votre diva
Diva
Votre diva
Avec mon habit noir entre fille et garçon
Un peu rock et guitare au milieu des violons

Diva

( Georges Chelon/Alice Dona)


lundi 1 décembre 2014

Michèle Torr - Olympia 2015, amour toujours...


Pourquoi, dites-moi, Diva, pourquoi avez-vous choisi cette image pour nous dire que vous nous attendiez, le dimanche 11 janvier 2015, à l’Olympia, à 16 heures ?  Nous serons là bien avant l’heure, et peu importe une demi-heure d’attente de plus ou de moins… Vous nous attendez, pour nous chanter…l’amour, toujours…, l’amour en général et puis le nôtre, qui dure depuis plus de 50 ans. Votre plus belle histoire d’amour, est-ce nous ? Peut-être nous le direz-vous (ou ferez-vous seulement semblant de le croire?)…
Peu importe, l’amour se soucie peu de nos âges, des classements, des hiérarchies et des degrés.
 « J’m’en fous d’l’hiver
J’m’en fous d’mourir
J’m’en fous de perdre
J’m’en fous d’vieillir
D’être la plus belle
D’être en premier… », chantiez- vous dans Et si plaisir d’amour, en 1987.
Vous êtes revenue à ce titre « Amour, toujours »…, et cela nous plaît bien. Mais l’essentiel est que vous nous attendiez, que  le rendez-vous ait bien lieu. 28, boulevard des Capucines, à Paris, 9°, on connaît le chemin, et les horaires de tous les trains.
 Vous avez choisi une bien belle image de vous pour l’annoncer, dans ce Paris qui, pour quelques dates (quatre…) va devenir le vôtre, une image de papier glacé élégante et sobre, en blanc, en noir et en couleurs, qui nous parle quand même de vous, là, tout près de nous, si proche, en très gros plan. Ce qu’on y voit d’abord c’est le bleu horizon de vos yeux qui nous regardent franchement, empreints de chaleur et de bienveillance, c’est aussi la lueur amusée qui l’éclaire, c’est votre sourire ouvert… Oui, vous nous attendez, et l’accueil que vous nous y ferez s’annonce des plus chaleureux, en effet … Cette promesse, au cœur de l’hiver, ne peut que nous séduire. Mais que nous disent ces boucles d’or, ces bracelets ? En cinquante ans des liens se sont tissés, nous nous sommes attachés, "nous nous sommes épousés", en effet, nous sommes « comme deux moitiés de pomme… »  Mais nous vous espérons libre, libre de nous plaire, de nous surprendre, et même de risquer déplaire aux uns pour plaire à d’autres…
Malgré tout, on vous retrouvera, nouvelle et fidèle à vous-même, vous effleurerez sûrement cette alliance que portez à votre cou avant d’entrer en scène, et dans l’écrin non pas de vos mains mais de la lumière, vous nous offrirez, encore une fois, le cadeau de votre présence.
Pour un moment d’amour, de complicité et de partage, comme toujours…
Que cette affiche, après quelques hésitations et modifications, tapisse à présent  les couloirs des métros, des aéroports, qu’on la retrouve au coin des rues, des avenues, des boulevards, dans la presse et partout sur le net… pour annoncer la première étape du Paris de la diva, du Paris de Michèle Torr.


L’admirateur
© G.D. & E.D.


Olympia 2015, lever de rideau.


Michèle Torr a toujours souhaité que ses spectacles parisiens soient précédés d’une première partie pour permettre à des jeunes ou à des artistes plus confidentiels de se faire connaître. Ainsi Patrick Sébastien, Alexandra Cravero, Alan Vermeer, Michel Orso, Olivier Villa…
Et en 2015, à qui le tour ?
Zize du Panier !
Mais qui est-ce ?
Voici comme elle se présente elle-même : 
«Je suis 100 % marseillaise. Je représente le chic marseillais, le bon goût. Et ma famille, non. J'aimerais vivre dans "Les feux de l'amour". Je chante, d'ailleurs je chante le 11 janvier à l'Olympia, en première partie de Michèle Torr, "Je m'appelle Zize". Une vieille chanson  qu'on a réactualisée. Ça disait "Un bal y est donné, la belle Zize voulait aller danser ».
C'est devenu « Je m'appelle Zize, je suis la star de mon quartier ».
C’est ce que Zize a confié à Yves Lecocq lors de l’émission Les Grands du Rire diffusée le samedi 6 décembre 2014, qui a ainsi conclu :
 « Merci Zize. Paris vous tend les bras ».